Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetRÉPERTOIRE - M

Manes Mentionnés dans : I, II
Mythologie. Nom donné aux âmes des morts dans la mythologie romaine. Dans le Sireine, les Mânes du héros qui se considère mort font une « vaine plainte » (p. 99).
Vaugelas explique : « On se sert de ce mot en vers, & en prose, tousjours masculin, & tousjours au pluriel ; Mais il faut prendre garde à ne l'employer jamais comme les Latins pour les Dieux infernaux [...]. Les François ne s'en servent jamais ni en prose, ni en poësie, qu'en cette derniere signification, c'est à dire pour l'ame d'une personne » (pp. 240-241). C'est ce que fait Honoré d'Urfé.

• Galathée se dit hantée par les Mânes de Lindamor qui passe pour mort (I, 9, 298 verso).

Vaganay a lu menaces et non manes
(I, 11, p. 360).

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Manes Mentionnés dans : I, II
Les Mânes appartiennent seulement à des hommes dans L'Astrée. Mais on évoque les Mânes de Sylvanire dans la pièce éponyme (La Sylvanire, v. 6970).

Célidée parle des Mânes du père de Calidon, auxquels Thamire l'a sacrifiée (II, 2, 95).

Florice évoque les Mânes du père de Circène (II, 3, 178).

• Lors de la cérémonie du vain tombeau de Céladon, les dieux Mânes sont invoqués deux fois (II, 8, 550 ; II, 8, 552).
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Mantoue Mentionnée dans : II
Cette ville italienne en Lombardie a donné naissance à Virgile au Ier siècle avant J.-C. Attila l'envahit en 452 (Bouvier-Ajam, p. 365).

• Les habitants de Mantoue abandonnent la ville quand Attila s'en empare. Ils se réfugient près de Venise (II, 12, 842).
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Marcilly Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Marsilly. Le château de Marcilly est le cœur politique du Forez astréen. Il est à 6 km de Saint-Etienne-le-Molard, la demeure des bergers (Voir ce site, 20 avril 2015).

En 1607 seulement, d'Urfé explique que le nom de la ville vient du nom d'un lieutenant de César
(I, 2, 29 verso)

• C'est le lieu de résidence d'Amasis, dame du Forez (I, 12, 382 recto, 396 recto), et de sa cour (I, 2, 24 recto).

Alcippe s'y rend quand il veut renoncer à la condition pastorale (I, 2, 38 recto). Il y retourne dès que Pimandre l'y autorise (I, 2, 44 verso).

• Silvandre connaît la ville (I, 1, 19 recto).
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Marcilly Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Marcylli et Marsilly. La ville de Marcilly et sa voisine, Marcoux, auraient été fondées par un Romain nommé Marcus Marcellus (La Mure, I, p. 140).

• Marcilly forme une pointe comme Isoure et Montverdun (II, 8, 492) ; c'est un mont - dont le nom rime avec « assailli » - (II, 10, 619).

• D'Urfé rappelle qu'Amasis, dame du Forez, réside à Marcilly, que Galathée a quitté Isoure pour s'y rendre (II, 7, 432 ; II, 7, 451), et qu'elle a constaté alors la disparition de Céladon (II, 7, 454).

Léonide raconte que Silvie retourne à Marcilly après lui avoir transmis un message de Galathée (II, 7, 453 ; II, 10, 669). Elle-même décide de ne pas revenir à la cour (II, 7, 468 ; II, 10, 656) malgré l'invitation de Galathée (II, 7, 484). Fleurial s'étonne de l'absence de Léonide (II, 10, 651).

Silvie découvre que Polémas ne se trouvait pas à Marcilly mais à Feurs à l'époque de la noyade de Céladon (II, 10, 671).
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Marcilly Mentionné dans : I, II, III
Le site CartesFrance (20 avril 2015) donne les renseignements suivants : Aujourd'hui, le village de Marcilly-le-Châtel est à 480 mètres d'altitude. À vol d'oiseau, il est à 3.62 km de Montverdun et à 2.51 km de Marcoux (demeure d'Adamas).
Dans la troisième partie, Marcilly, le séjour de la Cour, est vu seulement de l'extérieur.

• Debout dans la plaine du Forez, Damon aperçoit le château et la ville (III, 6, 218 recto). Sur la pointe d'un rocher, avec « sa grandeur, ses tours, et la somptuosité du bastiment », le château lui rappelle la demeure de Madonthe (III, 6, 218 verso). Le chevalier voit venir de Marcilly Galathée et sa suite (III, 6, 222 recto).

• Blessé, Damon sera emporté « en la grande ville de Marcilly » (III, 6, 261 recto).

Amasis rentre à Marcilly (III, 6, 261 verso) où elle fait des reproches à Polémas (III, 6, 262 recto).

Cléontine conseille à Galathée de retourner à Marcilly (III, 11, 461 recto). La nymphe convoque Adamas (III, 11, 462 recto). Chrisante, à Bonlieu, hâte le sacrifice pour que Galathée puisse s'en aller (III, 11, 462 recto).

Galathée et Damon vont à Marcilly ; Tersandre y sera enterré (III, 12, 498 verso). Polémas pense que c'est Damon qui est mort (III, 12, 500 recto).

Amasis, apprenant la conduite de Polémas, quitte Marcilly et se rend chez Adamas (III, 12, 501 verso). Elle reviendra au château le jour même (III, 12, 506 recto).

Amasis dit à Alcidon que « les Nymphes de Marcilly ne cedent point aux bergeres de Lignon » (III, 12, 505 verso).

Cette compétition entre les Bergeres de Lignon et les Nymphes de Marcilly (III, 6, 259 recto ; III, 9, 370 recto).
rappelle la compétition des Naïades de la Sorgues et des Muses chez Pétrarque η.

Adamas conseille à Amasis de se retirer à Marcilly et promet de lui envoyer solduriers et chevaliers (III, 12, 549 verso). Amasis rentre avec Galathée et les Aquitaniens (III, 12, 551 recto). Adamas et Léonide les rejoignent ensuite (III, 12, 552 recto).
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Marcomancs Mentionnés dans : II
Aujourd'hui Marcomans. « Peuple germanique η de la coalition conduite par Arioviste et vaincue avec lui par César en 58 avant J.-C. » (Kruta, p. 722). Ils attaquent les Boïens, puis sont vaincus par Attila.

• Ce peuple est devenu presque sujet d'Attila (II, 12, 805).
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Mars Mentionné dans : II, III
Mythologie. Ce dieu romain dont le pendant grec est Arès, représente la guerre. Il est aussi associé avec la nouvelle année (qui commençait le 1er mars), et même avec le printemps. Il a pourtant si mauvaise presse que FuretiÈre écrit : « MARS, est une Planete malefique. Les Astrologues l'appellent la petite infortune. C'est une Planete masculine & nocturne, chaude & seche ».

Ce dieu ne figurait pas dans l'Olympe de la première partie.

• Mars apparaît sept fois dans la deuxième partie.

• La forêt d'Airieu (Heyrieux aujourd'hui) de la première partie (I, 8, 257 recto) devient la forêt de Mars sans qu'elle représente le moindre danger (II, 3, 171).

• Dans sa leçon de théologie, Adamas explique que le « Dieu des armees » (II, 8, 511) a pour homologue le Hésus gaulois, mais qu'il faudrait le considérer seulement comme la puissance du dieu unique (II, 8, 516).
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Mars Mentionné dans : II, III
En 473, les Wisigoths sont vainqueurs dans la vallée du Rhône. Sidoine Apollinaire écrit alors : « Le Mars de la Garonne [Euric] protège le Tibre [Rome] affaibli » (cité par Labouysse, p. 28).

Le dieu Mars est nommé uniquement dans l'histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon. Il est toujours en conflit avec deux autres divinités, Amour et Vénus.
Dans le Banquet, Platon souligne : « Ce n'est point Mars qui est le maître de l'Amour, mais l'Amour qui est le maître de Mars » (196d).

Alcidon déclare qu'Euric est un bon guide pour les entreprises qui concernent le dieu Mars, non pour celles qui concernent Amour. Le Roi réplique qu'il n'est « pas moins soldat d'Amour que de Mars » (III, 3, 69 recto).

Alcidon pense qu'Amour commande à Mars (III, 3, 77 verso).

• En arrivant devant un château, le chevalier se demande si c'est Mars ou Vénus qui va l'accueillir (III, 3, 78 verso).

• Quand Euric « faisoit treve avec Mars, il recommencoit la guerre avec l'Amour » (III, 3, 105 verso).
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Massiliens Mentionnés dans : I, II, III
Habitants de Marseille. Strabon appelle Marseille Massalia (IV, Ch. I, 4).

Silvandre étudie dans les universités des Massiliens - ou « Marsilliens » dans l'édition anonyme de 1607 (I, 8, 226 verso) - situées à Marseille.
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Massiliens Mentionnés dans : I, II, III
• Dans la deuxième partie, les Massiliens restent souvent liés à Silvandre. Il a étudié dans leurs écoles (II, 1, 8 ; II, 6, 418 ; II, 7, 464 ; II, 9, 607 ; II, 9, 610 ; II, 11, 754 ; II, 12, 766).
Hylas a fréquenté les mêmes écoles (II, 9, 610). Voir Escoles η.

• Le sénat des Massiliens peut autoriser le suicide (II, 12, 871 ; II, 12, 874 ; II, 12, 877). Il écoute deux requêtes (II, 12, 878) et les rejette (II, 12, 880). Voir Six-Cents.
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Massiliens Mentionnés dans : I, II, III
Dans la troisième partie, « la ville des Massiliens » est évoquée pour être associée à Euric, roi des Wisigoths.
En fait, en 475, les Wisigoths s'emparent de la vallée du Rhône et prennent Arles en 476 (Labouysse, p. 66). Les Bourguignons doivent leur demander la paix (Favrod, p. 476).
À la fin du XVIe siècle, Arles résiste aux troupes d'Henri IV pendant trois ans. Voir ce site (13 juillet 2012).

Silvandre, dans les écoles des Massiliens, a entendu parler de Daphnide, et il a su qu'Euric avait pris la ville des Massiliens (III, 2, 41 recto). Le berger dit aussi à Daphnide que les bardes l'ont chantée dans les écoles des Massiliens (III, 2, 41 verso).

Alcidon rappelle qu'Euric a pris la ville des Massiliens (III, 3, 64 recto ; III, 3, 66 recto).

Criséide va « prendre la mer vers les Massiliens, jusques en la coste de la Ligurie » (III, 8, 348 recto).

• Lors du jugement de la gageure, Silvandre, dans sa harangue, répète qu'il a fréquenté les écoles des Massiliens (III, 10, 411 recto ; III, 10, 413 verso).
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Matheus Mentionné dans : II
Jean-Mathieu dit Matheus (1590-1672). Pascale Cugy donne les renseignements suivants :
Matheus est maître graveur à Paris au moins depuis 1617. Il a gravé des images pour Les Métamorphoses d'Ovide en 1619.

• Voir son illustration de la métamorphose de Philémon et Baucis dans ce site (20 avril 2015).
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Matisques Mentionnés dans : III
Habitants de « Matisco, ville de la Gaule, dans la Lyonnaise Ie, sur les confins de la Grande-Séquanaise. Aujourd'hui Mâcon » (Larousse du XIXe).

• Les Matisques font partie des peuples soumis à Gondebaud (III, 8, 352 recto).
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Mauriac Mentionné dans : II
Nom du camp appelé Mariacus, Mauriacus ou Mauricus, dans les textes antiques. Il est appelé jusqu'au Ve siècle camp de Mauriac et aujourd'hui Méry-sur-Seine (Bouvier-Ajam, p. 294).
Fauchet situe les Champs Catalauniques à Mauriac en s'appuyant sur Grégoire de Tours (f° 95 recto).
Attila a effectivement convoqué astrologues et sorciers avant la bataille des Champs Catalauniques (Fauchet f° 92 verso ; Bouvier-Ajam, p. 301).

• Plaine où Attila s'arrête pour consulter les oracles avant la bataille des Champs Catalauniques (II, 12, 825).
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Mauriciens Mentionnés dans : III
Les Mauriciens aujourd'hui sont les habitants de l'Île Maurice. Dans L'Astrée, ils sont plutôt les habitants de Saint-Maurice-en-Gourgois, commune de la Loire dans le canton de Saint-Bonnet-le-Château (Larousse du XIXe, Article Maurice).

• Les Mauriciens font partie des peuples soumis à Gondebaud (III, 8, 352 recto).
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Mauritanie Mentionnée dans : II
Vaste région d'Afrique du Nord. Une partie se nomme Mauritanie Tingitane (capitale Tingis, ville du Maroc d'aujourd'hui), et une autre la Mauritanie Césarienne (capitale Césarée, aujourd'hui Cherchell, ville d'Algérie). La Mauritanie est occupée par les Romains au Ie siècle puis par les Vandales au Ve.

Boniface, gouverneur nommé par Rome, doit s'enfuir dans la Mauritanie Césarienne. Il y appelle au secours Genséric qui l'oblige à s'exiler dans les montagnes (II, 11, 760).
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Medee Mentionnée dans : III
Fille de Circé selon certains mythologues, « elle faisoit de merveilleuses besongnes, ayant appris d'Hecate tout ce qui se peut sçavoir en mariage » (Conti, p. 463).
     « Si les charmes forçoient la fleche desbandée
     De l'arc que porte Amour, la sorciere Medée
     Eust arresté Jason, et Circe eust arresté
     Ulysse dans son lict si doucement traité »
(Ronsard, éd. Blanchemain, IV, Élégie XXIX, p. 345).

Adelonde, la femme qui use de charmes magiques pour séduire Euric, est comparée à Circé et à Médée (III, 4, 155 recto).
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Medes Mentionnés dans : II
Peuple d'origine iranienne qui cohabite avec les Scythes. JordanÈs affirme qu'Attila fut « le premier, depuis que le monde existe, dont la domination ait embrassé la Scythie presque entière » (ch. XXXIII).

Attila prend « le nom de Roy des Huns, des Medes, Goths, des Danois, et des Gepides » (II, 12, 826).
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Mediterranée Mentionnée dans : I
Nommée par Hylas dans la description de la Camargue (I, 8, 243 verso), dans l'édition de 1621.
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Meduse Mentionnée dans : II
Mythologie. Méduse est celle des trois Gorgones qui a les caractéristiques les plus humaines parce qu'elle connaît l'amour et la mort. Persée la décapite. La tête de Méduse épouvante qui la regarde. Les hommes demeurent « comme pierre immobile, de merveille » (Cartari, p. 490).

• Lorsque Hylas dit que Périandre croit voir « le visage de Meduse » (II, 4, 228), l'image est particulièrement bien choisie. En effet, Périandre, qui vient d'apprendre que le portrait de son rival est à l'intérieur du miroir de Dorinde, est stupéfié. Nous dirions qu'il est médusé - mais ce verbe n'est entré dans la langue qu'au XIXe siècle (LittrÉ).
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Mercure Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Fils et serviteur de Jupiter, Mercure est le patron des voyageurs et des marchands (merx signifie marchandise).

En 1607, des voyageurs s'adressent à ce dieu qui doit les guider.

• Dans les éditions suivantes, Mercure est remplacé par Tautatès (I, 10, 347 verso).
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Mercure Mentionné dans : I, II, III
D'Urfé a pu apprendre dans les Commentaires de Jules CÉsar que les Gaulois vénéraient ce Dieu (VI, 6, 17). Il a pu aussi s'inspirer de l'interprétation de Fauchet : « Ils adoroient pardessus tous les Dieux, Mercure, appellé en leur langue Teutates : et en tenoient plusieurs images, le disans inventeur de tous les arts » (f° 4 verso).
Honoré d'Urfé relève dans son Jugement sur l'Amadéide que Mercure seconde le héros dans le premier chant de L'Énéide de Virgile (p. 13). Voir Jugemant.

Dans la deuxième partie, Mercure survient dans trois contextes, sous trois formes et dans trois livres différents.

• Au livre 1, il est question cinq fois du carrefour consacré à Mercure où se rencontrent les Bergers et leurs visiteurs (II, 1, 9) ; quatre chemins s'y croisent et un terme posé sur trois marches s'y trouve (II, 1, 30). Dans La Sylvanire aussi les bergers se retrouvent dans le carrefour de Mercure (v. 789).

• Au livre 8, dans la leçon de théologie, Adamas explique que le Tautatès des Gaulois est appelé Mercure par les Romains : « Dieu, non seulement de l'eloquence, mais presidant aux chemins, inventeur des arts, et le protecteur des marchands et de ceux qui traffiquent » (II, 8, 511).
Les usurpateurs ont voulu forcer les druides à représenter leurs divinités avec les figures et les noms des dieux païens (II, 8, 514).

• Au livre 10, il s'agit d'un « jeune et beau » messager du Ciel que les Romains prennent pour Mercure, et qui n'est autre que Céladon (II, 10, 644). Voir dans ce site la copie d'un Hermes Ingenui grec (Wikipedia) et dans celui-là l'Hermès de Rubens (12 février 2015).

• Le terme de Mercure est représenté dans une gravure.
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Mercure Mentionné dans : I, II, III
Selon Du Choul, il y avait en Auvergne une statue de Mercure haute de quatre cents pieds (p. 169). À Virieu η, d'après Albert Callet, les fouilles ont dégagé des monuments dédiés à Mercure (p. 28). Dans La Symbolique de L'Astrée, Jacques Bonnet consacre plusieurs pages à Mercure (pp. 58 sq., 84 sq.).

Honoré d'Urfé mentionne souvent Mercure dans ses œuvres. On rencontre six fois dans la Triomphante entrÉe le « tant renommé » Mercure (p. 52). Dans les Epistres morales aussi il revient six fois. Il peut s'appeler Trismégiste, mais il peut aussi être le dieu de la marchandise (III, 3, p. 379). Dans la Sylvanire, Mercure n'est pas seulement un carrefour, c'est un dieu capable de ressusciter les morts (p. 125).

• Les bergers se réunissent autour du terme du carrefour de Mercure (III, 1, 6 verso ; III, 1, 8 verso ; III, 1, 11 recto). On y trouve aussi un berger solitaire (III, 1, 4 verso).

Mercure joue un rôle important dans la Suitte de l'histoire de Cryseide et d'Arimant (Henein, pp. 256-257) :

Criséide prie le Mercure romain, « porteur de nouvelles » (III, 8, 333 verso ; III, 8, 334 recto). Arimant aussi (III, 8, 348 recto).

• Mercure est aussi désigné de manière détournée. Quand Arimant se déguise en marchand (III, 8, 338 verso), il appartient à une confrérie mise sous le patronage de Mercure.

• Lorsque Bellaris, son écuyer, se dépêche : « il sembloit qu'il eust des aisles aux pieds » (III, 8, 349 recto).
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Meride Mentionnée dans : II
Il s'agit de Mérida en Espagne (Estramadoure).

• Les Suèves prennent la Méride (II, 11, 747). Ils y entrent avec les Alains (II, 11, 750).

• Voir Carte des Invasions.
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Milan Mentionné dans : II
Ville de l'Italie du Nord. Construite par Sigovèse et ses armées, d'après La Mure (I, p. 40), Milan est envahi par Attila en 452 (Bouvier-Ajam, p. 365).

• Les habitants de Milan s'enfuient devant Attila (II, 12, 841).
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Moin Mentionné dans : I
Moingt-la-Romaine est l'ancienne Aquae Segetae, « en l'honneur de la déesse des moissons », c'est « le Vichy des Ségusiaves », écrit Marguerite Fournier dans deux articles numérisés (Voir ce site, et celui-ci, 30 novembre 2012). Aquae Segetae est ruiné au IIIe siècle par une invasion barbare. Mondonium est son nouveau nom au Moyen Âge.
La Mure précise que « Moind » « fait comme le Fauxbourg » de Montbrison (I, p. 57). Il note aussi que la ville avait un temple dédié à Cérès. C'est pourquoi l'église qui a remplacé ce temple garde « à la cime [...] une faux à couper les bleds comme l'on l'y void encor aujourd'huy » (I, p. 49).

• Ville où réside la sage-femme, Lucine.
Astrée et Diane nomment Moingt en racontant des accouchements (I, 4, 109 verso et 110 recto).

Est-ce à cause de Cérès, déesse de la reproduction, que la ville de Moingt est associée à l'unique sage-femme de L'Astrée ?

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Mont de Mars Mentionné dans : III
Il s'agit de Montmartre. Ce lieu doit son nom soit à un temple de Mars, soit à des martyrs, mais Honoré d'Urfé ne le dit pas. Les carrières de Montmartre, depuis le temps des Romains, produisaient un plâtre réputé dit « plâtre de Paris » (Voir ce site, 10 décembre 2012).

• Le valet d'Andrimarte mène Silviane à Reims. Ils passent derrière la montagne dans une carrière de plâtre (III, 12, 541 verso).
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Montbrison Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Mont-brison. Capitale du comté de Forez, carrefour important au XVIe siècle. « Elle est encore considérable par la résidence du Corps de Justice [...] et compte quatre à cinq mille habitans » au XVIIIe siècle (Piganiol, V, p. 467).
Honoré d'Urfé est arrêté à Montbrison en 1595. C'est à ce moment qu'il commence ses Epistres morales (Reure, p. 55).

• Cette ville est nommée dans L'Astrée surtout à cause de ses jardins (I, 3, 73 verso ; I, 5, 126 verso ; I, 9, 294 verso ; I, 10, 308 verso) qui semblent être le lieu de prédilection de la Nymphe Galathée. Elle y retrouve secrètement Lindamor (I, 9, 296 verso).
• Les Bergers situent leurs déplacements par rapport à Montbrison (I, 4, 87 recto, 109 verso).
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Montbrison Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Mont-brison et Monbrison. La Mure, historien forézien, explique que les Romains avaient érigé dans ce lieu un temple dédié à Briso, déesse des prédictions tirées des songes (I, p. 46 et p. 184). Les chrétiens ont remplacé le temple par une église dédiée à Notre-Dame de l'Espérance (I, p. 44). La ville a particulièrement souffert de « la barbare cruauté des Huguenots » sous Charles IX (I, p. 203 et II, pp. 286-291). Le cruel Baron des Adrets y a sévi (II, p. 320). La ville de Montbrison a souffert « et plus longuement et plus furieusement qu'aucune autre de ce Royaume » (FodÉrÉ, p. 489). De plus, « deux ou trois pestes [...] décimèrent cruellement sa population » (Papon, Notice, p. XIII). Une gravure montre la prise de la ville en 1562 (Voir ce site, 20 avril 2015).
Comme Briso est la déesse du Sommeil, Michel Chaillou propose un rêve de Forez lit (p. 284).

• Montbrison est du côté de Montverdun (II, 8, 492). Lindamor a vu Fleurial, le jardinier, dans les jardins de Montbrison (II, 10, 664).

• Photos et histoire de la ville se trouvent dans ce site (30 septembre 2010). Sur l'église de Notre-Dame d'Espérance, voir ce site (30 novembre 2012). Voir Carte de Montbrison.
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Montbrison Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Mont-brison.
« Un beau Baillage et siege de Justice d'un tresgrand ressort » (FodÉrÉ, p. 475). Voir le site de Forez-histoire (10 mai 2015). Le site CartesFrance (14 janvier 2013) donne les renseignements suivants : Aujourd'hui, la ville de Montbrison est à 420 mètres d'altitude. À vol d'oiseau, elle est à 3.62 km de Montverdun, à 4.24 km de Marcoux (demeure d'Adamas), et à 2.73 km de Saint-Étienne-le-Molard (hameaux des bergers).

Damon admire des plaines du Forez qui vont jusqu'à Montbrison (III, 6, 218 verso).

• Au livre 12, on rappelle que Climanthe était près des jardins de Montbrison (III, 12, 549 recto). Il y revient (III, 12, 501 recto ; III, 12, 550 recto).
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Mont-d'Or Mentionné dans : I, II, III
Massif montagneux, près de Clermont-Ferrand. On dit aujourd'hui Mont-Dore. Au XVIIe siècle, un traducteur allemand est tellement sensible à la signification de ce nom qu'il le traduit par « goldberg » (JÜrgensen, p. 318). Bonlieu subit le même sort, alors que les autres noms de lieu gardent la graphie française.

• Laonice, qui vient de Paris, rencontre Madonthe, qui vient d'Aquitaine (I, 7, 212 verso), au Mont-d'Or.
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Mont-d'Or Mentionné dans : I, II, III
• Comme Damon a dit qu'il donnerait de ses nouvelles au Mont-d'Or (II, 6, 412), Madonthe s'y rend (II, 6, 413).
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Mont-d'Or Mentionné dans : I, II, III
Une des plus hautes montagnes d'Auvergne (Piganiol, V, p. 462). Selon le Père Menestrier, ce nom provient de la couleur jaunâtre de sa terre (Champdor, p. 25). On y trouve une maison de la Reine Margot, Marguerite de Valois η (voir ce site, 20 mai 2015).

Damon raconte qu'il a donné rendez vous à Madonthe « du costé du Mont-d'or » (III, 6, 254 verso).

En 1619 seulement, Hylas rencontre au Mont-d'or Madonthe, Tersandre, Laonice, et Tircis (III, 7, 331 verso).

Madonthe raconte à Damon que la nourrice qui l'accompagnait est morte au Mont-d'Or (III, 12, 503 recto).
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Mont-Lune Mentionné dans : I
« Montlune. Sommet des Bois-Noirs, à la limite de la Loire et du Puy de Dôme (1 198 m.) » (Voir ce site, 10 décembre 2012).

• Massif montagneux aux « valons gelez » dont viennent deux Bergers, Lysis et Sémire (I, 5, 145 verso).
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Mont-Rond Mentionné dans : III
Montrond-les-bains est aujourd'hui une station thermale.

Damon, debout dans la plaine du Forez, admire les collines qui vont jusqu'à Montrond (III, 6, 218 verso).
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Mont-Suc Mentionné dans : I
Ou Montsup, propose Maxime Gaume (p. 187). Il peut s'agir de Saint-Romain-le-Puy et de son prieuré, selon lui (Gaume, p. 196). Il faut cependant souligner que l'appellation mystérieuse est une tautologie, car un suc est un mont (plus exactement un sommet volcanique). Le Lignon « parcourt le Pays des Sucs », affirme le site de l'Office de tourisme, 20 avril 2015).

D'Urfé, souvent si précis pourtant, choisit de placer la première rencontre des héros près de ce mystérieux « Mont-Suc »η.

• À une lieue de Montbrison, se trouve ce massif en face duquel il y a le temple de VénusCéladon se travestit pour déclarer son amour à Astrée (I, 4, 86 verso).

Sémire tombe amoureux de la Bergère dans le même lieu et en même temps (I, 5, 145 verso).
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Mont-Verdun Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Mont-verdun. Maxime Gaume signale que sur le rocher de Montverdun se trouve un prieuré dont trois frères d'Honoré d'Urfé ont été les prieurs (p. 198).

• Le Berger Damon est originaire de ce lieu (I, 11, 369 verso) dont le nom désigne aussi bien une élévation (I, 2, 29 recto ; I, 5, 139 recto) que la plaine qui l'entoure (I, 2, 32 verso ; I, 5, 140 verso).
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Mont-Verdun Mentionné dans : I, II, III
Écrit aussi Mont-verdun. La Mure affirme que c'est le point le plus haut du Forez (II, p. 224).

Célidée et ses compagnons habitent un hameau du côté de Montverdun (II, 1, 30). Un gros orme se trouve dans la plaine (II, 1, 56). Palémon et Doris demeurent dans les environs puisqu'ils vont du côté de Montverdun quand ils quittent les hameaux (II, 9, 598).

• On voit Montverdun de la demeure d'Adamas (II, 10, 630).

• Le rocher de Montverdun est décrit par le romancier avec un grand luxe de détails (II, 8, 493). Son nom est une corruption de Mont-Vatodun, demeure des sacrificateurs (II, 8, 492). Il mesure plus de quatre cents pas de haut (II, 8, 492), près de 300 mètres.

• On y trouve un temple dédié depuis le temps de Druys à Tautatès, Hésus, Taramis et Bélénus. Les druides y font leurs assemblées (II, 8, 492), et une druide y rend les oracles (II, 8, 493). Ce temple est un assemblage de grottes dotées de trois ouvertures.

• Le prieuré de Montverdun, classé monument historique, a son site (30 septembre 2010).
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Mont-Verdun Mentionné dans : I, II, III
Le site CartesFrance (14 janvier 2013) donne les renseignements suivants : Montverdun est à 368 mètres d'altitude environ. Aujourd'hui, à vol d'oiseau, le village est à 3.62 km de Marcilly-le-Châtel (demeure des nymphes), à 4.24 km de Marcoux (demeure d'Adamas), et à 2.73 km de Saint-Étienne-le-Molard (hameaux des bergers).

• Montverdun, vu de chez Adamas, ressemble à « un écueil dans la mer » (III, 5, 172 verso).

Galathée se rend à Montverdun pour consulter l'oracle (III, 6, 227 recto). Elle rencontre Damon et l'emmène (III, 6, 227 verso). Cléontine les reçoit dans le temple (III, 6, 228 verso). Galathée fait informer Amasis, et celle-ci vient retrouver sa fille (III, 6, 260 verso). Galathée va rester à Montverdun pour être près des bergères (III, 6, 261 verso).

• Deux attaques ont lieu dans la plaine de Montverdun, celle d'un chevalier misogyne et celle d'un lion :
Argantée, cousin de Polémas, est vaincu par Damon, qui réussit aussi à éloigner le lion de la fontaine de la Vérité d'amour η. La bête qu'on croyait enchantée s'approche dangereusement des passants (III, 9, 369 recto).

Adamas dit à Lerindas, l'envoyé de Galathée, qu'il va lui amener les bergères (III, 9, 369 verso). Lerindas transmet le message à la nymphe qui est toujours à Montverdun (III, 10, 445 verso). 

• L'oracle de Montverdun a rendu la paix à Damon (III, 11, 459 verso). Le chevalier retrouve Madonthe, et lui répète l'oracle (III, 12, 503 verso).
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Mores Mentionnés dans : II
Habitants de la Mauritanie. Voir dans ce site l'étrange « Tapisserie aux Maures et aux hommes sauvages », bien que d'Urfé ne l'ait pas vue (20 mai 2015).

• Des Mores se trouvent dans les armées de Genséric (II, 12, 861).
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Morphee Mentionné dans : I
Mythologie. Selon les mythologues, ce fils du Sommeil prend diverses formes pour se montrer aux mortels dans leurs rêves.

• Mandrague, la magicienne, a réussi à peindre les « démons » de ce dieu entourant la Bergère Fortune (I, 11, 377 recto) et lui envoyant des songes.
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