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Personnage historique |
À noter |
Poète |
Histoire intercalée |
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Légende des relations amoureuses

Abariel
Abariel |
Première mention : 8, 226 verso.
Caractéristique : « Fort vieux, et tres-homme de bien », dit Silvandre (8, 226 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre.
Helvétien.
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Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas
Adamas |
Première mention : 4, 82 verso.
Caractéristique : « Prince des Druides de ceste contree, à qui nul des secrets de nature, ny des vertus des herbes, ne peut estre cachée », dit Léonide (4, 82 verso).
Remarque sur le nom : Adamas donnera plus tard l'étymologie de son nom, diamant (éd. Vaganay, III, 12, p. 646).
Auditeur : Histoire de Stelle et Corilas, racontée par Corilas ;
Histoire de Galathée et Lindamor, racontée par Léonide ;
Histoire de Leonide, racontée par Silvie ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
Narrateur : Histoire de Damon et de Fortune.
Druide du Forez. Fils de Pelion. Oncle de Léonide et père de Paris. __________________________________________________
Adamas a déjà servi Amasis, mais pas Galathée. Deux fois, il sera question de son passé agité : il a connu l'amour et ses difficultés (9, 266 verso ; 10, 308 recto). Le druide fera la connaissance de deux bergers du Lignon, Corilas et Céladon.
Adamas a une particularité inattendue :
il ne figure dans aucune des histoires racontées par les autres personnages.
Il ne fait donc pas partie du passé des personnages.
Le druide se dit seulement « en quelque sorte » parent par alliance de Damon (11, 369 verso), le héros de l'histoire qu'il raconte. |
Adamas apparaît pour la première fois au moment où Climanthe, le faux druide, a terminé le récit de ses méfaits (5, 140 verso).
Adamas, revenant de Feurs, s'assied à l'ombre pour se reposer. Il entend Stelle et Corilas se disputer. « Ayant cognoissance par leurs noms de la famille dont ils estoient, [il] eut envie de sçavoir davantage de leurs affaires » (5, 144 recto). Le druide propose au berger de lui donner des conseils, et, pour l'encourager à raconter son histoire, prétend que les gens en parlent au désavantage de Corilas.
Quand le berger termine l'Histoire de Stelle et Corilas, Adamas condamne « ces jeunesses d'Amour » (5, 156 recto) et recommande à Corilas de faire un mariage de raison.
Léonide est partie chercher le druide pour soigner Céladon. En revenant à Isoure avec Adamas, Léonide lui raconte l'Histoire de Galathée et Lindamor. Le druide déclare : « Celles qui veulent estre long temps aymées sont celles qui donnent moins de satisfaction aux desirs des amants », car « tout Amour est pour le desir de chose qui deffaut, le desir estant assouvy, n'est plus desir, n'y ayant plus de desir, il n'y a plus d'Amour » (9, 273 verso).
La nymphe inclut dans son récit l'Histoire de la tromperie de Climanthe dans une version épurée et sans préciser comment elle l'a apprise (9, 302 verso). Elle conclut : Galathée est « esperdument amoureuse » de Céladon (9, 304 verso) et compte l'épouser, bien qu'elle sache qu'il aime Astrée. Parce que le berger est malade, Galathée désire la présence d'Adamas.
Le druide déclare que « ceste façon de vivre, dont usoit Galathée, n'estoit ny belle pour la Nymphe, ny honorable pour elle ; qu'estant arrivé au Palais et ayant veu ses déportements, il luy diroit comme il vouloit qu'elle se gouvernast » (9, 305 recto). Comme Léonide rejette la faute sur Climanthe, le druide répond qu'il aimerait trouver l'imposteur pour le punir. La nymphe explique que Galathée seule pourrait lui indiquer le jour où Climanthe reviendra avec Polémas, son complice.
Ce n'est que dans la quatrième partie de l'Astrée que le druide donnera suite à ce projet. C'est de Céladon qu'il s'occupe auparavant. |
Adamas continue ses remontrances à sa nièce au début du livre 10.
En 1607, « ne pouvant luy en dire tout ce qu'il avoit sur le cœur, [il] faignit de desirer beaucoup de pouvoir servir Galathée, et si elle s'enquiert de vous, luy dit-il comment j'ay receu le discours que vous m'en avez fait, gardez vous bien de dire, que j'aye rien trouvé mauvais, car il y faut pourvoir d'une autre façon, comme vous verrez que je feray, quand j'auray bien recognu toutes choses ».
En 1621, il ne feint plus, ses remarques sont moins sévères et ses projets plus habiles : il « l'instruisit de tout ce qu'elle avoit à dire de luy à Galathée, et sur tout de ne point luy faire entendre qu'il ait desappreuvé ses actions : - Car, disoit-il, je cognois bien que le courage de la Nymphe se doit vaincre par douceur, et non par force » (10, 306 recto). |
À Isoure, Silvie accompagne le druide dans sa chambre. Tous deux parlent des relations de Galathée et du berger, « car la Nymphe qui avoit beaucoup de familiarité avec le Druide, luy en parla dés l'abord tout ouvertement. Luy qui estoit fort advisé, pour sçavoir si sa niece luy avoit dit la verité, la pria de luy raconter tout ce qu'elle en sçavoit » (10, 307 verso).
Silvie présente l'Histoire de Leonide. La nymphe, qui veut éloigner Céladon, affirme que le berger ne se laissera pas tenter par ses compagnes. Le druide réplique que la Chasteté même n'a pas pu résister à l'amour : la déesse Diane a aimé Endymion (10, 314 verso).
Le lendemain matin, les trois nymphes se retrouvent au chevet du berger. Adamas décide de commencer sa « cure » par Galathée, mais interroge uniquement Céladon (10, 315 recto).
Plaidant le faux pour apprendre le vrai, le druide dit à Céladon qu'il doit être heureux de sa bonne fortune. Le jeune homme réplique qu'il est malheureux à Isoure parce qu'il n'est pas à sa place ; il sait qu'une brebis ne peut pas vivre dans l'eau et qu'un rubis ne peut pas devenir un diamant (10, 316 verso). Le druide admire la sagesse de Céladon et promet de l'aider.
En 1607, Adamas déclare :
« Je vous redorray vostre liberté ».
En 1621 : « Je vous faciliteray les moyens pour sortir sans effort de ce lieu »
(10, 317 recto). |
Léonide déclare à Adamas que Galathée ne veut rien croire. « Pour le plus seur il me semble qu'il seroit à propos de faire sortir ce Berger de ceans » (10, 318 recto), conclut-elle.
En 1607, le druide « dit à sa niece, pour mieux descouvrir son artifice, qu'il desiroit ce qu'elle disoit sur toute chose, mais qu'il n'en sçavoit trouver le moyen ».
En 1621, il désire « couvrir son artifice »
(10, 318 recto et verso). |
Léonide suggère de travestir le berger pour qu'il quitte discrètement le palais. « Ayez seulement un habit de Nymphe », dit-elle (10, 318 verso). Le druide informe Silvie, et prévient Céladon le lendemain.
Adamas s'en va après avoir dit à Galathée qu'il partait chercher des remèdes. La nymphe se réjouit, car « la presence du Druyde commençoit de l'importuner » (10, 319 recto).
Céladon se promène dans les jardins d'Isoure avec les nymphes et pose des questions sur le tombeau de Damon et Fortune. « Je voudrois avoir assez d'esprit pour vous faire entendre ces tableaux, car l'histoire est bien digne d'estre sceuë », dit Galathée (11, 378 verso sic 368 verso). Comme Adamas survient, la nymphe le prie de raconter cette aventure.
Le druide commente les six tableaux qui décorent la fontaine de la Vérité d'amour et explique l'origine de ce tombeau en racontant l'Histoire de Damon et de Fortune. Dans l'entrée en matière, le druide annonce qu'il va raconter une histoire « véritable » (11, 369 recto) qui montre les méfaits de l'amour.
Adamas a apporté la robe qui doit permettre à Céladon de se travestir et d'échapper ainsi à Galathée. La nymphe, croyant que le travestissement est destiné à tromper Amasis, décide que le berger s'appellera Lucinde et se dira parente d'Adamas (12, 381 recto).
Amasis arrive à Isoure. Elle raconte à Adamas et Galathée l'Histoire de Lydias et de Melandre - jointe aux aventures des chevaliers foréziens.
Adamas, pour la première fois, ne tire pas de leçon morale d'un récit qu'il entend. |
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| Ætius |
Première mention : 3, 63 verso.
Personnage historique : v. 390-454. Général romain, lieutenant général en Gaule. Meurt assassiné sur l'ordre de son maître, l'empereur Valentinian III.
Caractéristique : « Grand et prudent », dit Guyemant (3, 63 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre.
À Isoure, Léonide rapporte le récit fait par Guyemant :
Dans le hameau, Silvandre raconte aux bergères et à Léonide :
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Agis
Agis
Agis
Agis
Agis
Agis
Agis |
Première mention : 3, 55 recto.
Caractéristiques : « Le plus inconstant et trompeur qui fut jamais », dit Léonide (3, 56 verso). « Le gentil Agis », dit Climanthe (5, 129 recto).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de la tromperie de Climanthe, racontée par Climanthe ;
Histoire de Leonide, racontée par Silvie.
Chevalier forézien.
À Isoure, Céladon passe devant la fontaine de la Vérité d'amour avec Léonide et Silvie. Léonide blâme sa compagne pour la condamnation du monument, Silvie réplique en rappelant à Léonide son passé : « Elle disoit cecy, en luy reprochant l'infidelité d'Agis, qui pour une jalousie, ou pour une absence de deux moys, s'estoit entierement changé », dit d'Urfé (3, 55 recto).
En racontant ensuite l'Histoire de Silvie à Céladon, Léonide explique :
En allant à Feurs, Léonide passe la nuit à Ponsins dans une sorte d'« hostelerie ». Elle entend une conversation.
Histoire de la tromperie de Climanthe
Climanthe explique à Polémas ce qu'il a fait pour rapprocher Galathée du chevalier.
Se prétendant druide, il reçoit les nymphes dans sa cabane.
Léonide est la première qui parle au faux druide. Il lit dans sa main tout ce qu'il sait grâce à Polémas. En se disant informé par son « Maistre », il ajoute : « Et certes en cela je ne mentois pas, car c'estoit vous, Polemas, qui me l'aviez dit » (5, 128 verso).
Agis déclare son amour à Léonide, se propose de l'épouser et se bat contre des rivaux dont il est jaloux (5, 130 verso). Climanthe peut même répéter une chanson composée par Agis pour Léonide (5, 130 verso).
Dans ses vers, Agis appelle la jeune fille « la belle » en 1607,
mais « Nymphe cruelle » en 1621
(5, 130 verso). |
Quand le faux druide déclare : « Je vous veux dire une chose sur ce sujet, que personne ne peut sçavoir que vous et Agis » (5, 131 recto), la nymphe, troublée, l'arrête. C'est ce qu'il désirait.
Léonide s'explique : elle ne craint rien mais la blessure est encore sensible (5, 131 verso).
| Polémas interrompt Climanthe pour dire son admiration et son inquiétude quand le faux druide répète à Léonide ses échanges avec Agis (5, 129 verso).
Climanthe réplique que nul ne peut se souvenir exactement d'une conversation et que, de plus, on ne cache rien à celui que l'on aime.
Léonide a donc aimé Polémas ... Agis n'avait pas tort d'être jaloux. |
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Agis reste le plus mystérieux des chevaliers du Forez. |
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| Aimée |
Première mention : 8, 252 recto. Écrit aussi « Aymée ».
Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Caractéristique : « Je suis telle que je dois estre », dit-elle à Hylas (8, 254 recto).
Hylas raconte aux bergers, à Diane et à Paris :
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Alaric
Alaric
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Première mention : 2, 31 recto.
Personnage historique : Il s'agit d'Alaric II, Roi des Wisigoths (484-507). Il régna sur l'Espagne et le Sud de la Gaule, et promulgua le Code Alaric.
Caractéristique : « Infiniment offensé contre Alcippe », dit Céladon (2, 42 verso).
Nommé dans : L'histoire du Forez rapportée par Galathée ; Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Roi des Wisigoths, allié du Forez. Père de Thierry.
À Isoure, Galathée raconte à Céladon :
Alaric conquiert le Forez : « Lors qu'il conquit avec l'Aquitaine toutes les Provinces de deçà Loyre, ayant sceu nos statuts, en reconfirma les privileges, et sans usurper aucune authorité sur nous, nous laissa en nos anciennes franchises », (2, 31 recto).
Alaric joue un rôle essentiel dans l'histoire du père de Céladon. Le berger raconte aux nymphes :
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Alcé
Alcé
Alcé
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Première mention : 2, 28 verso.
Caractéristique : « Un tres-honneste Berger, et qui estoit tenu pour fort sâge », dit Céladon (2, 36 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Berger du Lignon. Époux d'Hippolyte, père d'Astrée.
À Isoure, Silvie a entendu parler de l'inimitié d'Alcé et d'Alcippe (2, 28 verso). Céladon explique son origine en racontant aux nymphes :
Dans le hameau, Alcé meurt dès que sa femme meurt, c'est-à-dire quand on croit qu'Astrée s'est noyée. Ce « fut à Astree un foible soulagement, pouvant plaindre la perte de Celadon sous la couverture de celle de son pere et de sa mere » (4, 84 verso).
Astrée raconte à Diane :
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Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe
Alcippe |
Première mention : 2, 22 recto.
Caractéristique : « Un esprit turbulent » (2, 33 verso) ; « Son courage turbulant », dit Céladon (2, 36 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Berger du Lignon. Rival d'Alcé. Ami de Clindor et de son père, Cléante. Ami de Forelle. Époux d'Amarillis. Père de Lycidas et de Céladon.
À Isoure, Galathée dit à ses compagnes qu'elle a entendu parler d'Alcippe, et Silvie rappelle qu'elle l'a vu il y a six mois et que « l'authorité de sa barbe chenuë, et de sa venerable vieillesse » le faisaient respecter de tous (2, 22 recto).
À la demande de Galathée, Céladon raconte l'histoire de son père pour montrer les « travaux et peines incroyables » des bergers qui ont abandonné la vie pastorale (2, 32 verso).
Histoire d'Alcippe
Alcippe aime Amarillis et le lui déclare (2, 33 verso).
Alcippe a « les cheveux blonds, annelés et crespez de la Nature, qu'il portoit assez longs »
(2, 38 recto).
L'édition de 1607 ajoute :« car Clodion n'avoit encor fait la defense des chevelures, outre que nous n'estions point de ses sujects ».
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Désirant vivre en chevalier, le jeune Alcippe, encouragé par Amarillis, quitte le hameau avec Cléante et son fils Clindor pour séjourner à Marcilly. On célèbre alors l'avènement d'Amasis (2, 38 recto).
Pour que Cléante l'autorise à s'habiller en chevalier, Alcippe lui dit : « Et qu'ont affaire [...] les bois avec les hommes ? Et que peuvent apprendre les hommes en la pratique des bestes ? » (2, 38 verso).
Alcippe devient chevalier.
Une Dame lui offre ses faveurs et lui fait de « grands dons » (2, 40 verso), mais lui cache son nom.
En 1607, d'Urfé écrit : « Mais les commoditez qu'l en retiroit estoient telles, qu'il s'y contraignoit, mesmes avoit acquis durant ce temps-là beaucoup de faveur aupres de Pimandre, et d'Amasis ».
En 1621, on lit seulement : « Quoy qu'il sembla que depuis ce temps-là il entra en faveur aupres de Pimandre, et d'Amasis »
(2, 41 recto). |
Clindor suggère à son ami une ruse pour découvrir ce nom (2, 41 recto).
La Dame sans nom suscite une querelle entre Clindor et un cousin de Pimandre. Clindor tue son adversaire et s'enfuit. Pimandre le fait arrêter en Auvergne. Clindor est prisonnier d'Alaric à Usson (2, 41 verso).
Entre-temps le père d'Alcippe est mort (2, 40 verso).
Avec onze amis, Alcippe se déguise en paysan et libère Clindor (2, 42 recto).
Alaric, le roi des Wisigoths et le maître d'Usson, poursuit Alcippe de sa haine et le fait bannir de plusieurs royaumes (2, 42 verso à 43 recto).
Alcippe erre pendant dix-sept ans. Il sert tour à tour Gondioch, roi des Bourguignons, l'Empereur d'Orient, à Bizance, le roi Arthur, en Grande- Bretagne. Il s'arrête quelque temps à Rennes et se rend aussi au Portugal, le Port des Gaulois.
Alcippe prend pour devise une penne de geai pendant ses voyages (2, 45 verso) ; il l'abandonnera quand il reviendra à Marcilly et la reprendra quand il songera à retourner dans son hameau.
Amarillis lui apprend dans une lettre qu'un de ses oncles a été tué par un chevalier wisigoth qui défiait tous les Foréziens à Marcilly. Alcippe revient dans sa patrie et vainc le Wisigoth (2, 44 recto). Son armure et sa barbe le rendent méconnaissable.
Cléante révèle à Pimandre le nom du vainqueur. Pimandre pardonne à Alcippe, le rappelle près de lui et le couvre d'honneurs (2, 44 verso).
La vie de cour finit par lasser Alcippe qui choisit le « repos » et retourne à la vie pastorale (2, 45 recto).
Il épouse Amarillis qui repousse alors Alcé. |
Dans le hameau, Astrée parle d'Alcippe en racontant à Diane ses amours.
Histoire d'Astrée et Phillis
Mécontent de l'amour de son fils, Céladon, pour la fille d'Alcé, Astrée, Alcippe essaie de séparer les jeunes gens en éloignant le berger (4, 93 verso). Céladon passe trois ans en Italie (4, 94 recto), puis séjourne chez le berger Forelle (4, 112 verso), père de Malthée, mais reste fidèle à Astrée.
Alcippe trouve une lettre d'Astrée à Céladon (4, 105 recto). Il engage l'habile Squilindre et lui demande de copier l'écriture de la bergère pour écrire à Céladon qu'Astrée va épouser Corèbe (4, 112 verso). La ruse réussit si bien que Céladon, désespéré, s'enfuit.
Alcippe meurt avant qu'on retrouve son fils (4, 116 recto). Quelques jours après, Amarillis, son épouse, le suit dans la tombe. |
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| Amaranthe |
Première mention : 10, 324 verso.
Caractéristique : « De qui la jeunesse promettoit beaucoup de sa future beauté », dit Céladon (10, 324 verso).
Nommée dans : Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Bergère du Lignon. Fille de Léon, l'ami de Philémon, le père de Bellinde.
À Isoure, parce que Silvie s'intéresse à Diane, Céladon raconte l'histoire des parents de la bergère :
Amaranthe envie Bellinde, son amie, parce que Celion l'aime. Elle tombe amoureuse du berger et le lui écrit (10, 328 recto). La réponse du berger la rend malade ; Celion lui a dit qu'il aime ailleurs.
Bellinde va rendre visite à son amie (10, 329 recto). Celle-ci avoue son amour pour Celion. Bellinde a « honte oyant ce discours, de l'erreur de sa compagne » (10, 330 recto), mais demande quand même à Celion de servir Amaranthe. Quand le berger refuse, elle menace de ne plus jamais le revoir. Celion, désespéré, vit dans les bois pendant quelques jours. Un vieux berger lui conseille de faire semblant d'aimer Amaranthe. Celion feint donc d'aimer la bergère (10, 334 recto).
Quand son père s'entend avec le père d'Amaranthe pour marier les jeunes gens, Celion refuse, expliquant qu'il apprécie la jeune fille comme maîtresse mais non comme épouse (10, 334 verso).
Perdue de réputation, Amaranthe épouse le premier homme qui la demande en mariage (10, 335 recto). |
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| Amaranthe |
Première mention : 8, 236 verso sic 239 verso.
Caractéristique : -
Hylas nomme une « Amaranthe » parmi les femmes qu'il a aimées. Il ne s'agit certainement pas de celle qui a fréquenté Celion et Bellinde, qui, elle, appartient à une autre génération.
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| Amarillis |
Première mention : 2, 22 recto.
Caractéristique : Amarillis « toute pleine de grace » (2, 37 recto).
Nommée dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Bergère du Lignon.
Histoire d'Alcippe
Amarillis méprise la condition pastorale (2, 34 recto).
Voyant qu'elle aime Alcippe, le père de la jeune fille l'éloigne en l'envoyant près d'Artémis (2, 36 recto). Les jeunes gens s'écrivent (2, 36 verso).
Amarillis encourage Alcippe à quitter les hameaux (2, 36 verso).
Lorsqu'Alcippe est obligé de s'exiler, il correspond encore avec Amarillis qui lui écrit qu'un chevalier wisigoth a tué son oncle (2, 43 verso).
Alcippe revient à Marcilly, venge l'oncle d'Amarillis et revoit la jeune fille (2, 44 recto).
Pendant la longue absence d'Alcippe, la jeune fille obéit à ses parents et se laisse rechercher par Alcé (2, 45 verso).
Lorsqu'Alcippe redevient berger, elle l'épouse (2, 45 verso). |
Amarillis est la plus mystérieuse des bergères. Jeune, elle méprise la condition pastorale et se rend à Marcilly. Une fois mère de famille, elle s'efface. |
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Amasis
Amasis
Amasis
Amasis
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Première mention : 1, 19 recto.
Caractéristique : « Dame de toutes ces contrees », dit Galathée (2, 31 verso).
Auditrice : -
Narratrice : Histoire de Lydias et de Melandre.
Dame du Forez. Veuve de Pimandre. Mère de Clidaman et Galathée.
À Isoure, en racontant l'histoire du Forez, Galathée parle de sa mère, Amasis, dame du Forez, descendue de la lignée instituée par la déesse Diane ou par la princesse Galathée (2, 31 verso).
Céladon, en racontant aux nymphes l'histoire de son père, nomme Amasis.
Amasis est régulièrement nommée dans les histoires intercalées dont les héros sont nymphes et chevaliers.
Elle a consulté le faux druide :
Elle célèbre l'anniversaire de la naissance de sa fille (Histoire de Silvie, 3, 62 verso) et l'anniversaire de son mariage (Histoire de Leonide, 10, 308 verso).
À plusieurs reprises, elle envoie des chevaliers au loin pour ses affaires (Cleomir, Lindamor, Ligdamon).
Quand elle demande à Lindamor et Ligdamon de partir rejoindre Clidaman près de Mérovée, elle garde Polémas à la cour, pour le séparer de Lindamor (Histoire de Galathée et Lindamor, 9, 302 recto).
Elle n'est pas en faveur du duel : « Elle estant femme ne permettroit jamais qu'on en vint aux armes » (Histoire de Galathée et Lindamor, 9, 286 recto).
Amasis se rend à Isoure où elle répète à Adamas et Galathée l'Histoire de Lydias et de Melandre qu'elle a apprise par un envoyé de Clidaman (12, 382 recto).
Elle embrasse Lucinde, une parente d'Adamas, qui n'est autre que Céladon travesti (12, 396 recto).
Dans l'édition de 1607, Clidaman dit à la Dame du Forez : « la Deesse Diane vous en a fait maistresse ».
En 1621, il dit : « les Dieux vous en ont establie Dame »
(9, 286 verso).
Divinité et titre ont changé.
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Amerine
Amerine
Amerine
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Première mention : 11, 370 verso sic 360 verso.
Caractéristique : « Belle et riche », dit Égide (11, 371 verso sic 361 verso).
Nommée dans : Histoire de Ligdamon, racontée par Égide.
Dame de Neustrie.
À Isoure, Égide raconte aux nymphes et à Céladon :
Histoire de Ligdamon
Amerine et Lydias s'aiment. Le jeune homme se bat contre Aronte, un rival qui médit de lui, le tue, puis s'enfuit pour éviter la prison (11, 368 recto sic 358 recto).
À l'issue d'une bataille avec les Francs, les Neustriens font prisonniers Ligdamon et son écuyer, Égide (11, 367 verso sic 357 verso).
Parce que Ligdamon ressemble à Lydias, il est mis en prison pour le meurtre d'Aronte et condamné aux lions pour trahison (il se battait avec les Francs). Le chevalier tue deux lions.
La mère de Lydias, pour libérer celui qu'elle prend pour son fils, fait appel à Amerine, la femme que Lydias aimait. La coutume du pays veut que le condamné soit sauvé s'il est demandé en mariage. Amerine obtient que les juges lui donnent le prétendu Lydias (11, 370 verso sic 360 verso).
Ligdamon essaie en vain de s'expliquer avec Amerine.
Le jour des noces, Ligdamon boit du poison pour rester fidèle à Silvie. Amerine, croyant Lydias infidèle, boit aussi du poison (11, 372 verso sic 362 verso).
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| Amidor |
Première mention : 6, 159 verso.
Caractéristique : D'après Diane : « N'estoit pas tant aymable » (6, 164 recto) ; « C'estoit sa vanité ordinaire, de vouloir qu'on creut qu'il eust plusieurs bonnes fortunes » (6, 182 verso).
Nommé dans : Histoire de Diane, racontée par Diane.
Berger du Forez. Neveu de Phormion et cousin de Filidas.
Diane raconte « ses jeunesses » à Astrée et Phillis. Elle ne sait pas que Léonide l'entend.
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| Aminthe |
Première mention : 1, 9 recto.
Caractéristique : « La douce pratique d'Aminthe », dit Corilas (5, 145 verso).
Nommée dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée ;
Histoire de Stelle et Corilas, racontée par Corilas.
Bergère du Lignon. Petite-fille de Cléante et fille de Clindor, l'ami d'Alcippe. Amie de Stelle.
Dans le hameau, Corilas raconte à Adamas :
Dans le hameau, Astrée raconte à Diane :
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| Aristandre |
Première mention : 3, 63 recto.
Caractéristique : « Pour l'aimer je meurs », dit Aristandre de Silvie (3, 65 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide.
Remarque sur le nom : Le meilleur homme, selon l'étymologie.
Chevalier, fils de Cleomir et frère de Guyemant. Les trois hommes servent Amasis, mais leur nationalité n'est pas indiquée.
À Isoure, Léonide inclut dans le récit qu'elle fait à Céladon la narration de Guyemant.
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| Aronte |
Première mention : 11, 367 verso sic 357 verso.
Caractéristique : Sa « jalousie avoit esté telle, qu'il s'estoit laissé aller au delà de son devoir, mesdisant d'elle et de luy », dit Égide, l'écuyer de Ligdamon (11, 368 recto sic 358 recto).
Nommé dans : Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
Chevalier neustrien. Parent de Lypandas.
À Isoure, Égide raconte aux nymphes et à Céladon :
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| Arontine |
Première mention : 7, 213 verso.
Caractéristique : « La vieille », dit Laonice (7, 213 verso).
Nommée dans : Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice.
Druidesse du Forez.
Laonice raconte à Silvandre et aux bergers :
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| Artemis |
Première mention : 2, 36 recto.
Caractéristique : « [Elle] desiroit plustost d'assoupir que de r'allumer ces vieilles inimitiez », dit Astrée (4, 88 verso).
Nommée dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Bergère des rives de l'Allier. Sœur d'Alcé, le père d'Astrée. Mère de Phillis.
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| Artus |
Première mention : 2, 43 recto.
Le roi Arthur, appelé Artus, est considéré comme un personnage historique dans l'Astrée. Dans le Lancelot en prose aussi ; Pharamond était alors le vassal du père d'Arthur.
Caractéristique : « le grand Roy Artus [...] institua L'Ordre des Chevaliers de la table ronde », dit Céladon (2, 43 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Roi de Grande-Bretagne.
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
Alcippe, banni du Forez, survient à Londres au moment où naît l'ordre des Chevaliers de la table ronde. |
En 1690, FuretiÈre écrit dans son Dictionnaire :
« On a esté fort en peine sur l'origine des Chevaliers de la Table ronde. Ce qui n'est autre chose qu'une jouste faite en Angleterre, ou un jeu militaire qu'on appella ainsi sous le nom supposé du Roy Artus & de ses Barons en l'année 1252, dont Matthieu Paris fait mention ». |
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Astrée
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Astrée |
Première mention : 1, 1 verso.
Caractéristiques : « L'une des plus belles, et des plus accomplies personnes, que je vy jamais », dit Silvie (3, 50 recto). « Je suis jalouse », dit-elle d'elle-même (3, 49 recto).
Remarque sur le nom : Honoré d'Urfé rappelle dans sa préface que l'héroïne porte le nom de la déesse de la Justice. Plusieurs personnages le rappelleront (Henein, p. 57-58).
Auditrice : Histoire de Diane, racontée par Diane ;
Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice ;
Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre.
Narratrice : Histoire d'Astrée et Phillis.
Bergère du Lignon. Fille d'Alcé et d'Hippolyte. Amie et cousine germaine de Phillis.
Dès 1607, la préface est une lettre adressée à l'héroïne : « L'Autheur à la Bergere Astrée ».
Le nom d'« Astrée » représente alors un objet - le livre qui désire être publié -, et un personnage qui peut avoir des modèles dans la société et dans la littérature.
Astrée figure aussi dans les gravures. Elle est la jeune bergère du frontispice, mais on peut se demander si elle se trouve également dans le portrait de dame enfermé dans un écusson. Les épis dans les cheveux pourraient indiquent la qualité de bergère, mais les perles au cou et la robe appartiennent plutôt à une dame (Voir Illustrations).
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Un seul objet est associé à Astrée : « Un petit sac, semblable à celuy que Celadon portoit ». Il renferme les lettres du berger (4, 94 verso).
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Pendant trois ans, Céladon aime les « perfections d'Astrée » et la « bonne volonté » de la bergère au point de « se perdre entièrement en elle » (1, 1 verso). Sémire fait croire à Astrée que Céladon est infidèle.
Un matin, à l'époque du dégel, Céladon attend Astrée près du Lignon. « Fust par mégarde ou autrement », la bergère s'assied loin de lui. Il s'approche, s'étonne de sa froideur et lui demande « l'occasion de sa colère ». Elle lui ordonne : « Va t'en déloyal, et garde toy bien de te faire jamais voir à moy que je ne te le commande » (1, 4 recto).
Astrée veut s'éloigner. Céladon prend sa robe pour qu'elle voie la fin qu'il s'impose. Elle se débat, il ne garde en main que le ruban qu'elle portait au cou pour attacher une bague.
En 1607, cette bague est celle « que son pere en mourant luy avoit donnée ».
D'Urfé en 1621 se corrige et supprime « en mourant »
(1, 4 verso).
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Céladon baise le ruban et la bague et se jette dans la rivière les bras croisés en regardant du côté de la bergère (1, 5 recto). Le courant l'emporte.
Astrée revient sur le bord du Lignon, s'évanouit et tombe dans l'eau. Des bergers la retirent et l'emportent dans la cabane la plus proche, celle de Phillis (1, 5 recto). Ils partent à la recherche de Céladon. Les nymphes l'ont déjà emmené comme une « proie » (1, 8 recto).
Phillis puis Lycidas arrivent près d'Astrée qui est maintenant « autant pleine d'ennuy et d'estonnement, qu'elle l'avoit peu auparavant estre d'inconsideration, et de jalousie » (1, 8 recto).
Lycidas comprend le premier qu'Astrée est responsable de la mort de son frère. Il lui reproche sa jalousie et lui montre des preuves écrites de la fidélité de Céladon : un madrigal gravé sur un arbre deux jours avant (1, 10 recto), une lettre écrite à Lycidas une semaine avant (1, 10 verso).
Des bergers rapportent le chapeau de Céladon. Astrée le prend et s'éloigne.
En 1607, « mille desplaisirs ou plutost mille desespoirs la talonnoient ». D'Urfé supprime « mille desespoirs » (1, 11 verso) en 1621.
En 1607, Astrée regarde « les reliques » du Berger. Elle regarde « ce » qui reste de lui (1, 12 recto) en 1621.
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Astrée lit une lettre dissimulée dans le chapeau (1, 12 verso). Enfin convaincue de la fidélité de Céladon, elle éclate en sanglots (1, 13 recto), puis s'endort (1, 20 recto).
Entre-temps, Lycidas raconte à Phillis la jalousie d'Astrée. Phillis essaie de défendre sa compagne tout en ménageant Lycidas ; « l'Amour ne vouloit point ceder à l'amitié, ny l'amitié à l'Amour » (1, 20 recto).
De l'autre côté de la rivière, à Isoure, Galathée prend les lettres que Céladon gardait dans un sac accroché à son cou. Silvie, lisant le nom de Phillis, conclut que ces lettres viennent d'Astrée (3, 50 verso).
Astrée se décrit elle-même : « Je suis soupçonneuse, je suis jalouse, je suis difficile à gaigner, et facile à perdre, et puis aisee à offencer et tres mal-aisee à rapaiser ; le moindre doute est en moy une asseurance » (3, 49 recto).
La bergère expose aussi son amour pour Céladon : « Soyez asseuré que je vous ayme » (3, 49 verso). Ces lettres et les commentaires de Silvie sur les mérites d'Astrée troublent Galathée et « ne luy descouvroyent que de plus grandes difficultez en son dessein » (3, 50 verso).
En décrivant le chagrin de Céladon, Honoré d'Urfé note qu'Astrée a « outragé si indignement » le berger (4, 77 verso).
Quelques jours après, dans le hameau, Astrée sort de sa cabane ; c'est la première fois depuis la disparition de Céladon (4, 85 recto). Diane commence alors à fréquenter Astrée et Phillis (4, 84 verso).
Les trois bergères gardent ensemble leurs troupeaux lorsque Sémire s'approche. Astrée, bouleversée, demande à Phillis de le renvoyer.
Diane remarque que « dire librement son mal à une amie, c'est luy en remettre une partie » (4, 86 recto). Astrée, pour expliquer sa situation, lui raconte l'Histoire d'Astrée et Phillis.
Pendant ce temps, Léonide, en se rendant à Feurs où elle espère trouver Adamas, rencontre Silvie qui lui dit que Céladon va mieux et qu'il est inutile de déranger le druide. Léonide convainc sa compagne de tromper Galathée pour s'assurer ainsi qu'Adamas viendrait à Isoure. Silvie prétendra qu'elle n'a pas trouvé Léonide (4, 84 recto).
Les nymphes traversent le Lignon et se reposent ensemble « dedans un gros buisson qui estoit tout joignant le grand chemin » (4, 84 verso). Elles dorment tant qu'Astrée raconte son histoire.
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Histoire d'Astrée et Phillis
Nul n'ignore la haine des parents d'Astrée et de Céladon le long des rives du Lignon.
En 1607, le Lignon est « cruel et desastré »,
mais « cruel et diffamé »
(perdu de réputation) en 1621
(4, 86 verso). |
Céladon a quatorze ou quinze ans et Astrée douze ou treize, lorsque, dans le temple de Vénus, tous deux tombent amoureux. Il « sembla qu'à cette premiere veüe nous fussions l'un et l'autre sur le point qu'il nous falloit aymer » (4, 87 recto). Lors du bal, sous de vieux ormes, en dansant un branle, Céladon baise la main d'Astrée. Il s'adresse ensuite à Corilas, le cavalier de la jeune fille, pour lui dire que la haine des parents devrait se changer en amour entre les enfants.
Céladon reçoit le prix de la course. Artemis, la mère de Phillis et la sœur d'Alcé, intervient pour qu'Astrée accepte la guirlande que lui offre le berger (4, 88 verso).
Le troisième jour de la fête, les bergers représentent le Jugement de Pâris. Un druide écrit sur une pomme le nom des trois plus belles bergères : Astrée, Stelle et Malthée jouent le rôle des déesses. On tire au sort le nom de la bergère qui doit devenir Pâris. Céladon travesti et devenu Orithie est désigné. Il risque la lapidation s'il est découvert (4, 89 recto).
Les jeunes filles doivent agir « tout ainsi que les trois Deesses avoient fait autrefois » (4, 89 verso), mais Astrée est lente à se déshabiller. Lorsqu'Orithie la voit nue, elle change de couleur deux ou trois fois. Comme Astrée a trop honte pour faire des offres au juge, Orithie propose qu'elle promette de donner ce qui lui sera demandé. Orithie demande alors des cheveux de la jeune fille et enfin déclare qu'Astrée a promis d'aimer Céladon et non Orithie. Que peut faire Astrée ? « Amour me deffendoit de vanger ma pudicité, et toutefois la honte m'animoit contre l'Amour », explique-t-elle (4, 90 verso). La bergère reçoit la pomme et un baiser qui « n'estoit point un baiser de fille » (4, 91 recto).
« Sa beauté, son courage, et son affection me plaisoient », reconnaît Astrée (4, 92 recto) qui demande pourtant au berger de ne plus l'importuner. Céladon s'éloigne et, en quelques jours, devient méconnaissable. Astrée, pour « luy donner un peu plus de satisfaction » (4, 92 verso), fait semblant de dormir près de l'endroit où il garde son troupeau. Elle lui offre l'occasion de l'embrasser.
Alcippe remarque que Céladon est devenu le serviteur d'Astrée. Il décide d'envoyer son fils en Italie.
Céladon a chargé son frère, Lycidas, de s'occuper d'Astrée en son absence. Au bout de trois ans, Alcippe rappelle Céladon espérant qu'il serait devenu plus sage et qu'il éloignerait Lycidas d'Astrée. Céladon revient toujours plus amoureux de la bergère (4, 94 verso).
Alors que Céladon est en Italie, Phillis vient dans le hameau avec sa mère et décide de rester près d'Astrée (4, 95 recto).
Devenue plus prudente, Astrée, qui a maintenant quinze ou seize ans, demande à Céladon, qui en a dix-sept ou dix-huit, de faire semblant d'aimer d'autres bergères. Céladon obéit à contre-cœur. Il est si maladroit avec Phillis qu'Astrée en rit (4, 96 recto).
Encouragé par Astrée et Céladon, Lycidas tombe amoureux de Phillis et le lui déclare (4, 97 verso). Astrée le soutient auprès de sa compagne.
Astrée soupçonne Céladon d'aimer Phillis et Phillis soupçonne Lycidas d'aimer Astrée. Les deux couples finissent par se réconcilier (4, 101 verso à 104 recto).
Astrée et Céladon correspondent en mettant leurs lettres dans le tronc d'un vieux saule (4, 104 recto). Alcippe, en suivant la trace des pas dans l'herbe, découvre la cachette ainsi qu'une lettre de femme et la réponse de Céladon écrite au dos. Il attend cinq ou six heures pour connaître la correspondante de son fils. Astrée l'aperçoit et s'éloigne sans prendre la lettre qu'Alcippe conserve (4, 105 recto).
Alcippe envoie Céladon chez Forelle, parce qu'il veut le marier avec Malthée, la fille de Forelle (4, 105 verso).
Lycidas s'est endormi en montant la garde pendant que Céladon et Astrée se font leurs adieux. Une nymphe de Bellinde survient et écrit tous leurs discours.
Diane interrompt Astrée et lui promet d'apporter le lendemain une copie de ces vers sur le départ d'un berger (4, 105 verso). |
Lycidas, pendant une absence de Phillis, fait un enfant à Olimpe (4, 107 recto).
Forelle ne peut pas supporter la froideur de Céladon avec Malthée. Le jeune homme revient donc dans le hameau toujours aussi fidèle à Astrée. Alcippe décide de recourir à une dernière ruse pour séparer les jeunes gens (4, 112 verso).
Il engage l'habile Squilindre et lui demande de copier l'écriture de la bergère pour écrire à Céladon qu'Astrée va épouser Corèbe (4, 112 verso). La ruse réussit si bien que Céladon, désespéré, s'enfuit. « Il courut toutes les montagnes de Forests » (4, 113 verso). Il passe six mois seul, retiré dans une cabane.
Un jour, Phillis remarque des boules de cire qui flottent sur le Lignon. Elles renferment des lettres du berger (4, 115 recto). Astrée et ses compagnons lisent des vers qu'il a composés sur l'inconstance.
En 1607, en pensant à Astrée, Céladon se demande : « Où sont ces ruisseaux espandus ? »
En 1621, les ruisseaux laissent la place à « tant de pleurs »
(4, 114 recto).
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Lycidas va chercher son frère. Alcippe meurt, et Amarillis peu après (4, 116 recto). Astrée et Céladon connaissent deux ou trois mois de bonheur (4, 117 verso). Ils correspondent en dissimulant leurs lettres dans le chapeau du berger.
Sémire, qui est venu avec Corèbe sur les rives du Lignon, tombe amoureux d'Astrée. Un jour que la bergère court après un loup, il voit tomber de sa poche une lettre qu'elle a écrite à Céladon (4, 117 recto).
Sémire dit à Astrée qu'il ne lui parlera plus d'amour, mais qu'il voudrait son amitié. En fait, il veut la séparer de Céladon en lui faisant croire que Céladon aime Aminthe.
Les larmes interrompent le récit de la bergère.
En 1607, Astrée dit : Je pleure
« ce que depuis m'est advenu ».
En 1621 : Je pleure « ce que je n'ay cessé ny ne cesseray de pleurer »
(4, 117 verso). |
Astrée a oublié le commandement qu'elle avait fait à Céladon. Elle ne saisit pas « l'intention de ses discours » (4, 119 verso). Voir le berger chanter la tête dans le giron d'Aminthe la bouleverse.
Le lendemain, Astrée, aveuglée par la jalousie, commet une « folie » (4, 121 recto). Elle parle avec tant de mépris à Céladon qu'il se jette dans le Lignon.
Astrée ne confesse pas à ses amies qu'elle a donné son portrait à Céladon. |
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À la fin de son récit, Astrée s'évanouit presque. Le bruit que font alors les bergères réveille les nymphes. Silvie nomme Diane, Phillis et Astrée à sa compagne puis retourne à Isoure tandis que Léonide se dirige vers Feurs (5, 122 verso).
Phillis voit Lycidas et l'oblige à s'arrêter près d'elles pour qu'il entende Astrée dire son chagrin et reconnaître sa culpabilité. Phillis « le remit bien avec sa compagne » (5, 123 verso). Lycidas s'éloigne en pleurant.
Phillis et Astrée entendent l'Histoire de Diane, pendant que Léonide, cachée, les écoute. Astrée interrompt la narratrice pour s'étonner de n'avoir pas entendu parler auparavant de ses amours (6, 160 verso). Elle lui pose ensuite des questions sur l'identité de son assaillant, le Chevalier barbare (7, 193 recto).
Léonide se présente aux bergères et vante la vertu de Diane, la beauté d'Astrée et le mérite de Phillis (7, 194 recto).
Phillis engage la nymphe à participer à leurs activités ordinaires. Quand Silvandre s'arrête près d'elles, Phillis le taquine pour son insensibilité (7, 197 recto). Diane le défend. Phillis propose que Silvandre serve une bergère pour prouver ses mérites. Finalement, Astrée suggère que Phillis et Silvandre servent Diane. Au bout de trois mois, la bergère décidera qui aime le mieux (7, 199 verso).
Hylas, Tircis et Laonice surviennent. Astrée écoute Laonice présenter l'Histoire de Tircis et de Laonice (7, 202 verso) sans intervenir.
Le lendemain, Phillis, Astrée et Diane, sont de nouveau en train de parler de l'amour avec Léonide et Silvandre (8, 223 recto). Phillis cède sa place près de Diane au berger et lui demande en échange de leur raconter l'Histoire de Silvandre (8, 225 verso).
Lorsque Paris, le fils d'Adamas, survient, Léonide, avant de s'en aller, lui présente les bergers.
Phillis, pour pouvoir parler à Lycidas, s'éloigne du groupe avec Astrée après avoir demandé à Hylas de raconter ses amours passées pendant son absence (8, 241 recto). Curieux, Silvandre suit les jeunes filles discrètement.
Phillis se dispute avec Lycidas comptant sur Astrée pour monter la garde (8, 262 recto). Les jeunes gens ne savent pas que Silvandre et Laonice, cachés, les écoutent.
Lorsque Céladon rencontre Tircis, il apprend qu'Astrée, Phillis et Lycidas souffrent de son absence. Tircis a passé un mois et demi avec les bergers. Il a noté le chagrin d'Astrée, « il n'est pas croyable combien chacun dit qu'elle est changée » (12, 401 verso). Astrée, Diane et Cléon sont les trois plus belles femmes aux yeux de Tircis. « Il n'y eut jamais laydes Amours », réplique Céladon (12, 401 verso).
Astrée, écrit d'Urfé dans la dernière phrase de la première partie du roman, serait heureuse de voir Céladon : « Que de joye et de contentement luy eust donné la peine de son fidelle Berger » (12, 406 verso).
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| Attila |
Première mention : 3, 63 verso.
Personnage historique : v. 393-453. Roi des Huns en 445, défait lors de la bataille des Champs Catalauniques en 451.
Caractéristique : « Ce fléau de Dieu », dit Guyemant cité par Léonide (3, 63 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide.
À Isoure, Léonide rapporte le récit fait par Guyemant :
Aucun chevalier forézien ne s'est mesuré contre Attila, cet adversaire formidable. |
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| Azahide |
Première mention : 8, 227 verso. Écrit aussi « Azahyde ».
Caractéristique : « Un homme tout de sang et de meurtre » et « infiniment avare », dit Silvandre (8, 229 recto).
Nommé dans : Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre.
Helvétien. Fils d'Abariel. Père d'une fille.
Histoire de Silvandre
Azahide dit à son père qu'il a eu un enfant en échange de quelques armes « de là le fleuve du Rhosne, hors la province Viennoise ». Les coupables avaient enlevé l'enfant « à plus de deux journees en ça » (8, 228 recto).
Abariel, mécontent de son fils, fait de sa petite-fille son héritière à condition qu'elle épouse Silvandre. Azahide d'abord refuse (8, 229 recto). Par avarice, il oblige ensuite sa fille (qui a quinze ans) à participer à la ruse qu'il a élaborée pour tuer Silvandre et faire croire qu'il s'agit d'un accident (8, 229 verso).
La jeune fille dit à son grand-père qu'elle épousera Silvandre en secret pour ne pas contrarier Azahide, et que Silvandre entrera dans sa chambre par la fenêtre. Azahide compte couper la corde pour que le jeune homme tombe dans le lac.
La jeune fille, ayant pitié de Silvandre, le prévient. Il attache ses vêtements pleins de sable à la corde, et s'enfuit dans une barque (8, 230 recto). |
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Bellinde
Bellinde
Bellinde
Bellinde
Bellinde
Bellinde
Bellinde
Bellinde |
Première mention : 2, 29 recto.
Caractéristiques : « La sage Bellinde » (2, 29 recto ; 4, 84 verso ; 4, 97 recto ; 5, 122 recto ; 8, 231 recto ; 10, 330 recto ; 10, 355 recto sic 345 recto ; 10, 357 recto sic 347 recto).
Mais aussi : « Orgueilleuse beauté, qui aymoit mieux estre jugée avec peu d'Amour, qu'avec peu de resolution ! », dit Céladon (10, 337 recto).
Nommée dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire de Diane, racontée par Diane ;
Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre ;
Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Bergère du Lignon puis druide à Evian.
Fille de Philemon. Amie d'Amaranthe. Épouse de Celion. Mère de Diane et d'Ergaste (junior).
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
Dans le hameau, Diane raconte à Astrée et Phillis :
Histoire de Diane
Diane raconte à Astrée et Phillis qu'elle est née après la mort de son père, Celion. Elle explique que, pour finir d'un procès, Celion et Bellinde avaient promis qu'un de leurs enfants épouserait un enfant de Phormion. Comme leur fils aîné a été enlevé, Bellinde, veuve, est obligée de remettre sa fille, Diane, à Phormion. Elle consulte l'oracle, et Cléontine lui recommande de se retirer « pour estre maistresse des Vestalles et Druydes d'Eviens » (6, 159 verso). |
Silvandre raconte à Astrée, Phillis, Diane et Léonide :
À Isoure, Céladon raconte à Silvie l'histoire des parents de Diane (10, 323 verso).
Histoire de Celion et Bellinde
Celion tombe amoureux de Bellinde quand elle lui rend une de ses brebis. Les jeunes gens s'aiment, mais Bellinde ne veut pas que le berger la demande en mariage. Elle veut l'aimer comme un frère.
Amaranthe, une amie de Bellinde, tombe amoureuse de Celion et le lui écrit. La réponse du jeune homme la rend malade ; il aime ailleurs. Bellinde va rendre visite à son amie. Celle-ci avoue son amour pour le berger. Bellinde a « honte oyant ce discours, de l'erreur de sa compagne » (10, 330 recto), mais demande quand même à Celion de servir Amaranthe. Le berger refuse. Bellinde menace de ne plus jamais le revoir. Celion, désespéré, vit dans les bois pendant quelques jours. Un vieux berger lui conseille de faire semblant d'aimer Amaranthe. Celion feint donc d'aimer la bergère. Quand son père s'entend avec le père d'Amaranthe pour marier les jeunes gens, Celion refuse, expliquant qu'il apprécie la jeune fille comme maîtresse mais non comme épouse. Perdue de réputation, Amaranthe épouse le premier homme qui la demande en mariage.
Pendant ce temps, Philemon, le père de Bellinde, accepte d'accorder la main de sa fille à Ergaste. Bellinde et Celion sont désespérés. Bellinde reconnaît qu'elle aime le berger et qu'elle « esliroi[t] plutost d'espouser le tombeau » qu'Ergaste (10, 337 verso), mais elle est décidée à obéir à son père. Celion se réfugie dans les bois. Bellinde lui accorde un dernier rendez-vous. Pour protéger sa réputation d'honnêteté, elle demande au jeune homme de s'éloigner du hameau pour que personne n'entende ses plaintes.
Ergaste surprend cette dernière conversation des jeunes gens. Lorsque Celion s'en va, Ergaste parle à Bellinde et lui rend sa liberté en lui demandant de le traiter comme un frère.
Diamis, le frère de Celion, part avec Ergaste pour retrouver le berger et le ramener. Celion est alors tenté de tuer Ergaste, mais Diamis lui révèle la générosité de son rival.
Celion et Bellinde se marient et donnent à leur premier enfant le nom d'Ergaste. Celui-ci en effet, décidé à ne jamais prendre femme, est devenu l'ami du couple.
Des étrangers pillent la province et enlèvent le petit Ergaste. Quelque temps après, Bellinde met au monde Diane. Mais Celion est alors mort, et son ami Ergaste aussi.
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| Caius Marius |
Première mention : 8, 243 recto.
Écrit « Gaius Marius » en 1607 (8, 243 recto).
Personnage historique : ~157-~86. Général romain, oncle de Jules César.
La biographie que lui consacre Plutarque dans ses Vies se trouve dans ce site, numérisée par Google. Voir surtout p. 22 sq.
Caractéristique : « Un grand capitaine », dit Hylas (8, 243 recto).
Nommé dans : Histoire de Hylas, raconté par Hylas.
Hylas raconte aux bergers, à Diane et à Paris :
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| Callirée |
Première mention : 6, 161 recto. Écrit aussi « Cillirée ».
Caractéristique : Elle « aymoit ce frere plus que toute autre chose », dit Diane (6, 168 verso).
Remarque sur le nom : Callirée porte un nom rendu célèbre par Ronsard dans « le Baing de Callirée » (Henein, p. 282-283).
Nommée dans : Histoire de Diane, racontée par Diane ; Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Bergère du Furan. Sœur jumelle de Filandre. Parente de Daphnis. Épouse du vieux Gerestan dont elle a eu deux filles. Tante par alliance de Cloris.
Diane raconte ses « jeunesses » (6, 157 verso) à Astrée et Phillis. Elle ne sait pas que Léonide l'entend.
En racontant ses amours aux bergers, à Diane et à Paris, Hylas inclut un récit que lui a fait Cloris :
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| Caristes |
Première mention : 11, 371 verso sic 361 verso.
Caractéristique : -
Nommé dans : Histoire de Ligdamon, racontée par Égide.
Neustrien. Oncle d'Amerine.
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| Carlis |
Première mention : 8, 236 verso sic 239 verso.
Caractéristique : « Une belle et sage Bergere », dit Hylas (8, 244 recto).
Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Bergère de Camargue, voisine d'Hylas.
Hylas raconte aux bergers, à Diane et à Paris :
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| Castinus |
Première mention : 3, 63 verso.
Personnage historique : Mort probablement en 425. Chef des armées romaines sous Théodose II, Empereur d'Orient. Rival d'Ætius.
Caractéristique : -
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide.
À Isoure, Léonide rapporte le récit fait par Guyemant :
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Céladon
Céladon
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Céladon
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Première mention : 1, 1 verso.
Caractéristiques : « Le plus bel homme qui se puisse dire, outre qu'il a l'esprit ressentant toute autre chose plustost que le Berger », dit Léonide, amoureuse de lui (9, 304 recto). « Tant aymé, et estimé de tous ceux du rivage, que sa perte a esté ressentie generalement de tous », dit Tircis qui ne le connaît pas (12, 401 recto). Il ne cessera jamais d'aimer Astrée, « encore
qu'outragé si indignement » (4, 77 verso).
Remarque sur le nom : Le berger porte le nom d'un Lapithe et son frère le nom d'un Centaure (Henein, p. 8-9).
Auditeur : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.
Narrateur : Histoire d'Alcippe ;
Histoire de Celion et Bellinde.
Berger du Lignon. Fils d'Alcippe et d'Amarillis. Frère de Lycidas.
Dès 1607, Céladon est nommé dans la préface, « L'Autheur à la Bergere Astrée ». Les lecteurs, écrit d'Urfé, se demanderont si le héros a un modèle dans la réalité.
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Céladon est représenté dans le frontispice avec un doigt désignant le ciel. Il porte une houlette et une panetière. Un chien est à ses pieds (Voir Illustrations).
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Dans le roman, cinq objets, tous venant d'Astrée, sont associés à Céladon : « le ruban où estoit la bague d'Astrée, qu'il s'estoit mis au bras » (3, 47 verso), un bracelet de cheveux de la bergère qu'il avoit à l'autre bras, « un pourtrait qu'il portoit au col, duquel il baisa la boite plusieurs fois » (3, 47 verso), et enfin « un petit sac de senteur » renfermant les lettres d'Astrée (3, 48 recto).
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Pendant trois ans, Céladon aime les « perfections d'Astrée » et la « bonne volonté » de la bergère au point de « se perdre entièrement en elle » (1, 1 verso). Sémire fait croire à Astrée que Céladon est infidèle.
Un matin, à l'époque du dégel, Céladon attend Astrée près du Lignon. « Fust par mégarde ou autrement », la bergère s'assied loin de lui. Il s'approche, s'étonne de sa froideur et lui demande « l'occasion de sa colère ». Elle lui ordonne : « Va t'en déloyal, et garde toy bien de te faire jamais voir à moy que je ne te le commande » (1, 4 recto).
Astrée veut s'éloigner. Céladon prend sa robe pour qu'elle voie la fin qu'il s'impose. Elle se débat, il ne garde en main que le ruban qu'elle portait au cou pour attacher une bague.
Céladon baise le ruban et la bague et se jette dans la rivière les bras croisés en regardant du côté de la bergère (1, 5 recto).
Le courant l'emporte. Astrée revient sur le bord du Lignon, s'évanouit et tombe dans l'eau. Des bergers la sortent et l'emportent dans la cabane la plus proche, celle de Phillis (1, 5 recto).
Lycidas reproche à Astrée la mort de son frère. Il lui montre des preuves écrites de la fidélité de Céladon : un madrigal gravé sur un arbre deux jours avant (1, 10 recto), une lettre écrite à Lycidas une semaine avant (1, 10 verso).
Des bergers rapportent le chapeau de Céladon. Astrée y trouve une lettre qui achève de la convaincre de la fidélité du berger (1, 13 recto).
Céladon, lui, se trouve sur l'autre rive du Lignon. Galathée, Léonide et Silvie le voient évanoui et l'emportent comme une « proie » (1, 8 recto). Elles rentrent dans le palais d'Isoure par une porte secrète (1, 8 recto).
Silvie reconnaît le berger, le nomme et fait son éloge (2, 21 verso). Galathée tombe amoureuse du jeune homme,
Le berger, dans un demi-sommeil, voient les fresques qui décorent les murs. Honoré d'Urfé décrit les « peintures esclatantes » (2, 26 verso). Céladon voit bouger devant lui Saturne, Jupiter accompagné de Ganymède, et Vénus accompagnée de Cupidon.
En 1607, Cupidon a une « bruslure sur l'espaule » qui devient une « blesseure » en 1621
(2, 27 verso). |
Quand le berger voit entrer les nymphes et leur page, il croit apercevoir le cortège de Vénus, les Grâces et Amour.
Silvie lui rappelle qu'elle lui a remis un prix le jour de la fête de Vénus.
Le berger explique pourquoi il ne reconnaît pas Silvie : « Nous nous contentasmes de sçavoir que c'estoient des Nymphes ».
En 1607, il ajoute : « Et Sylvandre qui avoit esté plusieurs fois en divers lieux de ceste contrée, et mesme à la grande ville de Marcilly, me fit entendre quand je luy demanday qui elles estoient, que c'estoient des Nymphes d'Amasis, Dame de tout ce pays, car quant à moy, ne sortant point le corps des pasturages, et des bois, aussi ne faisoit mon esprit peu curieux, si bien que je ne sçavois autre chose d'Amasis que ce que l'on m'en disoit ».
En 1621, il dit : « Nous nous contentasmes de sçavoir que c'estoient des Nymphes d'Amasis, et de Galathée ; car quant à nous, de mesme que nos corps ne sortent des pasturages, et des bois, aussi ne font nos esprits peu curieux » (2, 29 recto). |
Le romancier supprime la référence à Silvandre, ce berger qui a déjà été une fois associé à Marcilly (1, 19 recto). Il ajoute le nom de Galathée, et il applique la remarque sur l'absence de curiosité à tous les bergers. |
Galathée décide : « Je vous veux dire particulierement, et qui est Amasis, et qui nous sommes » (2, 29 recto). Elle lui raconte l'histoire des origines du Forez.
En 1607, la « bonne naissance » de Céladon « luy apprenoit assez la civilité qu'il devoit à telles personnes ».
En 1621, « la civilité » est remplacée par le pronom « ce »
(2, 31 recto).
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Céladon remercie Galathée de son hospitalité, lui offre ses services, mais ajoute que sa condition lui interdit de quitter les pâturages ; il doit se conformer aux vœux de ses ancêtres.
En 1607, le serment de « nos peres » touche « tous ceux qui estoient le long des rives de Loire, de Lignon, de Furan, d'Argent, et de toutes ces autres rivieres ».
Le Lignon disparaît dans l'édition de 1621
(2, 32 verso).
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Pour prouver ce qu'il a dit, Céladon raconte « l'exemple le plus remarquable et le plus nouveau » (2, 32 verso), l'Histoire d'Alcippe.
Pendant la nuit, les souvenirs accablent le berger. Il est désespéré de ne pas retrouver le sac de lettres. Meril, le page, pour le consoler, lui dit que Galathée les lui rendra. La nymphe est justement en train de lire trois lettres d'Astrée. Silvie lui dit le nom de la bergère (3, 50 verso).
Le lendemain matin, Meril raconte à la nymphe les plaintes de Céladon. Quand il rapporte les lettres au berger, Céladon trouve un billet : « Galathée vous aime » (3, 54 recto). Le berger décide de sortir de son lit pour pouvoir bientôt quitter le palais (3, 54 verso).
Avec Léonide et Silvie, Céladon se promène dans les jardins. Il leur demande s'il est possible de voir la fontaine de la Vérité d'amour. Léonide raconte l'Histoire de Silvie pour expliquer pourquoi la fontaine est inaccessible (3, 56 recto).
Quand Galathée les rejoint, Céladon se sent mal de nouveau. Il passe plusieurs jours « ny bien malade, ni bien guery » (3, 76 recto). Les nymphes se relaient à son chevet. Léonide à son tour tombe amoureuse de lui (4, 77 verso). « Il se resolut de prendre congé [...], dés qu'il commenceroit de se trouver un peu moins mal » (4, 77 verso). Galathée refuse de le laisser partir, le traite d'ingrat et lui fait de nombreuses promesses.
En 1607, « Quoy que le Berger fist semblant de ne point entendre ce discours, si est-ce qu'il eust esté trop grossier s'il ne l'eust bien recognu ».
En 1621, l'adjectif tombe : « Quoy que le Berger fist semblant de n'entendre ce discours, si le comprint-il aysement »
(4, 78 recto). |
Il déclare à Léonide : « Mon mal-heur vient couvert du masque de son contraire » (4, 78 recto). La nymphe accepte de parler à Galathée. Silvie aussi intercède pour le berger. Elle affirme avoir entendu une de ses conversations avec Léonide. Céladon se serait dit indigne de Galathée.
En 1607, le berger recourt à une image qui disparaît en 1621.
« Moy, qui suis né dans la fange du peuple » devient
« Moy, qui suis né Berger »
(4, 80 verso).
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Léonide dit à Céladon qu'il est dans une prison (4, 81 verso). Le soir même, le berger a de la fièvre. Son mal empire. Il s'évanouit le lendemain. Quelques jours après, il perd du sang. Galathée accepte que Léonide parte chercher son oncle, le druide Adamas, pour qu'il soigne le jeune homme (4, 83 recto).
Léonide se rend à Feurs. Silvie la rejoint. Elle lui dit que Céladon va mieux et qu'il est inutile de déranger le druide. Léonide convainc sa compagne de tromper Galathée pour s'assurer ainsi que le druide viendrait à Isoure. Silvie prétendra qu'elle n'a pas trouvé Léonide (4, 84 recto).
Les nymphes traversent le Lignon et se reposent ensemble « dedans un gros buisson qui estoit tout joignant le grand chemin » (4, 84 verso). Elles dorment tant qu'Astrée raconte son histoire.
Histoire d'Astrée et Phillis
Nul n'ignore la haine des parents d'Astrée et de Céladon le long des rives du Lignon.
En 1607, le Lignon est « cruel et desastré »,
mais « cruel et diffamé » (perdu de réputation) en 1621
(4, 86 verso). |
Céladon a quatorze ou quinze ans et Astrée douze ou treize, lorsque, dans le temple de Vénus, tous deux tombent amoureux. Il « sembla qu'à cestre premiere veüe nous fussions l'un et l'autre sur le point qu'il nous falloit aymer » (4, 87 recto). Lors du bal, sous de vieux ormes, en dansant un branle, Céladon baise la main d'Astrée. Il s'adresse ensuite à Corilas, le cavalier de la jeune fille, pour lui dire que la haine des parents devrait se changer en amour entre les enfants.
Céladon reçoit le prix de la course. Artémis, la mère de Phillis et la sœur d'Alcé, intervient pour qu'Astrée accepte la guirlande que lui offre le berger (4, 88 verso).
Le troisième jour de la fête, les bergers représentent le Jugement de Pâris. Un druide écrit sur une pomme le nom des trois plus belles bergères : Astrée, Stelle et Malthée jouent le rôle des déesses. On tire au sort le nom de la bergère qui doit devenir Pâris. Céladon travesti et devenu Orithie est désigné. Il risque la lapidation s'il est découvert (4, 89 recto).
Les jeunes filles doivent agir « tout ainsi que les trois Deesses avoient fait autrefois » (4, 89 verso), mais Astrée est lente à se déshabiller. Lorsqu'Orithie la voit nue, elle change de couleur deux ou trois fois. Comme Astrée a trop honte pour faire des offres au juge, Orithie propose qu'elle promette de donner ce qui lui sera demandé. Orithie demande alors des cheveux de la jeune fille et enfin déclare qu'Astrée a promis d'aimer Céladon et non Orithie. Que peut faire Astrée ? « Amour me deffendoit de vanger ma pudicité, et toutefois la honte m'animoit contre l'Amour », explique-t-elle (4, 90 verso). La bergère reçoit la pomme et un baiser qui « n'estoit point un baiser de fille » (4, 91 recto).
« Sa beauté, son courage, et son affection me plaisoient », reconnaît Astrée (4, 92 recto) qui demande pourtant à Céladon de ne plus l'importuner. Le berger s'éloigne et, en quelques jours, devient méconnaissable. Astrée, pour « luy donner un peu plus de satisfaction » (4, 92 verso), fait semblant de dormir près de l'endroit où il garde son troupeau. Elle lui offre l'occasion de l'embrasser.
Alcippe remarque que Céladon est devenu le serviteur d'Astrée. Il décide de l'envoyer en Italie.
Céladon a chargé son frère, Lycidas, de s'occuper d'Astrée en son absence. Au bout de trois ans, Alcippe rappelle Céladon espérant qu'il serait devenu plus sage et qu'il éloignerait Lycidas d'Astrée. Céladon revient toujours plus amoureux de la bergère (4, 94 verso).
Alors que Céladon est en Italie, Phillis vient dans le hameau avec sa mère et décide de rester près d'Astrée (4, 95 recto).
Devenue plus prudente, Astrée, qui a maintenant quinze ou seize ans, demande à Céladon, qui en a dix-sept ou dix-huit, de faire semblant d'aimer d'autres bergères. Céladon obéit à contre-cœur. Il est si maladroit avec Phillis qu'Astrée en rit (4, 96 recto).
Encouragé par Astrée et Céladon, Lycidas tombe amoureux de Phillis et le lui déclare (4, 97 verso). Astrée le soutient auprès de sa compagne.
Astrée soupçonne Céladon d'aimer Phillis et Phillis soupçonne Lycidas d'aimer Astrée. Les deux couples finissent par se réconcilier (4, 101 verso à 104 recto).
Astrée et Céladon correspondent en mettant leurs lettres dans le tronc d'un vieux saule (4, 104 recto). Alcippe, en suivant la trace des pas dans l'herbe, découvre dans la cachette une lettre de femme et la réponse de Céladon écrite au dos. Il attend cinq ou six heures pour connaître la correspondante de son fils. Astrée l'aperçoit et s'éloigne sans prendre cette lettre qu'Alcippe garde (4, 105 recto).
Alcippe envoie Céladon chez Forelle, parce qu'il espère le marier avec Malthée, la fille de Forelle (4, 105 verso).
Lycidas s'est endormi en montant la garde pendant que Céladon et Astrée se font leurs adieux. Une nymphe de Bellinde survient et écrit tous leurs discours.
Diane interrompt Astrée et lui promet d'apporter le lendemain une copie de ces vers sur le départ d'un berger (4, 105 verso). |
Lycidas, pendant une absence de Phillis, fait un enfant à Olimpe (4, 107 recto).
Forelle ne peut pas supporter la froideur de Céladon avec Malthée. Le jeune homme revient donc dans le hameau toujours aussi fidèle à Astrée. Alcippe décide de recourir à une dernière ruse pour séparer les jeunes gens (4, 112 verso).
Il engage l'habile Squilindre et lui demande de copier l'écriture de la bergère pour écrire à Céladon qu'Astrée va épouser Corèbe (4, 112 verso). La ruse réussit si bien que Céladon, désespéré, s'enfuit. « Il courut toutes les montagnes de Forests » (4, 113 verso). Il passe six mois seul, retiré dans une cabane.
Un jour, Phillis remarque des boules de cire qui flottent sur le Lignon. Elles renferment des lettres du berger (4, 115 recto). Astrée et ses compagnons lisent des vers qu'il a composés sur l'inconstance.
En 1607, en pensant à Astrée, Céladon se demande « Où sont ces ruisseaux espandus ? »
En 1621, les ruisseaux laissent la place à « tant de pleurs »
(4, 114 recto).
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Lycidas va chercher son frère. Alcippe meurt, et Amarillis peu après (4, 116 recto). Astrée et Céladon connaissent deux ou trois mois de bonheur (4, 117 verso). Ils correspondent en dissimulant leurs lettres dans le chapeau du berger.
Sémire, qui est venu avec Corèbe sur les rives du Lignon, tombe amoureux d'Astrée. Un jour que la bergère court après un loup, il voit tomber de sa poche une lettre qu'elle a écrite à Céladon (4, 117 recto).
Sémire dit à Astrée qu'il ne lui parlera plus d'amour, mais qu'il voudrait son amitié. En fait, il veut la séparer de Céladon en lui faisant croire que Céladon aime Aminthe.
Les larmes interrompent le récit de la bergère.
En 1607, Astrée dit : Je pleure
« ce que depuis m'est advenu ».
En 1621 : Je pleure « ce que je n'ay cessé ny ne cesseray de pleurer »
(4, 117 verso). |
Astrée a oublié le commandement qu'elle avait fait à Céladon. Elle ne saisit pas « l'intention de ses discours » (4, 119 verso). Voir le berger chanter la tête dans le giron d'Aminthe la bouleverse.
Le lendemain, Astrée, aveuglée par la jalousie, commet une « folie » (4, 121 recto). Elle parle avec tant de mépris à Céladon qu'il se jette dans le Lignon.
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À la fin de son récit, Astrée s'évanouit presque. Le bruit que font les bergères réveille les nymphes. Silvie nomme Diane, Phillis et Astrée à sa compagne puis retourne à Isoure tandis que Léonide se dirige vers Feurs (5, 122 verso).
Léonide entend l'Histoire de la tromperie de Climanthe puis revient dans le hameau. Elle se cache pour écouter l'Histoire de Diane. Elle se montre ensuite aux trois bergères. Elle leur demande des nouvelles de Céladon en regardant Astrée (7, 194 verso). Diane répond qu'il s'est noyé en essayant d'aider sa compagne.
Léonide quitte les hameaux en se promettant d'y revenir. « Elle avoit dessein de faire sortir Celadon hors des mains de Galathee, et croyoit qu'il reviendroit incontinent en ce hameau, où elle faisoit deliberation de le pratiquer sous l'ombre de ces Bergeres » (8, 233 verso).
La nymphe rencontre Adamas et se rend avec lui à Isoure. Elle lui raconte l'Histoire de Galathée et Lindamor et la termine en rapportant les relations de Galathée et de Céladon. Galathée est « esperdument amoureuse » du berger (9, 304 verso) et compte l'épouser, bien qu'elle sache qu'il aime Astrée. Léonide suggère que le druide éloigne Céladon.
En parlant avec Silvie, qui désire aussi que le berger s'en aille, Adamas la met en garde : « J'ay ouy dire que Celadon est si beau, si discret et si accomply qu'il ne luy deffaut nulle des perfections qui font aymer » (10, 314 verso).
Adamas décide de commencer sa « cure » par Galathée.
L'édition de 1607 ajoute que cette cure « ne se pouvait qu'avec l'esloignement du Berger »
(10, 315 recto). |
Le druide interroge Céladon. Plaidant le faux pour apprendre le vrai, il lui dit qu'il doit être heureux de sa bonne fortune. Le jeune homme réplique qu'il est malheureux à Isoure parce qu'il n'est pas à sa place. Le berger sait qu'une brebis ne peut pas vivre dans l'eau et qu'un rubis ne peut pas devenir un diamant (10, 316 verso). Le druide admire la sagesse de Céladon et promet de l'aider.
En 1607, Adamas déclare :
« Je vous redorray vostre liberté ».
En 1621 : « Je vous faciliteray les moyens pour sortir sans effort de ce lieu »
(10, 317 recto). |
Léonide suggère à Adamas de travestir le berger pour qu'il quitte discrètement le palais. « Ayez seulement un habit de Nymphe », lui dit-elle (10, 318 verso). Le druide informe Silvie et prévient Céladon le lendemain.
Adamas s'en va. Silvie essaie de ne pas quitter le chevet du berger. Léonide réussit pourtant à parler en particulier avec Céladon. Elle lui annonce qu'il va pouvoir s'enfuir grâce à elle. Elle pleure quand Céladon la remercie et souligne qu'il ne pourra jamais l'aimer (10, 320 recto).
Lorsque Galathée et Léonide vont s'entretenir avec Fleurial, Silvie et Céladon se réjouissent d'être ensemble. La nymphe estime la vie des hameaux exempte des « quatre pestes de la vie » de cour, ambition, envie, artifice et médisance (10, 320 verso).
Céladon rétorque qu'au lieu d'avoir deux ennemis, l'amour et l'ambition, les bergers n'en ont qu'un, l'amour. Silvandre par exemple pourrait se dire « heureux » parce qu'il a résisté jusque là à l'amour n'ayant pas encore rencontré une beauté qui l'attire (10, 321 recto). Silvie remarque qu'il y a sans doute autre chose que la beauté qui provoque l'amour. Céladon expose alors les théories de Silvandre sur l'amour, et en particulier le mythe des aimants (10, 321 verso à 323 recto).
Ces aimants sont « ce qui quelquefois faisoient qu'un Gaulois nourry entre toutes les plus belles Dames, viendra à aymer une barbare estrangere » (10, 322 verso).
À qui pense d'Urfé ? |
Diane, dit Céladon, a posé une question à Silvandre sur l'indifférence de Timon l'Athénien qui n'a aimé personne et que personne n'a aimé. Le cas intéresse Silvie qui interroge le berger sur Diane. Céladon raconte l'Histoire de Celion et Bellinde.
Égide, l'écuyer de Ligdamon, vient à Isoure (11, 361 verso sic 351 verso). Galathée décide qu'il va transmettre son message à Silvie devant elle et Léonide, dans la pièce où se trouve Céladon dissimulé par les rideaux du lit (11, 364 verso sic 354 verso).
Céladon écoute donc l'Histoire de Ligdamon.
Après avoir entendu le dénouement tragique, Galathée dit au berger qu'Amour s'est vengé de la longue indifférence de la nymphe. Ligdamon est maintenant « heureux », déclare Céladon (11, 374 recto sic 364 recto). Les pensées de Sylvie « seront les executeurs de la justice d'Amour » (11, 374 verso sic 364 verso). Galathée enchaîne en affirmant que le dieu punira l'ingratitude du berger. « Estant ce que je suis, et voyant ce que vous estes », comment pouvez-vous ne pas m'aimer alors que je vous aime, demande-t-elle (11, 376 recto sic 366 recto) ; fidélité et constance sont « sottises ». Céladon alors, pour la première fois, se montre audacieux et presque insolent : « Si vous suivez la loy que vous dittes, combien demeureray-je en ce bon-heur ? Autant que vous demeurerez en lieu où il n'y aura point d'autre homme que moy ? » (11, 376 verso et 377 recto sic 366 et 367).
Trois ou quatre jours après, Céladon, en se promenant avec les trois nymphes passe devant la grotte de Damon et de Fortune. Galathée lui explique que c'est l'œuvre de la magicienne Mandrague.
Adamas survient. Il a laissé dans le palais la robe qu'il a apportée pour Céladon. Il raconte l'Histoire de Damon et de Fortune, en s'adressant au berger puis qu'il dit « votre Lignon » (11, 369 verso et 371 verso).
En 1607, quand Adamas annonce que Cupidon « se vengera » de l'indifférence de Damon, il ajoute « et elles aussi », se référant aux bergères que le héros n'aime pas. Cette remarque disparaît en 1621
(11, 370 recto). |
Dès que le druide termine son récit, Galathée demande à Céladon ce qu'il pense de « ces effets » d'Amour. Le jeune homme déclare que ce sont des effets d'imprudence, ceux d'Amour n'étant que douceur. Il ajoute pourtant qu'étant berger il ne sait pas pas parler d'amour. Comme Silvie le contredit en disant qu'il est trop honnête homme pour être resté insensible aux beautés des bergères, Céladon conclut : les « beautez » des nymphes « sont trop grandes pour nos cœurs rustiques » (11, 379 recto).
Le lendemain, pendant que Léonide aide Céladon à revêtir la robe de nymphe, Meril annonce l'arrivée d'Amasis à Isoure. Peu après, Galathée entre dans la chambre (12, 380 verso). D'abord étonnée, elle comprend ensuite que Léonide travestit le berger pour le cacher à Amasis.
Galathée rit, félicite sa compagne, contemple le jeune homme puis décide qu'il se dira Lucinde, parente d'Adamas (12, 381 recto).
Galathée présente la fausse Lucinde à sa mère. Elle déclare, devant Adamas, qu'elle a l'intention d'emmener Lucinde à Marcilly (12, 396 recto).
Pendant qu'Amasis s'entretient avec Adamas et Galathée, Léonide et Lucinde, couvertes de mantes, sortent du palais (12, 396 verso). La nymphe dit à Céladon : « Les bons offices que je vous ay rendu meritent quelque reconnoissance de vous » (12, 397 verso). Puisqu'il a donné son amour à Astrée, Léonide voudrait qu'il l'aime comme une sœur.
D'Urfé conclut : « On ne sçauroit representer le contentement de Celadon oyant ces paroles, car il advoüa que celle-cy estoit une des choses qu'en sa misere il reconnoissoit particulierement pour quelque espece de contentement » (12, 398 recto).
À qui Céladon aurait-il « avoué » cela ? |
Léonide retourne au palais, laissant à Céladon une panetière « fort bien garnie » (12, 405 verso).
Le berger voit de loin la plaine où il conduisait ses troupeaux et soupire des vers (12, 398 recto).
Tircis survient, soupirant aussi des vers (12, 399 verso). Céladon, qui ne le connaît pas, lui demande des nouvelles des bergers (12, 400 verso). Tircis répond qu'il est arrivé dans le hameau le jour où Céladon, endormi sur les rives du Lignon, est tombé dans l'eau. Tircis a passé un mois et demi avec les bergers. Il a noté le chagrin d'Astrée, « il n'est pas croyable combien chacun dit qu'elle est changée » (12, 401 verso). Astrée, Diane et Cléon sont les trois plus belles femmes aux yeux de Tircis. « Il n'y eut jamais laydes Amours », réplique Céladon (12, 401 verso).
Les deux jeunes gens se disputent l'honneur d'être « le plus miserable et plus affligé Berger de l'univers » (12, 402 recto). Céladon soutient que celui qui aime est celui souffre le plus, et qu'on ne peut pas aimer une morte. À l'appui de ses dires, il cite la définition que Silvandre donne de l'amour (12, 402 verso).
« Toutes ces raisons que vous alleguez doivent ceder à ce que j'en ressens », conclut Tircis qui s'éloigne (12, 403 recto).
Céladon traverse le pont de la Bouteresse. Il craint d'être trop près du hameau. Bien qu'il ait l'intention « d'aller si loing que jamais on n'entendist de ses nouvelles » (12, 403 verso), il s'installe dans une caverne avec sa cornemuse. Il relit une lettre d'Astrée (12, 405 recto), se nourrit de racines et se lamente. Ainsi se traîne la vie « du plus fidelle, et du plus parfait Berger de Lignon » (12, 406 verso).
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Celion
Celion
Celion
Celion |
Première mention : 2, 35 recto.
Caractéristique : Céladon dit : Le « sage Celion, qui mourut assez jeune » (10, 323 verso) ; « Cet honneste Berger » (10, 326 verso).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire de Diane, racontée par Diane ;
Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Berger du Lignon. Frère de Diamis. Ami d'Ergaste. Époux de Bellinde. Père de Diane et d'Ergaste (junior).
Dans l'Histoire d'Alcippe, Céladon raconte aux nymphes que son père, Alcippe, dans sa jeunesse, a vu Celion et Bellinde contempler des tourterelles (2, 35 recto).
Dans l'Histoire de Diane, la bergère dit à Astrée et Phillis qu'elle est née après la mort de son père, Celion (6, 159 recto).
À sa demande, Céladon raconte à la nymphe Sylvie l'histoire des parents de Diane (10, 323 verso).
Histoire de Celion et Bellinde
Celion tombe amoureux de Bellinde quand elle lui rend une de ses brebis. Les jeunes gens s'aiment, mais Bellinde ne veut pas que Celion la demande en mariage. Elle veut l'aimer comme un frère.
Amaranthe, une amie de Bellinde, tombe amoureuse de Celion et le lui écrit. Elle tombe malade quand le jeune homme lui répond qu'il aime ailleurs. Bellinde va rendre visite à sa compagne. Celle-ci avoue son amour pour Celion.
Bellinde a « honte oyant ce discours, de l'erreur de sa compagne » (10, 330 recto), mais demande quand même à Celion de servir Amaranthe. Le berger refuse. Bellinde menace de ne plus jamais le revoir. Celion, désespéré, vit dans les bois pendant quelques jours. Un vieux berger lui conseille de faire semblant d'aimer Amaranthe. Celion feint donc d'aimer la bergère. Quand son père s'entend avec le père d'Amaranthe pour marier les jeunes gens, Celion refuse, expliquant qu'il apprécie la jeune fille comme maîtresse mais non comme épouse. Perdue de réputation, Amaranthe épouse le premier homme qui la demande en mariage.
Pendant ce temps, Philemon, le père de Bellinde, accorde la main de sa fille à Ergaste. Bellinde et Celion sont désespérés. Bellinde reconnaît qu'elle aime le berger et qu'elle « esliroi[t] plutost d'espouser le tombeau » qu'Ergaste (10, 337 verso), mais elle est décidée à obéir à son père. Celion se réfugie dans les bois. Bellinde lui accorde un dernier rendez-vous. Pour protéger sa réputation d'honnêteté, elle lui demande de s'éloigner du hameau pour que personne n'entende ses plaintes.
Ergaste surprend cette dernière conversation des jeunes gens. Lorsque Celion s'en va, Ergaste parle à Bellinde et lui rend sa liberté en lui demandant de le traiter comme un frère.
Diamis, le frère de Celion, part avec Ergaste pour retrouver le berger et le ramener. Celion est alors tenté de tuer Ergaste, mais Diamis lui révèle la générosité de son rival.
Celion et Bellinde se marient et donnent à leur premier enfant le nom d'Ergaste. Celui-ci en effet, décidé à ne jamais prendre femme, est devenu l'ami du couple.
Des étrangers pillent la province et enlèvent le petit Ergaste. Quelques années après, Bellinde met au monde Diane. Mais Celion est alors mort, et son ami Ergaste aussi. |
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| Chevalier barbare |
Personnage anonyme.
Première mention : 6, 188 verso.
Caractéristique : « Un ennemy qui n'estoit au monde que pour estre cause de mes eternelles larmes », dit Diane (7, 193 recto).
Présent dans : Histoire de Diane, racontée par Diane.
Filandre l'appelle « Chevalier » ; Diane l'appelle « ce Barbare ».
Diane raconte ses « jeunesses » à Astrée et Phillis. Elle ne sait pas que Léonide l'entend (6, 158 recto).
Histoire de Diane
Cet homme, noir et laid, monté sur un cheval, veut embrasser Diane qu'il voit endormie (6, 188 verso).
La bergère expliquera plus loin que cet homme vient de pays barbares, par delà les Colonnes d'Hercule, et qu'il prétend défendre la beauté de sa maîtresse (7, 202 verso).
Comment Diane a-t-elle appris cela ? |
La jeune fille s'enfuit et appelle au secours. Filidas accourt. Le chevalier lui coupe un bras et la tue (6, 189 recto).
Filandre survient, atteint le chevalier à la tête avec une pierre de sa fronde puis le transperce avec sa houlette. Le chevalier barbare meurt (6, 190 recto). Filandre aussi. |
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| Chevalier triste |
Surnom que se donne Mélandre travestie. Voir Mélandre. |
| Childéric |
Première mention : 3, 63 verso.
Personnage historique : 436-481. Fils de Mérovée, le roi des Francs. Règne en 458, se retire en 461.
Caractéristique : « Prince belliqueux, et de grande esperance », dit Guyemant (3, 63 verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
À Isoure, Léonide inclut le récit de Guyemant dans sa narration :
À Isoure, Fleurial rapporte aux nymphes des nouvelles que lui a apprises un envoyé de Lindamor : Childéric estime Lindamor (11, 361 verso sic 351 verso).
À Isoure, Égide dit aux nymphes et à Céladon :
À Isoure, Amasis rapporte à Galathée et à Adamas :
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| Cléante |
Première mention : 2, 38 recto. Écrit aussi « Cléanthe ».
Caractéristique : « Il n'avoit rien qu'il peust refuser à mon pere », dit Céladon (2, 38 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée ;
Histoire de Stelle et Corilas, racontée par Corilas.
Berger du Forez. Ami d'Alcippe. Père de Clindor. Grand-père d'Aminthe.
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
Dans le hameau, Astrée raconte à Diane :
Corilas raconte à Adamas :
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| Cleomir |
Première mention : 3, 63 recto.
Écrit aussi « Cleomire ».
Caractéristique : « Ce grand Cleomir, qui pour vostre service visita si souvent le Tybre, le Rhin, et le Danube », dit Guyemant, son fils (3, 63 recto et verso).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide.
Père d'Aristandre et de Guyemant. Sa nationalité n'est pas indiquée.
À Isoure, Léonide raconte à Céladon :
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| Cléon |
Première mention : 1, 13 verso.
Caractéristique : « Ceste fine Bergere » (7, 205 recto), dit Phillis ; « l'heureuse Cleon » (7, 204 recto et 207 verso), dit Laonice.
Nommée dans : Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice.
Bergère parisienne.
Dans le hameau, Laonice raconte l'histoire de Cléon qui est aussi la sienne. Elle attend un jugement de Silvandre.
Phillis soutient la cause de la bergère disparue en prononçant une prosopopée : Tircis doit rester fidèle à « l'heureuse Cleon » (7, 218 recto) parce qu'il n'a pas aimé seulement un corps, mais encore un esprit immortel. |
| Cléontine |
Première mention : 6, 159 verso.
Caractéristique : « Vieille », disent les narrateurs (6, 159 verso ; 11, 369 verso).
Nommée dans : Histoire de Diane, racontée par Diane ;
Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.
Druidesse du Forez. Parente du berger Damon et de la mère de Léonide.
Dans l'Histoire de Diane, Cléontine rend un orale à Bellinde après la mort de Celion, l'engageant à se rendre à Evian (6, 159 verso).
Dans l'Histoire de Damon et de Fortune, Adamas dit que Damon était « non point trop esloigné parent de la vieille Cleontine » (11, 369 verso)
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Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman
Clidaman |
Première mention : 2, 31 verso.
Écrit aussi « Clitaman ».
Caractéristique : « Accompagné de toutes les aymables vertus qu'une personne de son aage, et de sa qualité peut avoir, car il semble estre nay à tout ce qui est des armes, et des Dames », dit Léonide (3, 56 recto).
Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de la tromperie de Climanthe, racontée par Climanthe ;
Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre ;
Histoire de Galathée et Lindamor, racontée par Léonide ;
Histoire de Leonide, racontée par Silvie ;
Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
Chevalier forézien. Fils de Pimandre et d'Amasis, Dame du Forez. Frère de Galathée.
À Isoure, Galathée nomme Clidaman en décrivant à Céladon la Cour d'Amasis (2, 31 verso).
Pour expliquer à Céladon pourquoi la fontaine de la Vérité d'amour n'est plus visible, Léonide lui raconte l'histoire de Silvie - en présence de Silvie (3, 55 verso).
Histoire de Silvie
Clidaman organise un tirage au sort pour constituer des couples. Le sort le donne à Silvie ; il en tombe amoureux (3, 56 verso).
Lorsqu'Amasis autorise Guyemant à rechercher Silvie, Clidaman se plaint (3, 68 recto). Sa mère lui répond que, comme, « les senteurs rendent plus d'odeur, estant esmeuës », un amant qui a des rivaux démontre mieux ses sentiments (3, 68 recto).
Amasis confie à Clidaman un poinçon qui était dans les cheveux de Silvie pour qu'il le remette à la jeune fille. Il le garde toute la journée. « Puis, dit-il [à Silvie], que je veux cela mesme que vous voulez, et que vous voulez avoir ce poinçon, il faut par necessité que je le vueille avoir aussi » (3, 69 verso).
Guyemant devient son rival et son ami.
« Alors par le conseil d'un Druide, qui peut-estre se faschoit de voir deux telles personnes perdre si inutilement le temps, qu'ils pouvoient bien mieux employer pour la deffense des Gaules, que tant de Barbares alloient inondant, ils vindrent à la fontaine de la verité d'Amour » (3, 70 recto).
La fontaine leur montre que Silvie n'aime personne.
Mécontent des réponses, Clidaman casse son épée sur le marbre de la fontaine (3, 71 recto). Le druide lui suggère de donner des bêtes de sa ménagerie s'il veut rendre plus difficile l'accès au monument.
Les chevaliers partent secrètement se battre dans les armées de Mérovée (3, 71 verso). |
Léonide entend Climanthe raconter :
Dans les hameaux, Silvandre dit aux bergères qui l'écoutent :
Histoire de Silvandre
La fontaine de la Vérité d'amour n'est plus accessible parce « qu'un magicien à cause de Clidaman l'avoit mise sous la garde de deux Lyons, et de deux Lycornes, qu'il y avoit enchantées » (8, 231 verso). |
Léonide raconte à Adamas :
Histoire de Galathée et Lindamor
À la Cour, « la courtoisie » de Clidaman et « les merites » de Galathée retiennent Lindamor, surtout que le jeune prince commence à se plaire aux tournois (9, 268 verso).
Le dernier des Bacchanales, Clidaman organise un tournoi pour soutenir la beauté de Silvie (9, 269 recto).
Nous ignorerons toujours le résultat de ce tournoi ! |
Clidaman et Amasis envoient Lindamor sur les rives du Rhin pour leurs « affaires » (9, 282 recto).
Malgré les réticences d'Amasis, Clidaman autorise le duel de Polémas et du Chevalier inconnu, Lindamor (9, 286 recto).
Quand Lindamor propose à Galathée de la demander en mariage, la nymphe répond que Clidaman, son aîné, doit se marier avant elle (9, 301 verso).
Clidaman est allé secrètement auprès de Mérovée, mais « ses actions le découvrirent assez » (9, 302 recto). |
À Isoure, Silvie raconte au druide Adamas :
À Isoure, Fleurial arrive avec des nouvelles des chevaliers que lui a communiquées un envoyé anonyme (11, 361 recto sic 351 recto) : « Clidaman se porte bien, et Lindamor a fait tant de merveilles en la bataille où il s'est trouvé que Merovée, et Childeric l'estiment comme merite sa vertu » (11, 361 verso sic 351 verso).
Égide arrive à Isoure et raconte aux nymphes et à Céladon :
À Isoure, Amasis raconte à Adamas et Galathée :
Histoire de Lydias et de Melandre
Amasis rappelle qu'elle a envoyé des chevaliers foréziens se battre près de Mérovée « pour ne laisser point Clidaman seul en lieu si esloigné » (12, 383 verso).
Le prince avait tant fait que amis et ennemis « le conoissoient, et l'estimoient » (12, 383 recto).
Clidaman fait prisonnier le Chevalier triste.
« Sçachant assez par experience quelles sont les passions, et les inquiétudes qui accompagnent une personne qui ayme bien », Clidaman demande à son prisonnier de lui raconter son histoire (12, 383 verso).
Quand Clidaman apprend les aventures de Mélandre travestie, il demande à Childéric la permission de la libérer sans rançon. Mérovée « accorda tout ce que mon fils demandoit », dit Amasis (12, 391 verso).
Mélandre envoie Lydias, son amant, près des Francs. Guyemant et Clidaman le prennent pour Ligdamon (12, 394 recto), mais sortent vite d'erreur.
Clidaman révèle à Lydias l'identité du Chevalier triste. Lydias lui communique un moyen de prendre Calais pour libérer Mélandre, prisonnière maintenant de Lypandas (12, 395 recto). Calais est pris. |
À deux reprises, Clidaman s'oppose à sa mère. |
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Climanthe
Climanthe
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Climanthe
Climanthe
Climanthe
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Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe
Climanthe |
Première mention : 2, 22 recto. Écrit aussi « Climante ».
Caractéristique : « Un homme le plus fin et le plus rusé qui fust jamais en son mestier », dit Léonide (9, 302 verso).
Auditeur : -
Narrateur : Histoire de la tromperie de Climanthe.
Ami et complice de Polémas. Faux druide. Ni chevalier ni berger, ce personnage qui ne vit peut-être pas en Forez (5, 139 recto) n'a certainement pas fréquenté la cour d'Amasis (5, 124 verso).
Quinze jours après (5, 140 recto) le jour où Galathée a trouvé Céladon évanoui sur les rives du Lignon, en allant à Feurs, Léonide passe la nuit à Ponsins dans une sorte d'« hostelerie ». Elle entend une conversation, reconnaît tout de suite la voix de Polémas (5, 124 recto), mais ne le nomme pas. C'est Climanthe qui le fera (5, 128 verso).
Le chevalier, déçu par la tournure des événements, fait des reproches à son acolyte. Celui-ci s'écrie : « Dieu me soit en ayde avec cét homme » (5, 124 verso). Pour tranquilliser Polémas, il lui répète tous les détails de son entreprise.
Histoire de la tromperie de Climanthe :
Polémas montre Galathée, Léonide et Silvie à son complice (5, 124 verso).
Le premier souci de Climanthe est d'éloigner Galathée de Lindamor parce qu'il sait fort bien que la nymphe aime ce chevalier (5, 139 verso).
Climanthe surveille les serviteurs de Lindamor. Il constate que le chevalier leur donne une bague comme signe de reconnaissance à montrer au tailleur qui lui fait en secret le costume qu'il doit porter. À son tour, Climanthe se rend chez le tailleur se prétendant chargé de s'assurer que le travail avance. Il lui décrit la bague et constate ainsi que Lindamor portera une livrée verte en quittant Marcilly pour rejoindre les armées franques (5, 124 recto).
Climanthe fabrique une cabane sur les bords d'une petite rivière dans le bois de Savignieu. Il y met un miroir devant un tableau où il a peint le lieu où Polémas attendra Galathée (5, 126 recto).
Il y met aussi un tableau représentant Hécate, déesse des enchanteurs. Au-dessous de ce tableau se trouve un dispositif qui peut facilement prendre feu, « ce que j'avois inventé pour faire croire que c'estoit une espece, ou de divinité, ou d'enchantement », explique-t-il (5, 126 verso).
Se prétendant druide, Climanthe fait semblant de ne se nourrir que de racines. Quand il voit approcher les nymphes, il se met en prières.
Léonide la première parle au faux druide. Il lui prescrit un rite à accomplir plus tard, puis lit dans sa main tout ce qu'il sait grâce à Polémas. En se disant informé par son « Maistre », il ajoute : « Et certes en cela je ne mentois pas, car c'estoit vous, Polemas, qui me l'aviez dit » (5, 128 verso).
Climanthe peut même répéter une chanson composée par Agis (5, 130 verso).
Quand il déclare : « Je vous veux dire une chose sur ce sujet, que personne ne peut sçavoir que vous et Agis » (5, 130 recto), comme il le désirait, la nymphe, troublée, l'arrête.
Le faux druide se retire dans sa cabane où il se met en prière sachant que les nymphes l'épient (5, 132 recto). Il tire sur un fil et le feu s'allume. Édifiées et effrayées, Léonide et Silvie s'en vont. Climanthe demande à son interlocuteur ce qu'il en pense.
Polémas dit son admiration : « Toute personne qui n'en eust point esté advertie, s'y fut aisément trompée » (5, 132 recto). |
« La Cour n'estoit pleine que de moy », continue Climanthe (5, 132 verso). Il sait habilement faire des prédictions ou s'en abstenir. Amasis et Galathée le consultent.
Adamas, le vrai druide, n'utilise aucune de ces formules. |
Le faux druide prédit à Amasis que Clidaman participera à trois batailles, sera blessé et reviendra sain et sauf (5, 133 recto).
Climanthe dit à Galathée qu'elle sera « la butte de tous desastres, et de toutes infortunes » si elle aime l'homme à l'habit vert (5, 134 recto), c'est-à-dire Lindamor.
Le faux druide demande ensuite à Galathée - ce qu'il a déjà demandé à Léonide et Silvie - de revenir trois jours après pour faire un sacrifice. Les nymphes doivent « se laver avant jour dans le ruisseau voisin, la jambe et le bras, et venir de ceste sorte avec un chappeau de Verveine, et une ceinture de Fougiere devant ceste caverne » (5, 135 recto).
Le soi-disant druide remarque qu'il doit se montrer « expert en cela, afin qu'elles, qui y estoient accoustumées, n'y trouvassent rien à dire » (5, 135 verso).
À l'aube, Climanthe se cache pour regarder les trois nymphes faire ce qu'il a commandé.
« Sans mentir, je ne vy de ma vie rien de si beau, mais sur toutes je trouvay Leonide admirable » (5, 136 recto).
Polémas n'est pas d'accord :
« Or je luy conseille donc, dit Polemas tout en colere, qu'elle cache le visage, et qu'elle monstre ce qu'elle a de plus beau »
(5, 136 verso).
Léonide ne le lui pardonnera pas. |
Climanthe poursuit la cérémonie en sacrifiant des animaux à Hécate (5, 136 verso). Il fait fonctionner le mécanisme qui déclenche le feu et montre à Galathée l'image du Lignon dans le miroir. Il déclare alors :
« En ce lieu que tu vois representé dans ce miroir, tu trouveras un diamant à demy perdu qu'une belle et trop desdaigneuse a mesprisé, croyant qu'il fust faux, et toutefois il est d'inestimable valeur, prens le et le conserve curieusement » (5, 138 recto).
Climanthe ajoute que Galathée, pour retrouver celui qu'elle doit aimer, devra se rendre sur la rive du Lignon quand la lune sera de nouveau dans la même position, c'est-à-dire un mois plus tard. Par précaution, il ajoute que celui qui verra l'autre le premier aimera le premier.
Le faux druide déclare ensuite que sa déité lui commande de s'en aller.
Polémas se demande pourquoi Galathée ne se trouvait pas au lieu assigné par le faux druide. Climanthe pense que la nymphe n'a pas bien compté « les jours de la Lune », alors que le chevalier suppose que l'accident de Céladon a dû l'empêcher de se montrer
(5, 140 recto). |
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Le jour se lève. Léonide voit les deux hommes et regarde attentivement Climanthe pour pouvoir le reconnaître (5, 140 verso).
En revenant à Isoure avec Adamas, Léonide raconte au druide les méfaits de Climanthe, mais dans une version épurée et sans dire qu'elle a surpris une conversation du faux druide et de Polémas (9, 302 verso).
Histoire de Galathée et Lindamor
Polémas aime Galathée et se croit aimé. Jaloux de Lindamor, il veut le séparer de la nymphe. La médisance ne réussissant pas, il appointe un complice.
En 1607, Léonide disait : « Cet homme s'appelloit Climanthe, incognu en ces païs, à ce que je crois ». La phrase disparaît en 1621 (9, 302 verso). Le nom du malfaiteur est retardé (9, 303 recto) et la remarque sur son origine mystérieuse supprimée. |
La nymphe dit seulement que le faux druide a « finement sçeu » la couleur de la livrée de Lindamor, et a montré à Galathée le Lignon dans un miroir (9, 303 recto).
Une fois à Isoure, c'est « par hazard » (9, 304 recto) que Galathée et ses compagnes auraient trouvé le lieu indiqué par le faux druide. Elle y ont découvert Céladon évanoui. Polémas et son complice ont sans doute été « trop tardifs », remarque Léonide (9, 305 recto). |
Adamas dit alors à sa nièce que « ceste façon de vivre, dont usoit Galathée, n'estoit ny belle pour la Nymphe, ny honorable pour elle » (9, 305 recto). Comme Léonide rejette la faute sur Climanthe, le druide répond : « S'il y avoit moyen de l'attrapper, je luy ferois bien payer avec usure le faux tiltre qu'il s'est usurpé de Druide » (9, 305 recto). La nymphe explique que Galathée pourra lui indiquer le jour où Climanthe reviendra avec Polémas.
Ce n'est que dans la quatrième partie de l'Astrée que le druide donnera suite à ce projet. C'est de Céladon qu'il s'occupe auparavant. |
En rapportant à Galathée ce qu'elle a entendu pendant son voyage (10, 317 verso), Léonide lui raconte les méfaits de Climanthe et de Polémas « pour deposseder Lindamor, et remettre Polemas en sa place » (10, 318 recto). Galathée « ne creut rien de ce qu'elle luy disoit » (10, 317 verso et 318 recto) et sourit. Léonide, humiliée, décide de tout faire pour rendre sa liberté à Céladon.
Pendant ce temps, Adamas est avec Silvie ; « pour sçavoir si sa niece luy avoit dit la verité, [il] la pria de luy raconter tout ce qu'elle en sçavoit » (10, 307 verso).
Silvie à son tour raconte donc :
Fleurial arrive à Isoure avec des nouvelles de Lindamor. Léonide essaie encore une fois de convaincre Galathée des méfaits de « ce trompeur de Climanthe, et cet artificieux de Polemas » (11, 363 recto sic 353 recto). |
| Clindor |
Première mention : 2, 38 recto.
Caractéristique : « Trop curieux », dit Céladon (2, 41 recto).
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Berger du Lignon. Fils de Cleante, père d'Aminthe. Ami d'Alcippe.
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
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| Clodion |
Personnage historique : dit Clodion le chevelu, mort en 447. Chef des Francs Saliens.
Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Caractéristique : Il n'apparaît que dans l'édition anonyme de 1607 (2, 38 recto).
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
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En 1607, Alcippe jeune avait les cheveux longs parce que Clodion n'avait pas encore interdit ce type de coiffure, et parce qu'il n'était pas leur roi.
La remarque disparaît en 1621
(2, 38 recto). |
Les relations des Foréziens avec les Francs sont ambiguës en 1607. |
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Cloris
Cloris
Cloris
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Première mention : 8, 256 recto.
Caractéristiques : « Si modeste et discrette, qu'elle n'estoit pas moins recommandable pour sa vertu, que pour sa beauté, au reste, si triste, et pleine de melancolie, qu'elle faisoit pitié », dit Hylas (8, 255 verso). « Elle n'estoit pas plus spirituelle que de raison », dit Diane (6, 185 recto).
Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Présente dans : Histoire de Diane, racontée par Diane.
Bergère des rives de la Loire. Fille de Leonce, le frère de Gerestan. Épouse de Rosidor.
Diane raconte à Astrée et Phillis :
Hylas raconte aux bergers, à Diane et à Paris :
Histoire de Hylas
Cloris rencontre Hylas sur le bateau qui la mène de Vienne à Lyon (8, 255 verso). Elle doit retrouver son mari blessé. Elle raconte son histoire à Hylas pour expliquer sa tristesse. Hylas, en narrant sa propre histoire, inclut le récit de Cloris (8, 256 recto).
À quinze ans, à la mort de ses parents, elle est confiée à son oncle qui cherche à la marier pour se débarrasser d'elle. Callirée, la femme de Gerestan, se montre bonne pour elle (8, 256 verso).
Cloris rencontre Rosidor dans le temple d'Hercule, près des rives du Furan. Il la sert pendant quatre ans.
Les jeunes gens se marient dans un temple, à Vienne. Pendant les réjouissances, quelques « debauchez » de hameaux proches de Lyon attaquent le jeune couple et jettent une bouteille d'encre sur Cloris (8, 257 verso). Rosidor tue un des assaillants et, avec ses amis, chasse les autres. Pour échapper à la Justice, Rosidor s'enfuit.
Déguisé, il revient de nuit près de Cloris. Le jeune homme est arrêté et emmené à Lyon. Quand il obtient sa grâce, il demande à Cloris d'aller préparer des réjouissances à Vienne. Lui-même, malade, reste à Lyon. Les « debauchez » reviennent et l'attaquent (8, 258 verso).
Hylas accompagne Cloris à Lyon, près de Rosidor. Le jeune homme est remis. Comme Cloris cesse d'être triste, elle n'intéresse plus Hylas (8, 259 recto). |
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| Corèbe |
Première mention : 4, 112 verso.
Caractéristique : « Tres-riche et honneste Berger », dit Astrée (4, 112 verso).
Nommé dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Berger du Forez.
Astrée raconte à Diane :
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Corilas
Corilas
Corilas
Corilas
Corilas
Corilas |
Première mention : 4, 87 verso.
Caractéristique : « Le pauvre miserable est tant aveuglé », dit son ami, Lysis (5, 152 recto).
Auditeur : -
Narrateur : Histoire de Stelle et Corilas.
Berger du Lignon. Cousin de Lysis.
Astrée dit, dans l'Histoire d'Astrée et Phillis, que le jour de la fête de Vénus, Corilas l'escorte au bal (4, 87 verso) et sert d'intermédiaire entre elle et Céladon.
Le druide Adamas entend Corilas se disputer avec Stelle et se cache pour écouter ces bergers qu'il ne connaît que de nom (5, 141 recto).
Corilas et Stelle se disputent dans un dialogue chanté.
Quand la bergère s'éloigne, Adamas, « ayant cognoissance par leurs noms de la famille dont ils estoient, eut envie de sçavoir davantage de leurs affaires » (5, 144 recto). Le druide propose au berger de lui donner des conseils, et, pour l'encourager à raconter son histoire, prétend que les gens en parlent au désavantage de Corilas.
Histoire de Stelle et Corilas
À dix-sept ans, Stelle est veuve d'un mari de soixante-quinze ans. Son frère, Salian, par prudence, l'envoie dans un autre hameau pour vivre avec Aminthe. Lysis tombe amoureux de Stelle et la demande en mariage. La jeune femme rompt le contrat sans donner d'explication (5, 146 recto).
Sémire à son tour recherche Stelle. Lors du mariage d'Olimpe, il constate que la jeune femme voudrait revenir à Lysis.
À ce moment, Corilas aussi est séduit par Stelle (5, 148 recto). À la demande de la bergère, il charge Lysis de soutenir sa cause auprès d'elle. Lysis obtient de Stelle une promesse écrite de mariage en faveur de Corilas, mais ne le dit pas à son ami.
Corilas organise ses noces avec Stelle. Pendant les réjouissances, la jeune femme change d'avis (5, 154 recto).
Elle réussit par la ruse à soutirer la promesse que Lysis avait gardée.
Stelle désire alors revenir à Sémire. Pour se venger de la bergère qui l'avait abandonné pour Lysis, Sémire à son tour l'abandonne le jour du mariage (5, 156 recto). |
Adamas tire la conclusion qui s'impose après ce récit où mariages et promesses de mariage sont bafoués, et où le héros s'est montré aussi imprudent en amour qu'en amitié : il faut « vous marier, non point par Amour, mais par raison » (5, 156 recto).
Corilas se trouve avec Lycidas quand Laonice demande où est Tircis (7, 220 verso).
Corilas intervient dans une discussion générale sur l'amour en demandant comment se fait-il qu'on aime plusieurs fois : il parle de ce qui le touche note Céladon (10, 323 recto).
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| Cyrcène |
Première mention : 8, 260 verso.
Caractéristique : « Une des plus belles filles qui demeure le long des rives de l'Arar » (8, 260 verso), dit la Dame anonyme qui répond à la question que pose Hylas.
Remarque sur le nom : Deux personnages feront plus tard du nom de Cyrcène un amalgame de Circé et de sireine (Henein, p. 119).
Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Jeune fille qui demeure à Lyon.
Une fois à Lyon, Hylas rencontre des femmes dont il ne précise pas le statut social. Il raconte aux bergers, à Diane et à Paris :
Histoire de Hylas
Dans le temple de Vénus, pendant la nuit, Hylas entend chanter une jeune fille qu'il ne connaît pas. « Aussi tost que je la veis, je l'aymay », dit le jeune homme (8, 260 verso).
Cette jeune fille se nomme Cyrcène, lui dit une Dame. |
La femme qui, dans le temple, répond à la question d'Hylas est une Bergère dans l'édition anonyme de 1607,
mais une Dame en 1621
(8, 260 verso). |
Dans la suite de l'histoire d' Hylas, cette dame se nommera Palinice. |
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| Dame sans nom |
Personnage anonyme.
Première mention : 2, 38 recto.
Caractéristique : « La plus belle, et plus aimable Dame de cette Cour », dit la vieille femme qui lui sert de messagère (2, 39 verso) ; « belle et jeune », dit Alcippe (2, 40 verso).
Présente dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.
Dame du Forez, proche de Pimandre et d'Amasis.
À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :
Histoire d'Alcippe
À Marcilly, cette Dame tombe amoureuse d'Alcippe et « inventa une ruze assez bonne » (2, 39 verso).
Elle envoie une vieille femme le convoquer. Le jeune homme est conduit de nuit et les yeux bandés auprès de la Dame. Elle lui accorde ses faveurs et lui fait de « grands dons » (2, 40 verso).
En 1607, d'Urfé écrit : « Mais les commoditez qu'il en retiroit estoient telles, qu'il s'y contraignoit, mesmes avoit acquis durant ce temps-là beaucoup de faveur aupres de Pimandre, et d'Amasis ».
En 1621, on lit seulement : « Quoy qu'il sembla que depuis ce temps-là il entra en faveur aupres de Pimandre, et d'Amasis »
(2, 41 recto). |
Clindor, intrigué par l'argent dont Alcippe dispose, suggère à son ami de couper un morceau de la frange du lit de la Dame. Alcippe découvre l'identité de sa maîtresse. Quand il le lui dit, la Dame fait des reproches à la vieille femme. Alcippe intervient et révèle le rôle de Clindor (2, 41 verso).
La Dame ne convoque plus Alcippe et tourne sa colère contre Clindor. Elle suscite une querelle entre lui et un cousin de Pimandre. Clindor tue son adversaire et s'enfuit. Pimandre le fait arrêter en Auvergne. Clindor est prisonnier d'Alaric à Usson (2, 41 verso). |
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Damon
Damon |
Première mention : 11, 377 verso sic 367 verso.
Caractéristique : Il « eut ce nom de beau, pour la perfection de son visage », dit Adamas (11, 369 verso).
Remarque sur le nom : Chez Virgile, le berger Damon se tue parce que la femme qu'il aime l'abandonne (Henein, p. 380).
Nommé dans : Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.
Berger du Lignon. Parent de la mère de Léonide et de Cléontine.
À Isoure, Mandrague, la magicienne, a fait peindre une de ses aventures sur la fontaine de la Vérité d'amour, tombe d'une bergère qui est morte parce qu'elle n'espérait plus être aimée de celui qu'elle aimait.
Les six tableaux qui décorent la fontaine, décrits par Adamas, constituent l'Histoire de Damon et de Fortune telle que l'entendent Galathée, Léonide, Silvie et Céladon.
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| Daphnis |
Première mention : 6, 159 verso.
Caractéristique : « Tres-honneste et sage Bergere », dit Diane (6, 159 verso et 160 recto).
Nommée dans : Histoire de Diane, racontée par Diane.
Bergère qui vient des rives du Furan. Parente de Callirée et Filandre. Voisine et amie de Diane.
Dans le hameau, Diane raconte à Astrée et Phillis :
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| Deante |
Première mention : 3, 54 verso.
Caractéristique : Surnommé le glorieux.
Nommé par le petit Meril quand il parle des nymphes à Céladon.
Chevalier du Forez. Père de Silvie.
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| Diamis |
Première mention : 3, 54 verso. Voir aussi « Dinamis ».
Caractéristique : -
Nommé dans : Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Berger du Lignon. Frère de Celion.
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Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane
Diane |
Première mention : 4, 84 verso.
Caractéristique : « Plusieurs fois nous avons esté trois ou quatre Bergers ensemble à la considerer, sans sçavoir quelle perfection luy souhaitter qu'elle n'eust », dit Céladon (10, 323 verso).
Remarque sur le nom : La bergère s'habille avec plus de recherche le jour de la fête de la déesse dont elle porte le nom (6, 161 recto). L'épouse d'Honoré d'Urfé se prénomme Diane (Henein, p. 36, 290) .
Auditrice : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée ;
Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice ;
Histoire de Silvandre, racontée par Silvandre ;
Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Narratrice : Histoire de Diane.
Bergère du Lignon. Fille de Celion et Bellinde. Sœur d'Ergaste junior, enlevé lorsqu'il était enfant.
Après la disparition de Céladon, Diane fréquente Astrée et Phillis plus régulièrement (4, 84 verso). Les trois bergères gardent ensemble leurs troupeaux lorsque Sémire s'approche. Astrée, bouleversée, demande à Phillis de le renvoyer. Diane remarque que « dire librement son mal à une amie, c'est luy en remettre une partie » (4, 86 recto). Astrée, pour expliquer sa situation, lui raconte l'Histoire d'Astrée et Phillis.
Astrée dit que Céladon, avant de s'éloigner pour obéir à son père et se rendre chez Forelle, a composé des vers « qui n'ont esté que trop divulguees par une des Nymphes de Bellinde » (4, 105 verso). Diane promet à Astrée de lui en apporter une copie le lendemain. D'Urfé n'en reparle plus.
Astrée raconte qu'Olimpe est enceinte des œuvres de Lycidas, et que Phillis pardonne au jeune homme. Diane interrompt la narratrice pour s'étonner de cette « estrange preuve de bonne volonté » (4, 108 verso). Pour elle, l'amour est intransigeant. C'est une « musique à plusieurs voix » qui ne supporte pas la moindre discordance (4, 109 recto).
Lorsqu'Astrée dit qu'Olimpe accouche en secret, Diane l'interrompt de nouveau pour raconter un accouchement secret qu'elle croit être celui d'Olimpe. Cette accouchée masquée avec un « si grand appareil » ne pouvait pas être une bergère, remarque Phillis (4, 111 verso).
Léonide et Silvie dormaient dans un buisson et n'ont pas entendu le récit d'Astrée. Quand elles se réveillent, Silvie nomme les bergères à sa compagne puis retourne à Isoure tandis que Léonide se rend à Feurs (5, 122 verso).
Lycidas survient. Diane et Phillis obtiennent qu'il se réconcilie avec Astrée (5, 123 recto).
Léonide revient près des bergères et se cache pour les écouter (6, 157 recto).
Astrée demande alors à Diane de raconter son histoire. La jeune fille confesse qu'elle ne peut « raconter [ses] jeunesses sans rougir » (6, 157 verso) puis obéit à ses compagnes (6, 158 recto).
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Histoire de Diane
Diane est née après la mort de son père. Elle explique que, pour finir d'un procès, Celion et Bellinde avaient promis qu'un de leurs enfants épouserait un enfant de Phormion. Comme leur fils aîné a été enlevé, Bellinde, veuve, est obligée de remettre sa fille, Diane, à Phormion. Elle se retire ensuite à Evian où elle devient druide (6, 159 verso).
Phormion n'a qu'une fille. Il l'appelle Filidas et l'élève comme un garçon pour la faire passer pour le futur mari de Diane. Son neveu, Amidor, vit avec eux pour pouvoir plus tard épouser Diane. Phormion meurt subitement. Filidas conserve son travestissement et ses prérogatives, par exemple, Diane et ses compagnes se lèvent lorsque Filidas entre dans la pièce (6, 180 verso).
Daphnis, une bergère du Furan, est la seule amie de Diane
Le jour de la fête d'Apollon et de la déesse Diane, Filandre tombe amoureux de Diane.
Cette interruption est riche de sens si on se souvient que
la sévérité de la Diane mythique envers Actéon a pour conséquence la notoriété de l'aventure
( Ovide, Métamorphoses,
III, 138-252)
.
Le fait que Diane ait pardonné à Filandre sa ruse a pour conséquence que l'aventure est restée cachée ... même si ce secret semble invraisemblable ! |
Callirée, sœur jumelle de Filandre, lui propose d'échanger de vêtements pour qu'ils puissent tous les deux séjourner près de Diane, chez Filidas (6, 160 verso). Quand les jeunes gens travestis reviennent dans le hameau, Filidas tombe amoureuse de Callirée travestie et Amidor tombe amoureux de Filandre travesti : deux couples homosexuels aux yeux du lecteur.
Filandre, devenu la feinte Callirée, parle d'amour à Diane, et Daphnis l'encourage : couple homosexuel aux yeux des personnages (6, 177 recto).
Une nuit, Daphnis surprend Filandre chantant dans le jardin. Croyant qu'elle a appris son secret, Filandre se nomme. Daphnis voudrait que le berger dise la vérité à Diane. Comme il craint de le faire, Daphnis emmène Diane une nuit au jardin. La jeune fille découvre l'identité de la feinte Callirée (6, 184 verso).
Diane finit par pardonner à Filandre. Elle accepte même que sa sœur et lui restent travestis pour donner le temps aux cheveux de Callirée de repousser.
Entre-temps, comme ses déclarations d'amour scandalisent Callirée, Filidas lui révèle son travestissement. Callirée informe ses compagnons. Daphnis s'étonne de la naïveté de Diane qui n'a pas deviné le sexe de Filidas (6, 188 recto).
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Dans l'édition de 1607, la jeune fille précise « car j'avois des-ja quinze ou seize ans »
(6, 188 recto).
Ce renseignement disparaît en 1621. |
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Diane avait donc plus de vingt ans dans l'édition de 1607. En effet, en faisant des recoupements avec l'histoire de Cloris, la nièce du mari de Callirée, il s'avère que la mort de Filandre (8, 256 verso) a eu lieu au moins cinq ans avant la narration que fait Diane. |
Diane et Filandre filent le parfait amour, sans jamais penser à l'avenir, et sans exposer la situation à Filidas et Amidor.
Filandre et Callirée abandonnent leur travestissement. Filandre rend souvent visite à Filidas.
Un jour, un chevalier noir essaie d'embrasser Diane endormie (6, 188 verso). Filidas meurt en essayant de punir l'agresseur. Filandre atteint le Chevalier barbare à la tête avec une pierre de sa fronde puis le transperce avec sa houlette. Le chevalier meurt. Filandre, grièvement blessé, rend l'âme après avoir obtenu de Diane le titre de mari (6, 191 verso). |
Diane finit son récit en pleurant. Astrée l'interroge sur l'identité du chevalier (7, 193 recto).
Léonide sort de sa cachette et s'approche des trois bergères. Diane ne sait pas que la nymphe a entendu son histoire. Léonide fait l'éloge de la vertu de Diane, de la beauté d'Astrée et du mérite de Phillis (7, 194 recto). Diane répond aux questions que pose la nymphe sur la disparition de Céladon. Les bergères accompagnent Léonide dans le hameau de Diane (7, 194 recto).
Dans l'après-midi, les jeunes filles entendent Silvandre chanter. Diane « fut la premiere qui en recogneut la voix » (7, 195 recto). Quand Phillis taquine le berger pour son insensibilité, Diane le défend. Silvandre commence à aimer Diane.
Phillis propose que Silvandre serve une bergère pour prouver ses mérites. Astrée suggère que Phillis et Silvandre servent Diane pour qu'elle décide qui aime le mieux. Diane hésite à accepter cette « corvée » et impose une durée limitée à trois mois (7, 199 verso).
Hylas, Tircis et Laonice surviennent. À la requête de Silvandre, Laonice présente l'Histoire de Tircis et de Laonice.
Diane n'intervient pas lors de ce procès où le juge, Silvandre, affirme l'importance de la fidélité aux morts qu'on a aimés (7, 219 recto).
Léonide se retire dans le hameau de Diane pour la nuit (7, 219 recto). Le lendemain, les bergères se retrouvent au lever de la nymphe. Les jeunes filles rencontrent Silvandre et se promènent avec lui. Phillis cède sa place près de Diane au jeune homme et lui demande en échange de raconter l'Histoire de Silvandre (8, 225 verso).
Le jeune homme adresse son récit à Diane (8, 227 verso) et souligne que c'est Bellinde, la mère de Diane, qui lui a conseillé de se rendre en Forez (8, 231 recto).
Paris, le fils du druide Adamas, survient (8, 232 verso). Léonide, sa cousine, lui présente les bergers, puis s'en va. Paris tombe amoureux de Diane (8, 233 verso), et décide de s'habiller en berger pour rester près d'elle.
Hylas et ses compagnons arrivent. Les bergers discutent de l'amour. À la requête de Phillis, l'inconstant raconte l'Histoire de Hylas (8, 242 verso), s'adressant principalement à Diane et Paris.
Quand la nuit tombe, Paris rentre à Laigneu et Diane dans son hameau.
Quelque temps après, à Isoure, en parlant avec Silvie, Céladon explique les théories de Silvandre sur l'amour, et en particulier le mythe des aimants, fruit de la savante imagination d'Honoré d'Urfé. Diane demande comment Silvandre explique le cas de Timon l'Athénien qui n'a jamais rien aimé (10, 322 verso).
Silvie demande à Céladon de lui parler de la bergère. Le jeune homme raconte l'Histoire de Celion et Bellinde, ses parents (10, 324 recto).
Après avoir quitté Isoure, Céladon rencontre Tircis, un berger qu'il ne connaissait pas, et lui demande des nouvelles des hameaux. Tircis dit que le chagrin a transformé Astrée qui est quand même la plus belle bergère « si Diane ne l'en empesche » (12, 401 verso).
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| Dinamis |
Première mention : 6, 159 recto. Voir aussi « Diamis ».
Caractéristique : -
Nommé dans : Histoire de Diane, racontée par Diane ; Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Berger du Lignon. Frère de Celion.
Ce personnage est appelé « Diamis » dans l'Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon (10, 326 verso).
Dans le hameau, Diane raconte à Astrée et Phillis :
À Isoure, Céladon raconte à Silvie :
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Egide
Egide
Egide
Egide
Egide |
Première mention : 11, 365 recto sic 355 recto.
Caractéristique : « Jeune homme », dit-on cinq fois (11, 361 verso sic 351 verso, 362 verso sic 352 verso, 364 recto sic 354 recto, 364 verso sic 354 verso).
Remarque sur le nom : Ce personnage porte le nom du bouclier de Minerve. On trouve dans le Dictionnaire de l'AcadÉmie (1762) : « ÉGIDE. s. f. C'est ainsi que l'on nomme particulièrement le bouclier ou la cuirasse de Pallas. La tête de Méduse étoit sur l'Égide de Pallas ».
Auditeur : -
Narrateur : Histoire de Ligdamon.
Écuyer de Ligdamon.
Ce « jeune homme » arrive à Isoure porteur d'une lettre de Ligdamon pour Silvie. Il raconte les malheurs du chevalier aux nymphes et à Céladon.
Histoire de Ligdamon
Ligdamon est parti se battre espérant acquérir une gloire qui plairait à Silvie (11, 365 verso sic 355 verso).
Égide, que Ligdamon a nourri depuis son enfance, suit partout le chevalier. Il se trouve pour la première fois sur un champ de bataille.
« Quant à moy, qui n'avois jamais esté en semblable occasion, j'estois si estourdy de ce que j'oyois et si esbloüy de l'esclair des armes, qu'en verité je ne sçavois où j'estois », dit-il (11, 366 recto sic 356 recto).
Ligdamon sauve la vie de Clidaman sur le champ de bataille en lui donnant son propre cheval (11, 367 recto sic 357 recto).
Prisonniers, Ligdamon et Égide sont emmenés à Rothomage où les Neustriens prennent Ligdamon pour Lydias, son sosie (11, 367 verso sic 357 verso).
Le chevalier a beau se dire « Ligdamon Ségusien » (11, 368 recto sic 358 recto), il est mis en prison parce que Lydias était poursuivi par la justice pour le meurtre d'Aronte.
Égide est inquiet. Une dame se dit la mère de Lydias. Il l'encourage à racheter le chevalier. Rien n'y fait. Ligdamon est condamné aux lions (11, 368 verso sic 358 verso).
« Espouventé », Égide se déguise, retourne à Paris demander de l'aide (11, 369 recto sic 359 recto). Clidaman envoie deux hérauts confirmer que le prisonnier est bien Ligdamon. Le chevalier est maintenant condamné en tant que rebelle : Neustrien, il se battait avec les Francs.
La mère de Lydias, pour libérer celui qu'elle prend pour son fils, fait appel à Amerine, la femme que Lydias aimait. La coutume du pays veut que le condamné soit sauvé s'il est demandé en mariage. Amerine obtient que les juges lui donnent le prétendu Lydias.
Égide conseille à son maître d'accepter ce destin (11, 371 verso sic 361 verso). Ligdamon refuse et lui donne une lettre pour Silvie. Égide devra partir le lendemain, après les noces, et raconter à la nymphe ce qu'il aura vu.
Le jour des noces, Égide apporte au chevalier la coupe de vin qu'il doit partager avec son épouse. Ligdamon, qui a acheté du poison, se tue après avoir expliqué qu'il veut rester fidèle à Silvie (11, 372 verso sic 362 verso). |
Égide se retire « si affligé qu'il estoit tout couvert de larmes », Silvie lui dit « qu'il s'en allast chez elle, par ce qu'elle s'en vouloit servir » (11, 373 verso sic 363 verso).
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| Ergaste |
Première mention : 10, 335 recto.
Caractéristique : « Berger des principaux de ceste contrée, et qui estoit estimé de chacun pour ses loüables vertus », dit Céladon (10, 335 recto).
Nommé dans : Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Berger du Forez.
À Isoure, Céladon raconte à Silvie :
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| Ergaste (junior) |
Première mention : 10, 359 verso sic 349 verso.
Caractéristique : Il porte le nom de l'ami de ses parents, dit Céladon (10, 359 verso sic 349 verso).
Nommé dans : Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Présent sans être nommé : Histoire de Diane, racontée par Diane.
Berger du Lignon. Fils de Celion et Bellinde. Frère de Diane.
Diane raconte à Astrée et Phillis :
À Isoure, Céladon raconte à Silvie :
Il est étrange que Diane ne fasse pas de recoupements entre l'enlèvement de son frère et celui de Silvandre. |
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Filandre
Filandre
Filandre
Filandre
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Première mention : 4, 109 verso. Écrit « Phillandre » dans le livre 4.
Caractéristique : « Un si honneste Berger », dit Diane (6, 164 recto), qui « avoit la voix tres-bonne » (6, 163 recto).
Remarque sur le nom : L'étymologie de ce nom est ami des hommes (Henein, p. 290).
Nommé dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée ;
Histoire de Diane, racontée par Diane.
Berger du Forez. Frère jumeau de Callirée. Parent de Daphnis.
Diane interrompt le récit que fait Astrée pour répéter une aventure que lui a racontée Filandre, parce qu'elle croit qu'il s'agissait de l'accouchement d'Olimpe. Filandre a rapporté à Diane la description d'un accouchement secret que lui a confiée Lucine (4, 109 verso).
Astrée s'étonne de n'avoir rien su des amours de Diane et Filandre (6, 160 verso).
Histoire de Diane
Filandre et sa jumelle, Callirée, arrivent dans le hameau de Diane le jour de la fête d'Apollon et de sa sœur, la déesse Diane (6, 160 verso). Le jeune homme tombe amoureux de la bergère et fait semblant de devenir l'ami de Filidas et d'Amidor pour fréquenter leur demeure.
Filandre accepte une suggestion de Callirée quand il échange de vêtements avec elle (6, 169 recto). Lorsque les jeunes gens reviennent près de Diane, Filidas (qui passe pour un homme) tombe amoureuse de Callirée travestie. Amidor tombe amoureux de Filandre travesti.
Diane explique en 1607 que « la beauté, le jugement, et la courtoisie » de Filandre ne démentaient pas
« les perfections d'une fille ».
En 1621, la « curiosité » remplace la « courtoisie » (6, 171 verso). |
Filandre, devenu la feinte Callirée, parle d'amour à Diane, et Daphnis l'encourage. Une nuit, alors qu'il chante dans le jardin, Daphnis le surprend. Croyant qu'elle a appris son secret, Filandre se nomme (6, 174 verso).
Conseillé par Daphnis, Filandre désire habituer Diane au langage de l'amour. Daphnis voudrait qu'il confesse sa ruse. Comme il craint de le faire, Daphnis emmène Diane une nuit au jardin. La jeune fille découvre l'identité de la feinte Callirée (6, 184 recto).
Diane finit par pardonner à Filandre. Elle accepte même que les jeunes gens restent travestis pour donner le temps aux cheveux de Callirée de repousser (6, 186 recto).
Callirée apprend que Filidas est une femme habillée en homme et le répète à ses compagnons. Diane et Filandre filent le parfait amour, sans jamais exposer la situation à Filidas et Amidor.
Filandre et Callirée abandonnent leur travestissement.
Filandre rend souvent visite à Filidas. Un jour, un chevalier noir essaie d'embrasser Diane endormie (6, 188 verso). Filidas meurt en essayant de punir l'agresseur. Filandre atteint le chevalier à la tête avec une pierre de sa fronde puis le transperce avec sa houlette. Le chevalier meurt et blesse Filandre.
Filandre obtient le « glorieux nom de mary » avant de rendre l'âme (6, 191 verso). |
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Filidas
Filidas
Filidas |
Première mention : 6, 159 recto.
Caractéristique : « L'humeur de Filidas m'estoit de sorte insupportable, que je ne pouvois presque la souffrir », dit Diane (6, 160 recto).
Remarque sur le nom : L'étymologie de ce nom est la forme d'un fils (Henein, p. 280).
Nommée dans : Histoire de Diane, racontée par Diane ;
Histoire de Celion et Bellinde, racontée par Céladon.
Bergère habillée en homme depuis son enfance. Fille de Phormion. Cousine d'Amidor.
Diane raconte à Astrée et Phillis :
Histoire de Diane
Phormion élève sa fille comme un garçon pour la faire passer pour le futur mari de Diane (6, 159 recto). Quand son père meurt, Filidas décide de conserver ce travestissement qu'elle trouve pratique (6, 160 recto).
Une des prérogatives du maître : Diane et ses compagnes se lèvent lorsque Filidas entre dans la pièce (6, 180 verso).
Filandre tombe amoureux de Diane. Callirée, sa sœur jumelle, propose d'échanger de vêtements pour qu'ils puissent tous les deux séjourner près de Diane, chez Filidas. Quand les jeunes gens reviennent près de Diane, Filidas tombe amoureuse de Callirée travestie (6, 170 recto).
Les déclarations de Filidas scandalisent Callirée. Filidas lui révèle son travestissement (6, 187 recto).
Même lorsque Callirée et Filandre abandonnent leurs costumes d'emprunt, Filidas garde le sien.
Un jour, un chevalier noir essaie d'embrasser Diane endormie. Filidas veut la défendre. Elle meurt amputée d'un bras en essayant de punir l'agresseur (6, 189 verso). |
À Isoure, Céladon raconte à Silvie :
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Fleurial
Fleurial
Fleurial
Fleurial
Fleurial
Fleurial
Fleurial
Fleurial |
Première mention : 9, 277 verso. Écrit aussi « Florial ».
Caractéristique : « Il n'a guere plus d'esprit que ce qu'en peut tenir son jardin », dit Léonide (9, 281 verso).
Remarque sur le nom : Dérivé de fleur.
Auditeur : -
Narrateur : -
Jardinier, il s'occupe des jardins de Montbrison.
Le jardinier était le neveu de la nourrice de Galathée en 1607. D'Urfé (prudemment ?) le vieillit considérablement ensuite : Fleurial devient « nepveu de la nourrice d'Amasis, et frere de » celle de Galathée (9, 277 verso). |
En revenant à Isoure avec Adamas, Léonide raconte l'Histoire de Galathée et Lindamor et révèle au druide que Fleurial sert de messager à la nymphe et au chevalier.
Histoire de Galathée et Lindamor
Léonide explique que le père de Fleurial était déjà jardinier à Montbrison (9, 277 verso). Fleurial aime Galathée parce qu'il l'a prise dans ses bras quand elle était petite et lui a donné les fleurs qu'elle désirait. Par ailleurs, comme Fleurial aime l'argent, « tous vieillards estants avares » (9, 277 verso), il accepte de rendre service à la nymphe. Il sait qu'il doit choisir de déplaire soit à Galathée, soit à Amasis (9, 278 verso).
En 1607, Lindamor « dit : - Fleurial, puis-je faire quelque chose pour toy ? »
Le chevalier devient plus distant en 1621 : « Il demanda s'il avoit quelque affaire à luy »
(9, 278 verso). |
Fleurial remet à Galathée les lettres de Lindamor, prétendant qu'il s'agit de requêtes à présenter à Amasis. Il joue si bien son rôle, dit Léonide, que « si Galathee ne me l'eust dit, jamais je n'y eusse pris garde » (9, 280 verso).
Un jour, offensée par ce que Polémas dit de Lindamor, Galathée voudrait refuser une lettre que lui remet Fleurial.
En 1607, Léonide s'étonne en disant :« J'ay veu autrefois que vous estiez si aise d'en recevoir ».
Elle s'étonne en 1621 pour une raison différente : « Depuis quand, Madame, vous en donne-t'il ? »
(9, 281 recto) |
Léonide ajoute que pour éviter d'éveiller les soupçons de Fleurial, Galathée devrait répondre au chevalier. La nymphe donne donc une feuille blanche au jardinier.
Léonide, pour soutenir la cause de Lindamor, laisse Fleurial entrer dans la chambre de Galathée avec une missive du chevalier (9, 282 verso). Elle confie à Fleurial une lettre qu'elle a écrite elle-même à Lindamor lui expliquant que Polémas a médit de lui.
Lindamor se bat incognito contre Polémas et l'oblige à confesser ses mensonges. Pour soigner ses blessures, Lindamor s'installe chez une des tantes de Fleurial (9, 288 verso). La tante et la sœur du jardinier ne le connaissent qu'en tant que Chevalier inconnu (9, 291 recto).
Comme Galathée ne veut toujours pas écrire à Lindamor, Léonide décide de lui faire croire que le chevalier est mort. Cette ruse aurait été impossible sans la complicité de Fleurial.
D'abord Léonide s'entend avec le jardinier pour qu'il demande la permission d'aller chez une de ses tantes qui serait malade (9, 291 recto). Ensuite, quand Fleurial revient, la nymphe a une longue conversation avec lui et fait des gestes pour montrer qu'elle est triste (9, 291 verso). Deux jours après, Galathée, intriguée par la conduite de sa compagne, lui pose des questions. Léonide dit d'abord que la tante de Fleurial est décédée, et ensuite que Lindamor est mort. Il aurait chargé le jardinier d'offrir son cœur à Galathée. « Ce fol de Fleurial », conclut Léonide, a apporté le cœur (9, 294 recto).
Léonide écrit à Lindamor pour lui demander de venir la voir dès qu'il sera remis. Elle lui rapporte ce qu'elle a dit à Galathée. Le chevalier aussitôt se déguise en jardinier et se rend à Montbrison avec Fleurial (9, 296 recto).
Fleurial présente le nouveau jardinier comme son cousin. Galathée lui parle et se moque de son jargon. Fleurial défend le jeune homme (9, 297 recto).
Le jardinier dit à Léonide qu'il a une lettre à remettre à Galathée en mains propres pour obéir à Lindamor. Léonide insiste pour prendre cette lettre, le jardinier refuse.
Léonide explique à Galathée que Fleurial tient à la voir. Mais au lieu de lui dire que le jardinier veut lui remettre une lettre, elle prétend qu'il veut remettre le cœur du chevalier (9, 297 verso).
Galathée voudrait que Fleurial mette le cœur dans un panier de fruits qu'il confierait à Léonide. Fleurial, inébranlable, refuse. Finalement, Galathée accepte de recevoir le cœur de nuit, dans le jardin. Lindamor lui offre un cœur vivant (9, 299 verso). Les jeunes gens se réconcilient. |
La tromperie de Climanthe sépare de nouveau Galathée de Lindamor. Le chevalier se trouve dans les armées de Mérovée ; la nymphe se trouve à Isoure où elle a recueilli Céladon. Fleurial survient (10, 320 recto). Il ne faut pas qu'il voie le berger.
Léonide reçoit le jardinier qui lui donne des nouvelles apportées par un envoyé de Lindamor (11, 361 verso sic 351 verso). Il a une lettre pour Galathée.
Comme Galathée ne veut pas répondre à cette lettre, Léonide écrit au chevalier de revenir en Forez le plus vite possible. Elle confie à Fleurial que Lindamor devra se rendre chez Adamas où il « sçaura la plus remarquable trahison d'Amour qui ait jamais esté inventée, mais qu'il vienne sans qu'on le sçache, s'il est possible » (11, 377 recto sic 367 recto).
Fleurial va se rendre lui-même auprès de Lindamor au lieu de compter sur le jeune homme que le chevalier avait envoyé.
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| Floriante |
Première mention : 8, 255 recto.
Caractéristique : « Elle se découvroit comme je croy à dessein, pour faire voir sa charnure blanche », dit Hylas (8, 254 verso).
Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.
Fille d'un chevalier.
Histoire de Hylas
Fille « d'un tres-honneste Chevalier » des rives de l'Arar, (8, 255 recto), elle séjourne chez une sœur, en Arles. Elle rencontre Hylas sur le bateau qui la ramène près de son père malade.
Lors d'une escale dans une île près d'Avignon, Floriante taquine Hylas en lui mettant la main devant les yeux. Le jeune homme la poursuit et lui donne une fessée. Ce qu'il découvre lui plaît. Bien que Floriante ait le visage brun, ses « affetteries » (8, 255 recto) font qu'Hylas oublie un moment Aimée. Le jeune homme courtise les deux femmes à tour de rôle.
Quand le bateau arrive à Vienne, Hylas les abandonne pour Cloris.
À Lyon, Hylas revient à Floriante et Aimée qu'il espère voir dans le temple de Vénus. Il tombe amoureux d'une autre femme. |
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| Forelle |
Première mention : 4, 105 verso.
Caractéristique : -
Nommé dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.
Berger du Lignon. Voisin d'Alcippe. Père de Malthée.
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| Fortune |
Première mention : 11, 377 verso sic 367 verso.
Caractéristique : « Elle est belle, et proprement vestuë », dit Adamas (11, 370 verso).
Remarque sur le nom : Honoré d'Urfé lui-même joue sur le nom du personnage et celui de sa patronne, la déesse Fortune (11, 378 verso sic 368 verso) (Henein).
Nommée dans : Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.
Bergère du Lignon.
À Isoure, Mandrague, la magicienne, a fait peindre sa mésaventure avec Damon et Fortune sur la fontaine de la Vérité d'amour, tombe d'une bergère qui est morte parce qu'elle n'espérait plus être aimée de celui qu'elle aimait.
Les six tableaux qui décorent la fontaine, décrits par Adamas, constituent l'Histoire de Damon et de Fortune telle que l'entendent Galathée, Léonide, Silvie et Céladon.
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Galathée
Galathée
Galathée
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Galathée
Galathée
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Galathée
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Galathée
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Galathée
Galathée
Galathée
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Galathée
Galathée |
Première mention : 1, 7 verso.
Caractéristique :Il « semble qu'Amour ait pris à dessein de ne laisser jamais en repos l'estomac de Galathée, la memoire de l'un n'estant si tost effacée en son ame, qu'une autre n'y prenne place », dit Silvie (10, 313 verso).
Remarque sur le nom : Une Néréide nommée Galathée préfère le berger Acis au cyclope Polyphème (Henein, p. 157).
Auditrice : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon ;
Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.
Narratrice : -
Fille d'Amasis, dame du Forez. Sœur de Clidaman. À Isoure, dans son palais, se trouvent les « peintures esclatantes » et la fontaine de la Vérité d'amour.
Galathée est le seul personnage dont on connaisse l'anniversaire :
« le sixiesme de la Lune de Juillet » (3, 62 recto).
Un anniversaire peut-il être une fête mobile ? |
Galathée, Léonide et Silvie trouvent Céladon évanoui sur les bords du Lignon et l'emportent dans le palais d'Isoure où elles rentrent par une porte secrète (1, 8 recto).
Influencée par ce que lui a dit | |