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Personnage historique |
À noter |
Poète |
Histoire intercalée |
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Légende des relations amoureuses

Abariel
Abariel |
Première mention : 8, 226 verso.
Caractéristique : « Fort vieux, et tres-homme de bien », dit Silvandre (8, 226 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre.
Helvétien.
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Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas |
Première mention : 4, 82 verso.
Caractéristique : « Prince des Druides de ceste contree, à qui nul des secrets de nature, ny des vertus des herbes, ne peut estre cachée », dit Léonide (4, 82 verso).
Remarque sur le nom : Adamas donnera plus tard l'étymologie de son nom, diamant (éd. Vaganay, III, 12, p. 646).
Auditeur : Histoire de Stelle et Corilas, racontée par Corilas ;
Histoire de Galathée et Lindamor, racontée par Léonide ;
Histoire de Leonide, racontée par Silvie ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
Narrateur : Histoire de Damon et de Fortune.
Druide du Forez. Fils de Pelion. Oncle de Léonide et père de Paris. __________________________________________________
Adamas a déjà servi Amasis, mais pas Galathée. Deux fois, il sera question de son passé agité : il a connu l'amour et ses difficultés (9, 266 verso ; 10, 308 recto). Le druide fera la connaissance de deux bergers du Lignon, Corilas et Céladon.
Adamas a une particularité inattendue :
il ne figure dans aucune des histoires racontées par les autres personnages.
Il ne fait donc pas partie du passé des personnages.
Le druide se dit seulement « en quelque sorte » parent par alliance de Damon (11, 369 verso), le héros de l'histoire qu'il raconte. |
Adamas apparaît pour la première fois au moment où Climanthe, le faux druide, a terminé le récit de ses méfaits (5, 140 verso).
Adamas, revenant de Feurs, s'assied à l'ombre pour se reposer. Il entend Stelle et Corilas se disputer. « Ayant cognoissance par leurs noms de la famille dont ils estoient, [il] eut envie de sçavoir davantage de leurs affaires » (5, 144 recto). Le druide propose au berger de lui donner des conseils, et, pour l'encourager à raconter son histoire, prétend que les gens en parlent au désavantage de Corilas.
Quand le berger termine l'Histoire de Stelle et Corilas, Adamas condamne « ces jeunesses d'Amour » (5, 156 recto) et recommande à Corilas de faire un mariage de raison.
Léonide est partie chercher le druide pour soigner Céladon. En revenant à Isoure avec Adamas, Léonide lui raconte l'Histoire de Galathée et Lindamor. Le druide déclare : « Celles qui veulent estre long temps aymées sont celles qui donnent moins de satisfaction aux desirs des amants », car « tout Amour est pour le desir de chose qui deffaut, le desir estant assouvy, n'est plus desir, n'y ayant plus de desir, il n'y a plus d'Amour » (9, 273 verso).
La nymphe inclut dans son récit l'Histoire de la tromperie de Climanthe dans une version épurée et sans préciser comment elle l'a apprise (9, 302 verso). Elle conclut : Galathée est « esperdument amoureuse » de Céladon (9, 304 verso) et compte l'épouser, bien qu'elle sache qu'il aime Astrée. Parce que le berger est malade, Galathée désire la présence d'Adamas.
Le druide déclare que « ceste façon de vivre, dont usoit Galathée, n'estoit ny belle pour la Nymphe, ny honorable pour elle ; qu'estant arrivé au Palais et ayant veu ses déportements, il luy diroit comme il vouloit qu'elle se gouvernast » (9, 305 recto). Comme Léonide rejette la faute sur Climanthe, le druide répond qu'il aimerait trouver l'imposteur pour le punir. La nymphe explique que Galathée seule pourrait lui indiquer le jour où Climanthe reviendra avec Polémas, son complice.
Ce n'est que dans la quatrième partie de l'Astrée que le druide donnera suite à ce projet. C'est de Céladon qu'il s'occupe auparavant. |
Adamas continue ses remontrances à sa nièce au début du livre 10.
En 1607, « ne pouvant luy en dire tout ce qu'il avoit sur le cœur, [il] faignit de desirer beaucoup de pouvoir servir Galathée, et si elle s'enquiert de vous, luy dit-il comment j'ay receu le discours que vous m'en avez fait, gardez vous bien de dire, que j'aye rien trouvé mauvais, car il y faut pourvoir d'une autre façon, comme vous verrez que je feray, quand j'auray bien recognu toutes choses ».
En 1621, il ne feint plus, ses remarques sont moins sévères et ses projets plus habiles : il « l'instruisit de tout ce qu'elle avoit à dire de luy à Galathée, et sur tout de ne point luy faire entendre qu'il ait desappreuvé ses actions : - Car, disoit-il, je cognois bien que le courage de la Nymphe se doit vaincre par douceur, et non par force » (10, 306 recto). |
À Isoure, Silvie accompagne le druide dans sa chambre. Tous deux parlent des relations de Galathée et du berger, « car la Nymphe qui avoit beaucoup de familiarité avec le Druide, luy en parla dés l'abord tout ouvertement. Luy qui estoit fort advisé, pour sçavoir si sa niece luy avoit dit la verité, la pria de luy raconter tout ce qu'elle en sçavoit » (10, 307 verso).
Silvie présente l'Histoire de Leonide. La nymphe, qui veut éloigner Céladon, affirme que le berger ne se laissera pas tenter par ses compagnes. Le druide réplique que la Chasteté même n'a pas pu résister à l'amour : la déesse Diane a aimé Endymion (10, 314 verso).
Le lendemain matin, les trois nymphes se retrouvent au chevet du berger. Adamas décide de commencer sa « cure » par Galathée, mais interroge uniquement Céladon (10, 315 recto).
Plaidant le faux pour apprendre le vrai, le druide dit à Céladon qu'il doit être heureux de sa bonne fortune. Le jeune homme réplique qu'il est malheureux à Isoure parce qu'il n'est pas à sa place ; il sait qu'une brebis ne peut pas vivre dans l'eau et qu'un rubis ne peut pas devenir un diamant (10, 316 verso). Le druide admire la sagesse de Céladon et promet de l'aider.
En 1607, Adamas déclare :
« Je vous redorray vostre liberté ».
En 1621 : « Je vous faciliteray les moyens pour sortir sans effort de ce lieu »
(10, 317 recto). |
Léonide déclare à Adamas que Galathée ne veut rien croire. « Pour le plus seur il me semble qu'il seroit à propos de faire sortir ce Berger de ceans » (10, 318 recto), conclut-elle.
En 1607, le druide « dit à sa niece, pour mieux descouvrir son artifice, qu'il desiroit ce qu'elle disoit sur toute chose, mais qu'il n'en sçavoit trouver le moyen ».
En 1621, il désire « couvrir son artifice »
(10, 318 recto et verso). |
Léonide suggère de travestir le berger pour qu'il quitte discrètement le palais. « Ayez seulement un habit de Nymphe », dit-elle (10, 318 verso). Le druide informe Silvie, et prévient Céladon le lendemain.
Adamas s'en va après avoir dit à Galathée qu'il partait chercher des remèdes. La nymphe se réjouit, car « la presence du Druyde commençoit de l'importuner » (10, 319 recto).
Céladon se promène dans les jardins d'Isoure avec les nymphes et pose des questions sur le tombeau de Damon et Fortune. « Je voudrois avoir assez d'esprit pour vous faire entendre ces tableaux, car l'histoire est bien digne d'estre sceuë », dit Galathée (11, 378 verso sic 368 verso). Comme Adamas survient, la nymphe le prie de raconter cette aventure.
Le druide commente les six tableaux qui décorent la fontaine de la Vérité d'amour et explique l'origine de ce tombeau en racontant l'Histoire de Damon et de Fortune. Dans l'entrée en matière, le druide annonce qu'il va raconter une histoire « véritable » (11, 369 recto) qui montre les méfaits de l'amour.
Adamas a apporté la robe qui doit permettre à Céladon de se travestir et d'échapper ainsi à Galathée. La nymphe, croyant que le travestissement est destiné à tromper Amasis, décide que le berger s'appellera Lucinde et se dira parente d'Adamas (12, 381 recto).
Amasis arrive à Isoure. Elle raconte à Adamas et Galathée l'Histoire de Lydias et de Melandre - jointe aux aventures des chevaliers foréziens.
Adamas, pour la première fois, ne tire pas de leçon morale d'un récit qu'il entend. |
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| Ætius |
Première mention : 3, 63 verso.
Personnage historique : v. 390-454. Général romain, lieutenant général en Gaule. Meurt assassiné sur l'ordre de son maître, l'empereur Valentinian III.
Caractéristique : « Grand et prudent », dit Guyemant (3, 63 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre.
À Isoure, Léonide rapporte le récit fait par Guyemant :
Dans le hameau, Silvandre raconte aux bergères et à Léonide :
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Agis
Agis
Agis
Agis
Agis
Agis
Agis |
Première mention : 3, 55 recto.
Caractéristiques : « Le plus inconstant et trompeur qui fut jamais », dit Léonide (3, 56 verso). « Le gentil Agis », dit Climanthe (5, 129 recto).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de la tromperie de Climanthe, racontée par Climanthe ;
Histoire de Leonide, racontée par Silvie.
Chevalier forézien.
À Isoure, Céladon passe devant la fontaine de la Vérité d'amour avec Léonide et Silvie. Léonide blâme sa compagne pour la condamnation du monument, Silvie réplique en rappelant à Léonide son passé : « Elle disoit cecy, en luy reprochant l'infidelité d'Agis, qui pour une jalousie, ou pour une absence de deux moys, s'estoit entierement changé », dit d'Urfé (3, 55 recto).
En racontant ensuite l'Histoire de Silvie à Céladon, Léonide explique :
En allant à Feurs, Léonide passe la nuit à Ponsins dans une sorte d'« hostelerie ». Elle entend une conversation.
Histoire de la tromperie de Climanthe
Climanthe explique à Polémas ce qu'il a fait pour rapprocher Galathée du chevalier.
Se prétendant druide, il reçoit les nymphes dans sa cabane.
Léonide est la première qui parle au faux druide. Il lit dans sa main tout ce qu'il sait grâce à Polémas. En se disant informé par son « Maistre », il ajoute : « Et certes en cela je ne mentois pas, car c'estoit vous, Polemas, qui me l'aviez dit » (5, 128 verso).
Agis déclare son amour à Léonide, se propose de l'épouser et se bat contre des rivaux dont il est jaloux (5, 130 verso). Climanthe peut même répéter une chanson composée par Agis pour Léonide (5, 130 verso).
Dans ses vers, Agis appelle la jeune fille « la belle » en 1607,
mais « Nymphe cruelle » en 1621
(5, 130 verso). |
Quand le faux druide déclare : « Je vous veux dire une chose sur ce sujet, que personne ne peut sçavoir que vous et Agis » (5, 131 recto), la nymphe, troublée, l'arrête. C'est ce qu'il désirait.
Léonide s'explique : elle ne craint rien mais la blessure est encore sensible (5, 131 verso).
| Polémas interrompt Climanthe pour dire son admiration et son inquiétude quand le faux druide répète à Léonide ses échanges avec Agis (5, 129 verso).
Climanthe réplique que nul ne peut se souvenir exactement d'une conversation et que, de plus, on ne cache rien à celui que l'on aime.
Léonide a donc aimé Polémas ... Agis n'avait pas tort d'être jaloux. |
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Agis reste le plus mystérieux des chevaliers du Forez. |
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| Aimée |
Première mention : 8, 252 recto. Écrit aussi « Aymée ».
Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Caractéristique : « Je suis telle que je dois estre », dit-elle à Hylas (8, 254 recto).
Hylas raconte aux bergers, à Diane et à Paris :
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Alaric
Alaric
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Première mention : 2, 31 recto.
Personnage historique : Il s'agit d'Alaric II, Roi des Wisigoths (484-507). Il régna sur l'Espagne et le Sud de la Gaule, et promulgua le Code Alaric.
Caractéristique : « Infiniment offensé contre Alcippe », dit Céladon (2, 42 verso).
Nommé dans : L'histoire du Forez rapportée par Galathée ; Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Roi des Wisigoths, allié du Forez. Père de Thierry.
À Isoure, Galathée raconte à Céladon :
Alaric conquiert le Forez : « Lors qu'il conquit avec l'Aquitaine toutes les Provinces de deçà Loyre, ayant sceu nos statuts, en reconfirma les privileges, et sans usurper aucune authorité sur nous, nous laissa en nos anciennes franchises », (2, 31 recto).
Alaric joue un rôle essentiel dans l'histoire du père de Céladon. Le berger raconte aux nymphes :
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Alcé
Alcé
Alcé
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Première mention : 2, 28 verso.
Caractéristique : « Un tres-honneste Berger, et qui estoit tenu pour fort sâge », dit Céladon (2, 36 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Berger du Lignon. Époux d'Hippolyte, père d'Astrée.
À Isoure, Silvie a entendu parler de l'inimitié d'Alcé et d'Alcippe (2, 28 verso). Céladon explique son origine en racontant aux nymphes :
Dans le hameau, Alcé meurt dès que sa femme meurt, c'est-à-dire quand on croit qu'Astrée s'est noyée. Ce « fut à Astree un foible soulagement, pouvant plaindre la perte de Celadon sous la couverture de celle de son pere et de sa mere » (4, 84 verso).
Astrée raconte à Diane :
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Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe |
Première mention : 2, 22 recto.
Caractéristique : « Un esprit turbulent » (2, 33 verso) ; « Son courage turbulant », dit Céladon (2, 36 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Berger du Lignon. Rival d'Alcé. Ami de Clindor et de son père, Cléante. Ami de Forelle. Époux d'Amarillis. Père de Lycidas et de Céladon.
À Isoure, Galathée dit à ses compagnes qu'elle a entendu parler d'Alcippe, et Silvie rappelle qu'elle l'a vu il y a six mois et que « l'authorité de sa barbe chenuë, et de sa venerable vieillesse » le faisaient respecter de tous (2, 22 recto).
À la demande de Galathée, Céladon raconte l'histoire de son père pour montrer les « travaux et peines incroyables » des bergers qui ont abandonné la vie pastorale (2, 32 verso).
Histoire d'Alcippe
Alcippe aime Amarillis et le lui déclare (2, 33 verso).
Alcippe a « les cheveux blonds, annelés et crespez de la Nature, qu'il portoit assez longs »
(2, 38 recto).
L'édition de 1607 ajoute :« car Clodion n'avoit encor fait la defense des chevelures, outre que nous n'estions point de ses sujects ».
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Désirant vivre en chevalier, le jeune Alcippe, encouragé par Amarillis, quitte le hameau avec Cléante et son fils Clindor pour séjourner à Marcilly. On célèbre alors l'avènement d'Amasis (2, 38 recto).
Pour que Cléante l'autorise à s'habiller en chevalier, Alcippe lui dit : « Et qu'ont affaire [...] les bois avec les hommes ? Et que peuvent apprendre les hommes en la pratique des bestes ? » (2, 38 verso).
Alcippe devient chevalier.
Une Dame lui offre ses faveurs et lui fait de « grands dons » (2, 40 verso), mais lui cache son nom.
En 1607, d'Urfé écrit : « Mais les commoditez qu'l en retiroit estoient telles, qu'il s'y contraignoit, mesmes avoit acquis durant ce temps-là beaucoup de faveur aupres de Pimandre, et d'Amasis ».
En 1621, on lit seulement : « Quoy qu'il sembla que depuis ce temps-là il entra en faveur aupres de Pimandre, et d'Amasis »
(2, 41 recto). |
Clindor suggère à son ami une ruse pour découvrir ce nom (2, 41 recto).
La Dame sans nom suscite une querelle entre Clindor et un cousin de Pimandre. Clindor tue son adversaire et s'enfuit. Pimandre le fait arrêter en Auvergne. Clindor est prisonnier d'Alaric à Usson (2, 41 verso).
Entre-temps le père d'Alcippe est mort (2, 40 verso).
Avec onze amis, Alcippe se déguise en paysan et libère Clindor (2, 42 recto).
Alaric, le roi des Wisigoths et le maître d'Usson, poursuit Alcippe de sa haine et le fait bannir de plusieurs royaumes (2, 42 verso à 43 recto).
Alcippe erre pendant dix-sept ans. Il sert tour à tour Gondioch, roi des Bourguignons, l'Empereur d'Orient, à Bizance, le roi Arthur, en Grande- Bretagne. Il s'arrête quelque temps à Rennes et se rend aussi au Portugal, le Port des Gaulois.
Alcippe prend pour devise une penne de geai pendant ses voyages (2, 45 verso) ; il l'abandonnera quand il reviendra à Marcilly et la reprendra quand il songera à retourner dans son hameau.
Amarillis lui apprend dans une lettre qu'un de ses oncles a été tué par un chevalier wisigoth qui défiait tous les Foréziens à Marcilly. Alcippe revient dans sa patrie et vainc le Wisigoth (2, 44 recto). Son armure et sa barbe le rendent méconnaissable.
Cléante révèle à Pimandre le nom du vainqueur. Pimandre pardonne à Alcippe, le rappelle près de lui et le couvre d'honneurs (2, 44 verso).
La vie de cour finit par lasser Alcippe qui choisit le « repos » et retourne à la vie pastorale (2, 45 recto).
Il épouse Amarillis qui repousse alors Alcé. |
Dans le hameau, Astrée parle d'Alcippe en racontant à Diane ses amours.
Histoire d'Astrée et Phillis
Mécontent de l'amour de son fils, Céladon, pour la fille d'Alcé, Astrée, Alcippe essaie de séparer les jeunes gens en éloignant le berger (4, 93 verso). Céladon passe trois ans en Italie (4, 94 recto), puis séjourne chez le berger Forelle (4, 112 verso), père de Malthée, mais reste fidèle à Astrée.
Alcippe trouve une lettre d'Astrée à Céladon (4, 105 recto). Il engage l'habile Squilindre et lui demande de copier l'écriture de la bergère pour écrire à Céladon qu'Astrée va épouser Corèbe (4, 112 verso). La ruse réussit si bien que Céladon, désespéré, s'enfuit.
Alcippe meurt avant qu'on retrouve son fils (4, 116 recto). Quelques jours après, Amarillis, son épouse, le suit dans la tombe. |
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| Amaranthe |
Première mention : 10, 324 verso.
Caractéristique : « De qui la jeunesse promettoit beaucoup de sa future beauté », dit Céladon (10, 324 verso).
Nommée dans : Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Bergère du Lignon. Fille de Léon, l'ami de Philémon, le père de Bellinde.
À Isoure, parce que Silvie s'intéresse à Diane, Céladon raconte l'histoire des parents de la bergère :
Amaranthe envie Bellinde, son amie, parce que Celion l'aime. Elle tombe amoureuse du berger et le lui écrit (10, 328 recto). La réponse du berger la rend malade ; Celion lui a dit qu'il aime ailleurs.
Bellinde va rendre visite à son amie (10, 329 recto). Celle-ci avoue son amour pour Celion. Bellinde a « honte oyant ce discours, de l'erreur de sa compagne » (10, 330 recto), mais demande quand même à Celion de servir Amaranthe. Quand le berger refuse, elle menace de ne plus jamais le revoir. Celion, désespéré, vit dans les bois pendant quelques jours. Un vieux berger lui conseille de faire semblant d'aimer Amaranthe. Celion feint donc d'aimer la bergère (10, 334 recto).
Quand son père s'entend avec le père d'Amaranthe pour marier les jeunes gens, Celion refuse, expliquant qu'il apprécie la jeune fille comme maîtresse mais non comme épouse (10, 334 verso).
Perdue de réputation, Amaranthe épouse le premier homme qui la demande en mariage (10, 335 recto). |
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| Amaranthe |
Première mention : 8, 236 verso sic 239 verso.
Caractéristique : -
Hylas nomme une « Amaranthe » parmi les femmes qu'il a aimées. Il ne s'agit certainement pas de celle qui a fréquenté Celion et Bellinde, qui, elle, appartient à une autre génération.
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| Amarillis |
Première mention : 2, 22 recto.
Caractéristique : Amarillis « toute pleine de grace » (2, 37 recto).
Nommée dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Bergère du Lignon.
Histoire d'Alcippe
Amarillis méprise la condition pastorale (2, 34 recto).
Voyant qu'elle aime Alcippe, le père de la jeune fille l'éloigne en l'envoyant près d'Artémis (2, 36 recto). Les jeunes gens s'écrivent (2, 36 verso).
Amarillis encourage Alcippe à quitter les hameaux (2, 36 verso).
Lorsqu'Alcippe est obligé de s'exiler, il correspond encore avec Amarillis qui lui écrit qu'un chevalier wisigoth a tué son oncle (2, 43 verso).
Alcippe revient à Marcilly, venge l'oncle d'Amarillis et revoit la jeune fille (2, 44 recto).
Pendant la longue absence d'Alcippe, la jeune fille obéit à ses parents et se laisse rechercher par Alcé (2, 45 verso).
Lorsqu'Alcippe redevient berger, elle l'épouse (2, 45 verso). |
Amarillis est la plus mystérieuse des bergères. Jeune, elle méprise la condition pastorale et se rend à Marcilly. Une fois mère de famille, elle s'efface. |
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Amasis
Amasis
Amasis
Amasis
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Première mention : 1, 19 recto.
Caractéristique : « Dame de toutes ces contrees », dit Galathée (2, 31 verso).
Auditrice : -
Narratrice : Histoire de Lydias et de Melandre.
Dame du Forez. Veuve de Pimandre. Mère de Clidaman et Galathée.
À Isoure, en racontant l'histoire du Forez, Galathée parle de sa mère, Amasis, dame du Forez, descendue de la lignée instituée par la déesse Diane ou par la princesse Galathée (2, 31 verso).
Céladon, en racontant aux nymphes l'histoire de son père, nomme Amasis.
Amasis est régulièrement nommée dans les histoires intercalées dont les héros sont nymphes et chevaliers.
Elle a consulté le faux druide :
Elle célèbre l'anniversaire de la naissance de sa fille (Histoire de Silvie, 3, 62 verso) et l'anniversaire de son mariage (Histoire de Leonide, 10, 308 verso).
À plusieurs reprises, elle envoie des chevaliers au loin pour ses affaires (Cleomir, Lindamor, Ligdamon).
Quand elle demande à Lindamor et Ligdamon de partir rejoindre Clidaman près de Mérovée, elle garde Polémas à la cour, pour le séparer de Lindamor (Histoire de Galathée et Lindamor, 9, 302 recto).
Elle n'est pas en faveur du duel : « Elle estant femme ne permettroit jamais qu'on en vint aux armes » (Histoire de Galathée et Lindamor, 9, 286 recto).
Amasis se rend à Isoure où elle répète à Adamas et Galathée l'Histoire de Lydias et de Melandre qu'elle a apprise par un envoyé de Clidaman (12, 382 recto).
Elle embrasse Lucinde, une parente d'Adamas, qui n'est autre que Céladon travesti (12, 396 recto).
Dans l'édition de 1607, Clidaman dit à la Dame du Forez : « la Deesse Diane vous en a fait maistresse ».
En 1621, il dit : « les Dieux vous en ont establie Dame »
(9, 286 verso).
Divinité et titre ont changé.
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Amerine
Amerine
Amerine
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Première mention : 11, 370 verso sic 360 verso.
Caractéristique : « Belle et riche », dit Égide (11, 371 verso sic 361 verso).
Nommée dans : Histoire de Ligdamon, racontée par Égide.
Dame de Neustrie.
À Isoure, Égide raconte aux nymphes et à Céladon :
Histoire de Ligdamon
Amerine et Lydias s'aiment. Le jeune homme se bat contre Aronte, un rival qui médit de lui, le tue, puis s'enfuit pour éviter la prison (11, 368 recto sic 358 recto).
À l'issue d'une bataille avec les Francs, les Neustriens font prisonniers Ligdamon et son écuyer, Égide (11, 367 verso sic 357 verso).
Parce que Ligdamon ressemble à Lydias, il est mis en prison pour le meurtre d'Aronte et condamné aux lions pour trahison (il se battait avec les Francs). Le chevalier tue deux lions.
La mère de Lydias, pour libérer celui qu'elle prend pour son fils, fait appel à Amerine, la femme que Lydias aimait. La coutume du pays veut que le condamné soit sauvé s'il est demandé en mariage. Amerine obtient que les juges lui donnent le prétendu Lydias (11, 370 verso sic 360 verso).
Ligdamon essaie en vain de s'expliquer avec Amerine.
Le jour des noces, Ligdamon boit du poison pour rester fidèle à Silvie. Amerine, croyant Lydias infidèle, boit aussi du poison (11, 372 verso sic 362 verso).
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| Amidor |
Première mention : 6, 159 verso.
Caractéristique : D'après Diane : « N'estoit pas tant aymable » (6, 164 recto) ; « C'estoit sa vanité ordinaire, de vouloir qu'on creut qu'il eust plusieurs bonnes fortunes » (6, 182 verso).
Nommé dans : Histoire de Diane, racontée par Diane.
Berger du Forez. Neveu de Phormion et cousin de Filidas.
Diane raconte « ses jeunesses » à Astrée et Phillis. Elle ne sait pas que Léonide l'entend.
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| Aminthe |
Première mention : 1, 9 recto.
Caractéristique : « La douce pratique d'Aminthe », dit Corilas (5, 145 verso).
Nommée dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée ;
Histoire de Stelle et Corilas, racontée par Corilas.
Bergère du Lignon. Petite-fille de Cléante et fille de Clindor, l'ami d'Alcippe. Amie de Stelle.
Dans le hameau, Corilas raconte à Adamas :
Dans le hameau, Astrée raconte à Diane :
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| Aristandre |
Première mention : 3, 63 recto.
Caractéristique : « Pour l'aimer je meurs », dit Aristandre de Silvie (3, 65 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide.
Remarque sur le nom : Le meilleur homme, selon l'étymologie.
Chevalier, fils de Cleomir et frère de Guyemant. Les trois hommes servent Amasis, mais leur nationalité n'est pas indiquée.
À Isoure, Léonide inclut dans le récit qu'elle fait à Céladon la narration de Guyemant.
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| Aronte |
Première mention : 11, 367 verso sic 357 verso.
Caractéristique : Sa « jalousie avoit esté telle, qu'il s'estoit laissé aller au delà de son devoir, mesdisant d'elle et de luy », dit Égide, l'écuyer de Ligdamon (11, 368 recto sic 358 recto).
Nommé dans : Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
Chevalier neustrien. Parent de Lypandas.
À Isoure, Égide raconte aux nymphes et à Céladon :
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| Arontine |
Première mention : 7, 213 verso.
Caractéristique : « La vieille », dit Laonice (7, 213 verso).
Nommée dans : Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice.
Druidesse du Forez.
Laonice raconte à Silvandre et aux bergers :
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| Artemis |
Première mention : 2, 36 recto.
Caractéristique : « [Elle] desiroit plustost d'assoupir que de r'allumer ces vieilles inimitiez », dit Astrée (4, 88 verso).
Nommée dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Bergère des rives de l'Allier. Sœur d'Alcé, le père d'Astrée. Mère de Phillis.
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| Artus |
Première mention : 2, 43 recto.
Le roi Arthur, appelé Artus, est considéré comme un personnage historique dans l'Astrée. Dans le Lancelot en prose aussi ; Pharamond était alors le vassal du père d'Arthur.
Caractéristique : « le grand Roy Artus [...] institua L'Ordre des Chevaliers de la table ronde », dit Céladon (2, 43 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Roi de Grande-Bretagne.
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
Alcippe, banni du Forez, survient à Londres au moment où naît l'ordre des Chevaliers de la table ronde. |
En 1690, FuretiÈre écrit dans son Dictionnaire :
« On a esté fort en peine sur l'origine des Chevaliers de la Table ronde. Ce qui n'est autre chose qu'une jouste faite en Angleterre, ou un jeu militaire qu'on appella ainsi sous le nom supposé du Roy Artus & de ses Barons en l'année 1252, dont Matthieu Paris fait mention ». |
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Astrée
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