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SignetNOTES

Première partie

Dans l'édition critique de la première partie, 1 028 notes réunissent les explications qui ne conviennent ni au Glossaire ni au Répertoire. Elles vont tantôt suggérer un rapprochement entre des personnages, des épisodes ou des œuvres, tantôt souligner une différence entre les éditions, ou entre le français de L'Astrée et le français moderne. Les remarques sur la langue ont pour but d'attirer l'attention sur certaines tournures de phrase et d'expliquer les choix faits dans L'Astrée achronique. Les Notes renferment aussi des informations sur des personnages qui ne sont pas nommés dans L'Astrée, mais qui peuvent nous renseigner sur le roman ou son auteur, comme par exemple Marguerite de Valois.

Je rappelle que ces notes complètent toutes les éditions de la première partie de L'Astrée et que les numéros de folio renvoient toujours à l'édition de 1621.



0001 verso Il faut ici lire « repos », comme dans l'édition de 1607. I
0001 verso a Le « flatteur » n'est pas le Ciel mais l'Amour. I
0002 verso D'Urfé utilise fréquemment les infinitifs substantivés (le parler, I, 2, 46 recto, le passer, I, 11, 370 recto sic 360 recto, et même le hausser en 1607, I, 7, 197 recto). Vaugelas lui-même accepte aussi le dormir ou le desmesler (p. 152). I
0003 recto « Doute » est au masculin en 1607, mais au féminin en 1621.
• Après avoir examiné les quatre premières parties de L'Astrée dans l'édition de Vaganay, Mme Ayres-Bennett remarque que, pour le mot doute, « les attestations au féminin sont environ quatre fois plus nombreuses qu'au masculin » (p. 267).
I
0004 recto Le passage du vous au tu indique la colère et le mépris de la Bergère. Le tu « ne se dit qu'aux personnes inferieures, ou fort familieres » (FuretiÈre). I
0004 recto a Il faut ici lire « une », comme dans l'édition de 1607. I
0004 recto b Terme méprisant pour désigner l'affection de Céladon. I
0004 recto c « PAR CE QUE, separé en trois mots. Il ne le faut jamais dire », décrète Vaugelas (p. 90). Cependant, à plusieurs reprises, l'édition de 1621 donne par ce que, là où l'édition de 1607 donnait parce que. Cette variante ne sera plus signalée dans les Notes. I
0004 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0005 recto L'édition de 1621 va corriger en remplaçant « rivière » par « eau ». « Les estangs se font d'un grand amas d'eau » (FuretiÈre). I
0005 recto a Les bras croisés sur l'estomac signalent toujours dans le roman un profond mécontentement (I, 1, 13 verso, I, 7, 220 recto, I, 8, 250 recto, I, 10, 355 recto sic 345 recto, I, 11, 374 verso sic 364 verso, I, 11, 377 verso). I
0006 verso Il faut ici lire « elles », comme dans l'édition de 1607. I
0007 recto Il faut ici lire « l'a », comme dans l'édition de 1607. I
0007 verso Il faut ici lire « cependant », comme dans l'édition de 1621. I
0007 verso a Il me semble qu'il faudrait ici lire « la », comme dans l'édition de 1607, et non « le » comme dans l'édition de 1621.
Comme le sens change, je donne les deux leçons :
- 1607 : elle « la regardoit faire sans s'y ayder » 
- 1621 : elle « le regardoit sans leur ayder ».
I
0009 recto Il faut ici lire « frere », comme dans l'édition de 1621. I
0013 recto Première occurrence du mot « enchantement » : l'amour inspire des sentiments contradictoires. I
0013 verso « L'une » est Laonice, « l'autre », Madonthe. C'est Tircis qui dit des vers. I
0013 verso a Voir I, 1, 5 recto. On se souvient que Céladon s'est jeté dans le Lignon « les bras croisez ». I
0013 verso b Cet instrument de musique n'est généralement attribué ni aux Bergers ni aux voyageurs. C'est peut-être un nom que d'Urfé donne à une lyre. Huguet signale cette confusion entre les noms des deux instruments. I
0014 verso Entrée fort bruyante d'Hylas. I
0017 verso Laonice tutoie Hylas alors qu'il la vouvoie. Il s'agit ici de mépris condescendant. La Bergère tutoie aussi Tircis (I, 1, 14 verso), mais lui parle toujours avec colère. Carlis aussi tutoiera Hylas (I, 8, 251 recto). Mis à part Méril, Fleurial et Égide, le page, le jardinier et l'écuyer, aucun personnage ne sera tutoyé aussi souvent que l'inconstant. I
0018 verso Il faut ici lire « desirs » comme dans l'édition de 1607. I
0019 recto Il faut ici lire « ils» comme dans l'édition de 1621. I
0019 recto a Le moindre déplaisir d'Astrée, c'est de s'éloigner de la troupe, dit Phillis. Lycidas rétorque que c'est le plus grand déplaisir : la mort de Céladon n'a pas beaucoup affecté la Bergère. I
0019 verso Il faut ici lire « qu'elle » comme dans l'édition de 1607. I
0019 verso a Ne pas reconnaître sa faute. Déguiser peut signifier : « Mettre quelque chose d'une autre maniere, dans une autre veuë qu'elle n'est en effet » (FuretiÈre).
Le verbe est au singulier parce que les deux substantifs qui servent de sujets expriment une seule et même idée.
I
0020 recto D'Urfé oppose clairement les deux sentiments qu'éprouve la Bergère. Voir Amitié. I
0020 recto a Le sommeil soulage-t-il Astrée ? Voir 166 recto. I
0022 recto Il faut ici lire « devin », comme dans l'édition de 1607. I
0022 recto a Le français du XVIIe siècle accorde le verbe et le sujet d'une manière plus souple que le français moderne. En particulier, quand les sujets coordonnés semblent former un tout dans l'esprit de celui qui parle, le verbe reste au singulier.
Dans cette phrase, oser est au pluriel (sujets : « lui et Silvandre »), mais avoir est au singlulier (sujets : « l'un et l'autre »). Le verbe est au singulier dans le second cas pour souligner la similarité entre les deux Bergers.
I
0022 verso Il faut ici lire « n'y », comme dans l'édition de 1607. I
0023 recto Première mention de cette célèbre fontaine dont l'historique se trouve imbriqué dans deux histoires intercalées racontées à Céladon à Isoure. L'ordre de la narration ne suit pas l'ordre des événements.
• L'origine de la fontaine (les deux premiers enchantements) est rapportée par Adamas au livre 11 (Histoire de Damon et de Fortune). L'introduction des gardiens dangereux (troisième enchantement) est racontée par Léonide au livre 3 (Histoire de Silvie). Toute réflexion sur le dénouement du roman doit tenir compte de ce mythe astréen (Henein, p. 110-146).
I
0023 recto a Définition de l'illusion. I
0023 verso Il faut ici lire « pûst » comme dans l'édition de 1607. I
0023 verso a Le druide recourt aux menaces (« malheureuse », « misérable ») plus qu'aux promesses. I
0024 recto Il faut ici lire « m'a » comme dans l'édition de 1607. I
0024 recto a Il faut ici lire « aurez » comme dans l'édition de 1607. I
0024 verso Ces deux Bergers illustres viennent « d'une même origine », l'imagination d'un poète. I
0024 verso a La parenthèse ouvrante manque en 1607. I
0025 recto « Change » signifie aussi bien « changement » que « monnaie ». I
0025 recto a Et pourtant Léonide elle-même désirait consulter un chiromancien (I, 5, 127 verso) ! I
0026 verso Il faut ici lire « maints », comme dans l'édition de 1607. Vaugelas signale qu'on n'utilise plus cet adjectif, mais que, « du temps de M. Coeffeteau, on l'escrivoit et en vers et en prose » (p. 151). I
0026 verso a Il faut ici lire « ses », comme dans l'édition de 1607. Les adjectifs qui suivent s'accordent avec le sujet le plus proche, « jambes ». I
0027 recto « Quelque jeune frisé », lit-on dans Les Epistres (I, 21, 185). Les cheveux frisés sont, pour d'Urfé, signes de jeunesse. Voir aussi la description d'Amour (I, 2, 28 recto) et d'Alcippe (I, 2, 38 recto). I
0027 verso C'est Diomède qui a infligé une blessure à Vénus. La déesse avait tendu son voile pour protéger Énée quand les deux hommes se battaient (HomÈre, L'Iliade, chant V, 330-339). I
0027 verso a Sept mots manquent ici dans l'édition de 1621. Le texte de 1607, plus correct, est surligné dans L'Astrée achronique. I
0027 verso b « IDÉE, se prend philosophiquement pour un prototype, une image éternelle sur laquelle toutes choses ont esté depuis formées. C'est ce qu'on appelle les fameuses idées de Platon. Dieu a en soy l'idée de toutes choses » (FuretiÈre). I
0027 verso c Renseignement précieux : la peinture se raconte, elle ne se décrit pas. I
0027 verso d Ces peintures mythologiques, réunies par le thème du regard châtié (Henein, p. 74), peuvent représenter une mise en garde combinée à une méditation sur les méfaits de la Fortune (p. 132-136). Situées au livre 2, elles ont pour pendant la description de la fontaine de la Vérité d'amour située au livre 11, et elles transmettent la même leçon (Henein, p. 145). I
0027 verso e Cette image se trouve dans Les Epistres : « Le grand Dieu au devant de son siege a deux tonneaux, l'un du bien et l'autre du mal [...], c'est luy sans autre, qui nous les envoye comme il luy plait » (I, 13, p. 164).
• Sur le rôle surprenant de Ganymède « verse-eau », voir Henein, p. 134-135.
I
0028 verso Il faut ici lire « Bergers », comme dans l'édition de 1607. I
0029 recto Il s'agit de Diane, qui fréquentait donc déjà les Bergers de ce hameau. I
0029 recto a La plaine du Forez aurait donc été un vaste lac. Anne d'UrfÉ, le frère d'Honoré, en doute (p. 28).
• Cette photo prise par Sabine Chéramy montre que la plaine peut effectivement, dans certaines circonstances, apparaître comme un lac.
I
0029 recto b J'ajoute ce « de » qui manque en 1607 et en 1621. I
0029 verso Il s'agit de Jules César, qui fonde la ville de Jullieux. I
0030 verso Selon les mythologues, une seule des nymphes de Diane aurait failli. Il s'agit de Callisto, trompée par Jupiter métamorphosé en Diane.

• Voir le tableau de Rubens dans ce site (10 juillet 2012).
I
0031 recto L'édition de 1621 remplace ici Pimander par Pimandre, mais conserve Pimander plus loin (I, 2, 41 verso par exemple). Peut-être que ce nom suit la même règle que le nom d'Alexandre: « Quand il est parlé d'un autre Alexandre, que du Grand Alexandre, il faut dire, Alexander » (Vaugelas, p. 70).
• Les informations sur les origines d'une contrée ont été transmises oralement par des Druides. C'est le cas aussi pour la Camargue (I, 8, 243 recto).
I
0031 verso Il faut ici lire « Clidaman », comme dans l'édition de 1621. I
0031 verso a Il faut ici lire « ny », comme dans l'édition de 1607. I
0031 verso b Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0031 verso c Il faut ici lire « celle », comme dans l'édition de 1607. I
0032 verso Le « remarqué » de l'édition de 1607 est plus logique. I
0033 verso Il faut ici lire « frondes », comme dans l'édition de 1607. I
0033 verso a Les trois négations qui se suivent rendent la réponse obscure. Alcippe veut sans doute dire que ceux qui blessent par des paroles méritent le nom d'ennemis, qu'ils le fassent par mégarde ou non. I
0034 recto L'expression « esprits abaissez », qui décrit les Bergers d'une manière méprisante, figurait aussi dans la préface en 1607 (L'Autheur à la Bergere Astrée). D'Urfé l'a supprimée sans doute parce que ses héros ne sont pas, à ses yeux, des « esprits abaissez ». I
0034 recto a Il faut ici lire « ces », comme dans l'édition de 1607. I
0034 verso Il faut ici lire « Quelle que », comme dans l'édition de 1607. I
0034 verso a Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0034 verso b Il faut ici lire « n'y ». I
0034 verso c « La pudeur est une espece de honte qui est loüable » (FuretiÈre). I
0035 recto Il faut ici lire « entendist », comme dans l'édition de 1607. I
0035 recto a Ce dialogue abonde en figures de rhétorique. On notera en particulier la paronomase opiniâtreté / importunité. I
0035 verso Il faut ici lire « laissez » en 1607 et en 1621. I
0035 verso D'Urfé accorde tous les adjectifs avec « oiseaux », non avec « tourterelles ».
• Ce poème a un écho dans La Sylvanire, où
tourterelles et colombelles s'embrassent aussi (p. 116). L'éditrice, L. Giavarini, note que l'image se trouve dans une Ode de Ronsard (p. 116, note 5).
• L'image apparaît également dans ce sonnet de Du Bellay :

Seul, et pensif par la déserte plaine
Rêvant au bien, qui me fait douloureux,
Les longs baisers des colombs amoureux
Par leur plaisir firent croître ma peine.

Heureux oiseaux, que votre vie est pleine
De grand' douceur ! ô baisers savoureux !
Ô moi deux fois, et trois fois malheureux,
Qui n'ai plaisir que d'espérance vaine !

Voyant encor sur les bords de mon fleuve
Du cep lascif les longs embrassements,
De mes vieux maux je fis nouvelle épreuve.

Suis-je donc veuf de mes sacrés rameaux ?
Ô vigne heureuse ! heureux enlacements !
Ô bord heureux ! ô bienheureux ormeaux !

Ce sonnet de L'Olive augmentée (sonnet 84) est une imitation de Pétrarque (Canzoniere, 35 : Solo et pensoso i più deserti campi...). On le trouve dans ce site (30 septembre 2010) avec d'autres poèmes qui imitent le même sonnet de Pétrarque ; seul celui de Du Bellay introduit des oiseaux.
I
0035 verso a Seul le larcin est permis en amour. I
0036 recto Cette antithèse basée sur deux métaphores, feu et glace, se retrouve dans un discours de Ligdamon. Silvie la ridiculise (I, 3, 73 verso  sq.). I
0037 recto Titre inattendu pour une Bergère. I
0037 verso À cause du départ d'Amarillis, le Lignon a reçu une insulte que le Berger désire venger en faisant un fleuve avec ses larmes pour punir l'Allier. I
0038 recto Il faut ici lire « vestu », comme dans l'édition de 1607. I
0038 recto a Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0039 verso D'Urfé métamorphose une aventure racontée par Marguerite de Navarre dans la quarante-troisième nouvelle de l'Heptaméron : il souligne le thème du regard interdit et il rend l'amant beaucoup plus coupable (Henein, p. 213-215). I
0040 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0040 verso a Le verbe est au singulier parce que les deux sujets renvoient à la même idée. I
0041 recto Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0041 recto a Il y a là un étrange mystère. Faut-il voir Amasis elle-même dans cette Dame qui favorise Alcippe ? Quoi qu'il en soit, une Astrée dûment terminée comprendrait probablement l'histoire d'Amasis aussi bien que l'histoire d'Adamas. I
0041 recto b « SUIVRE, signifie aussi, Espier, prendre garde où une chose va » (Furetière). I
0041 verso La vieille femme jure que le nom qu'il a découvert est faux. I
0041 verso a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0042 verso Il s'agit des Bourguignons. Le destin du Forez est d'appartenir finalement aux Bourguignons. I
0043 verso Il faut ici lire « étaient », comme dans l'édition de 1607. I
0043 verso a Le pronom remplace le roi Arthur. I
0044 verso La longue durée rend ce récit invraisemblable. D'Urfé aurait-il pensé au symbolisme des chiffres ? Le dix-sept néfaste, écrit VIXI par les Romains de l'antiquité, pourrait signifier j'ai vécu (Chevalier, Article Dix-Sept). Le dix-sept bénéfique pourrait être « l'image de l'initié qui a réussi son mariage intérieur », ou même la durée du temps de préparation de Jésus-Christ qui aurait « voyag[é] dix-sept ans en vue de sa préparation avant son ministère public » (Voir ce site, 30 septembre 2010).
• Ce séjour en Grèce, patrie des philosophes de l'antiquité, pourrait être l'équivalent d'un voyage d'étude. Dans la suite du roman, nous apprendrons qu'Alcippe, « au retour de ses longs voyages », a enseigné aux Bergers des danses égyptiennes (éd. de Vaganay, III, 10, p. 542).
I
0044 verso a Il faut ici lire « filera », comme dans l'édition de 1621. I
0044 verso b Dans ses Epistres, d'Urfé écrit que l'ambition est « le vice le moins éloigné de la vertu », mais « l'une des plus dangereuses maladies » de l'âme (I, 21, p. 181). I
0044 verso c Repos et ses dérivés reviennent 73 fois (dont 1 fois dans les Tables) dans la première partie de L'Astrée.
• Mme Koch a montré que ce « thème imposé de [la] vie bucolique va [...] contraindre [les personnages] à rechercher la vérité sur eux-mêmes et sur autrui » (p. 388).
Les Epistres morales donnent au mot repos des connotations si diverses que l’on doit essayer de lui trouver des synonymes pour cerner la pensée d’Honoré d’Urfé.
Chez lui, comme chez Platon, le repos est l’antithèse du mouvement. Quand besoins du corps et de l’esprit sont opposés, c’est le corps qui désire le repos, non l’esprit, qui est toujours en mouvement (II, 3, p. 227). Un temps reposé est un temps de paix et de loisir, il « nous permet de tenir la plume à la main » (II, 1, p. 211). Un extreme (I, 23, p. 205) ou profond (II, 1, p. 211) repos, le privilège de Dieu, est proche de la contemplation : Charlemagne, Charles-Quint et Tamerlan s’en sont approchés quand ils ont embrassé la vie religieuse et mérité ainsi repos d’esprit (II, 3, p. 228) ou repos de l’esprit, synonymes de félicité (III, 3, p. 389).
Entre ces deux extrêmes, la paix civile et la contemplation mystique, se trouvent d’autres types encore de repos. Dans le premier et le deuxième livre des Epistres, le repos oyseux (I, 12, p. 109), une forme de volupté, est une arme que la Fortune prend pour séduire. Il peut signaler un manque de mérite, comme dans le cas de ces pays qui connaissent le repos parce qu’ils ne sont pas envahis (I, 12, p. 112). Le repos honorable (I, 23, p. 204) et le grand repos en revanche sont le fruit d’une décision prise par la prudence même (I, 4, p. 29). Pour mériter ce repos, les sages recherchent une retraite qui ne soit pas honteuse (I, 23, p. 200), c’est-à-dire une retraite qu’ils adoptent quand ils sont au haut de la roue de la Fortune, en temps de gloire : « Laisse, avant d’estre laissé d’elles, les faveurs de la Court » (II, 3, p. 221). Dans le troisième livre enfin, « l’office des vertus morales » est d’obtenir le repos public (III, 10, p. 485).
• Dans L'Astrée, repos est synonyme de paix quand il est, à deux reprises, coordonné à tranquillité (Dédicace au Roy, I, 8, 227 verso). Le repos d'esprit, à trois reprises, est l'antithèse de l'inquiétude (I, 2, 33 recto, I, 7, 204 recto, I, 8, 227 verso). L'honnête repos est celui des Bergers (I, 2, 25 recto). Le repos que recherche Alcippe n'est accompagné que d'adjectifs possessifs (I, 2, 44 verso à 45 recto), mais il s'agit bien du repos honorable des Epistres. Cela ne doit pas faire oublier que le tout premier repos du roman est celui qui endort (I, 1, 1 verso). Il rend les Bergers moins alertes, et, les soumettant à cet Amour qui les flatte, « qui touche agreablement les sens » (FuretiÈre), il engendre l'aventure romanesque.
Autour d'un thème qui est un cliché de la pastorale « particulièrement malaisé à circonscrire » (Lavocat, p. 417), d'Urfé développe sa propre « philosophie morale » (Epistres morales, III, 6, p. 424).
I
0044 verso d Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0045 recto Il faut ici lire « sages », comme dans l'édition de 1607. I
0045 recto a Est-il possible d'arrêter la roue de la fortune ? Montemayor écrit :
« En espérance alors on me verra fier, /
quand je tiendrai du sort la puissance abaissée, /
et qu'un clou gardera la roue de tourner » (Livre 1, p. 55).
Dans ses Epistres, d'Urfé demande : « Qui est celuy qui a mis le pied sur sa roüe, et n'a fait le tour avec elle ? » (1, 14, p. 130).
I
0045 verso Il faut ici lire « despouillant », comme dans l'édition de 1607. I
0045 verso a Alcippe porte une plume de geai sur son chapeau pour dire son chagrin.
• Au mot penne, FuretiÈre écrit : « se dit des plumes d'oiseau qu'on met sur le chapeau pour orner la teste ». Au XVIe siècle, geai et penne figurent dans nombre de devises sous forme de rébus. Le père Menestrier, en 1662, ne cachera pas son mépris pour ces « figures qui représentent des mots ou des sentences entières [...]. Ces expressions sont basses, & l'occupation de la populace » (I, p. 20-21). 
I
0045 verso b Il faut ici lire « la », comme dans l'édition de 1607. I
0046 recto En effet, l'histoire d'Alcippe prouve à Galathée que les frontières ne sont pas étanches entre la condition de Chevalier et la condition de Berger ! I
0046 recto a En 1607, Céladon mentait en prétendant n'avoir jamais quitté les hameaux, puisqu'il avait visité l'Italie. D'Urfé corrige cette inadvertance en 1621. I
0046 recto b Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0047 recto « Nul » répond à une question à la forme négative. Il faut donc comprendre : tous les désespoirs que l'Amour peut produire se présentèrent à lui. I
0047 verso L'expression revient dans l'Histoire de Damon et Fortune (I, 11, 377 verso).
Ici, dans la suite de la phrase, le pronom « elle », sujet de « favoriser », pourrait représenter aussi bien Astrée que la fortune. Dans la phrase suivante, « elle » représente certainement la Bergère.
I
0047 verso a En 1607, peindre est une verbe d'action au plus-que- parfait dont le sujet est Astrée. En 1621, peindre s'accorde avec son complément d'objet direct, courroux, et donc prend un s : il s'agit d'une correction légitime. Quand le s s'ajoute aussi au mot visage, il s'agit d'une regrettable coquille ! I
0048 verso Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0049 recto Silvie associe honnête homme et amour de nouveau plus loin (I, 11, 379 recto).
D'Urfé écrit dans ses Epistres : « Platon a dit que pour rendre un homme entierement parfait il falloit seulement qu'il aimast » (II, 4, p. 237).
I
0049 verso De tant pourrait signifier aussi, acception que l'on trouve dans Huguet. I
0050 verso Il faut ici lire « mal », comme dans l'édition de 1607. I
0051 verso Il faut ici lire « n'a », comme dans l'édition de 1607. I
0052 recto D'Urfé se souvient probablement de cet adage : « Ce n'est pas assez que la femme de Cesar soit chaste, il ne faut pas seulement qu'elle soit soupçonnée » (FuretiÈre Article Soupçonné). I
0052 recto a En 1607, D'Urfé écrit « Je la patienterais », le pronom objet remplace peut-être personne de vostre qualité. En 1621, le pronom remplace toute la phrase : « Je le patienterais ».
• C'est une correction qui semble systématique, et qui est recommandée par Vaugelas (p. 27-28). Voir 118 recto et 198 verso.
I
0053 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0053 recto a Il faut ici lire « le », comme dans l'édition de 1607. I
0053 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0054 recto Il faut ici lire « sort », comme dans l'édition de 1607. I
0055 recto La réponse de Léonide est un peu moins maladroite en 1621 qu'en 1607 ! La Nymphe dit : J'ai entendu blâmer celui qui blesse avec l'épée. I
0055 verso Il faut ici lire « se », comme dans l'édition de 1607. I
0055 verso a D'Urfé ne le fera pas. Le Berger n'entendra pas les aventures, plus scabreuses, de l'Histoire de Galathée et Lindamor et de l'Histoire de Leonide. I
0056 recto Les gens du château et les gens du hameau ont des tirages au sort : Clidaman en organise un pour réunir nymphes et chevaliers (I, 3, 56 recto). Les dieux ordonnent à Tircis et Laonice de compter sur un tirage au sort pour désigner leurs avocats (I, 7, 213 verso). C'est aussi un tirage au sort qui désigne la Bergère qui doit jouer le rôle du juge lors du Jugement de Pâris (I, 4, 89 recto).
• En imaginant un tirage au sort, le romancier attire l'attention du lecteur sur un choix, et laisse planer le mystère sur les raisons de cette sélection.
• Le tirage au sort qui forme des couples a un modèle platonicien (Timée, 18b-18e). Il rappelle aussi une coutume de la Saint-Valentin que Jean-Pierre Camus décrit en 1626 dans Diotrèphe. Le tirage se fait à l'église, le 14 février, à l'époque du Carnaval. « Celle qui eschet par ce sort à un homme, il est son Valentin pour toute l'année, elle sa valentine » (p. 39).
• D'Urfé évite les drames décrits par Camus en réunissant uniquement des célibataires qui appartiennent à la même classe sociale.
• Dans L'Astrée comme dans Diotrèphe, le tirage au sort n'est pas nécessairement relié au mariage. Les moralistes du XVIIe siècle sont plus prudents ou plus réalistes que Platon ! Chez d'Urfé, seul Lindamor pourrait éventuellement épouser la femme que lui donne le hasard ; le romancier précise alors que le chevalier aimait Galathée avant le tirage au sort (Henein, p. 384-386). Agis, lui, va s'éloigner de Léonide, après avoir cherché à l'épouser (I, 5, 130 verso).
• L'opinion du romancier sur ce jeu transparaît derrière cette orgueilleuse déclaration de Guyemant à Clidaman : « Si le destin vous a donné à Sylvie, sa beauté est celle qui m'a acquis : jugez lequel des deux dons luy doit estre plus agreable » (I, 3, 68 recto).

Résultats du tirage au sort à Marcilly :

Tirage

I
0057 recto Les verbes sont au singulier parce que les deux sujets sont des aspects d'une même idée. I
0057 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0057 verso a Miroir rime avec voir et savoir ! I
0057 verso b Il faut ici lire « avoit fait », comme dans l'édition de 1621. I
0057 verso c Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0058 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0058 verso Il faut ici lire « non seulement ». I
0058 verso a Je ne regretterai la perte de mon cœur et de ma vie que parce qu'ils vous sont agréables. I
0058 verso b Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0059 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0060 recto Ce pronom remplace l'« âme » où il n'y a pas de douceur. I
0060 recto a Léonide est donc « un peu » parente à Ligdamon. Comme elle est aussi alliée par sa mère au Berger Damon (I, 11, 377 verso sic 367 verso), elle réunit gens du château et gens du hameau. I
0060 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0061 verso Confusion due aux pronoms : Clidaman sut que Guyemant n'était pas mieux traité que lui. I
0061 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0062 recto Il faut ici lire « qu'elle », comme dans l'édition de 1607. I
0062 verso Il faut ici lire « la cogneust », comme dans l'édition de 1621. I
0063 recto Il faut ici lire « n'a » en 1607 et en 1621. I
0063 verso « Fléau de Dieu ». D'après Jordanès, un historien wisigoth, c'est un ermite gaulois qui aurait dit cela à Attila lui-même, l'homme que Dieu charge de punir les coupables (Bouvier-Ajam, p. 206-208). I
0063 verso a Grand est, dans Les Epistres morales, l'épithète que d'Urfé utilise le plus souvent pour les hommes qu'il admire. I
0063 verso b D'Urfé se corrige en 1621 en supprimant ce substantif anachronique. I
0064 verso Aristandre soupire plus qu'il ne respire : Amour fait qu'il s'occupe de ses sentiments plus que de sa santé. I
0064 verso a Jamais un frère n'embrassa son frère avec plus d'affection. I
0065 recto Guyemant prononce des phrases particulièrement complexes : Il est plus mouillé de pleurs qu'il n'a été mouillé de sueur, ou que ses armes n'ont été mouillées de sang. I
0065 verso Il faut ici lire « blasphémez », comme dans l'édition de 1607. I
0065 verso a Il s'agit de Sémélé. I
0065 verso b Il faut ici lire « mort », comme dans l'édition de 1607. I
0065 verso c Cette remarque sur l'amour doit choquer le lecteur ; elle indique l'ignorance de Guyemant.
• D'Urfé a supprimé en 1621 une réflexion similaire : Amour est « enfant de l'oysiveté » (1607 seulement, I, 1, 1 verso).
I
0066 recto Il faut ici lire « l'a », comme dans l'édition de 1621. I
0066 recto a Il faut ici lire « le », comme dans l'édition de 1607. I
0067 recto À cause de l'affection qu'éprouvait Aristandre, Silvie doit avoir pitié de sa mort. À cause de sa mort, la nymphe doit croire qu'il l'aimait, elle doit croire son affection. I
0067 verso Il faut ici lire « Je ». Même erreur en 1607 et en 1621. I
0067 verso a Le participe passé s'accorde avec « reproches ». Or ce substantif est masculin dans FuretiÈre et dans l'édition de 1607. Huguet montre que « reproche » pouvait être féminin au XVIe siècle : il est féminin dans l'édition de 1621. I
0068 recto Il faut ici lire « esleuë », comme dans l'édition de 1607. I
0068 recto a « Ne sçais tu que le parfum ne donne jamais plus de senteur que quand il est agité ? » demande d'Urfé dans ses Epistres (I, 6, p. 45). I
0069 recto Cette opposition entre l'amant et le chevalier se trouve également dans des stances que d'Urfé compose en 1605 pour Les Changemens de la Bergere Iris de Jean de Lingendes, « Au Berger Philene ».

  « Oublie ton Amour, ou souffre son ouvrage,
  L'un est de vray Amant, l'autre de genereux,
  Si tu n'es courageux, sois au moins amoureux,
  Et si tu n'es Amant, sois homme de courage ».
I
0070 recto Fontaine, lions et licornes constituent le principal mythe astréen. Leurs nombreuses sources (livresques ou non) ont été habilement détournées de leur sens conventionnel : Honoré d'Urfé recommande à ses lecteurs comme à ses personnages la foi, l'espérance et l'amour (Henein p. 111-146). I
0070 verso L'Histoire de Damon et de Fortune se trouve plus loin, au livre 11. La fontaine, enchantée une seconde fois par une magicienne, a trompé le Berger Damon. Elle sera « favorable » à Clidaman en lui montrant une vérité qui ne lui plaît pas et non un mensonge.
• Le lecteur doit être surpris par le nom de ce Berger qu'il ne connaîtra que beaucoup plus tard.
I
0071 recto La colère est un des sept péchés capitaux. Voici ce qu'en dit FuretiÈre : « C'est une vertu aux hommes de sçavoir arrester les transports de leur colere. C'est la brutalité des animaux qui les fait suivre les mouvements de leur colere ». I
0071 verso En 1607, le pronom est au féminin, il remplace la fontaine ; en 1621, il est au masculin, il remplace l'enchantement. La logique du récit veut que ce soit la fontaine qui devienne inutile (1607), mais la construction de la phrase veut que ce soit l'enchantement (1621). I
0071 verso a « Il y a plus de cachettes en l'ame que de muscles, de tendons, de nerfs, d'arteres, ny de veines au corps », écrit d'Urfé dans Les Epistres (I, 7, p. 54). I
0072 recto Information capitale : il n'est pas raisonnable de chercher dans la fontaine enchantée une confirmation de son malheur. Dans l'Histoire de Damon et de Fortune, la certitude de ne pas être aimé conduit à la mort la fille du magicien ainsi que le Berger Damon. Ligdamon ajoute un peu plus loin qu'il faut plutôt compter sur les yeux et les actions de l'aimé. I
0073 verso Il faut ici lire « serin », comme dans l'édition de 1607.
• La conversation qui suit est amusante parce que, sciemment, le chevalier donne aux mots leur sens métaphorique et les nymphes leur sens concret. Ce malentendu va se répéter et devenir dramatique lorsque, dans le deuxième volume, Astrée lira une lettre de Céladon (Henein, p. 208).
I
0073 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0073 verso b D'Urfé traite ce même sujet beaucoup plus sérieusement dans ses Epistres : « Que s'il n'est pas recevable de dire le froid et le chaud estre en mesme temps, en mesme suject, encor que ces deux qualitez viennent de deux differentes causes, à sçavoir du feu et de l'eau ... » (III, 6, p. 427). I
0075 verso Il faut revenir à ce poème après avoir lu l'Histoire de Ligdamon, (I, 11, 374 verso sic 364 verso) ! I
0075 verso a Le pronom remplace la « monnaie » qui porte la « marque » de la Nymphe qui la donne. I
0076 recto Il faut lire « puits », en 1607 et en 1621. I
0076 recto a Il faut ici lire « aimée », comme dans l'édition de 1607. I
0077 verso D'Urfé porte ici un jugement très sévère sur son héroïne. FuretiÈre définit ainsi outrager: « Dire des injures à quelqu'un, le battre, & l'offenser en sa personne, ou en son honneur ». I
0078 verso Il faut ici lire « qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0079 recto L'image de l'aimant va se développer considérablement plus tard (I, 10, 321 verso). Voir aussi Amour et la note de 162 verso. I
0079 recto a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1621. I
0079 verso En 1607 et en 1621 l'article manque. A. Sancier note que d'Urfé parfois rompt avec l'usage en introduisant un article devant un nom abstrait (p. 72). Ce n'est pas le cas ici, ou encore plus haut (« avec permission », I, 3, 56 recto) et plus bas (« perdre temps », I, 11, 363 verso sic 353 verso). Il arrive même que l'article, présent en 1607, disparaisse en 1621 : « leur donna loisir » (I, 1, 5 recto), « avoir curiosité » (I, 1, 18 verso), « a mesme dessein » (I, 2, 45 recto), « par élection » et « par sort » (I, 3, 56 recto).
• Sur l'absence de l'article, voir Variantes de la deuxième partie.
I
0080 recto Il faut ici lire « compagne », comme dans l'édition de 1607. I
0080 verso Il faut ici lire « ou », comme dans l'édition de 1607. I
0080 verso b Le XVIIe siècle mettait « si fais » là où nout mettons « si fait », oui. I
0081 recto Il faut ici lire « predictions », comme dans l'édition de 1607. I
0081 recto a Nous n'avons entendu aucune de ces prédictions ! I
0081 verso Il faut ici lire « qu'elles », comme dans l'édition de 1607. I
0082 verso Cette description du druide suppose que Galathée ne le connaissait pas. Le romancier ajoute « comme vous sçavez » en 1621 pour rendre la présentation un peu plus vraisemblable. I
0082 verso a En fait, ni Léonide (Histoire de Galathée et Lindamor), ni Silvie (Histoire de Leonide) ne parleront de pitié pour expliquer au druide la conduite de Galathée. I
0083 recto Idée chère à Honoré d'Urfé ; on la retrouve plus loin : Lucine raconte l'aventure de l'accouchée masquée parce qu'on s'est méfié d'elle (I, 4, 111 recto). I
0083 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0084 recto Il faut ici lire « n'y », comme dans l'édition de 1607. I
0086 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0087 recto Lieu de rencontre champêtre et conventionnel.
« Aux villages on plante un orme devant l'Eglise dans le carrefour, d'où sont venuës ces phrases proverbiales. Danser sous l'orme, Juger sous l'orme » (FuretiÈre).
I
0087 recto a L'édition de 1621 corrige : « sans m'en prendre garde ». I
0087 recto b Il faut ici lire « m'a », comme dans l'édition de 1607. I
0087 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0088 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0088 verso L'édition de 1621 corrige en remplaçant les noms des parents de Céladon par ceux des parents d'Astrée. I
0088 verso a Il faut ici lire « puz », comme dans l'édition de 1607. I
0089 recto a Vénus, Junon et Minerve, déesse qui porte son nom grec dans L'Astrée, Pallas. I
0089 recto b Il faut lire ici « Bergers », comme dans l'édition de 1607. I
0089 recto c Épisode fatidique : c'est le premier des trois travestissements du héros et le premier des nombreux travestissements des personnages de L'Astrée.
• Par souci de précision, j'utilise le verbe travestir et ses dérivés plutôt que le verbe déguiser. Ce choix est fondé : « Elle se déguise en homme (ce qu'ils appellent en Italie travestir) », précise Camus (Les Observations historiques, Douai, M. Wyon, 1631, p. 511). Le verbe travestir figure dès 1611 dans le dictionnaire de Cotgrave.
I
0089 recto d Sur le tirage au sort, voir la note 56 recto. I
0089 recto e Ce terrible châtiment - que les trois religions monothéistes connaissent - a une caractéristique essentielle : c'est le seul que Jésus ait rendu inopérant. « Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre » (Jean, 8, 7). Qui jettera la première pierre à Céladon ? I
0089 verso Il faut ici lire « ordonnance », comme dans l'édition de 1607. I
0090 verso L'adjectif est remplacé par un adverbe en 1621. Sur ce type de correction, voir A. Sancier, p. 201. I
0090 verso a Il faut ici lire « puz », comme dans l'édition de 1607. I
0091 recto Il faut ici lire « seuil », comme dans l'édition de 1607. I
0091 recto b Le choix de cet adjectif a une origine savante. D'Urfé écrit dans ses Epistres morales : « Nostre ame qui est ronde, comme dit Platon, ne peut estre remplie de ces triangles des choses du monde » (II, 9, p. 289). I
0091 recto c Le verbe est au singulier, parce que les deux sujets expriment une même idée, le mouvement de la foule. I
0092 recto Il faut lire ici « Berger », comme dans l'édition de 1607. I
0092 recto a Il faut lire ici « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0092 verso Dans Huguet, esloigner signifie s'esloigner de. L'édition de 1621 corrige en remplaçant « esloigner » par « s'esloigner de ». I
0093 recto Il faut lire ici « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0093 verso Il faut lire ici « cet », comme dans l'édition de 1607. Il ne s'agit pas d'une coquille mais d'un archaïsme : Maupas signale qu'on écrit « Cet ou c’est à l’antique orthographe, devant les mots commençans par voyelle ou h muette » (p. 137). I
0094 recto Comme l'édition de 1621 remplace « mon Astre » par « mon Astrée », la suite de la phrase n'a plus de sens. Il faut donc lire ici « mon Astre », comme dans l'édition de 1607. I
0094 verso Cette comparaison entre les deux sacs est une intervention - inattendue - de l'auteur au milieu du récit de la Bergère. Le narration, en fait, s'arrête après l'exclamation pour laisser la place à la mise en scène de la lecture d'une lettre. I
0094 verso a Une ligne manque ici dans l'exemplaire microfilmé par la BnF : « car la froideur des Alpes, qu'il avoit passées par ». I
0094 verso b En 1607, le verbe pouvoir est au passé simple et son sujet est « Alpes ». En 1621, il est au présent et son sujet est « froideur ». Il faut ici le passé simple et le singulier pour respecter la logique et pour mettre en valeur l'antithèse froideur/feu. I
0094 verso c Lindamor, lui, préférera les beautés de Galathée à celles des Franques (I, 11, 362 verso sic 352 verso). I
0095 recto Il faut lire ici « vinsmes » (verbe Venir), comme dans l'édition de 1607 I
0096 recto Elle n'était donc pas dans le secret. I
0097 recto Il faut ici lire « cognoissance », comme dans l'édition de 1607. I
0097 recto a Il faut ici lire « l' », comme dans l'édition de 1607. I
0097 verso Il faut ici lire « bien », comme dans l'édition de 1607. I
0099 recto Cette réflexion rappelle ce poème de Jean de Lingendes qui a inspiré Serge Gainsbourg. En voici la première strophe :

   « Si c'est un crime que l'aymer
   L'on n'en doit justement blasmer
   Que les beautés qui sont en elle,
   La faute en est aux dieux
   Qui la firent si belle :
   Mais non pas à mes yeux » (Lingendes, p. 197).

E.-T. Griffiths, l'éditeur du poète, écrit que cette chanson, accompagnée d'une musique composée par Boisset, a connu un grand succès jusqu'au XIXe siècle (Lingendes, p. XXXIX).
• Ce Boisset est probablement Antoine de Boësset, sieur de Villedieu (1586-1643). Voir ce site (30 septembre 2010).
I
0100 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0100 recto a Il faut ici lire « faite », comme dans l'édition de 1607. I
0102 recto Il faut ici lire « les », comme dans l'édition de 1607. I
0102 recto a Il faut ici lire « me », comme dans l'édition de 1621. I
0102 verso Le verbe est au singulier parce que les trois sujets apparents sont considérés comme un tout, qui est le sujet réel. I
0103 recto Il faut ici lire « doit », comme dans l'édition de 1607. Celui qui me doit, me demande ; la formule revient plus loin (I, 5, 149 verso). FuretiÈre donne ce proverbe : « Qui nous doit nous demande » (Article Devoir) . I
0103 recto a Tutoiement autorisé puisque le Berger s'adresse à la main de sa maîtresse. I
0103 verso Je me trompe, vous vous faites du tort à vous-même, dit Phillis. I
0104 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0105 verso a « Renvoyer » de chez lui serait plus logique. I
0105 verso b Il est surprenant que Bellinde ait des nymphes en Forez puisqu'elle s'est retirée à Evian près de vestales et de druides (I, 6, 159 verso).
Dans l'édition de 1607, la déesse Diane l'avait chargée de « commander aux Nymphes » (I, 6, 159 verso). L'édition de 1621 ne corrige pas cette information.
• D'Urfé cherche peut-être à rappeler un épisode de La Diane de Montemayor : une nymphe a écouté les adieux des Bergers (Livre 2, p. 87).
I
0106 recto « Celles qui s'affectionnent aisement » se croient facilement aimées. D'Urfé fera cette remarque à propos de Stelle aussi (I, 5, 153 recto). I
0106 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0106 recto b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1621. I
0106 verso Il faut ici lire « repliqua », comme dans l'édition de 1607. I
0108 recto « Pardonna tellement » semble étrange, mais FuretiÈre écrit au mot Tellement : « Conjonction qui sert à tirer des conclusions ». I
0108 recto a « Ton malheureux amant aura moins bien de peine,
   À mourir par ta main qu'à vivre avec ta haine »,
dira Rodrigue à Chimène (Corneille, Le Cid, III, 4, vers 961-962).
I
0108 recto b L'adjectif est au masculin en 1607 et en 1621, et sans apostrophe.
Vaugelas écrit : « Qu'il y a certains mots comme consacrez à cette elision, où l'on dit grand' avec l'apostrophe, comme à grand' peine, grand' chere, grand' mere, grand' pité, grand' Messe, la Grand' Chambre, & plusieurs de cette nature » (p. 168).
I
0108 recto c Il faut ici lire « avisées », comme dans l'édition de 1607. I
0108 recto d Astrée est infimiment moins indulgente quand il s'agit d'elle-même et de celui qu'elle aime. Sa clémence vis-à-vis de Lycidas fait ressortir sa sévérité vis-à-vis de Céladon (Henein, p. 367). I
0108 recto e Il faut ici lire « une », comme dans la suite de la phrase et comme dans l'édition de 1607. I
0108 verso La Rochefoucauld prendrait le parti de Phillis : « On pardonne tant que l'on aime » (Maximes, 331). I
0109 recto Cette métaphore vient peut-être d'Érasme (Leushuis, p. 79). Elle semble développer une remarque faite par Plutarque dans son Dialogue sur l’amour : « Les Delphiens n’ont pas tort de donner à Aphrodite le nom d’Harmonie » (23, 769 A). I
0109 verso Il faut ici lire « offerte », comme dans l'édition de 1607. I
0109 verso a Aimer est donc une science. Voir Amour. I
0110 recto Il faut ici lire « la », comme dans l'édition de 1607. I
0110 recto a Il faut ici lire « lui », comme dans l'édition de 1607. I
0110 verso Phrase extêmement longue en 1607 ; coupée à « d'un côté » puis « de l'autre côté » (I, 4, 111 recto) en 1621. I
0111 recto Il faut ici lire « donner », comme dans l'édition de 1607. I
0111 verso Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0112 recto Il faut ici lire « rabroüa », comme dans l'édition de 1607. I
0112 recto a On ne cherche donc pas à protéger l'identité d'Olimpe. Par ailleurs, si on applique ce raisonnement, on note que Lucine devait connaître l'accouchée masquée ou les femmes qui l'accompagnaient ; c'est pour cela qu'elles s'étaient couvert le visage. I
0112 recto b Ce mot souligne le contraste entre la conduite de Lycidas et celle de Céladon (Henein, p. 367). I
0113 recto Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0113 verso Étrange réflexion dans la bouche du héros. Ce sont les inconstants qui, surtout dans les volumes suivants, se plaindront de l'inconstance des femmes (Henein, p. 46). I
0114 recto Un est ici un pronom idéfini, quelqu'un. I
0114 verso Image originale. En général, « Quand le Ciel tonne, c'est un signe qu'il est en couroux » (FuretiÈre). I
0114 verso a Vaugelas condamne la forme aller + participe présent, « si ce n'est qu'il y ait un mouvement visible » (p. 185). Elle est corrigée dans un texte en prose (I, 5, 153 verso). I
0115 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0115 verso Parce que Corèbe et Astrée ont les mêmes initiales qu'Astrée et Céladon. I
0116 recto Les deux négations rendent la phrase illogique. Il faut comprendre que le Berger pouvait difficilement croire que son frère ne voulait pas le tromper. I
0116 recto a Il faut ici lire « n'estoit », comme dans l'édition de 1607. I
0116 verso Et pourtant, puisqu'Alcippe est mort, Céladon pourrait demander la jeune fille en mariage. I
0117 verso Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0118 recto Ce pronom remplace « tromperie ». I
0118 recto a En 1607, Astrée utilise le pronom « la » pour remplacer « obligée ». Vaugelas explique : « C'est une faute que font presque toutes les femmes, et de Paris et de la Cour » (p. 27). En 1621, le pronom masculin prend la place du « la ».
• Voir 52 recto a et 198 verso.
• Mme Ayres-Bennett relève un autre usage de ce « la » chez d'Urfé (p. 160), mais elle renvoie à un texte de 1627 et à l'édition de Vaganay (saisie par Frantext / ARTFL).
I
0118 recto b La virgule doit suivre « c'est ». I
0118 verso Seulement. Je n'ai pas trouvé dans les dictionnaires d'autres exemples de cet emploi adverbial de « le seul ». I
0118 verso a « Serait bien fou celui qui, ne voulant pas trouver une chose, la chercherait ! » écrit l'Arioste dans le Roland furieux (Henein, p. 133). I
0119 recto L'emploi de l'adjectif possessif avant le nom propre indique l'émotion d'Astrée et rend les discours de Céladon plus choquants. I
0119 verso Ni Aminthe, ni Astrée ne comprennent « l'intention de [...] discours » à double sens ! (Henein, p. 368-370). Une malédiction veut que les discours de Céladon soient mal compris ... Ce sera aussi le cas dans la deuxième partie (II, 8, 531 par exemple). I
0119 verso a Il s'agit de l'interprétation que donne la Bergère aux gestes qu'elle voit. FuretiÈre propose une expression intéressante : « Souspirs, devoirs, petits soins, en amour tout est langage » (Article Langage). I
0120 recto Il faut ici lire « elles », comme dans l'édition de 1621. I
0121 recto Il faut ici lire « puz », comme dans l'édition de 1607. I
0122 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0122 verso b Le pronom « lui » renvoie à Céladon. I
0123 recto La Bergère a conservé son amant à tout prix : elle lui a même pardonné son infidélité. I
0123 verso a Il faut ici lire « l'avoit », comme dans l'édition de 1607. I
0123 verso b Il faut ici lire « dormy », comme dans l'édition de 1607. I
0123 verso c Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0123 verso d Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0124 recto Il faut ici lire « lasse », comme dans l'édition de 1607. I
0124 recto a Léonide reconnaît vite la voix de Polémas ... mais le romancier laisse durer le suspense pour le lecteur. I
0124 verso a Cette fois le lecteur apprend un nom que Léonide elle-même ne connaît pas encore. I
0125 recto Il faut ici lire « j'ouïs », comme dans l'édition de 1607. I
0125 verso « Parmy » est ici un adverbe ; cet usage archaïque est dans Huguet, non dans Furetière. I
0126 recto Il faut ici lire « l'autel », comme dans l'édition de 1607. I
0126 recto a Il était impossible de voir à travers. I
0126 recto b « Le meilleur guy est celuy de chesne. On en trouve aussi sur le hestre, l'yeuse & le chasteignier » FuretiÈre. I
0126 recto c Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0126 recto d Climanthe et Adamas, le faux druide et le vrai, décrivent des peintures. Climanthe et Mandrague, le faux magicien et la vraie magicienne, sont des peintres qui utilisent leur art pour tromper ; ce faisant, ils secondent le romancier (Henein, pp. 455-467). I
0127 recto Mais Silvie ignore encore le nom de cette divinité dont elle parle d'ailleurs au masculin ! I
0127 recto a Il faut ici lire « qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0127 recto b Il faut ici lire « lavez », comme dans l'édition de 1607. I
0127 verso Il faut ici lire « ces », comme dans l'édition de 1607, mais le nombre de lignes laisse perplexe. I
0127 verso a Il fut ici lire « pris », comme dans l'édition de 1607. I
0127 verso b Climanthe utilise le vocabulaire de la chiromancie que l'on trouve dans les dictionnaires de l'époque. I
0128 recto Le dessein de Léonide est alors de soutenir Lindamor au détriment de Polémas à qui elle cherche à « nuire encor d'avantage » (I, 9, 275 recto). I
0129 recto Il faut ici lire « ces », comme dans l'édition de 1607. I
0129 verso Il faut ici lire « on », comme dans l'édition de 1607. I
0130 recto La profession de chevalier. I
0130 recto a D'Urfé a supprimé « l'aile » mais gardé le verbe « élever ». L'image semble plus abstraite sans la métonymie. I
0130 verso Léonide serait donc blonde. I
0131 recto Une flamme. I
0131 verso Il faut ici lire « qui me rappelle », comme dans l'édition de 1607. I
0131 verso a Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0132 recto Expression qui montre combien le faux druide désire tromper ! Il peut faire semblant de prier, mais il doit se mettre réellement à terre. I
0132 recto a Il faut ici lire « et », comme dans l'édition de 1607. I
0132 recto b Climanthe va maintenant enchaîner dix subordonnées dans une longue phrase qui illustre fort bien la complexité de ses exploits. I
0133 recto Le faux druide se permet donc de toucher le corps de la nymphe ! I
0133 recto a « Le Prince des Francs » est Childéric.
Clidaman va effectivement participer à trois batailles dans la suite du roman. D'Urfé s'amuse : toutes les prédictions du faux druide vont se réaliser.
I
0133 recto b Il faut ici lire « par », comme dans l'édition de 1607. La Nymphe ne pourrait pas désirer plus de bonheur. I
0133 recto c Il faut ici lire « qu'elle », comme dans l'édition de 1621. I
0133 verso Galathée ne tiendra pas cette promesse. I
0133 verso a Il faut ici lire « ni », comme dans l'édition de 1607. Cette coquille est extrêmement fréquente. I
0133 verso b Il faut ici lire « l'a », comme dans l'édition de 1607. I
0133 verso c L'apostrophe est déplacée dans la bouche d'un druide. En 1621, d'Urfé la remplace par « Ma fille », et ajoute une explication : « car l'office auquel les Dieux m'ont appellé me permet de vous nommer ainsi ». Mais Adamas ne parle pas ainsi à Galathée. I
0133 verso d « Le » est inutile. Il faut le supprimer et revenir à l'édition de 1607. I
0134 recto Erreur de foliotation en 1607. On passe de 134 verso à 234 verso. I
0134 recto a Ce sont les Bacchantes qui courent emplies de la fureur de leur dieu, Bacchus. La confusion avec les Bacchanales, en 1607 et en 1621, est peut-être le signe d'un lapsus calami. I
0134 recto b Il faut ici lire « hurlant », comme dans l'édition de 1607. I
0134 recto c Il faut ici lire « de qui », comme dans l'édition de 1607. I
0134 verso Il faut ici lire « qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0134 verso a Comme « celui » remplace « destin », il faut ici lire « auquel » comme dans l'édition de 1607. I
0135 verso Il faut ici lire « si », comme dans l'édition de 1607. I
0135 verso a Il faut ici lire « de sorte que », comme dans l'édition de 1607. I
0135 verso b Il faut ici lire « pussent » (verbe Pouvoir), comme dans l'édition de 1607. I
0135 verso c La collaboration active de Polémas souligne sa responsabilté I
0136 recto Climanthe, évidemment, ne s'est pas vraiment perdu. Il s'égare métaphoriquement. I
0136 recto a Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0136 recto b Il faut ici lire « ni », comme dans l'édition de 1607. I
0136 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0137 recto Il faut ici lire « m'en », comme dans l'édition de 1607. I
0137 recto a Ce sacrifice est décrit avec un grand luxe de détails. D'Urfé s'amuse en confiant à un imposteur la toute première cérémonie religieuse du roman. Sur les sources de la liturgie astréenne, voir Gaume, p. 25-30. I
0137 recto b Il faut ici lire « respandant », comme dans l'édition de 1621. I
0137 recto c Il faut ici lire « et », comme dans l'édition de 1607. I
0137 verso Montrer le lieu est donc plus efficace que le décrire.
C'est une opinion que le romancier partage avec son personnage, puisqu'il écrit dans sa préface : « Je ne represente rien à l'œil, mais à l'ouye seulement, qui n'est pas un sens qui touche si vivement l’ame » (L'Autheur à la Bergere Astrée).
I
0138 recto Le pronom et la métaphore peuvent s'appliquer aussi bien à Polémas qu'à Céladon. D'Urfé s'amuse et engage ses lecteurs à comprendre les parallèles qu'il multiplie : le faux druide est l'agent du romancier (Henein, p. 84-85). I
0140 recto Précieuse indication ! L'intrigue principale a donc commencé quinze jours avant avec la noyade de Céladon. I
0140 recto a Polémas était-il « seul » ou accompagné de ce Climanthe qui vient de dire « nous y fusmes » ? Comme Silvandre n'a vu que le chevalier « tout seul » (I, 1, 19 recto), l'acolyte semble doté d'une dangereuse transparence. I
0140 verso Il faut ici lire « Feurs », comme dans l'édition de 1607. I
0140 verso a Le sacrifice que fait le vrai druide n'est pas décrit, le lecteur n'est donc pas en mesure de juger le sacrifice du faux druide (I, 5, 137 recto).
L'entrée d'Adamas dans le roman suit de très près la sortie du faux druide. Léonide sert de trait d'union entre les deux hommes.
I
0140 verso b Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0141 verso Remarque répétée plus loin (I, 6, 162 recto). Dans les deux cas, c'est un reproche fait à une femme volage. Le chasseur, écrit d'Urfé dans ses Epistres morales, « desdaigne la proye prise, et ne désire que celle qui fuit » (I, 2, p. 9). « Rien ne nous plaît que le combat, mais non pas la victoire », dira Pascal (135). I
0141 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0141 verso b Il faut ici lire « affectionniez », comme dans l'édition de 1607, parce que Corilas parle du passé non du présent. I
0142 recto Une version de ce dialogue figure à la suite du Sireine parmi les « Autres poesies de Messire Honoré d'Urfé » en 1618.
• Jesus Cascon Marcos, l'éditeur du Sireine, écrit que 14 poèmes se retrouvent dans la première partie de L'Astrée, mais que ce dialogue versifié rappelle les échanges de Daphnide et Alcidon dans la troisième partie (p. 213). En fait, ce recueil de poèmes renferme des vers qui apparaissent dans la première partie, comme le prouve M.-G. Lallemand, aussi bien que des vers qui figurent dans la troisième partie (p. 303).
• Amateur de renversements, d'Urfé donne à Corilas la situation et les quatrains de la Diane de Montemayor, et à Stelle la situation et les distiques de son amant, Sireine :

Dialogue de Sireine et Diane

SIREINE
Vous verra t'on jamais changer,
Puis que vous estes si legere ?
DIANE
Sireine n'est pas mon Berger,
Ny Diane vostre Bergere :
Le destin qui commande à tous
Ne nous fit pas naistre pour vous.
SIREINE
Jamais le destin n'accusez
D'une chose si volontaire.
DIANE
Vous aussi ne vous abusez
De rien obtenir au contraire :
Car soit destin, soit volonté
En fin le sort en est jetté.
SIREINE
Vueillez ou ne me vueillez poinct,
Me donnant à vous je suis vostre.
DIANE
Si nostre vouloir ne s'y joinct
Ce qu'on nous donne n'est pas nostre,
Et je refuse franchement
De vous recevoir pour amant.
SIREINE
Recevez-moy pour serviteur,
Si vostre amant je ne puis estre.
DIANE
Non, non, je ne vous veux, Pasteur,
Ny pour serviteur, ny pour maistre :
Et si vous voulez vostre bien,
De moy n’esperez jamais rien.
SIREINE
Quoy que fasse vostre rigueur,
Mon feu sera tousjours extreme.
DIANE
C'est bien avoir faute de cœur
D'aymer si fort qui ne vous ayme :
Car un bon cœur devroit chasser
Par le mespris un tel penser.
SIREINE
Mais pourquoy ne se changera
En fin ce farouche courage ?
DIANE
S'il peut changer, ce ne sera
Que pour vostre desavantage :
Mais que je vous ayme, Berger,
Vous n'y devez jamais songer
(Le Sireine, pp. 212-215)

I
0143 verso La formule revient (I, 4, 103 recto). FuretiÈre donne ce proverbe : « Qui nous doit nous demande » (Article Devoir).
D'Urfé apprécie ce genre de sentences que FuretiÈre définit ainsi : « façons de parler triviales & communes qui sont en la bouche de toutes sortes de personnes » (Article Proverbe).
I
0144 recto Le druide ne fréquentait donc pas les Bergers auparavant. I
0144 recto a Adamas semble condamner l'insolence du Berger. I
0145 recto Il faut ici lire « contraignit », comme dans l'édition de 1621. I
0145 verso Il faut ici lire « desdisez », comme dans l'édition de 1607. I
0145 verso a D'Urfé rattache les histoires de Bergers entre elles. I
0145 verso b Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0145 verso c Le romancier ne nous dit pas où se trouve Clindor, père d'Aminthe, fils de Cléante, et ami d'Alcippe. La disparition de ce personnage a pour effet qu'on s'interroge sur les efforts faits par Alcippe pour le sortir de prison (I, 2, 42 verso). I
0146 recto Assigner signifie « Prendre jour & heure, c'est convenir du temps pour terminer quelque affaire » (FuretiÈre). Ajouter assigné à prendre jour donne plus d'importance encore à l'entente. I
0146 recto a D'Urfé vise-t-il les Précieuses ? On lit dans l'Histoire d'Eulalie :
« Je ne laisse pas d'avoir une horreur inconcevable pour le mariage ; et qu'ainsi je separe ce que je suis de ce que je pourrois estre, la condition de mariée de celle de fille, et qu'enfin je crois pouvoir justement distinguer par ces deux mots d'esclavage et de liberté. Car enfin, et c'est où je veux en venir, y a-t- il une tyrannie au monde plus cruelle, plus severe, plus insupportable que celle de ces fers qui durent jusqu'au tombeau ? » (Pure, I, p. 281).
I
0146 recto b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607 I
0146 verso Les images de ce sonnet conviendraient mieux à un chevalier qu'à un Berger. I
0147 recto Cette « assemblée » réunit les personnages des divers récits intercalés. Olimpe et Lupéandre figurent dans l'Histoire d'Astrée et Phillis. I
0148 recto Il faut ici lire « sur », comme dans l'édition de 1607. « Sus » est une forme archaïque. I
0148 recto a Moins il y a de raison, plus il y a de paroles ... I
0148 verso Et pourtant, avant de réciter un sonnet, Corilas avait dit que Lysis le lui avait donné « depuis, lors que nous fusmes amis » (I, 5, 146 verso). I
0148 verso a Il faut ici lire « propos », comme dans l'édition de 1607. I
0148 verso b Cette image, un mensonge dans la bouche de Stelle, est reprise par Silvandre (I, 8, 235 recto). Mais quand un vêtement s'use on le remplace, note Hylas (I, 7, 215 verso).
• La métaphore est bien moins noble dans Oudin : « Il m'en souvient aussi peu que de ma premiere chemise, i. il ne m'en souvient point, vulg. ».
I
0148 verso c Il faut ici lire « me », comme dans l'édition de 1621. I
0149 recto Il faut ici lire « rembarquer », comme dans l'édition de 1607. I
0149 recto a Les guillemets qui, en 1621, suivent le verbe « desirer » n'indiquent pas la présence d'une maxime. Ils doivent se trouver plus haut, après « de quoi », comme dans l'édition de 1607. I
0149 verso Qui me doit me demande, dit d'Urfé plus haut (I, 4, 103 recto). I
0150 recto Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0150 verso Il faut ici lire « peûst », comme dans l'édition de 1607. I
0151 recto « Même accompagne aussi les substantifs qui désignent quelques qualités, pour exprimer qu'elles sont au plus haut degré dans la personne dont on parle » (LittrÉ). I
0151 verso Il faut ici lire « peu prudent », comme dans l'édition de 1607. I
0151 verso a Probablement qu'il faut ici lire « la preste », comme dans l'édition de 1607. I
0152 verso Cette lettre, faite d'une seule phrase en 1607 et de deux phrases en 1621, est un modèle de style ampoulé. Il faut l'opposer au style des lettres d'Astrée par exemple (I, 3, 49 recto). I
0153 recto « Celles qui s'affectionnent aisement » se croient facilement aimées. D'Urfé a fait cette remarque à propos d'Olimpe aussi (I, 4, 106 recto). I
0153 recto a Il faut ici lire « et », comme dans l'édition de 1607. I
0153 recto b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0153 verso Il faut ici lire « tout à coup », comme dans l'édition de 1607. I
0153 verso a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0154 recto Les noces fort simples des gens du hameau sont à opposer aux somptueuses noces aristocratiques de Ligdamon (I, 11, 372 recto sic 362 recto) et aux noces plus élaborées de Cloris (I, 8, 257 recto). Les trois cérémonies se terminent par un drame. C'est une caractéristique des dénouements de la première partie (Henein, p. 21-22). I
0154 recto a Recevoir les félicitations. I
0154 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0154 verso a Scène sensuelle qui illustre la portée des afféteries. Stelle se moque de Lysis et le manipule comme elle veut. I
0154 verso b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0155 recto L'aventure ne se déroule donc probablement pas en été. Le feu est nécessaire pour l'action qui va suivre. I
0155 verso Je peux nommer cette séparation mon bien, dit le Berger. I
0156 recto L'adage vient de l'Évangile: « Celui qui prend l’épée périra par l’épée » (Matthieu, 26, 51-52) I
0157 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0157 verso Le cœur humain est pourtant plein de cachettes, explique d'Urfé dans ses Epistres morales (I, 7, p. 54). I
0157 verso a Il faut ici lire « elles », comme dans l'édition de 1607. I
0158 recto Cette conception de l'amour est celle d'Honoré d'Urfé lui-même, moraliste optimiste. I
0158 verso « Le paisible habit de Bergers » ne préserve donc pas des chicanes. Sur les aléas des procès aux yeux d'Honoré d'Urfé, voir Henein, p. 31-41. I
0158 verso a En 1607, les Bergers se mettent sous l'égide d'Hymen, dieu païen du mariage ; en 1621, ils se retrouvent sous l'égide de Belenus, équivalent celte d'Apollon, dieu de la connaissance. Ce choix peut être ironique : le pseudo-mariage qui suit cette entente repose sur mensonge et travestissement. I
0158 verso a Il faut ici lire « ni », comme dans l'édition de 1607. I
0159 recto Recoupement à faire entre ce récit d'enlèvement d'enfant (livre 6) et celui que fera Silvandre (I, 8, 226 verso) puisque les deux narrations ont le même auditoire.
• Il est étrange que ni les Bergères ni Léonide ne se demandent si Silvandre est le frère de Diane. Le liseur de romans, lui, voit une menace d'inceste.
I
0159 recto a Il faut ici lire « ceste », comme dans l'édition de 1621. I
0159 recto b Et pourtant d'Urfé a écrit qu'au moment de l'accord, Phormion et sa femme n'avaient pas d'enfants « n'y ayant pas long temps qu'ils estoient mariez » (I, 6, 158 verso). I
0159 recto c C'est le personnage que Céladon appellera Diamis (I, 10, 326 verso). I
0159 recto d En 1609, l'adjectif est au masculin pluriel : Filidas passe pour un homme. En 1621, l'adjectif est au féminin pluriel : Filidas est traité comme une femme. I
0159 verso En 1607, l'oracle vient de la déesse Diane. Honoré d'Urfé aurait pu lui adjoindre la Galathée mythique dans les éditions suivantes. Il supprime plutôt toute référence à des divinités en 1621.
• Faut-il penser à Jeanne de Chantal quittant ses enfants et s'installant à Annecy pour fonder l'ordre de la Visitation sous l'égide de François de Sales ? La fiction a précédé la réalité ! La décision de Jeanne de Chantal date de 1610. L'histoire de Bellinde, parue en 1607 (et peut-être avant), a des sources livresques (Henein, p. 166).
I
0159 verso a Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0160 recto Il faut ici lire « père », comme dans l'édition de 1621. I
0160 recto a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0160 recto b Phormion est-il puni par où il a péché ? Le catarrhe affecte la gorge, sa première conséquence ici est d'empêcher le malade de parler. Or Phormion a trompé Diane et son entourage en commençant par faire « courre le bruit » qu'il avait eu un fils (I, 6, 159 recto). I
0161 recto Il faut ici lire « pûs », comme dans l'édition de 1607. I
0161 verso Le pronom remplace « peine ». Daphnis, capable de deviner l'avenir et d'agir sur le présent, est l'un des personnages les plus surprenants du roman (Henein, p. 287-289). I
0162 recto Remarque déjà faite par Corilas reprochant à Stelle sa légèreté (I, 5, 141 verso). Le chasseur, écrit d'Urfé dans Les Epistres morales, « desdaigne la proye prise, et ne désire que celle qui fuit » (I, 2, p. 9). « Rien ne nous plaît que le combat, mais non pas la victoire », dira Pascal (135). I
0162 verso Cette image va se développer considérablement plus tard (I, 10, 321 verso).
• Le mythe des aimants peut devoir son orgine à l'androgyne de Platon (M. Gaume, p. 470-472).
• Les emblèmes ont vulgarisé l'image du cœur attiré par un aimant. On peut voir cette image à la page 5 dans un texte numérisé par Gallica (30 septemvre 2010), les Emblèmes Ou Devises Chrestiennes Composées par Damoiselle Georgette de Montenay, Lyon, Jean Marcorelle, 1571. 2e éd. (seule connue). Première édition 1556.
• Dans ses Epistres morales déjà, Honoré d'Urfé recourt à l'allégorie de l'aimant pour expliquer la naissance de l'amour (II, 4, p. 241). Dans Le Sireine, la lèvre de l'héroïne est « l'Aimant du baiser » (p. 173).
• « L'aymant de vos perfections, et de vos faveurs », dit Léonide à Galathée, en parlant du pouvoir de la nymphe sur Céladon (I, 4, 79 recto) ... ce qui prouve que les aimants ne sont pas tout-puissants !
I
0162 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0163 recto La Bergère cite Platon en s'amusant, et semble parodier d'Urfé !
« Que si l'amant, comme dit Platon, se transforme en la chose aymée, qui peut estre taxé de se changer trop en Dieu ? » (Epistres, II, 4, 241).
I
0163 verso Aimer Diane est audacieux. Silvandre aussi va le dire dans un poème (I, 8, 222 verso). I
0163 verso a Le neuf est un chiffre significatif : « Il exprime la fin d'un cycle, l'achèvement d'une course, la fermeture de la boucle » (Chevalier, Article Neuf). I
0163 verso b D'Urfé réfléchit sur la destinée dans ses Epistres : « L'homme ne va vivant que comme allant à la mort [...] C'est une sentence prononcee par toutes les Destinees ensemble, dés le commencement de la vie des choses » (I, 3, p. 116-117). I
0164 recto Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0164 verso « Il » remplace Filandre dans la première moitié de la phrase seulement. I
0164 verso a À partir de « qu'étant de retour » le sujet des verbes est Amidor. I
0164 verso b Il faut ici lire « l'envoyerent », comme dans l'édition de 1607. I
0165 recto Il s'agit d'Apollon, le dieu qui tua un serpent. Filandre se compare à un dieu protecteur de poètes et frère d'une Diane. C'est le dieu Amour qui parle au Berger. I
0165 recto a Il faut ici lire « paissoient », comme dans l'édition de 1607. I
0165 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0165 verso a Encore que : Il aime la nymphe bien qu'elle soit insensible. I
0165 verso b Il faut ici lire « pûs », ou « pût » comme dans l'édition de 1607. I
0166 recto Optimisme du romancier ? Comme Filandre, les Bergers qui pleurent finissent par s'endormir. C'est le cas d'Astrée (I, 1, 20 recto), de Céladon (I, 2, 21 verso et I, 12, 405 verso), de Lycidas (I, 7, 221 recto) et de Celion (I, 10, 358 recto sic 348 recto).
• En revanche, Galathée passe la nuit sans dormir quand elle apprend la mort de Lindamor (I, 9, 298 verso), et nous ne saurons pas si Silvie trouve le sommeil après avoir appris la mort de Ligdamon (I, 11, 375 recto sic 365 recto).
I
0167 recto « Le pecheur qui a failli a le remede de la penitence », dit plutôt FuretiÈre. I
0167 recto a Il est étrange que Diane ne considère pas son mariage comme une raison de « bannir » le jeune homme qui lui parle d'amour. I
0167 verso Le feu allumé par Diane. I
0167 verso a Il faut ici lire « que », comme dans l'édition de 1607. I
0168 recto Filandre est le sujet du premier participe et Callirée du second. Construction fautive ! « Au College on marque trois points pour un solecisme » (FuretiÈre). I
0168 verso Il faut ici lire « pû », comme dans l'édition de 1607. I
0169 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0169 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0169 recto b Il faut ici ajouter les mots et le point d'interrogation qui se trouvent dans l'édition de 1607. I
0169 verso Il s'agit de Cloris. Cette Bergère sera nommée plus loin par Hylas (I, 8, 256 recto). I
0169 verso a « Traiter un mariage », parce qu'un mariage, alliance de familles, est une affaire qui se discute. FuretiÈre écrit : « C'est luy qui a negotié cette intrigue, ce mariage » (Article Négocier). Voir L. Plazenet. I
0170 recto Il faut ici lire « fissent » , comme dans l'édition de 1607. I
0170 verso Le « d'elle » ajouté en 1621 n'a pas de sens. I
0171 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0171 verso a La « courtoisie » de l'édition de 1607 me semble plus opportune. I
0172 recto Il faut ici lire « recevois », comme dans l'édition de 1607. I
0172 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0172 verso a Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0173 recto Cette parenthèse ouverte en 1621 n'a pas de raison d'être. I
0173 recto a Il faut ici lire « qu'il luy », comme dans l'édition de 1607. I
0173 recto b Parce que Diane accepte la feinte comme vérité, la fausse Callirée peut parler librement. I
0173 recto c Il faut ici lire « seules », comme dans l'édition de 1607. I
0173 verso La déesse Diane est une personnification de la lune. I
0173 verso a « De façon » remplace « de sorte » mais ne rend pas la phrase plus claire. I
0174 recto Il faut ici lire « te le », comme dans l'édition de 1607. I
0174 recto a Il faut ici lire « Callirée », comme dans l'édition de 1607. I
0174 recto b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0174 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0174 verso a Il faut ici lire « possible », comme dans l'édition de 1607. I
0174 verso b Il faut ici lire « pû », comme dans l'édition de 1607. I
0174 verso c Il faut ici lire « qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0174 verso d Cette parenthèse fermée n'a pas été ouverte. I
0175 recto Il faut ici lire « racontez », comme dans l'édition de 1621. I
0175 recto a Il faut ici lire « qu'elle », comme dans l'édition de 1607. I
0176 verso Diane aussi compare l'amour à la musique (I, 4, 109 recto). I
0177 verso Il faut ici lire « jouïr », comme dans l'édition de 1607. I
0178 recto Il faut ici lire « Me », comme dans l'édition de 1607. I
0178 verso Il faut ici lire « saurait », comme dans l'édition de 1607. I
0179 recto Il faut ici lire « refusez », comme dans l'édition de 1607. I
0179 recto a Faut-il lire « Berger », comme dans l'édition de 1607 ? Il s'agit d'un Berger habillé en Bergère qui parle en Berger ... I
0179 recto b Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0179 verso Moins il y a de vérité, plus il y a de paroles ... I
0179 verso a Il est curieux qu'une Bergère du Furan se considère comme étrangère. I
0179 verso b Les dieux punissent le parjure, mais non les faux serments d'un amant. Si la feinte Callirée n'est pas un amant (comme le pense Diane), les dieux la puniront si elle ment. Si les dieux ne la punissent pas, c'est parce qu'elle est un amant, et un amant qui ne ment pas. Syllogisme astucieux ! I
0179 verso c Il faut ici lire « veuille », comme dans l'édition de 1607. I
0179 verso d Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0180 recto Il faut ici lire « les », comme dans l'édition de 1607. I
0180 recto a Adamas dira à Léonide : « Tout Amour est pour le desir de chose qui deffaut, le desir estant assouvy, n'est plus desir, n'y ayant plus de desir, il n'y a plus d'Amour » (I, 9, 273 verso). Céladon dira à Tircis : « L'Amour n'est autre chose que desir, la mort, qui à ce que vous dittes, vous oste toute esperance, vous doit par consequent oster tout le desir, et le desir mourant, il traisne l'Amour dans un même cercueil » (I, 12, 402 verso). I
0180 verso Il faut ici lire « ç'a », comme dans l'édition de 1607. I
0181 recto a Il faut ici lire « l'on », comme dans l'édition de 1607. I
0181 recto b Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0181 verso Il faut ici lire « avoir », comme dans l'édition de 1607. I
0182 recto Il faut ici lire « possible », comme dans l'édition de 1607. I
0182 recto a Je jurerais. « Faire » est ici mis pour jurer. I
0182 recto b Dans l'édition de 1621, une ligne manque. Ces mots, « point aimée de moy, et que je luy en laisse », viennent de l'édition de 1624, f° 175 recto. I
0182 verso Il faut ici lire « ny », comme dans l'édition de 1607. I
0182 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0183 recto Il faut ici lire « pûs » ou « pût » comme dans l'édition de 1607. I
0183 verso  Il faut ici lire « pû », comme dans l'édition de 1607. I
0184 verso Lindamor aura une réaction similaire (I, 9, 300 verso).
• C'est son épée que Rodrigue offrira à Chimène pour qu'elle le punisse (Corneille, Le Cid, III, 4).
I
0185 recto Il s'agit de Cloris, Bergère que Hylas présentera sous un angle très différent (I, 8, 256 recto). I
0185 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0185 verso a Il faut ici lire « le », comme dans l'édition de 1607. I
0186 recto Mme de La Fayette fera une remarque similaire : « Si elle n'eût point été dans l'obscurité, elle eût eu peine à cacher son trouble et son étonnement » (La Princesse de Clèves, troisième partie. Le Livre de Poche, 1958, p. 137). I
0186 recto a Il faut ici lire « pûst», comme dans l'édition de 1607. I
0186 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0186 verso a Le déplaisir puis le contentement de Filandre montrent à Diane qu'elle est aimée. I
0186 verso b Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0186 verso c Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0186 verso d C'est le pronom « elle » qui désigne Filidas en 1607.
• Ce choix me semble le meilleur, parce que c'est le pronom utilisé le plus souvent dans la suite de l'épisode pour désigner ce personnage (« elles se promenaient, elle luy parla, dit-elle, elle vouloit dire, elle lui fit entendre »).
• Comme Callirée est toujours désignée par « elle », les pronoms, identité grammaticale, se conforment à la vérité et non aux apparences faussées par le travestissement. Le romancier interpelle le lecteur grâce aux pronoms qu'il choisit.
I
0187 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0187 recto a Filidas est désignée par « le » en 1607 mais par « la » en 1621. I
0187 recto b Il faut ici lire « baiser », comme dans l'édition de 1607. I
0187 recto c Filidas est désignée par « le » en 1607 mais par « la » en 1621. Le pronom de 1621 est préférable, parce qu'il convient mieux à la logique du récit que fait alors Filidas : son père la fait élever en homme bien qu'elle soit fille ... I
0187 recto d Filidas est désignée par « il » en 1607 mais par « elle » en 1621. Ici aussi le pronom de 1621 est préférable, parce qu'il convient mieux au récit que fait alors Filidas : son père la fait élever en homme bien qu'elle soit fille ... I
0187 verso Filidas est désignée par « il » en 1607 mais par « elle » en 1621. Encore une fois, la correction de 1621 est préférable, parce que, dans cette même phrase, Filidas a droit ensuite au pronom « elle » (« elle asseuroit »). I
0187 verso a Il faut ici lire « les », comme dans l'édition de 1607. I
0187 verso b Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0188 recto Il faut ici lire « offroit », comme dans l'édition de 1607. I
0188 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0188 verso Il faut ici lire « plust », comme dans l'édition de 1607. I
0189 recto Il faut ici lire « le », comme dans l'édition de 1607. I
0189 recto a Il faut ici lire « esgard », comme dans l'édition de 1607. I
0189 verso Le Chevalier barbare est le sujet de « estoit chargé » alors que Filandre est le sujet de « atteignit » et « cria ». I
0190 recto Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0190 verso Il faut ici lire « falloit », comme dans l'édition de 1607. I
0190 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0191 verso Il faut ici lire « quelque lieu qu'il luy faille aller », comme dans l'édition de 1621. I
0193 verso Se battre pour maintenir la beauté de la dame qu'on aime est une prouesse courante dans les romans de chevalerie. Dans le 7e volume des Amadis par exemple, un chevalier, pendant quatre mois, défend la beauté de sa maîtresse devant un pont (éd. 1546, f° 72 recto).
• Il est évidemment ironique que le Chevalier barbare soit séduit par une autre femme, et qu'il meure vaincu par un Berger.
• D'Urfé s'amuse encore, plus loin, en imaginant que Clidaman organise un tournoi pour soutenir la beauté de Silvie (I, 9, 269 recto). Nous ignorerons toujours et le nom des rivaux et l'issue du combat.
• En revanche, en tuant Filandre, le romancier rend tragique l'issue d'un combat entre un Berger armé d'une fronde et un géant, entre le David et le Goliath (Samuel 1, XVII, 3-51) de la pastorale. On peut voir dans ce site (30 septembre 2010) les trois « David et Goliath » du Caravage, peints entre 1598 et 1610.
I
0195 verso Il faut ici lire « avoir », comme dans l'édition de 1607. I
0195 verso a Il faut ici lire « n'y », comme dans l'édition de 1607. I
0196 recto Silvandre parle en disciple de Platon. Il résume ici une des conclusions du mythe d'Epiméthée et Prométhée. Epiméthée a donné aux animaux des qualités que l'homme n'a pas. Prométhée apporte des cieux le feu de l'esprit : « À cause de son affinité avec les dieux, [l'homme] crut à leur existence » (Protagoras, 320 c-322 d). I
0196 recto a Il faut ici lire « n'y », comme dans l'édition de 1607. I
0196 verso a Il faut probablement lire « Berger », comme dans l'édition de 1607.
• L'argument de Silvandre est spécieux : « Les Dieux auroient une grande mescognoissance », dit-il, si Léonide et lui avaient des mérites égaux mais des conditions différentes. Mérites et conditions sociales ne sont pas du tout reliés dans L'Astrée.
I
0196 verso b Il faut ici lire « Bergeres », comme dans l'édition de 1607. I
0196 verso c Il faut ici lire « jouez », comme dans l'édition de 1607. I
0198 verso Diane dit je la serai en 1607, mais je le serai en 1621. Le pronom remplace « juge partial ».
Vaugelas écrit que « toutes les femmes, aux lieux où l'on parle bien, disent la et non pas le » (p. 28). Il le regrette, car le pronom ne remplace pas une personne mais une chose, et plus exactement cela ; il doit donc rester neutre quel que soit le sexe du locuteur.
•Voir aussi 52 recto a et 118 recto
I
0199 verso Au livre 8. D'Urfé ne cherche nullement à cultiver le « suspense ». I
0200 recto Ces jeunes gens viennent en fait d'ailleurs ; certains sont Bergers, d'autres sont déguisés en Berger. Le costume des Bergers du Lignon semble donc avoir des caractéristiques inimitables. Léonide cependant ne voit pas ces caractéristiques, et d'Urfé ne les décrit pas. Le lecteur, en somme, doit faire un acte de foi. I
0200 verso Hylas n'a pas tort de se comparer à une « âme barbare » ! Un barbare est un « Estranger qui est d'un pays fort éloigné, sauvage, mal poli, cruel, & qui a des moeurs forts differentes des nostres » (FuretiÈre). I
0202 verso L'amour de Tircis fait partie intégrante de l'âme de Laonice. I
0202 verso a Il faut lire ici « Laonice » comme en 1621. I
0203 recto Il faut ici lire « lui », comme dans l'édition de 1607. I
0203 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0203 verso a Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0204 recto Il faut ici lire « nasquit », comme dans l'édition de 1607. I
0204 recto a Il faut ici lire « bastit », verbe Bâtir, comme dans l'édition de 1607. I
0205 recto L'indulgence du romancier pour certaines ruses apparaît dans l'étonnant choix des adjectifs qualificatifs : Ruse « vraiment assez bonne » (I, 1, 2 recto), « assez bonne » (I, 2, 39 verso), « pas mauvaise » (I, 7, 205 recto). I
0205 verso Il faut ici lire « une », comme dans l'édition de 1607. I
0205 verso a Il faut ici lire « pouvoy », comme dans l'édition de 1621. I
0206 recto Maxime à portée limitée. La mésaventure de Laonice démontre qu'on ne saurait assez se défier ! « L'esprit de défiance nous fait croire que tout le monde est capable de nous tromper », écrira La BRUYÈRE (p. 43) : c'est la devise de la plupart des personnages de L'Astrée. I
0207 recto D'Urfé, évidemment, préfère la vie des champs. I
0207 recto a Laonice a raison. Elle n'est pas la première femme qui serve de messagère entre l'homme qu'elle aime et sa rivale. C'est l'aventure de Félismène chez Montemayor, dans le deuxième livre de La Diane, roman espagnol paru autour de 1569, et traduit en français en 1578. (Voir Parallèles). C'est une aventure racontée aussi par Bandello et mise en scène par Shakespeare. I
0207 recto b Ce « mal » si contagieux que D'Urfé ne nomme jamais est la peste. Après 1607, le romancier remplace même « glande » par un mot plus abstrait, « mal » (I, 7, 208 recto). Cependant « lancette », « puanteur » et « quarantaine » indiquent qu'il s'agit certainement de cette terrible maladie.
• Au cœur d'une comparaison, d'Urfé décrit la quarantaine que subit le pestiféré qui a « desja la glande » dans ses Epistres morales (I, 22, p. 189-190).
• La peste est en Forez en 1584 et 1588 (Badolle, p. 26) et à Paris en 1601 (Bertaut, p. 127). (Voir ce site, 30 septembre 2010).
• Les maladies que les romanciers se donnent la peine de nommer appellent évidemment un commentaire sur les rapports qui peuvent exister entre la maladie et l'aventure. La peste, signale La Curne de Sainte-Palaye, accompagne trois fléaux en F, faim, froid et frayeur. D'Urfé semble ajouter la feinte, initiative de Cléon, à cette série de calamités.
La Rochefoucauld lui-même analyse « l'origine des maladies» et écrit: « Si on examine la nature des maladies, on trouvera qu'elles tirent leur origine des passions et des peines de l'esprit. L'âge d'or, qui en était exempt, était exempt de maladies. [...] on doit à la jalousie la gangrène, la peste et la rage » (p. 523).
• Vor Peste.
I
0207 recto c Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0207 verso Il faut ici lire « quelque » ; l'édition de 1621 donne quelques. I
0207 verso a Il faut ici lire « le luy », comme dans l'édition de 1607. I
0208 recto Il faut ici lire « panser ». I
0208 recto a Il faut ici lire « aimé », comme dans l'édition de 1607. I
0208 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0208 verso a Il faut ici supprimer le « en », comme dans l'édition de 1607. I
0209 recto Il faut ici lire « d'avoir », comme dans l'édition de 1607. I
0209 verso Céladon dira la même chose à Tircis : « C'est acte de folie de pleurer une chose à quoy l'on ne peut remedier » (I, 12, 402 verso). I
0209 verso a Pour porter un jugement sur cette scène si pathétique, il faut la comparer avec une scène similaire, la mort de Filandre, l'amant de Diane. Comme Cléon, le jeune homme va « attendre aux champs Elisiens » celle qu'il aime (I, 6, 191 recto), mais il ne lui impose pas de tâches astreignantes ou de demandes extravagantes.
• La troisième des Epistres morales est une consolation destinée à une Dame qui a perdu un fils (I, 3, p. 16-25). Cette Princesse a connu « le mal le plus grand et plus insupportable », « la tristesse n'en est soulagee, non pas mesmes de l'esperance », mais elle doit se souvenir « que ce n'est pas le longuement vivre, mais le bien vivre qui est estimé ». La mort étant inévitable, « à quoy se tourmenter pour ce rien » ? Seuls « le temps, fort hardy et sçavant Chirurgien », et surtout Dieu, « ceste puissante et celeste main », pourront la guérir.
I
0210 verso L’attitude de Tircis est extraordinaire à plus d’un titre. Depuis le Moyen Âge, dans l’imaginaire chrétien, le contact avec les cadavres est terrifiant et la vue d'un cadavre édifiante.
• Jean-Pierre Camus, dans une nouvelle intitulée « L’Incontinence des yeux », rapporte l’histoire d’un prêtre qui, pour guérir de la tentation que lui inspire encore une femme décédée, ouvre le tombeau et regarde le cadavre. Camus nomme sa source : Cette aventure, attribuée à un prêtre nommé Guy, se trouve dans le Livre des abeilles de Thomas de CantimprÉ, une collection d’exempla qui date du XIIIe siècle, qui a connu un grand succès en latin et dans plusieurs langues européennes, et qui a inspiré nombre de prédicateurs (p. 5-7). Les quelques lignes de l’original (p. 168-169) deviennent dix-neuf pages sous la plume de l’Évêque qui commente les effets du spectacle de la mort et en tire quatre leçons (Camus, p. 240-258).
• Saint François Borgia (1510-1572), Grand d’Espagne et troisième Général des Jésuites, a raconté que la vue du cadavre de Doña Isabel dix-sept jours après sa mort avait éveillé sa vocation religieuse (CantimprÉ, p. 294 note 117).
• Les poètes aussi ont été sensibles au spectacle de la mort. Je pense non seulement aux Derniers vers de Ronsard (1584), mais encore à Jean-Baptiste Chassignet (Le Mespris de la Vie, 1594) et surtout à l'inoubliable Sonnet CXXV (qui se trouve dans ce site, 30 septembre 2010) :

« Mortel pense quel est dessous la couverture
 D'un charnier mortuaire un cors mangé de vers,
 Descharné, desnervé, où les os descouvers,
 Depoulpez, desnouez, delaissent leur jointure :

 Icy l'une des mains tombe de pourriture,
 Les yeux d'autre costé destournez à l'envers
 Se distillent en glaire, et les muscles divers
 Servent aux vers goulus d'ordinaire pasture :

 Le ventre deschiré cornant de puanteur
 Infecte l'air voisin de mauvaise senteur,
 Et le né my-rongé difforme le visage;

 Puis connoissant l'estat de ta fragilité,
 Fonde en Dieu seulement, estimant vanité
 Tout ce qui ne te rend plus sçavant et plus sage ».
I
0210 verso a Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0210 verso c Je ne vois pas où est la maxime signalée par les guillemets. I
0211 recto Il faut ici lire « pû », comme dans l'édition de 1607. I
0211 verso Il faut ici lire « Bergere », comme dans l'édition de 1607. I
0211 verso a Il faut ici lire « pria », comme dans l'édition de 1607. I
0212 recto « Il » remplace Amour. I
0212 recto a Il faut ici lire « faite », comme dans l'édition de 1607. I
0212 verso Il faut ici lire « les », comme dans l'édition de 1607. I
0212 verso a Le langage précieux abusera de ce genre de pluriel. I
0212 verso b Il faut ici lire « par », comme dans l'édition de 1607. I
0213 recto Il faut ici lire « qu'elle », comme dans l'édition de 1607. I
0213 recto a Il faut ici lire « puis que », comme dans l'édition de 1607. I
0213 verso Il faut ici lire « dans un », comme dans l'édition de 1607. I
0214 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0214 recto a Unique occurrence du mot providence. D'Urfé ne lui donne pas de majuscule et lui ajoute un complément : la providence de la divinité. Le substantif signifie donc « Prévoyance, prudence sagesse » (Huguet).
• Le romancier nous engage à chercher un rapport entre les avocats, le juge, et la cause qu'ils vont soutenir (Henein, p. 373-376).
I
0214 recto b Il faut ici lire « ni », comme dans l'édition de 1607. I
0215 recto Hylas semble fataliste. Il dira plus loin que « toute chose est sujette à quelque puissance superieure, qui la force presque aux actions qu'il luy plaist » (I, 8, 242 verso). I
0215 recto a Dans cette longue phrase elliptique qui introduit le raisonnement qui la suit, les trois premiers « si » signifient « pourtant », mais le dernier est une conjonction de condition. I
0215 recto b Il faut ici lire « deust » (verbe Devoir), comme dans l'édition de 1607. Le verbe est au singulier parce que les deux sujets renvoient à une seule et même chose. I
0215 recto c Dans cette étrange maxime, pardonner signifie épargner ou dispenser : Amour jamais ne dispense l'aimé d'aimer. I
0215 verso a Céladon dira la même chose à Tircis : la mort « doit [...] oster tout le desir » (I, 12, 402 verso).
C'est un fidèle résumé de la doctrine chrétienne illustrée dans une des encyclopédies médiévales les plus répandues, celle de Thomas de CantimprÉ (II, 30).
• L'histoire de Tircis et les commentaires qu'inspire aux protagonistes ce premier procès romanesque soulignent combien la morale, dans L'Astrée, se distingue délibérément de l'éthique traditionnelle (Henein, p. 33-34).
I
0215 verso b Hylas contredit Stelle (I, 5, 148 verso) et Silvandre (I, 8, 235 recto). I
0217 recto a Il faut ici lire « ce qui l'ayme », comme dans l'édition de 1607. I
0217 recto b Il faut ici lire « durant », comme dans l'édition de 1607. I
0217 verso Hercule et Orphée ont traversé deux fois l'Achéron puisqu'ils sont revenus des Enfers. Une seule femme a réussi cet exploit : Alceste, la généreuse épouse d'Admète ; c'est Hercule qui l'a ramenée à sa famille. I
0217 verso a En 1607, le pronom la remplace l'âme aimée des dieux ; il devient le en 1621 et remplace alors aimé des dieux. I
0218 recto Il faut ici lire, « il doit », comme dans l'édition de 1607. I
0218 recto a Il faut ici lire, « pouvois », comme en 1621. I
0219 recto Quiconque accepte cette conception de la fidélité des amants séparés par la mort (« sans que les distances les puissent separer ») considère que Diane devrait rester fidèle à Filandre ... et donc qu'elle ne devrait pas aimer Silvandre !
• D'Urfé encourage ainsi ses lecteurs à réfléchir au lieu de prendre automatiquement le parti du savant Silvandre ; il fera la même chose plus loin en présentant l'opinion de Céladon (I, 12, 402 verso).
I
0219 verso Remarque misogyne faite par d'Urfé lui-même, peut-être pour décrire une réflexion de Lycidas. I
0220 recto Il faut ici lire « il », comme dans l'édition de 1607. I
0220 verso a Ce pronom remplace Phillis. I
0220 verso b Pour cacher son jeu, Laonice déforme le nom de Silvandre. Elle peut le faire parce que ses interlocuteurs n'ont pas assisté au procès et ne savent donc pas qu'elle connaît le jeune homme. I
0221 recto Il faut ici lire « menterie », comme dans l'édition de 1607. I
0221 recto a Le principal lieu de réunion des Bergers n'a pas de nom propre. Les hameaux aussi ne sont pas dans un lieu précis, ils se trouvent simplement près du Lignon. I
0222 verso Il faut ici lire « Du ». I
0222 verso a Il faut ici lire « pu ». I
0222 verso b Il s'est emparé du feu et il nourrit l'aigle. La durée même du châtiment immortalise la victime. L'image est plus claire en 1621. I
0223 recto Narcisse n'aime personne plus que moi, pense Écho. « Si de luy je ne suis l'aimée, Nul autre ne l'aime que moy », lit-on pourtant dans l'édition de Vaganay (I, 8, p. 272) Voir cette page. I
0223 verso Le verbe aurait dû être au pluriel après « peu de personnes ». Vaugelas écrit : « Quelquefois avec le génitif pluriel on met le verbe au singulier, comme ce peu d'exemples suffira, mais cela se fait rarement, et il est bon de l'éviter » (p. 351). La faute ne figure pas dans l'édition de 1607 parce qu'une coquille met le génitif au singulier, « peu de personne ». I
0224 recto Il faut ici lire « le » comme dans l'édition de 1607. I
0225 recto Phillis fait une réflexion platonicienne que Silvandre reprend un peu plus loin (I, 8, 236 recto sic 239). Dans ses Epistres morales déjà, d'Urfé écrit : « L'amant, comme dit Platon, se transforme en la chose aimée » (II, 4, p.  240). I
0225 recto a Cette « loi » est la douzième dans les Douze tables d'Amour :
   « Qu'il ne puisse jamais penser
     Que son amour doive passer » (II, 5, 287).
I
0226 verso En effet, le frère de Diane « se perdit lors que les Gots et Ostrogots ravagerent ceste Province » (I, 6, 159 recto).
• Il est étrange que les personnages ne fassent pas le lien entre les deux aventures. Les lecteurs attentifs - et habitués aux surprises romanesques - voient planer l'ombre de l'inceste. D'Urfé s'amuse : il y a inceste autour de Diane, mais pas là où on croit ...
I
0227 recto Cette remarque dans la bouche d'un personnage aussi savant que Silvandre est inattendue. D'Urfé nous encourage-t-il à penser à d'autres enfants trouvés ?
• On peut aisément voir des points communs entre l'histoire de Silvandre et celle d'Œdipe, ou celle du Sylve de la Selve des Amadis (Henein, p. 178), ou encore celle du Mirtillo du Pastor fido de Guarini (Henein, p. 110).
• La biographie de « l'homme du Forez » (Henein, p. 179) est une ingénieuse combinaison des lectures d'Honoré d'Urfé.
I
0227 recto a Filandre, le premier amant de Diane, mentionne sa destinée (I, 6, 163 verso). I
0227 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1621. I
0228 verso « Luy » remplace le vieillard et « je » remplace Silvandre. I
0229 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0229 verso Saint Paul s'est enfui en passant par une fenêtre et en descendant dans une corbeille le long d'un mur (Actes, 9, 25). Cette scène a inspiré plusieurs peintres, dont le célèbre Perino del Vaga (1501-1547). La biographie de Silvandre est une mosaïque d'aventures glanées dans diverses œuvres (Henein, p. 178-179). I
0230 recto Il faut ici lire « ce qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0231 recto Céladon était en Italie, ce qu'il s'est bien gardé de dire à Galathée, puisqu'il a prétendu que les Bergers ne devaient pas quitter les hameaux. Il racontera son voyage à Léonide (II, 10, 630 sq.). I
0231 verso Il faut ici lire « prix », comme dans l'édition de 1621. I
0232 recto Le romancier annonce explicitement un heureux dénouement. I
0232 verso La coutume des Nymphes. Les voyages solitaires de Léonide et de Silvie sont donc extraordinaires : l'amour de Galathée pour Céladon bouleverse les normes. I
0233 recto Il faut accorder le participe, comme dans l'édition de 1607. I
0233 recto a La « raison » est justement de permettre le récit de ce coup de foudre ! La biographie de Paris est pleine de mystères (Henein, p. 179-180). I
0234 recto Il faut ici lire « tous », comme dans l'édition de 1607. I
0234 verso Il faut ici le subjonctif, comme dans l'édition de 1607. I
0235 recto Cette image apparaissait déjà dans la bouche de Stelle (I, 5, 148 verso). Mais si un vêtement s'use, on le remplace, note Hylas (I, 7, 215 verso). I
0235 verso Il s'agit de Madonthe, venue en Forez en même temps que Laonice et Hylas. I
0235 verso a Pourquoi le romancier fait-il prononcer cette maxime par Tircis, un maître ès feintes ? Peut-être parce que la mort tragique de Cléon lui a montré que la feinte ne dure pas éternellement ? I
0236 recto Hylas se vante ; son récit autobiographique rapportera bien des échecs ! I
0236 recto sic 239 recto a Silvandre présente une pensée de Platon que d'Urfé vient de prêter à Phillis (I, 8, 225 recto). D'Urfé écrit dans ses Epistres morales : « L'amant, comme dit Platon, se transforme en la chose aimée » (II, 4, p.  240). I
0236 recto sic 239 recto b Il faut ici lire, comme dans l'édition de 1607 : « s'il ne se rend tel à tout le monde ». I
0236 recto sic 239 recto c Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1621. I
0236 verso sic 239 verso Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0236 verso sic 239 verso a Il faut ici lire « fertilité », comme dans l'édition de 1607. I
0237 recto Il faut probablement lire « aupres », comme en 1607. Être après signifie « Il l'importune, il l'espionne, il le tourmente » (FuretiÈre). I
0237 verso Il faut ici lire « le peut », comme dans l'édition de 1607. I
0240 verso « Ce qui donne du prix aux femmes, c'est la seule beauté », dira Hylas plud tard (éd. de Vaganay, III, 7, p. 348). En tombant amoureux de Phillis et non de Diane ou d'Astrée, les Bergères considérées comme les plus belles, Hylas agit, une fois de plus, en marginal. I
0241 recto Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0241 recto b Il faut ici lire « ne me », comme dans l'édition de 1607. I
0241 verso l faut ici lire « sortes », comme dans l'édition de 1607. I
0242 recto Il faut ici lire « m'a », comme dans l'édition de 1607. I
0243 recto Les informations sur les origines ont été transmises oralement par des Druides. C'est le cas pour la Camargue comme pour le Forez (I, 2, 31 recto). I
0243 recto a Il faut ici lire « devant », comme dans l'édition de 1621. I
0243 verso Cette description de la Camargue des pâtres reprend certains éléments de la description du Forez, où on « a veu de tout temps quantité de Bergers » (I, 1, 1 recto et verso). I
0243 verso a Il faut ici lire « pûs », comme dans l'édition de 1607. I
0244 recto Il faut ici lire « vergers », comme dans l'édition de 1607. I
0244 recto a Il faut ici lire « Ny », comme dans l'édition de 1607. I
0244 recto b La « mère » du dieu Amour est Vénus. I
0244 recto c Stelle et Olimpe aussi se croyaient facilement aimées. D'Urfé ajoutait alors : « Celles qui s'affectionnent aisement » se croient facilement aimées (I, 5, 153 recto). I
0245 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0245 verso b La phrase serait plus claire sans le « que ». I
0246 recto Il faut ici lire « pusse » (verbe Pouvoir), comme dans l'édition de 1607. I
0246 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0246 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0246 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0248 recto L'accord du participe ne se fait ni dans l'édition de 1607, ni dans celle de 1621. I
0250 recto Hylas a inspiré nombre de dramaturges. Déjà chez d'Urfé, il est le gesticulateur par excellence, trait de méridional peut-être. I
0251 recto Ce tu « qui ne se dit qu'aux personnes inferieures, ou fort familieres » (FuretiÈre) indique le mépris de la jeune fille. I
0251 verso Il faut ici lire « pûs », comme dans l'édition de 1607. I
0251 verso a Il faut ici lire « ni », comme dans l'édition de 1607. I
0252 recto Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0253 recto Il faut ici lire « n'eus », comme dans l'édition de 1607. I
0254 recto Il faut ici lire « a pû », comme dans l'édition de 1607. I
0254 verso La phrase serait plus logique sans le « ne » ajouté en 1621 à l'édition de 1607. I
0255 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0256 recto Diane ne réagit pas à ces noms de personnages qu'elle connaît pourtant. I
0256 verso Quatre autres femmes meurent de tristesse : Hippolyte, Amarillis, Fortune et la jeune fille anonyme enterrée dans la fontaine de la Vérité d'amour. Les hommes ne sont pas en reste : Alcé et Aristandre, Celion et Ergaste meurent aussi de chagrin. I
0257 recto Les trois cérémonies de mariage décrites se terminent donc par un drame (cf. Corilas (I, 5, 154 recto, Ligdamon (I, 11, 372 recto sic 362 recto). C'est une caractéristique des dénouements des histoires intercalées dans la première partie (Henein, p. 21-22). I
0257 verso Il faut ici lire « que », comme dans l'édition de 1607. I
0257 verso a Cette épée semble incongrue entre les mains d'un Berger ! I
0259 recto Il faut ici lire « toute », comme dans l'édition de 1607. Tout adverbe se met au féminin : « la bizarrerie de l'Usage a fait cette difference, sans raison, entre le masculin, et le feminin » (Vaugelas, p. 96). I
0259 recto a Il faut ici lire « sortis », comme dans l'édition de 1607. I
0259 verso Hylas pénétrant dans un temple interdit aux hommes le jour de la fête de Vénus rappelle évidemment Céladon (I, 4, 89 recto) (Henein, p. 277-279). I
0259 verso a Il faut ici lire « m'étant », comme dans l'édition de 1621. I
0259 verso b Il faut ici lire « Floriante », comme dans l'édition de 1621. I
0260 recto Il faut ici lire « quelqu'autre », comme dans l'édition de 1607. I
0260 recto a Cette remarque rappelle une expression que donne FuretiÈre : « Pour bien loüer une femme, on dit qu'elle est belle comme le jour : & pour la mespriser, on dit qu'elle est belle à la chandelle, mais que le jour gaste tout » (Article Jour). I
0260 verso Cette dame ne sera nommée que dans le volume suivant. Il s'agit de Palinice. I
0261 recto L'accord du participe passé sera corrigé en 1621. En 1607 « ayant équipée » s'accorde avec son sujet, la dame . I
0262 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0262 recto a Il faut ici lire « Bergers », comme dans l'édition de 1607. I
0262 recto b En effet, bien qu'Astrée fasse le guet, Silvandre et Laonice entendent ce dialogue. C'est à cause d'Astrée donc que Diane et Phillis souffriront de la jalousie dans la suite du roman. I
0262 verso Il faut ici lire « pû », comme dans l'édition de 1607. I
0263 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0263 verso Cet étrange argument se trouve dans La Diane de Montemayor (Livre 1, p. 37. ) I
0264 verso Il faut ici lire « ostoit », comme dans l'édition de 1607. I
0264 verso a Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0265 recto Il s'agit de Madonthe, dame déguisée en Bergère. I
0265 recto a Elle le suit en courant. I
0266 recto Ne s'agit-il pas plutôt du soleil ? I
0266 verso Silvie aussi, au début d'un récit, demandera le secret au druide, mais de manière beaucoup plus habile (I, 10, 308 recto). I
0267 recto Il faut ici lire « les », comme dans l'édition de 1607. I
0268 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0269 recto Il faut ici lire « trouvait », comme dans l'édition de 1607. I
0269 recto Les actions de Polémas donnent plus d'éclat à celles de Lindamor. I
0269 recto b Il s'agit probablement de la célébration du Mardi gras, dernier jour du Carnaval. I
0269 recto c Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0271 recto Il faut ici lire « c'est », comme dans l'édition de 1607. I
0271 recto a Il faut ici lire « hériter », comme dans l'édition de 1607. I
0271 recto b Le « ne » ajouté dans l'édition de 1621 rend la phrase plus obscure. D'après Polémas, plus Lindamor lui est inférieur plus il est favorisé par la nymphe. I
0271 verso Le verbe est au singulier parce que le vrai sujet de « laisser » est un concept. La différence entre « ce que vous estes, et ce que je suis » est le sujet logique du verbe. I
0272 recto Il faut ici lire «ci-apres », comme dans l'édition de 1607. I
0272 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0272 verso Il s'agit d'Énée, l'amant de Didon et le héros de L'Énéide de Virgile. I
0274 recto Il faut ici lire « s'en », comme dans l'édition de 1607. I
0275 recto Il faut ici lire « les », comme dans l'édition de 1607. I
0276 verso Il faut ici lire « puisse », comme dans l'édition de 1607. I
0277 recto Il faut ici lire « est », comme dans l'édition de 1607. I
0277 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0278 recto Il faut ici lire « prix », comme dans l'édition de 1607. I
0278 verso Il faut ici lire « à faire », comme dans l'édition de 1607. I
0278 verso a Le verbe étant au singulier, le sujet le plus proche, « le désir du gain », semble le seul important ! I
0278 verso b Il faut ici lire « pu », comme dans l'édition de 1607. I
0279 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0279 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0280 verso Il faut ici lire « puisse », comme dans l'édition de 1607. I
0281 recto Il faut ici lire « m'a », comme dans l'édition de 1607. I
0281 recto a Je ne verrai jamais de lettres. I
0281 verso « En » remplace « affaire » : Fleurial risque de révéler le secret (« affaire ») à Amasis pour se faire vite pardonner le rôle qu'il a joué. I
0282 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0282 verso a Il faut ici lire « pûs », comme dans l'édition de 1607. I
0282 verso b Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0283 verso Je suggère de lire « la prudence », comme dans l'édition de 1607. Vaugelas explique longuement cette règle, qu'il dit ancienne, qui veut que l'on sépare, en répétant l'article ou le pronom, les choses « qui sont opposées et tout à fait differentes » (p. 218). « Raison » et « Prudence » ne sont pas nécessairement synonymes, surtout en amour ! I
0284 recto Galathée devait donc parler avec le chevalier. Convaincre, c'est « Persuader quelqu'un par raisons évidentes & demonstratives » (FuretiÈre). I
0284 verso Il faut ici lire « attendrie ». I
0284 verso a Vaganay propose : « Je pars le plus desesperé, qui jamais ait eu quelque sujet de desesperer » (I, 9, p. 344). Voir cette page. I
0285 recto Il faut ici lire « qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0286 verso Cet éloge du duel peut étonner qui se souvient que l'Église et le Roi interdisent cette pratique. Honoré d'Urfé cependant considère le duel comme un droit et un devoir. Il le déclare dans la préface de ses Epistres morales quand il annonce dans sa dernière phrase qu'il va châtier celui qui l'a dénoncé. Il désigne son ennemi par une périphrase (Voir Ronsard) puis il écrit au lecteur :
« Que cela te suffise, attendant que mon espee t'en rende plus claire cognoissance. Car c'est elle & non pas ceste plume qui m'a esté donnee en partage pour marquer mes ennemis » (« Au lecteur », non-paginé).
I
0287 recto Présenter le pan de son hoqueton, c'est lancer un défi. I
0287 recto a Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0287 recto b Il faut ici lire « aymoient », comme dans l'édition de 1607. I
0287 verso Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0288 recto Il faut ici lire « sa », comme dans l'édition de 1607. I
0288 verso Le verbe est au singulier parce que les deux sujets, « le courage et la valeur », renvoient à une même idée. I
0289 recto Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1607. I
0290 recto Il faut comprendre « user de cruauté contre lui ». I
0291 recto Il faut ici lire « à faire », comme dans l'édition de 1607. I
0291 recto a Il ne pouvait pas être mieux servi. I
0291 recto b Il faut ici lire « pour », comme dans l'édition de 1607. I
0291 recto c Le verbe est au singulier. Comme la « libéralité » n'est pas nécessairement une partie de la « valeur », ce singulier pourrait insinuer l'importance du dernier sujet, la « libéralité » ! I
0291 recto d Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0292 recto « Presser » est à l'infinitif dans les deux éditions. I
0293 recto Il faut ici lire « panser ». I
0293 verso « Venger » est à l'infinitif dans les deux éditions. I
0294 recto Ce cœur envoyé en souvenir est un topos du roman médiéval qui survit encore au XVIIe siècle (Henein, p. 248-249). Voir par exemple les récits réunis par D. RÉgnier-Bohler sous le titre Le Cœur mangé. I
0294 recto a Il faut ici lire « injustice », comme dans l'édition de 1621. I
0294 verso L'édition de 1621 corrige en remplaçant l'adjectif possessif par un article défini. I
0296 verso Il faut ici lire « pûs » et plus bas « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0297 verso Dans l'édition de 1607, elle disait à Fleurial qu'il était « bête » (I, 9, 297 recto), et plus loin elle le traitait de « coquin » (I, 9, 298 verso). I
0298 verso Dans l'édition de Vaganay, « menaces » remplace « mânes » (I, 9, p. 360) ! Voir cette page. I
0299 recto « Ressuscité d'Amour » rappelle L'Amant resuscité de la mort d'amour. Ce roman fut publié probablement en 1558 par Théodose Valentinian. Réédité au moins cinq fois, il est attribué aujourd'hui à Nicolas Denisot, un écrivain qui a fréquenté le cercle de Marguerite de Navarre (1492-1549) et celui des poètes de la Pléiade (V. Duché-Gavet, p. 1-30).
• Comme Lindamor, le héros, un gentilhomme obligé de partir en mission au service du roi, croit pouvoir compter sur la fidélité de la femme qu'il aime. Honoré d'Urfé, plus optimiste que son modèle, épargne à son chevalier la suite des aventures. Alors que le « resucité de la mort d'amour » apprend que la jeune fille s'est mariée, tombe malade, meurt et ressuscite ayant oublié son infortune, Lindamor prétend mourir et reste toujours aussi amoureux de Galathée, malgré l'infidélité de la nymphe.
I
0299 verso Invraisemblance flagrante ! Honoré d'Urfé s'amuse durant cet épisode qui ressemble à une comédie. I
0300 recto Il faut ici lire « demandis », passé simple de demander, comme dans l'édition de 1607. I
0300 verso Référence au mythe d'Hercule travesti pour l'amour d'Omphale. I
0300 verso a Filandre a eu une réaction similaire (I, 6, 184 verso).
• C'est son épée que Rodrigue offrira à Chimène pour qu'elle le punisse (Corneille, Le Cid, III, 4).
I
0302 recto Il faut ici lire « quelles », comme dans l'édition de 1621. I
0302 recto a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0302 verso Il s'agit de Climanthe. Dans l'édition de 1607, Léonide prononce ce nom beaucoup plus tôt qu'en 1621 (I, 9, 302 verso, 303 recto). Notons l'absence de renseignements sur son état civil. I
0302 verso b Il faudrait lire ici « sans se faire voir ». I
0302 verso c Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1621. I
0302 verso d Il faut ici lire « lui », comme dans l'édition de 1621. I
0303 recto Une ligne manque dans l'édition de 1621. On lit : « bonne memoire de Lindamor », au lieu de : « bonne memoire de ce que luy avoit dit ce trompeur, à l'abord de Lindamor ». La correction vient de l'édition de 1624 (f° 290 recto). I
0303 recto a L'édition de 1621 corrige et donne : « elle méprisoit son advis ». I
0303 verso a Il faut ici lire « qu'il », comme dans l'édition de 1607. I
0303 verso b Il faut ici lire « ces », comme dans l'édition de 1607. I
0304 recto S'agit-il d'un « hazard » ? Galathée suit les instructions de Climanthe. « Hazard » revient quelques lignes plus loin : le romancier attire l'attention sur ces prétendus hasards ! I
0304 recto a Il faut ici lire « qu'elle pût », comme dans l'édition de 1607. I
0304 recto b Le verbe est au singulier parce que les deux noms qui servent de sujets renvoient à la même personne, le faux druide. I
0305 recto Il faut ici lire « manqueront », comme dans l'édition de 1607. Le futur me semble plus logique que le conditionnel, puisque la nymphe parle de la possiblité de retrouver Climanthe. I
0307 recto C'est Galathée qui a « l'esprit blessé ». I
0307 recto a Il faut ici lire « l' », comme dans l'édition de 1607.
La remarque de Léonide est ambigüe. La nymphe semble proposer à Galathée d'« employer » le druide pour séduire le Berger.
I
0308 recto Léonide aussi, au début de son récit, demandait le secret au druide, mais moins discrètement (I, 9, 266 verso). I
0309 recto D'après Maxime Gaume (p. 708), ce poème, qui se trouve manuscrit à la suite du Sireine, a dû être écrit entre 1598 et 1599. I
0309 recto a Abréviation de Saint. I
0309 recto b Comme dans la suite du poème, le chevalier tutoie la dame, il faut ici lire « aie », comme dans l'édition de 1607.
• Ce tutoiement exceptionnel indique une familiarité qu'on ne retrouve pas ailleurs dans la première partie du roman. (Voir note 17 verso). C'est aussi une licence poétique.
Astrée tutoie Céladon quand elle est très en colère (I, 1, 4 recto), et dans des vers mélancoliques composés par le héros (I, 12, 398 verso). C'est aussi dans des vers que Bellinde tutoie Celion (I, 10, 338 verso).
• En règle générale, on ne tutoie que des objets ou des inférieurs comme : Méril (I, 3, 48 recto), Fleurial (I, 9, 278 recto) et Égide (I, 11, 371 recto sic 361 recto). Au verbe Tutoyer, FuretiÈre écrit : « Traitter quelqu'un avec mespris, ou avec grande familiarité, en luy parlant par tu, & par toy. Il n'y a que les gens rustiques & incivils qui se tutoyent. Les honnestes gens ne se plaisent point à être tutoyez ».
I
0312 recto Il s'agit de Léonide. La phrase est plus claire en 1621. I
0312 verso Il faut ici lire « se », comme dans l'édition de 1607. I
0312 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0313 verso L'adjectif « son » renvoie au Berger. I
0313 verso a On peut se demander s'il vaut mieux lire « savais », comme dans l'édition de 1607. I
0313 verso b Ce pronom inattendu indique le ton ironique de la nymphe. Nous : « Familièrement, il s'emploie au lieu de il ou elle. On l'a fait apercevoir de sa faute, mais nous ne voulons pas nous corriger, nous sommes opiniâtre » (LittrÉ). I
0314 recto Il s'agit du dieu Amour. I
0314 recto a Il faut ici lire « ne songer », comme dans l'édition de 1607. I
0314 verso Adamas fait allusion à la déesse de la chasteté, Diane, séduite par le Berger qu'elle voit endormi. I
0315 verso Le druide rappelle que les nymphes sont des suivantes dans la hiérarchie forézienne. I
0315 verso a Adamas recourt à la ruse pour obtenir des confidences. Voir son attitude avec Corilas (I, 5, 144 recto). I
0317 recto Il faut ici lire « la », comme dans l'édition de 1607. I
0318 recto Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0318 verso Il faut ici lire « ceste », comme dans l'édition de 1607. I
0319 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0319 recto a Il faut ici lire « chacune », comme dans l'édition de 1607. I
0320 verso Il faut ici lire « occasions », comme dans l'édition de 1607. I
0321 verso Il faut ici lire « aucune Bergère », comme dans l'édition de 1607. I
0321 verso a Le Berger développe un proverbe : « On dit proverbialement, qu'il ne faut point disputer des gousts, pour dire, qu'ils changent selon les diverses inclinations » (FuretiÈre). I
0321 verso b Le mythe des aimants peut devoir son orgine à l'androgyne de Platon (M. Gaume, p. 470-472). Les emblèmes ont vulgarisé l'image du cœur attiré par un aimant. On peut voir cette image à la page 5 dans un texte numérisé par Gallica, les Emblèmes Ou Devises Chrestiennes Composées par Damoiselle Georgette de Montenay, Lyon, Jean Marcorelle, 1571. 2e éd. (seule connue). Première édition 1556.
• Dans ses Epistres morales déjà, Honoré d'Urfé recourt à l'allégorie de l'aimant pour expliquer la naissance de l'amour (II, 4, p. 241). Dans Le Sireine, la lèvre de l'héroïne est « l'Aimant du baiser » (p. 173).
• « L'aymant de vos perfections, et de vos faveurs », dit Céladon à Galathée (I, 4, 79 recto) ... ce qui prouve que les aimants ne sont pas tout-puissants !
I
0322 verso Il faut ici lire « nay », comme dans l'édition de 1607. I
0323 verso En effet, Léonide était seule quand elle s'est dissimulée pour entendre l'histoire de la Bergère (I, 6, 157 verso). I
0325 recto Il faut ici ajouter « la », comme dans l'édition de 1607. Le pronom remplace affection. I
0325 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0328 recto Il faut ici lire « refusée », comme dans l'édition de 1607. I
0328 recto a Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0328 verso Il faut ici lire « qu'elle », comme dans l'édition de 1621. I
0329 verso a Il faut ici lire « une amie », comme dans l'édition de 1607. I
0329 verso b Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0329 verso c Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0329 verso d « Apres quoy, il faut dire que, & non pas qui » (Vaugelas, p. 321). I
0330 recto a Bellinde ne tutoie pas Amaranthe. Il faut ici lire « Dittes », comme dans l'édition de 1607. I
0330 recto b Il faut ici lire « commune », comme dans l'édition de 1607. I
0330 verso Il faut ici lire « s'y », comme dans l'édition de 1607. I
0330 verso a Il faut ici lire « quelle ». Même erreur en 1607 et en 1621. I
0331 recto Il faut ici lire « paissant », comme dans l'édition de 1607. I
0332 recto Il faut ici lire « conservant », comme dans l'édition de 1621. I
0332 recto a Le pronom remplace Amaranthe. La phrase est plus claire en 1621 qu'en 1607. I
0332 recto b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0333 recto Le « et » ajouté dans l'édition de 1621 devrait être « en ». I
0334 verso Ce pronom remplace le père de Celion. Bellinde lui propose de donner sa compagne comme épouse à Celion. I
0334 verso a Il faut ici lire « ses », comme dans l'édition de 1607. I
0334 verso b Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0335 recto L'adjectif étonne : Celion vient de calomnier Amaranthe ! I
0335 verso Callirée aussi a été obligée d'épouser un homme « qu'elle n'avoit jamais veu que le jour qu'elle l'épousa » (I, 6, 161 recto). C'est ce qui fait les mariages malheureux dans L'Astrée. I
0335 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0337 recto Il faut ici lire « vous », comme dans l'édition de 1607. I
0337 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0337 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0337 verso b Il faut ici lire « d'estre », comme dans l'édition de 1621. I
0338 verso a Il faut ici lire « puisse », comme dans l'édition de 1607. I
0338 verso b Il faut ici lire « m'a », comme dans l'édition de 1607. I
0338 verso c    Il faut ici lire « destordez », comme dans l'édition de 1607. I
0349 verso sic 339 verso D'ici jusqu'au début de la lettre de Bellinde (I, 10, 350 recto sic 340 recto), les caractères sont plus petits dans l'édition de 1621. I
0349 verso sic 339 verso b Il faut ici lire « vous », comme dans l'édition de 1607. I
0351 recto sic 341 recto « ASSIGNATION, se dit aussi des rendez-vous qu'on se donne pour se trouver à un certain lieu, à une certaine heure » (FuretiÈre). I
0351 verso sic 341 verso Il faut ici lire « vaut », comme dans l'édition de 1607. I
0351 verso sic 341 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0353 recto sic 353 recto L'expression est frappante. Elle est aussi archaïque : « Bannir de qqn. Exiler loin de quelqu'un » (Huguet). I
0353 recto sic 353 recto a Il faut ici lire « croirez », comme dans l'édition de 1607. I
0353 verso sic 343 verso Il faut ici lire « deffend », comme dans l'édition de 1621. I
0357 recto sic 347 recto Faut-il ici lire « acheter », comme dans l'édition de 1607 ? I
0357 recto sic 347 verso Il faut ici lire « promettant », comme dans l'édition de 1607. I
0357 verso sic 347 verso a Il faut ici lire « figureroit », comme dans l'édition de 1607. I
0358 verso sic 348 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0358 verso sic 348 verso a Fonction insolite du poème : retarder la rencontre des personnages, et donc prolonger l'attente du lecteur ! I
0359 recto sic 349 recto Il faut ici lire Taramis. Première mention des trois divinités celtes. I
0359 verso sic 349 verso a Céladon ne précise pas la nationalité des ravisseurs du petit Ergaste. En racontant ce même enlèvement, Diane a dit que son frère « se perdit lors que les Gots et Ostrogots ravagerent ceste Province » (I, 6, 159 recto).
Silvandre, lui, a été enlevé « par quelques Bourguignons, qui pour se venger, estans entrez dans les pays confederez à leurs ennemis, y firent les mesmes desordres qu'ils recevoient » (I, 8, 226 verso). Ils ont ensuite donné l'enfant à Azahide, un Helvétien, en l'échangeant contre des armes.
I
0360 recto sic 350 recto C'est ici que survient une grave erreur de Vaganay, qui n'a jamais été relevée : On lit dans son édition que Bellinde mourut en même temps que Celion (I, 10, p. 420). Voir cette page. I
0361 verso sic 351 verso Il faut ici lire « voulait », comme dans l'édition de 1607. I
0361 verso sic 351 verso a Il s'agit d'Egide, l'écuyer de Ligdamon. Il ne sera nommé que lorsque Silvie le verra. La nymphe est en effet la seule qui connaisse le nom du jeune homme. Le romancier se montre attentif aux détails !
• Trois messagers, presque en même temps, sont arrivés en Forez, envoyés par les chevaliers : Egide vient de Neustrie. Il fait un récit et remet une lettre. L'envoyé de Lindamor remet des lettres à Fleurial (I, 11, 361 verso sic 351 verso) alors que l'envoyé de Clidaman parle à Amasis, à Marcilly (I, 12, 382 recto). Les deux derniers messagers viennent du champ de bataille de Mérovée.
I
0361 verso sic 351 verso b Il faut ici lire « qui », comme dans l'édition de 1607. I
0362 verso sic 352 verso Il s'agit des Franques, car les Francs viennent de prendre Paris. I
0362 verso sic 352 verso a Il faut ici lire « voulait », comme dans l'édition de 1607. I
0363 verso sic 353 verso Il faut ici lire « ne voulez », comme dans l'édition de 1607. I
0363 verso sic 353 verso a Il faut ici lire « ait eu », comme dans l'édition de 1607. I
0364 recto sic 354 recto Il faut ici lire « sa consideration », comme dans l'édition de 1607. I
0364 recto sic 354 recto a Il faut ici lire « je suis toute resoluë », comme dans l'édition de 1607. I
0364 verso sic 354 verso Il faut ici lire « que nous le menions », comme dans l'édition de 1607. I
0364 verso sic 354 verso a Il faut ici rétablir le point d'interrogation, comme dans l'édition de 1607. I
0365 verso sic 355 verso Il faut ici lire « qu'ou », comme dans l'édition de 1607. I
0365 verso sic 355 verso b Il faut ici lire « d'eux », comme dans l'édition de 1607. I
0366 recto sic 356 recto Il faut ici lire « Ligdamon », comme dans l'édition de 1607. I
0368 recto sic 358 recto Il faut ici lire « voulaient », comme dans l'édition de 1607. I
0368 recto sic 358 recto a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0368 recto sic 358 recto b Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0368 verso sic 358 verso a Il faut ici lire « faisoit », comme dans l'édition de 1607. I
0368 verso sic 358 verso b Il faut ici lire « Lydias » au lieu de « Lycidas », comme dans l'édition de 1607. I
0369 recto sic 359 recto Il faut ici lire « vins [...] trouver », comme dans l'édition de 1607. I
0369 verso En effet, Adamas est le frère de Belizar, le père de Léonide. Il est donc parent éloigné, et par alliance, du Berger Damon. I
0369 verso sic 359 verso Il faut ici lire « quelque difficulté ». L'édition de 1621 donne « quelques difficultés », ce qui n'est pas correct. I
0370 verso sic 360 verso Il faut ici lire « l'a », comme dans l'édition de 1607. I
0370 verso sic 360 verso a Elle craint d'être condamnée. I
0370 verso sic 360 verso b Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0371 recto sic 361 recto Il faut ici lire « falloit ». I
0371 verso Il faut ici lire « naist », comme dans l'édition de 1607. I
0371 verso a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0371 verso sic 361 verso Il faut ici lire « sisymbre », comme dans l'édition de 1607. I
0371 verso sic 361 verso a Toute la scène du mariage est moulée sur le modèle d'une confarreatio, le plus solennel des mariages à Rome. Pour plus d'informations, voir condron. I
0372 recto Il faut ici lire « en des lieux », comme dans l'édition de 1607. I
0372 recto a Il faut ici lire « la », comme dans l'édition de 1607. I
0372 recto b L'adjectif, dans l'édition de 1607, est plus logique : les arbres couvrent le Berger parce qu'ils sont jaloux et non joyeux. Ils ne veulent pas que le soleil voie le jeune homme (voir Variantes linguistiques). I
0372 recto sic 362 recto Il faut ici lire « l'autel », comme dans l'édition de 1607. I
0372 recto sic 362 recto a Le narrateur aurait dû dire « Ligdamon », ou « mon maître » comme en 1621. I
0372 verso sic 362 verso S'agit-il du dieu Amour ou plutôt de Jupiter, le dieu qui punit les parjures ? I
0373 recto sic 363 recto Les trois cérémonies de mariage décrites se terminent donc par un drame (Corilas (I, 5, 154 recto, Cloris (I, 8, 257 recto). C'est une caractéristique des dénouements des histoires intercalées dans la première partie de L'Astrée (Henein, p. 21-22). I
0373 recto sic 363 recto a Il faut ici lire « vouée », comme dans l'édition de 1607. I
0373 recto sic 363 recto a Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0373 verso Il faut ici lire « si bien », comme dans l'édition de 1607. I
0373 verso a Il faut ici lire « on les peut », comme dans l'édition de 1607. I
0373 verso b D'Urfé s'intéresse à l'astronomie et à la perspective. Il écrit dans ses Epistres : « Les estoilles ne nous apparois[sent] tousjours de mesme quantité [...] ainsi que nous enseignent les reigles de la perspective » (II, 13, p. 326). I
0373 verso sic 363 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0373 verso sic 363 verso a Il faut ici lire « Ligdamon », comme dans l'édition de 1607. I
0373 verso sic 363 verso b Aristandre est mort, Clidaman et Guyemant se sont exilés. I
0374 verso Il faut ici lire « c'est », comme dans l'édition de 1607. I
0374 verso a Il faut ici lire « pust », comme dans l'édition de 1607. I
0374 verso sic 364 verso Ce long commentaire de Céladon est une sorte de plaidoyer pro domo ! Après la mort de son amant, Astrée est, comme Silvie, pleine de remords. I
0375 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607.
• Le drame de la Bergère anonyme rappelle celui d'Amaranthe amoureuse de Celion (I, 10, 328 recto). Le récit légendaire est plus tragique parce que son héroïne est tout à fait isolée.
I
0375 verso Phrase maladroite à cause de la répétition du pronom Il qui renvoie soit à Damon soit à son chien ! Le Berger regarde et semble ébahi, l'animal a les yeux tendus sur lui et cherche à savoir. I
0375 verso sic 365 verso Quel rapport y a-t-il entre ces vers sur un mari jaloux et la situation de Silvie ? Amour se venge en tuant. La mort emporte le mari coupable ; la mort aussi, en emportant Ligdamon, punit la nymphe trop longtemps indifférente. L'ingratitude est une des plus grandes offenses, lit-on plus bas. I
0376 recto Il faut ici lire « peinture », comme dans l'édition de 1607. I
0376 verso a Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0376 verso b Il faut ici lire « la lame », comme dans l'édition de 1607. I
0376 verso sic 366 verso Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0376 verso sic 366 verso a Il faut ici ajouter le « de », comme dans l'édition de 1607. I
0376 verso sic 366 verso c Hylas aussi fait appel aux lois de la nature quand il prône l'inconstance (I, 7, 214 verso). I
0377 recto sic 367 recto Il faut ici lire « pûst », comme dans l'édition de 1607. I
0377 recto sic 367 recto a Il ne s'agit pas du messager qui s'est rendu à Marcilly, auprès d'Amasis (I, 12, 382 recto) mais de celui qui a remis des lettres à la tante de Fleurial et qui attend la réponse (I, 11, 361 verso sic 351 verso). I
0377 verso Dans l'édition anonyme de 1607, Damon semble nommer la Bergère, « ma Fortune », mais dans celle de 1621 il parle plutôt de son destin, « ma fortune ». I
0378 recto La description de la mort de Damon ressemble à la description de la mort de Filandre (I, 6, 190 verso et suivantes). I
0378 recto sic 368 recto Honoré d'Urfé peut avoir pensé à la tombe familiale qui se trouvait à Bonlieu. Anne d'UrfÉ la décrit ainsi : « Le circuit de ceste sepulture de marbre blanc et noir est des misteres de la passion de nostre Seigneur, dont les personnages sont eslevez en bosse » (p. 31). I
0378 verso Il faut ici lire « ses », comme dans l'édition de 1607. I
0378 verso sic 368 recto Malencontreuse erreur dans l'édition de Vaganay !
On y lit:
« Pour raconter à jamais à ceux qui viendront icy les infortunes et infidelles amours » (I, 11, p. 441). Voir cette page.
I
0380 recto Il s'agit sans doute de Silvie, « compagne » de Léonide. I
0381 recto Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0382 recto Le romancier souligne ainsi la cohérence des récits : Amasis et Galathée ont appris les aventures des chevaliers foréziens à la même époque. I
0382 verso Il faut ici lire « elle », comme dans l'édition de 1621. I
0383 recto Il faut ici lire « quelle », comme dans l'édition de 1607. I
0383 recto a Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0383 verso Il faut ici lire « quelque », comme dans l'édition de 1621. I
0383 verso a Déceler signifie révéler un secret. D'Urfé se corrige et remplace ce verbe par découvrir en 1621. I
0384 recto Il faut ici lire « a vetu », comme dans l'édition de 1607.
• La mythologie, les romans et le théâtre rapportent des aventures de femmes et d'hommes travestis par amour. Les Amadis en particulier offrent de nombreux cas. Il est curieux que Mélandre mentionne les hommes habillés en femmes, et non l'inverse.
I
0385 recto « Il n'y a feu si secrettement couvert, dont il ne sorte quelque fumée ». Huguet donne le proverbe : « Il n'y a feu sans fumée ». I
0386 recto Le pronom « il » remplace Lydias, le jeune homme s'adresse à Lypandas (qui sera nommé plus loin).
• La remarque sur le duel correspond à ce que pense d'Urfé lui-même. Voir la note 286 verso.
I
0387 recto Il faut ici lire « quels », comme dans l'édition de 1607. I
0387 recto a Il faut ici lire « assurai », comme dans l'édition de 1607. I
0388 verso Il faut ici lire « le », comme dans l'édition de 1607. Le pronom remplace Lypandas. I
0389 verso Il faut ici lire « pût », comme dans l'édition de 1607. I
0390 recto Il faut ici lire « conférer », comme dans l'édition de 1607. I
0390 verso Il faut ici lire « il », comme dans l'édition de 1607. I
0391 recto Il faut ici lire « Clidaman », comme dans l'édition de 1607. I
0392 verso a Lypandas joue sur les deux acceptions de « justice », la vertu et la police. Cete réflexion cynique est à mettre en relation avec les procès dans le roman : d'Urfé a une piètre opinion des procédures de la justice (Henein, p. 31 sq.). I
0392 verso b Le « de » ajouté à l'édition de 1607 rend la phrase illogique. I
0393 recto Le premier « il » renvoie à Lydias, le second à Lypandas. I
0393 recto a Il faut ici lire « cogneut », le passé simple, comme dans l'édition de 1607. I
0393 verso a Il faut ici lire « n'y », comme dans l'édition de 1607. I
0393 verso   Lydias se voit l'obligé du Chevalier qui lui sauve deux fois la vie. I
0394 recto Il faut ici lire « le », comme dans l'édition de 1607. I
0394 recto a Il faut ici lire « la bataille », comme dans l'édition de 1607. I
0395 recto C'est à une femme, Amasis, que d'Urfé confie le récit du combat d'une femme. I
0395 verso a Cela est étrange. Puisque Lypandas, récemment, a dit aux Neustriens que Lydias était son prisonnier, pourquoi les Neustriens pensent-ils quand même avoir arrêté Lydias en arrêtant Ligdamon ? Si Lypandas leur a déjà annoncé la libération de Lydias, la chronologie des événements pose problème. I
0395 verso b Galathée connaissait déjà l'infortune de Ligdamon. Si elle ne le dit pas, c'est qu'elle ne veut probablement pas révéler à Amasis et Adamas qu'elle a reçu à Isoure l'écuyer du Chevalier. I
0397 recto Il faut ici lire « rendus », comme dans l'édition de 1607. I
0397 verso Singulière inadvertance de l'auteur. À qui Céladon aurait-il parlé de cette aventure ? I
0399 recto « La pudeur est une espece de honte qui est loüable » (FuretiÈre). I
0399 verso Surnom de Tircis. I
0399 verso a Alcippe a pourtant découvert cette cachette (I, 4, 104 recto) ! I
0400 recto Image rendue célèbre par Malherbe dans la « Consolation à Du Périer » (1598) :
   « Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
      L'espace d'un matin ».
I
0400 recto a Tircis a enterré lui-même Cléon en la mettant auprès de sa mère (I, 7, 210 verso). I
0400 verso Il faut ici lire « dy », comme dans l'édition de 1607. I
0400 verso a En fait, jusqu'ici, seul Silvandre est venu en Forez pour consulter la fontaine (I, 8, 231 recto). I
0400 verso b Il faut ici lire « deffende », le subjonctif, comme dans l'édition de 1607. I
0401 recto Céladon a donc passé un mois et demi avec les Nymphes, à Isoure. I
0402 recto La Parque. I
0402 verso a Tircis a entendu Silvandre faire une remarque similaire : « Aux choses advenuës, et qui ne pouvoient plus estre, les plaintes n'estoient que tesmoignages de foiblesse » (I, 7, 209 verso à 210 recto). I
0402 verso b Céladon répète ce que Hylas a dit à Tircis : « L'amitié est ordonnée pour les vivans, et le cercueil pour ceux qui sont morts » (I, 7, 215 verso). Céladon soutient un principe dont la conséquence serait qu'Astrée cesse d'aimer celui qu'elle croit mort. D'Urfé encourage ainsi ses lecteurs à réféchir au lieu de prendre le parti du héros ; il a fait la même chose plus haut en présentant l'opinion de Silvandre sur ce même problème (I, 7, 219 recto). I
0403 recto Il faut ici lire « recommanda », comme dans l'édition de 1607. I
0403 verso Il faut ici lire « pût » puis « pust », passé simple puis imparfait du subjonctif, comme dans l'édition de 1607. I
0404 recto En 1621, dans le livre 12, le folio 404 manque. Le texte qui suit vient de l'édition de 1624 (Paris, Mathurin Henault, sans privilège. Arsenal, 8° BL 20632) f° 384 verso à 385 verso. I
0404 recto a Ironie du romancier, cette grotte n'est pas quelque chose « qui plaist aux sens, à l'esprit » (FuretiÈre) ! I
0405 verso « Voicy un exemple d'une construction estrange, où le genitif regit le verbe [...] D'ordinaire avec ce peu, si le genitif est pluriel, il faut que le verbe soit pluriel aussi » (Vaugelas, p. 350-351). I
Amitié Si l'on en croit le sous-titre du roman, amitié devrait être un synonyme d'amour. C'est quelquefois le cas (I, 1, 1 verso, 2 verso et 3 verso par exemple).
• Cependant, les deux sentiments s'opposent clairement dans l'âme de Phillis (I, 1, 20 recto), dans celle de Silvie (I, 3, 57 verso), dans celle de Lysis (I, 5, 149 recto) et Corilas (I, 5, 150 recto), dans celle d'Amaranthe (I, 10, 328 recto), dans celle de Lindamor (I, 9, 276 recto) et dans celle de Leonide (I, 11, 364 recto sic 354 recto) par exemple.
• Amour « veut toujours triompher de l'amitié » (I, 5, 149 recto).
• À deux reprises, le mot amitié de l'édition de 1607 devient amour dans l'édition de 1621 (I, 4, 99 recto ; I, 4, 109 recto).
• D'Urfé entretient délibérément l'ambiguïté entre les deux sentiments (Henein, p. 391-392).
• Trois couples jouissent d'une « parfaite amitié », mais l'expression apparaît au moment où les jeunes gens sont en train de s'éloigner l'un de l'autre :
- Astrée et Céladon, séparés dès le premier livre (I, 1, 4 verso),
- Tircis et Cléon, séparés par la mort de la Bergère (I, 7, 209 verso),
- et enfin Cloris et Rosidor (I, 8, 257 verso), qui constituent l'exception puisqu'ils sont réunis à la fin de leur histoire.
• L'« honnête amitié » annoncée dans le titre du roman apparaît uniquement dans une question que pose Polémas dans un sonnet dédié à Galathée (I, 9, 272 verso).
Les Epistres font un vibrant éloge de l'amitié. Un ami « est un autre nous-mesme », écrit d'Urfé (I, 6, p. 46)
I
Bizarre Dans L'Astrée, cet adjectif est écrit bisarres en 1607, et bigearres en 1621 (I, 11, 369 recto). D'Urfé, en 1607, semble donc écrire comme on parle à la Cour. C'est aussi le cas pour je vas devenu je vais par exemple (Voir Variantes linguistiques). I
Cabinet de M. de Scudéry Cet ouvrage est sur le site de Gallica (30 septembre 2010).
À la page 202, on lit ce commentaire du « Portraict de Monsieur le Marquis d'Urfé, peint auec vne espée & vne plume, De la main du Figino » :
  « Bien que je sois mortel, que je sois loing des Cieux,
  Par ces deux instruments dont ma gloire est suivie,
  L'on peut sans me flater, me comparer aux Dieux,
  Puis que comme eux je donne, & la mort & la vie ».
• Ambrogio Giovanni Figino (1553–1608) est un peintre milanais que le Tasse et Marino ont admiré. En 1605, il est allé à Turin, où il a dirigé des travaux dans le palais de Charles-Emmanuel, duc de Savoie. Il est retourné à Milan avant sa mort (Annalisa Perissa Torrini, mars 2007). Honoré d'Urfé, qui fréquentait la Cour de Savoie (Voir Urfé), a pu rencontrer le peintre. Avant la publication de L'Astrée, en 1607, il était déjà connu grâce à son Sireine et à ses Epistres morales.
I
Cela dit L'expression figure dans la conclusion de Baro (éd. Vaganay, V, 3, p. 111). Sous la plume d'Honoré d'Urfé on trouve seulement : « Je n'ay pas pour cela dit que ... » (éd. Vaganay, III, 10, p. 532). I
Cracher Je demande pardon à ceux que ce verbe pourrait choquer. FuretiÈre ne le traite pas comme un mot bas, et donne dans son Dictionnaire ce proverbe : « Qui crache contre le Ciel, il luy retombe sur le visage, pour dire, qu'on est chastié, quand on invective contre les Puissances ». I
Dates des publications de Vaganay Pour la description des publications de Vaganay, j'ai respecté les dates indiquées dans le Tombeau. Les exemplaires signalés dans le catalogue de la BnF portent quelquefois des dates légèrement postérieures. Le nom de l'éditeur manque souvent. I
Editions de L'Astrée La communication de Volker Kapp (AIEF, 10 juillet 2007) m'a rappelé l'importance du travail de Mme JÜrgensen. À cause de mon allemand rouillé, j'ai demandé de l'aide à Sabine Chéramy et à Christiane Romero (Tufts University). Merci à tous. I
Errata du Sireine Auguste Bernard note que l'édition de 1611, « fort mal imprimée, [...] est accompagnée d'un très-long errata » (p. 153 note 1). Elle sort de chez Du Bray. I
Favre (Antoine) 1557-1624. Ce magistrat savoyard qui a fait ses études chez les Jésuites, qui a composé une tragédie et des sonnets (Voir ce site, 30 septembre 2010), joue un rôle important dans la vie d'Honoré d'Urfé : il publie Les Epistres morales en 1608. Sa biographie se trouve dans ce site (30 septembre 2010).
• Favre fonde à Annecy l'Académie florimontane. D'Urfé assite à quelques séances. On trouve dans ce site (30 septembre 2010) des renseignements sur cette Académie. Ses statuts, rédigés par Favre lui-même, veulent que les membres pratiquent l’« exercice de toutes les vertus ». « C’est par Charles-Auguste de Sales, troisième successeur de Saint François, que nous connaissons les statuts donnés d’abord en latin en 1634 dans la biographie du Saint, puis traduits avec celle-ci la même année. D’après Charles-Auguste, la devise de l’Académie était Flores fructusque perennes. Elle fut reprise par l’Académie de Savoie fondée en 1820, ainsi que l’emblème : un oranger avec ses fruits. La Florimontane fut refondée en 1851 ».
La première Académie florimontane cesse ses activités quand Favre abandonne Annecy et s’installe à Chambéry.
• Les vers d'Honoré d'Urfé pour les Centuries de Favre sont dans ce site.
• Antoine Favre, François de Sales (1567-1622), Jean-Pierre Camus (1584-1652) et Honoré d'Urfé (1567-1625), tous anciens élèves des pères Jésuites et Savoyards d'adoption, forment un quatuor d'écrivains qui, selon Camus, a oeuvré « pour l'éternité » :
François de Sales, en composant « le bréviaire des dévots » (L'Introduction à la vie dévote, 1609), Antoine Favre celui des magistrats (Codex Fabrianus, 1606), d'Urfé celui des courtisans (1607 sq.), et Camus celui des Halles (1620 sq.). Camus parle de livre et non de bréviaire dans l'Esprit du Bienheureux François de Sales. C'est Sainte-Beuve qui, dans son Port-Royal, rapporte cette anecdote en remplaçant livre par l'amusant bréviaire lancé par Mlle de Gournay en 1626 (A. Adam, Histoire de la littérature française au XVIIe siècle, Paris, Domat, 1948-1956, I, p. 133).
• On trouvera dans ce site savoyard (30 septembre 2010) un portrait d'Antoine Favre.
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Habits des Bergers Ce n'est pas dans L'Astrée d'Honoré d'Urfé que la baronne a pu trouver un modèle : « le paisible habit de Bergers » (I, 2, 32 verso) n'est jamais décrit dans le roman (Henein, p. 102-104). I
Illustrations : 1626 Dans l'édition de Robert Foüet, en 1626, le graveur (Crispin de Passe ?), qui a essayé de refaire ce portrait d'Honoré d'Urfé, a changé l'expression du visage et la peau du lion (La Sixiesme partie, n. p.) I
Illustrations : brebis Elle ne lui donne pas de nom. Dans la deuxième partie de L'Astrée, Diane aussi aura une brebis favorite et lui donnera un nom (II, 1, 27). I
Illustrations : date On se souvient que Hugues Vaganay a utilisé une édition de 1612 de la première partie et reproduit son frontispice (V, p. 552). I
Illustrations : ironie J'ai analysé ailleurs l'ironie qui, à mon avis, caractérise L'Astrée (Henein, p. 141 sq.). I
Illustrations : Lion de Némée Ce combat d'Hercule est représenté à la Bastie d'Urfé. I
Illustrations : position La position des portraits est respectée dans l'édition de 1925 de L'Astrée de Vaganay, mais non dans le Reprints de 1966. I
Illustrations : Sénèque Titre qu'Antoine Favre donne à son ami dans Les Epistres morales (Dédicace au duc de Savoie, n. p.). I
Illustrations : sites Désolée ! Plusieurs sites ont changé.
Le portrait d'Honoré d'Urfé avec les signatures de L. Bobrun et J. Briot était dans le site du Lycée Honoré-d'Urfé en février 2007.
• La CommunautÉ de Communes du Pays d'Astrée publie une édition des gravures de L'Astrée.
• Aucun graveur n'a voulu (osé ?) représenter les peintures décrites dans le roman.
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Illustrations :
Reproductions
Ce portrait se trouve aussi sur la base Joconde. Un dessin représentant Honoré et Diane se trouve également sur cette base. D'après l'expression des visages, ces dessins semblent copier les gravures de L'Astrée. I
Illustrations :
Diane
Et pourtant la gravure de L'Astrée date de 1619 et Diane de Châteaumorand meurt en 1626. I
Le Sireine C. Marcos écrit que le manuscrit qui se trouve à la Bibliothèque Nationale de France (Manuscrits français 12486) porte deux dates : Commencé à Chambéry le 24 novembre 1596, et terminé à Virieu le 1er juillet 1599. Il est dédié au duc de Savoie.
Le second manuscrit, celui que le chanoine Reure a consulté (p. 72), se trouvait à Turin (il a brûlé en 1904). Il portait une seule date : Virieu, le 16 juin 1600.
« Le manuscrit du Sireine de la bibliothèque nationale de Turin porte imprimées en or, sur sa reliure, les mêmes lettres D et H entrelacées, et de plus deux C entrelacés (Châteaumorand, Diane, Honoré). Ne serait-ce pas la clef du poème ? » (Reure, p. 67).
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Lettres Les lettres des personnages ont eu leur anthologie : elles sont réunies aux essais de l'auteur en 1619 dans Les Epistres morales et amoureuses, de Messire Honoré d'Urfé (Lettres Amoureuses tirees des Astrees par le sieur d'Urfé, pp. 493-548).  I
Lingendes Jean de Lingendes (1580-1616), poète appartenant à une famille noble du Bourbonnais, évêque de Mâcon (Reure, p. 305). Le Sireine a été publié grâce à une indiscrétion d'un cousin de Lingendes, Jean Aubery. MorÉri signale que Jean de Lingendes figure dans La Clélie de Mademoiselle de Scudéry (Histoire d'Hésiode, VIII, 2). C'est ce Lingendes (et non son neveu, Tallemant, II, Notes, p. 1183) que Tallemant des Réaux nomme et « qui disoit que les trois livres qu'il aimoit le mieux, c'estoit la Bible, Erasme et L'Astrée » (II, p. 324).
• Dans les « Stances » qu'il a composées pour Le Sireine en 1599, Jean de Lingendes décerne à Honoré d'Urfé le titre d'« Apollon de nostre aage » (p. 203).
• D'Urfé rendra la politesse à son jeune ami et composera à son tour des Stances pour Les Changemens de la Bergere Iris en 1605 (Voir Miscellanées). Un quatrain annonce alors le madrigal de Ligdamon dans L'Astrée, « Amour en trahison » (I, 3, 68 verso) :
    Oublie ton Amour, ou souffre son outrage,
    L'un est de vray Amant, l'autre de genereux,
    Si tu n'es courageux, sois au moins amoureux,
    Et si tu n'es Amant, sois homme de courage 
(Lingendes, p. 252).
• Jean Aubery, cousin de Lingendes et « voleur » du Sireine, est l'auteur d'un ouvrage qui figure dans l'Inventaire de la bibliothèque d'Honoré d'Urfé à Virieu : « Quatre livres escriptz à la main des Recherches de l'antiquicié d'Autun en quatre thomes » (Reure, p. 183).
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Louis XIII 27 septembre 1601-14 mai 1643. Fils d'Henri IV et de Marie de Médicis. Sacré Roi de France à Reims, le 17 octobre 1610, Louis XIII est marié à Anne d’Autriche le 28 novembre 1615.
• Je donne dans les Annexes le texte de la dédicace à Louis XIII pour permettre la comparaison entre les deux épîtres dédicatoires de L'Astrée.
La première, écrite en 1610, au moment de la publication de la deuxième partie du roman, paraît quelques semaines avant l'assassinat d'Henri IV. La seconde, composée en 1619, pour la troisième partie, est adressée à Louis XIII.
Lois est dans Louis. Une anecdote rapportée par Racan et par Tallemant de Réaux veut que le petit Louis XIII ait écrit son nom sans u (Henein, p. 51, note 84).
• En 1619, quand d’Urfé lui dédie la troisième partie de son Astrée, le Roi, qui a presque l’âge des héros du roman, vient de faire arrêter Concini et d’éloigner sa mère.
• Fils d’Henri IV et père de Louis XIV, Louis XIII manque de prestige malgré ses trente-trois ans de règne et ses victoires militaires. Manuels et dictionnaires lui accordent moins de place qu’à Richelieu, son ministre. On reconnaît au Roi d’incontestables qualités de chasseur, et on évoque encore sa collection d’armes à feu, « le cabinet du Roi » (Venner, p. 133).
Louis XIII n’aimait pas lire. Son précepteur, Gilles de Souvré (père de la future Mme de Sablé), n’était d’ailleurs pas un homme de lettres. Tallemant des RÉaux rapporte que le Roi ne se montrait pas généreux envers les écrivains qui lui dédiaient leurs œuvres : « Il raya après la mort du Cardinal toutes les pensions de gens de lettres, en disant : Nous n’avons plus affaire de cela » (I, p. 344). Le Roi méritait-il le surnom de Juste auquel Honoré d'Urfé fait allusion dans sa dédicace ? Voltaire affirme « que Louis XIII eut dès son enfance le surnom de Juste, parce qu’il était né sous le signe de la Balance » (I, p. 53). Les historiens modernes le répètent.

• Pourquoi Honoré d’Urfé n’a-t-il dédié aucune des trois parties de son Astrée à la mère de Louis XIII, alors que le roman se déroule dans un pays commandé par une Dame ? Marie de Médicis a été régente puis chef du conseil de 1610 à 1617.
Deux réponses au moins sont possibles (Voir Urfé) : D'Urfé faisait partie du cercle de Marguerite de Valois, la première épouse d'Henri IV, et c'est à cette princesse qu'il a dédié ses Epistres morales en 1608. Par ailleurs, en 1613, Marie de Médicis prit position contre Diane de Châteaumorand lors de son conflit avec le comte de Saint-Géran (Reure, p. 165-168). À cette époque, sans aller jusqu'à s'engager dans le parti des Malcontents, d'Urfé soutient la cause du duc de Savoie alors que Marie de Médicis rejette les projets d'alliance avec la Savoie conçus par Henri IV (Reure, p. 188).
Les relations d'Honoré d'Urfé avec la Reine s'améliorent sans doute par la suite. Balthazar Baro, dernier secrétaire du romancier, en 1627, dédiera à Marie de Médicis sa version de la quatrième partie de L'Astrée. La même année paraît la pastorale dramatique d'Honoré d'Urfé, La Sylvanire. Cette œuvre posthume, portant un privilège d'avril 1625, est dédiée par l'auteur lui-même à Marie de Médicis. Le Forez, rappelle alors d'Urfé, fait partie de l'apanage de la Reine.
• Le fait que La Sylvanire jouisse d'une dédicace écrite par l'auteur et que la quatrième partie de L'Astrée n'en ait pas indique que la pastorale dramatique était terminée, et que le roman ne l'était pas ...
• On trouve dans ce site (30 septembre 2010) un portrait de Louis XIII, réalisé par Pourbus en 1611, représentant le Roi âgé de dix ans. Un portait dû à Rubens réalisé avant 1625 se trouve dans ce site (30 septembre 2010). Voir Galerie des portraits.
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Marguerite de Valois 1553-1615. Fille d’Henri II et de Catherine de Médicis, celle qu'on a appelée la reine Margot a épousé Henri de Navarre, le futur Henri IV. C'était une femme d'une grande culture (Voir ce site, 30 septembre 2010), infiniment supérieure à l'image que donne d'elle Alexandre Dumas dans La Reine Margot en 1845.
• Honoré d'Urfé a fréquenté la cour de Marguerite de Valois à Usson puis à Paris. Il lui a adressé une épître au début du troisième livre de ses Epistres morales, en 1608. Pour lire cette épître, cliquez ici. Deux des frères d'Honoré et son ami, Loys Papon, ont aussi dédié des œuvres à la reine (Yon, p. 301).
• On peut voir Marguerite avec ses frères sur un détail d'une tapisserie (Musée des Offices, Florence) dans ce site (30 septembre 2010). Voir Galerie des portraits.
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Maupas et Vaugelas Mme Ayres-Bennett montre que Vaugelas a cité l'œuvre de Maupas en 1618 dans une version non publiée de ses Remarques (p. 272). Vaugelas renvoie alors à la p. 155 de la Grammaire françoise, c'est-à-dire à l'analyse du pronom en. I
Orthographe D'après le manuscrit autographe d'une lettre de 1599, Honoré d'Urfé lui-même écrivait subjet. Dans L'Astrée de 1621, subjet remplace quelquefois le sujet de 1607 (I, 3, 57 verso). Mais le romancier écrivait aussi raporter, alors que L'Astrée de 1621 remplace le raporter de 1607 par rapporter (I, 3, 50 verso). Il écrivait prudance, presanter et entieremant, graphies qui ne figurent ni dans L'Astrée de 1607, ni dans celle de 1621. I
Parallèles Plutarque compare héros et personnages célèbres dans les Vies parallèles des Grecs et des Romains traduites par Amyot au XVIe siècle. Le lecteur, appelé à penser aux Vies de Plutarque en lisant L'Astrée, doit déceler similarités et différences entre la fiction et ses sources d'inspiration, entre deux personnages ou entre deux aventures (Henein, p. 30-32). (Voir Parallèles). I
Parfaits Amants Les noms des quarante-huit signataires sont dissimulés sous des surnoms empruntés à L'Astrée.
Borstel, lui-même, l'intermédiaire, porte le nom d'Alcidon.
• Dans le premier groupe de signataires, les seigneurs, plusieurs noms viennent d’histoires intercalées dans la troisième partie. C'est sans doute la dernière qu'ils aient lue. Dans le second groupe, celui de leurs suivants, presque tous les noms viennent de personnages qui apparaissent dans la première partie du roman.
• Les noms d'Astrée, de Phillis et de Diane sont dans le premier groupe ; celui d'Hylas aussi, alors que celui de Silvandre est dans le second.
• Je n’ai pas réussi à retrouver le nom d'Ingiande dans L'Astrée. Il s'agit sans doute d'Ingrande, la mère de Mérovée (éd. Vaganay, III, 12, p. 650).
• 31 % des noms appartiennent à des Bergers.
• Je suis frappée de noter que les noms de personnages travestis, ceux qui changent de sexe grâce à un déguisement, manquent tous à l’appel ! Il s’agit de Filidas, de Filandre, de Callirée, de Mélandre, de Chriséide, de Silviane, et, bien sûr, de Céladon, nom réservé à Honoré d'Urfé par les Parfaits Amants …
• La lettre est datée du Carrefour de Mercure ; c'est le lieu de rencontre des Bergers à partir de la deuxième partie (II, 1, 8).
• Le choix de la date du « premier mars » est-il un hasard ? Dans l'édition anonyme de 1607, c'est ce jour-là, début de l'année romaine, que Climanthe a coupé le gui sacré. Dans l'édition de 1621, d'Urfé a préféré une date « gauloise » et imprécise, « sixiesme de la premiere lune » (I, 5, 126 recto). Les princes allemands auraient-ils lu une Astrée où la date n'avait pas encore été corrigée ?
• L'un des signataires choisit le nom de Melide, qui figure dans l'édition de 1607 (I, 11, 377 verso) et dans l'édition de 1612 (éd. de Vaganay, I, 11, p. 451), mais qui est devenu Melinde en 1621.
• Les membres de l'Académie ne semblent pas connaître la quatrième partie publiée par les soins de Gabrielle d'Urfé. Ce volume est sorti en France en janvier 1624. Honoré d'Urfé l'a fait saisir en mai.
• Mme JÜrgensen analyse l'Académie des Parfaits Amants à la lumière des débuts de la guerre de Trente ans, quand des princes protestants allemands, pour s'opposer aux Habsbourgs, ont cherché des alliances dans des pays catholiques. Le Burgrave Christian de Dohna (1583-1637), Christian d'Anhalt-Bernbourg (1568-1630), et Bernard, duc de Saxe-Weimar (1604-1639) se sont rendus à Turin auprès du duc de Savoie. Ils ont rencontré Honoré d'Urfé en août 1617 (p. 361-364).
• Bernard, duc de Saxe-Weimar, fait partie de l'Académie. Il a choisi somme surnom Aristandre (étymologie : le meilleur homme ou le plus noble).
• On s'étonne, dans ces conditions, que le romancier prétende ignorer l'identité des signataires (Voir sa Réponse).
I
Parfaits Amants : « Erisicthon » Erysichthon (en français moderne) est un roi de Thessalie que Cérès punit parce qu'il a coupé des chênes et tué les nymphes qui y habitaient. Son châtiment est une faim que rien ne peut assouvir. Il dépense toute sa fortune pour se nourrir, et puis vend plusieurs fois sa fille. Elle est protégée par Neptune qui la métamorphose. Erysichthon finit par se manger lui-même (Ovide, VIII, 738 sq.). I
Parfaits Amants : « frontispice » « Frontispice du livre. Ces mots signifient devant de livre, mais en ce sens il est un peu vieux, & en sa place on dit tête, ou devant de livre. On dit Préface pour mettre à la tête d'un livre, & non pas si bien pour mettre au frontispice d'un livre » (Richelet).
Les signataires de la lettre renvoient évidemment au texte de L'Autheur à la Bergere Astrée.
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Parfaits Amants : « qualifiez » « Une personne qualifiée, qui a de la noblesse, ou un grand merite » (FuretiÈre). I
Parfaits Amants : « quand & quant » « Ensemble, en même temps. [...] Cette phrase est populaire » (FuretiÈre). I
Parfaits Amants : « rares » « Se dit aussi de ce qui est caché, difficile à trouver, ou à faire » (FuretiÈre). I
Parfaits Amants : « rassembler » Si la langue des Parfaits Amants peut sembler archaïque, cette réflexion est éminemment moderne ! Apprendre par cœur des livres pour s'assurer qu'ils ne disparaîtront jamais ... Cette image frappante annonce Fahrenheit 451 de Ray Bradbury (1953) : Au XXIVe siècle, l'État fait brûler les livres en les exposant à une température de 451° Fahrenheit. Le héros, un pompier prénommé Guy (homme en anglais), décide de sauver les livres : des hommes et des femmes les apprennent par cœur. François Truffaut adapte la nouvelle au cinéma en 1966.  I
Parfum Si ! Climanthe, le faux druide, parle trois fois de parfum (I, 5, 135 verso, 136 recto, 137 recto). Il s'agit de l'encens masle. I
Pimandre Ces dix-sept traités ont été traduits en 1579, par François de Foix-Candale, à l’instigation de Marguerite de Valois, protectrice d'Honoré d'Urfé. Ils sont numérisés dans Gallica (30 septembre 2010). I
Poëte Il s'agit de Clément Marot (1497-1544). Le nom du poète est imprimé dans la marge. I
Préface : « Enfant »    « A mon livre,
   Or va, mon fils, mais sage ne t’adresse
   Qu’entre les mains de mes plus chers amis ».
C'est ainsi qu'Honoré d'Urfé s'adresse à ses Epistres morales.
• La préface en forme d'apostrophe au livre est fréquente au XVIe siècle. Ronsard, en 1552, écrit au début des Amours :
   « Va Livre, va deboucle la barriere » (IV, p. 185). Agrippa d'AubignÉ écrit au début des Tragiques (commencés en 1577 et publiés en 1616) :
   « Va Livre, tu n'es que trop beau
   Pour estre né dans le tombeau [...]
   Commence, mon enfant, à vivre
   Quand ton père s'en va mourir » (p. 11).
• L'originalité d'Honoré d'Urfé réside dans le fait qu'il s'adresse à l'héroïne éponyme, et qu'il dit publier son roman à son corps défendant. Dans L'Astrée, comme dans Les Epistres, l'auteur prévoit des critiques et se met, d'entrée de jeu, sur la défensive.
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Préface : recommandation D'Urfé recommande au lecteur d'examiner attentivement les conclusions tirées par les interprètes du roman et de se demander s'ils ont raison de prêter aux personnages des modèles précis. Il propose deux critères, l'importance et la vraisemblance :
Les similarités entre la réalité et la fiction importent-elles à l'auteur ? Sont-elles plausibles ? La réponse à chacune de ces questions est une alternative.
   1. Si les similarités importaient à l'auteur il les aurait mieux cachées, et si elles n'importaient pas il ne les aurait pas cachées du tout.
   2. Si les similarités sont plausibles, c'est qu'il n'a pas voulu les cacher, et si elles ne sont pas plausibles, il ne faut pas les croire.
• Ce raisonnement, qui se développe à coups de négations, attire évidemment l'attention du lecteur sur les relations de la fiction et de la réalité (Henein, p. 26-28).
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Privilège En effet quelques livres de la troisième partie ont été imprimés à l'insu de l'auteur (Koch, p. 387). I
Prix de L'Astrée J'emprunte cette expression à Charles Asselineau. Dans une nouvelle savoureuse qui date de 1860, il raconte qu'il a assisté à des enchères de livres dans une salle où se trouvait Edwin Tross. Asselineau considère alors 300 francs comme un « prix exorbitant » pour une « édition délicieuse » de Manon Lescaut ; il finit pourtant par la payer 1.500 francs ! Malheureusement, aucun de ces chiffres n'est tout à fait fiable : la transaction était un cauchemar soufflé par le démon du bibliophile ; Asselineau n'a rien acheté (« L'Enfer du Bibliophile » se trouve dans ce site, 30 septembre 2010). I
Publication du Sireine Jean Aubery (1559-1620), médecin à Moulins, s'est emparé du manuscrit du Sireine et l'a publié en 1604 chez Jean Micard avec une dédicace à Diane de Châteaumorand. D'Urfé n'a pas conservé ce texte d'Aubery lorsqu'il a fait éditer Le Sireine en 1606 (chez le même libraire et avec le même privilège). Il a dédié son œuvre à une dame anonyme qui pourrait être Diane de Châteaumorand.
La dédicace de Jean Aubery est reproduite par le chanoine Reure (p. 3-4) :
« Madame,
C'est estre larron de bonne conscience que de vous rendre aux yeux de tous ce que je desrobay chez vous en cachette : pendant le sejour que je fis aupres de vous, je prins une copie de Sireine dans le cabinet de Monseigneur Durfé, d'où je le ravi pour lui faire voir le jour qu'il doit recevoir de vous, puis qu'il est né de luy. Je vous le rends en le donnant à tout le monde, et le mets entre vos mains pour avoir de l'honneur de mon larcin, que je ne pouvois espérer qu'en vous le rendant : Sireine luy mesme sera le suppliant du pardon que je desire, et qu'il me doit faire meriter, puis je le rends à sa Diane, que seule il desiroit ; aussi vous l'ayant rendu, il sera le gage envers vous de son affection et de la mienne ; et en ceste asseurance vous le présentant, par luy je me présente à vous, Madame, pour votre tres-humble et tres-fidelle serviteur,
J. Aubery ».
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Queste Ces vers viennent du Prologue de l'Aminte (1573), pastorale dramatique du Tasse.
Voici la traduction du Tasse faite par le Sieur de La Brosse en 1592 :
« Aujourd'huy l'on oyra ces forests discourir d'amour d'une façon nouvelle, et feray bien sçavoir que ma deité y sera presente en personne. J'inspireray de nobles conceptions dans les cœurs plus grossiers, et r'addouciray le son de leur langage » (p. 15).
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Rappeler Il faut lire « l'a rappelée ». Ovide raconte dans ses Métamorphoses (I, 150) que la déesse Astrée a quitté la terre pendant l'Âge de fer. La paix donc devrait la rappeler du Ciel sur la terre.
• Le mythe d'Astrée joue un rôle essentiel dans le roman (Henein, p. 56-59), mais pas dans la première partie.
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Recette Lucien Tendret, avocat à Belley, en 1892, dans La Table au pays de Brillat-Savarin (Gutenberg Reprint, 1981, p. 176 sq.), donne la recette du « civet de lièvre de Diane de Châteaumorand » :
« Cette recette a été, dit-on, conservée par les Bernardins de l’abbaye de Saint-Sulpice qui l’auraient ensuite propagée dans le Valromey.
Dépouillez et videz le lièvre, le placez dans un vase assez grand pour le contenir, l’arrosez d’un verre de vinaigre de vin, d’un demi-verre d’huile d’olive, ajoutez du sel, du poivre, un bouquet de thym et un oignon coupé en rouelles. Mettez en réserve le foie noir et le sang soigneusement recueilli. Retournez souvent le lièvre dans sa marinade et attendez au moins douze heures avant de le cuire. Hachez ensemble un oignon, vingt-cinq grammes de lard gras et frais, coupez le lièvre en morceaux et mettez le tout dans la terrine noire avec soixante-dix grammes de beurre frais. Après vingt minutes de cuisson, les morceaux de viande auront une teinte gris blanc et auront rendu leur mouillement ; les saupoudrez de trente grammes de farine, faites mijoter pendant vingt-cinq minutes et remuez souvent. Répandez dans la terrine une cuillerée à pot de bouillon de bœuf et une égale quantité d’excellent vin rouge, salez, poivrez et faites cuire pendant encore trente-cinq minutes. Avant l’achèvement de la cuisson, pilez le foie noir, le réduisez en purée fine et la délayez en y versant la marinade dont on aura retiré le thym et l’oignon. Mêlez le sang à cette préparation, le passez au tamis, et cinq minutes avant de servir l’incorporez au civet ; faites bouillir. Goûtez la sauce, si elle est fade, l'assaisonnez d’un filet de vinaigre suivant le précepte de Martial : « Nec cibus ipse juvat morsu fraudatus aceti ». « Le mets n’a pas de saveur s’il y manque une pointe de vinaigre ». Terminez par l’addition d’une cuillerée d’huile d’olive. Le civet peut être fait la veille du jour où il doit être mangé ; il est meilleur après avoir été réchauffé. Sa succulence dépend de la qualité du lièvre et de la quantité de sang recueilli ; la couleur du ragoût doit être celle du bon chocolat cuit à l’eau ».
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Remarques Notons qu'à la fin de ses Remarques, Vaugelas consacre trois pages aux « Fautes d'impression ». I
Réponse : « Aretuse » Après Hésiode et Homère, Ovide (V, 572 sq.) rapporte la métamorphose d'Aréthuse en fontaine. Cette nymphe d'Artémis (Diane) fuyait Alphée, le fleuve qui l'aimait. La fontaine a inspiré des légendes : « On dit aussi que souvent on y voit des fleurs venues de Grèce, et qu'une coupe de bois jetée dans l'Alphée, en Grèce, réapparaît dans le puits d'Aréthuse, en Sicile ».
Pline (II, 235) écrit que dans « la fontaine Aréthuse à Syracuse [on retrouve] les objets jetés dans l'Alphée, qui traverse Olympie et a son embouchure sur la côte du Péloponnèse ».
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Réponse : « Autel au Dieu Inconnu » Dans les Actes des Apôtres, saint Paul, à Athènes, parle de cet autel (17, 22-23). Pausanias, dans sa Description de la Grèce, évoquait aussi un autel aux dieux inconnus (5.14.8). Je n'ai pas trouvé mention de l'empereur qui aurait fait construire cet autel. I
Réponse : « Mal » En 1620, Honoré d'Urfé a souffert d'une maladie des yeux (Voir sa Biographie). I
Réponse :
« Bergerie »
« BERGERIE, se dit figurément en matiere spirituelle du lieu où se retirent les Fidelles qui sont sous la conduite d'un Pasteur » (FuretiÈre). I
Réponse :
« Énée »
Au livre II de L'Énéide (590-630), Virgile raconte cette scène : Vénus, pour engager son fils à fuir les ruines de Troie, lui montre les dieux qui ont participé à la guerre. I
Réponse :
« Nymphe »
Honoré d'Urfé évoque le destin de Sémélé. I
Rohmer Eric Rohmer (1920-2010). Auteur du film Les Amours d'Astrée et de Céladon sorti en France en septembre 2007.
Ce film d'esthète rapporte assez fidèlement l'histoire des héros et s'arrête sur une scène de reconnaissance audacieuse. Cette reconnaissance se déroulerait à la première rencontre d'Astrée et de Céladon travesti chez le druide Adamas, tout au début de la troisième partie du roman.
• Ce film, qui ne montre pas le Forez, a divisé les critiques.
• Pour plus de détails, voir un dossier de presse dans Annexes
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Ronsard Pierre de Ronsard (1524-1585), membre de la Pléiade, surnommé « prince des poètes ».
• Honoré d'Urfé écrit dans ses Epistres morales qu’il s'est retrouvé en prison en 1595 parce qu'il a été dénoncé par un homme qu'il croyait son ami : « Une personne qui a pensé, Pour se mettre en honneur, de se prendre à Ronsard ; et qui, se voyant incogneu, a creu que brusler le temple de Diane le ferait renommer » (Au lecteur, non-paginé). Qui est cet Erostrate des guerres de religion ?
D’Urfé reprend une formule utilisée par Ronsard lui-même. Quand le poète a lu les savantes insultes du « Temple de Ronsard », il a répondu à son adversaire : « Pour te mettre en honneur, tu te prends à Ronsard » (Gaume, p. 150 note 28). Mais comment s'appelle ce traître qui a dénoncé d'Urfé après s'être attaqué à Ronsard ? Le Chanoine Reure avoue : « Il y a là des énigmes que je ne puis expliquer » (p. 50). Maxime Gaume juge la périphrase des Epistres « difficile ou même impossible à résoudre » (p. 149-152).
• Pour découvrir le nom de l'ami traître, il faut revenir à la formule utilisée par l'auteur des Epistres, la prendre au pied de la lettre et s'interroger sur le « Temple de Ronsard ». La critique attribue ce texte anonyme qui date de 1563 soit à Jacques Grévin soit à Florent Chrétien (P. Champion, p. 184-185). Le premier, mort en 1570, ne peut même pas avoir connu d'Urfé né en 1567. Le second en revanche meurt en 1596 seulement. Florent Chrétien est un humaniste érudit qui traduit le grec et le latin et qui a mérité d'être nommé précepteur du futur Henri IV puis bibliothécaire à Vendôme, mais qui n'a pas laissé d'œuvres marquantes. Il a fait le portrait de Ronsard en Silène (F. Lavocat, p. 153). Il s'est réconcilié avec le poète avant 1578 (J. Pineaux, p. XXVIII sq.). À cause de la carrière qu'il a eue et des qualités de son esprit, ce Florent Chrétien est sans doute l'« ami » d'Honoré d'Urfé dans la République des Lettres. Ses convictions religieuses ou politiques ont pu l'engager à se retourner contre d'Urfé et à le dénoncer.
• Ronsard a montré qu'il connaissait et appréciait la poésie pastorale dans le Bocage (1554) et les Élégies, mascarades et Bergerie (1565). Il a composé une histoire des temps mérovingiens, la Franciade (1572), et des Sonnets et Madrigals pour Astrée (1578).
Voir Galerie des portraits.
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Sand Sand remercie deux amis qui lui prêtent L'Astrée en 1856 et en 1857 (Correspondance, Textes réunis, classés et annotés par Georges Lubin, Paris, Garnier, 1979, XIV, p. 30 et p. 339). Elle ne possédait donc pas le roman. I
Table des Histoires J'ai ajouté les numéros de livres et, dans la colonne de gauche, le nom des narrateurs. I
Table des histoires en 1607 - Dans cette édition, la foliotation est fautive à partir du livre 5.
- Dans la Table des histoires, j'ai ajouté une colonne avec le numéro exact des folios, et une colonne avec le nom des narrateurs.
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Table des Lettres J'ai ajouté des numéros entre parentèses pour indiquer la fréquence de l'échange entre les mêmes correspondants. J'ai rétabli l'ordre des lettres et ajouté celles qui manquaient dans la table. J'ai ajouté l'accent sur le à quand il manquait. I
Table des Lettres : erreurs Cette lettre est intitulée dans la table « Response de Celion à Bellinde ». I
Table des Lettres : erreurs Cette lettre serait au folio 406 d'après la Table des Lettres. I
Table des Lettres : erreurs Cette lettre est intitulée dans la table « Lettre d'Amarillis à Alcippe ». I
Table des Lettres : lacunes Cette lettre ne figure pas dans la table. I
Table des Livres Cette table ne figure pas dans l'édition de 1621. I
Table des livres en 1607 Cette table ne figure pas dans l'édition de 1607. I
Table des poésies en 1607 L'incipit, en 1621, est : « Amour en trahison ». I
Table des poésies en 1607 L'incipit, en 1621, est : « Espoirs Ixions en audace ». I
Table des poésies en 1607 L'incipit, en 1621, est : « Chers Oyseaux de Venus ». I
Table des poésies en 1607 L'incipit, en 1621, est : « Amour pourquoy ». I
Table des poésies en 1607 L'incipit, en 1621, est : « Cependant que l'Amour ». I
Table des Poésies en 1621 - L'ordre alphabétique des incipit n'est pas respecté, et il y a des erreurs dans les renvois aux folios.
- J'ai ajouté, dans la colonne de gauche, le nom des poètes.
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Table des Poésies : « Dessus son pasle effroy » Il faut ici lire « Dessous son pasle effroy ». I
Table des Poésies : « D'un marbre dur » Ce titre est l'incipit du madrigal de Céladon en 1607. En 1621, le nouvel incipit est « Je puis bien dire ». Les deux incipit se trouvent dans la Table des Poésies en 1621. I
Table des Poésies : « J'ay plus aymé que moy » Ce beau vers a disparu en 1621. Il était en 1607 l'incipit d'un poème de Tircis. Ce poème commence par « Pourquoy cacher nos pleurs ? » dans l'édition de 1621 (I, 7, 211 recto). Il s'agit des « Stances sur la mort de Cleon ». Les deux incipit se trouvent dans la Table en 1621.
• La Table de 1621 situe le poème au folio 310, ce qui est une erreur.
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Table des Poésies : « Je ne puis bien dyre » Il faut ici lire « Je puis bien dire ». I
Table des Poésies : « La beauté que ma mort » Il faut ici lire « La beauté que la mort », comme dans l'édition de 1607. I
Table des Poésies : « Mon Dieu que le mal » Il faut ici lire « Mon Dieu quel est le mal ». I
Table des Poésies : « Tu nasquis dans la lettre » Il faut ici lire « Tu nasquis dans la terre », comme dans l'édition de 1607, et non « dans la lettre ». Comme il s'agit de Silvandre, l'intellectuel né de l'ingénieux amalgame des lectures de l'auteur (Henein, p. 178-179), on est tenté de dire Felix culpa ! I
Table des Poésies : lacunes Ces poèmes ne figurent pas dans la Table des Poésies en 1621. I
Tombeau d'Honoré d'Urfé Auguste Bernard écrit en 1839 : « À peu de distance de la Bâtie, il y a un petit tertre formant un carré long bordé autrefois de six arbres (trois de chaque côté), et connu sous le nom de tombeau de Céladon. La tradition porte qu'un d'Urfé y a été enterré. Ce tertre, qui est aujourd'hui en culture, perd insensiblement sa forme primitive ; il n'y reste déjà plus que deux tilleuls à demi brisés par les orages. Avant la révolution, ce lieu se trouvait dans un petit bois, et servait de but de promenade aux visiteurs. À en juger par la forme du terrain, il semble que ce monticule ait été arrosé par un bras du Lignon » (p. 169 note 1). I
Variantes linguistiques Pour plus d'informations sur toutes les variantes linguistiques, voir le livre de Mme Sancier-Chateau ; sur le pronom sujet en particulier, p. 109-117. I
Variantes : prudence FuretiÈre donne un proverbe qui illustre la relation entre sagesse et prudence : « On dit proverbialement, qu'un homme a plus d'heur que de sagesse, que de science, quand malgré son peu d'industrie & de prudence, les affaires ne laissent pas de luy reüssir ».
• Dans Les Epistres, on lit : « La prudence est comme gardienne et conservatrice de toutes les choses qui sont bonnes, de laquelle les jeunes estans privez pour la plus part, ne peuvent arrester le cours fuytif de ces choses volages » (I, 14, p. 127-128).
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Variantes : rééditions Durant le premier quart du siècle, François de Rosset, entre 1614 et 1619, et Charles Sorel, entre 1623 et 1633, révisent et étendent leur œuvre avec autant de soin que d'Urfé, mais bien après lui. À ma connaissance, nul n'a jamais douté de leur compétence de réviseurs. I
Vaugelas Mme Ayres-Bennett écrit : « Une forte proportion d'usages critiqués [dans les Remarques] sont d'Urfé, la question se pose de savoir si Vaugelas pensait à cet auteur en rédigeant sa remarque » (p. 269 note 58).
• On trouve dans ce site (30 septembre 2010) un portait de Vaugelas accompagné d'une courte biographie et d'un poème surprenant.
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Vigny Merci à Michel Fournier (Université d'Ottawa) qui a attiré mon attention sur cet épisode.
• Sophie Vanden Abelle-Marchal, l'éditrice de Cinq-Mars, signale en note que Vigny cite une édition en 10 volumes datée de 1733 (Marc Citoleux, « Les Sources de Cinq-Mars », RHLF, 1923, pp. 182-191). Il s'agit de l'édition de l'abbé Souchay, dite édition qui, évidemment, n'existait pas un siècle plus tôt, du temps de Cinq-Mars !
• Cette Astrée de 1733 se trouve dans ce site (30 septembre 2010).
• M. Citoleux, dans l'article cité plus haut, relève toutes les erreurs de Vigny, mais affirme quand même que le romancier « déforme ce qu’il connaît le mieux » (p. 183) !
• Citoleux examine l'amour, la mésalliance et l'ambition chez Vigny et d'Urfé puis conclut, avec raison, que « Cinq-Mars est bien de l’école des Céladons » (p. 191). On peut appartenir à cette école tout en connaissant mal L'Astrée.
• Vigny décrit aussi dans son roman le salon de Marion de Lorme : Quand Milton lit des vers de son Paradis perdu, « Baro le continuateur », Georges de Scudéry et Godeau regrettent L'Astrée et « notre immortel d'Urfé » (p. 365). Vigny ne cache pas sa préférence pour Milton.
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Vous Vaugelas recommande pourtant que, « dans les discours que l'on fait aux personnes de condition, ou de respect », on mette le titre après le pronom vous. « Si je dis, il n'appartient qu'à vous Monseigneur, [...] je diray beaucoup mieux, que si je disois seulement, il n'appartient qu'à vous de faire, etc. » (p. 544-545). Il précise qu'on peut « dire tantost vous, & tantost vostre Majesté, mais plus souvent vostre Majesté » (p. 551).
• La dédicace à Louis XIII suit ces recommandations.
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