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Biographie
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| 1129 ? | Un Wulfe, originaire d'Allemagne méridionale, se serait marié en Forez et aurait construit le château d'Urfé. |
| 1410 | Guichard d'Urfé est nommé bailli de Forez, charge qui devient héréditaire. |
| 1418 | Guichard d'Urfé est assassiné par ses domestiques. |
| 1444 ? | Mort de Pierre d'Urfé, grand maître des arbalétiers de France. |
| 10 octobre 1508 | Mort de son fils, Pierre II d'Urfé, grand écuyer de France. Par humilité, il s'est fait enterrer devant la porte du couvent qu'il a fondé (Anne d'UrfÉ, p. 29). • La vie mouvementée et la mort édifiante de ce curieux personnage ont pu inspirer au romancier les aventures d'Alcippe (Gaume, p. 204-205). |
| 25 (29 ?) août 1532 | Le fils de Pierre II, Claude d'Urfé, épouse Jeanne de Balsac, fille de Pierre de Balsac et d'Anne de Graville. • Voici ce qu'écrit leur fils aîné, Anne d'UrfÉ, de son père : « Gouverneur des enfans de France, chevallier de l'ordre du Roy, surintendant de la maison du Roy Dauphin, Cappitaine de cent hommes d'armes soubz sa charge, et baillif de Forez » (p. 28). • Jeanne de Balsac a composé une épitaphe en vers pour la tombe familiale. Pendant les guerres de religion, la tombe a été profanée. Le corps de Jeanne, morte trente-deux ans auparavant, a saigné (Anne d'UrfÉ, p. 31). • Anne de Graville est l'auteur du Roman de Palamon et Arcita, manuscrit qui a inspiré un récit de la deuxième partie de l'Astrée, l'Histoire de Doris et Palémon. • Claude d'Urfé agrandit et embellit la Bastie. Sa bibliothèque compte près de 4.600 volumes. • On trouve un portrait de Claude d'Urfé par Jean Clouet dans ce site (août 2007). • Anne d'UrfÉ décrit la Bastie en 1607, dans sa Description du Pais de Forez, comme une maison « accommodée comme à souait d'un beau bois d'haulte futaye aboutissant au jardin, d'une belle riviere qui est Lignon, de cantité de beaux et clairs ruisseaux, de belles et grandes prairies, et de force belles fontaines » (p. 29). Cette « maison champestre » jouxte « un beau couvent de cordeliers » qui semble n'avoir été construit « que pour le seul service de ceste maison » (p. 29). • La chapelle de la Bastie, ajoute-t-il, est « estimée à bonne raison la plus belle de France » (p. 29). La Mure dans son Histoire universelle, civile et ecclésiastique du pays de Forez (1674) parle d'« une merveille de l'art », « un recueil et un assemblage de plusieurs chefs-d'oeuvre de peinture, sculpture, menuizerie, ouvrages à la mosaïque et pieces rapportées, qui attirent la curiosité et l'admiration generale de ceux du païs et des estrangers, et reste, avec ce rare tombeau de marbre relevé de figures qui paroit dans l'eglise abbatiale de Bonlieu en ce mesme païs, comme un éternel monument d'une pieté très-insigne hereditaire à la maison d'Urfé » (Bernard, p. 425). |
| 12 avril 1558 | Antoine Lelong de Chenillac épouse Gabrielle de Lévis-Charlus. Les époux sont protestants. Ils héritent des biens du grand-oncle de Gabrielle. Antoine prend le nom et les armes des Châteaumorand. • Anne d'UrfÉ déclare pourtant (mais en 1607) que tous les Foréziens sont « bons catholiques, n'i ayant pas un taché des oppinions nouvelles de Luter, de Calvin, ni de pas un de leurs compagnons (p. 32). |
| 1554 | Le fils de Claude d'Urfé, Jacques, épouse Renée de Savoie. Ils auront six filles et six fils. L'un des fils meurt jeune ; les cinq autres sont Anne, Jacques, Christophe, Honoré et Antoine. |
| 30 novembre 1561 |
Naissance de Diane de Châteaumorand. • Anne d'UrfÉ écrit que la maison des Châteaumorand « est fort serrée », mais qu'elle possède toutes les « commoditez de batimant », un grand jardin, des étangs et une belle vue (p 30). Honoré d'Urfé sera appelé à y vivre. |
| 11 février 1567 (1568 nouveau calendrier) | Dans l'église des Accoules (Marseille), baptême d'Honoré d'Urfé, « fils de noble prince magnific seigneur Monseigneur Durphé et de madame trez redoutée Madame Renée de Savoye, mariés » (p. 1). |
| 22 octobre 1571 | Contrat de mariage entre Anne d'Urfé et Diane de Châteaumorand. Il est convenu de « laisser les dits espoux et espouse en pleine liberté de leurs religions » (p. 113). Diane se convertira plus tard au catholicisme. |
| Janvier 1573 | Mort d'Antoine de Châteaumorand, père de Diane. |
| 1574 ou 1575 | Célébration du mariage d'Anne d'Urfé et de Diane de Châteaumorand qui a treize ou quatorze ans. |
| 23 octobre 1574 |
Mort de Jacques d'Urfé. Son fils aîné, Anne, devient bailli du Forez. Honoré a sept ans. |
| 1577 ? | Honoré d'Urfé entre au collège de Tournon, un établissement fondé en 1542 et donné aux Jésuites en 1561. |
| 1er mai 1582 |
Le duc de Savoie cède à Renée de Savoie, sa parente, les seigneuries de Châteauneuf et de Virieu, puis fait de Châteauneuf un comté. |
| 2 juillet 1583 | Publication de La Triomphante entrée de Madame Magdeleine de la Rochefoucault, signée « Honoré d'Urfé, Chevalier de Malte ». Ce texte célèbre l'entrée de Madeleine de la Rochefoucauld qui vient d'épouser Just-Louis de Tournon, protecteur du collège. L'événement a eu lieu le 24 avril 1583. |
| 1587 | Mort de Renée de Savoie (née vers 1535), mère d'Honoré. |
| 24 février 1589 | Lyon se prononce pour la Ligue. Honoré d'Urfé s'engage dans les rangs de la Ligue. |
| 2 août 1589 | Mort d'Henri III. |
| 2 mai 1590 | Lettre d'Honoré d'Urfé aux consuls et échevins de Lyon. Il leur demande de laisser sortir de la ville « quatre pacquets d'estoffes » pour les cuirasses de sa compagnie (Bernard, p. 384). |
| Mai 1590 | Honoré d'Urfé est chargé de la garde de Saint-Etienne. Chassé de la ville, il s'empare du fort d'Essalois, dans le voisinage de Saint‑Etienne. En 1606 les propriétaires du château lui intenteront un procès qu'ils perdront en 1609. |
| Octobre 1590 | Anne d'Urfé est avec ses troupes en Auvergne. Honoré probablement l'accompagne. |
| Juillet 1591 | Bataille d'Espaly, près du Puy. |
| Septembre 1591 |
Honoré suit probablement Charles-Emmanuel de Savoie, duc de Nemours (1567-1595), gouverneur du Lyonnais, qui est venu au Puy. |
| 1592 | Diane de Châteaumorand achète des armes pour son beau-frère, Christophe d'Urfé. |
| 1592 | Honoré d'Urfé obtient du Pape un rescrit commissoire exposant qu'il prétendait que sa profession de Chevalier de Malte était nulle, parce qu'il l'avait faite avant l'âge de seize ans, et parce que ses parents, et surtout sa mère, avaient usé de violence morale. Ses frères reconnaissent que les faits sont véridiques. Ce n'est qu'en 1599 que d'Urfé demandera une sentence à l'official de Lyon. |
| Décembre 1592 |
Anne d'Urfé se détache lentement de la Ligue. Le duc de Nemours entre à Montbrison. |
| 28 janvier 1593 |
Henri IV envoie à Anne d'Urfé « des lettres patentes contenant abolition et oubli pour le passé, à la seule condition de faire sa soumission publique » (p. 42). |
| 25 juillet 1593 |
Abjuration d'Henri IV. |
| Septembre 1593 |
Le duc de Nemours est fait prisonnier au château de Pierre-Scize. |
| 1593 | Jean Du Croset (1565 ?-1642), dans la Philocalie, pastorale dédiée à Honoré d'Urfé, affirme qu'il a vu une copie des Bergeries d'Honoré d'Urfé, et qu'il s'en est inspiré. Il présente une ébauche des aventures d'Astrée et Céladon, où il annonce un heureux dénouement. |
| 27 février 1594 |
Henri IV est couronné à Chartres, Reims étant entre les mains des Ligueurs. |
| 6 mars 1594 |
Anne d'Urfé s'est rallié au Roi avant cette date. Henri IV lui conserve la charge de gouverneur du Forez. |
| 26 juillet 1594 |
Le duc de Nemours s'échappe déguisé du château de Pierre-Scize. |
| 14 septembre 1594 |
Bellièvre écrit à Henri IV : « Le chevalier d'Urfé, lequel n'avoit point faict de serement à Vostre Majeste, et s'estant contenu quelque temps sans se declarer, a de nouveau prins les armes pour la Ligue » (p. 47). |
| 30 septembre 1594 | Le duc de Nemours nomme Honoré d'Urfé lieutenant général au gouvernement du Forez. |
| 1er octobre 1594 | Devant les murs de Villerêt, à 23 ans, Antoine d'Urfé est tué d'un coup d'arquebuse tiré par un gendarme de son frère, Honoré. C'était le frère favori d'Honoré d'Urfé. Antoine a publié en 1592 deux dialogues philosophiques d'inspiration platonicienne, l'Honneur et la Vaillance. |
| Décembre 1594 |
Les Jésuites sont expulsés à la suite d'un attentat commis contre Henri IV. |
| 1594 ou 1595 | Honoré d'Urfé rencontre François de Sales. Voir Robert Garapon, « Honoré d'Urfé et saint François de Sales », in Bulletin de la Diana, 1970, p. 127-139. |
| 16 février 1595 | Honoré d'Urfé est arrêté à Feurs. Il semble avoir été trahi par Florent Chrétien (Voir Ronsard). Il compte se battre en duel avec le dénonciateur, dit-il dans la préface (non-paginée) des Epistres morales. D'Urfé est mis à rançon. La rançon n'est pas encore payée quand, six mois plus tard, il est de nouveau arrêté. |
| Août 1595 | Henri IV est à Lyon entre le 23 août et le 24 septembre. Anne d'Urfé résigne entre ses mains sa charge de gouverneur. |
| 15 août 1595 | Mort du duc de Nemours à Annecy. Malade, il a refusé aussi bien l'assistance des magiciens que des médecins protestants, écrit Honoré d'Urfé dans ses Epistres (I, 10, p. 84). Toutefois, quand on lui a annoncé « que le S. Pere recevoit son ennemy au giron de l'Eglise », il a déclaré : « Tant mieux [...] nous vivrons en un repos honorable ». Le commentaire que d'Urfé ajoute explique en partie sa propre attitude : « Pour le repos, les maniemens honorables mesmes [sont] à desdaigner » (I, 23, p. 204). |
| 17 septembre 1595 |
Le Pape lève l'excommunication d'Henri IV. |
| 24 septembre 1595 | « Montbrison, le 24 septembre 1595 », date qui se trouve au début des Epistres dans la première édition (Bernard, p. 147). Avant cette date, Honoré d'Urfé est arrêté à Montbrison. En prison, il commence les Epistres morales. Diane de Châteaumorand, épouse d'Anne d'Urfé, paie la rançon de 3.000 écus. La somme sera déduite des droits successoraux d'Honoré. |
| 12 décembre 1595 |
Signature d'un accord qui prépare le retour de Montbrison au Roi. |
| 1595 | L'année a été dure pour Honoré d'Urfé qui raconte dans ses Epistres : « Regardons quelle a esté cette vingt-septiesme annee de mon aage ? Le plus cher de mes freres par sa mort me marqua de noir le premier d'Octobre. Incontinent le mois de Fevrier d'apres, pour ne m'estre plus heureux, me veid vendre à Feurs, sous l'entreprise d'autruy [...] La nuict du quinziesme d'Aoust de l'annee 1595 ravit toutes mes esperances de la mesme main dont elle trancha le filet de la vie de ce grand Prince » (I, 1, p. 4). |
| 1596 | Libéré au début de l'année, Honoré d'Urfé quitte la France et gagne les États de Savoie. Il achète la propriété de Senoy, à deux lieues de Virieu‑le‑Grand. |
| 26 septembre 1596 |
De Virieu, Honoré d'Urfé écrit à Hugues Fabri : « Je prends retraite et repos, et courre, quand le veut ma défaillante santé, dans les rochers et bois où je me plais en mes douleurs » (p. 57). |
| 24 novembre 1596 | D'Urfé termine le Sireine, un poème pastoral inspiré de la Diane de Montemayor. Composé de stances de six octosyllabes, le Sireine est divisé en trois parties, le Despart, l'Absence et le Retour. D'Urfé l'aurait commencé à dix-sept ans pour une dame qu'il aimait. |
| Juin 1597 | Honoré d'Urfé seconde Charles-Emmanuel, duc de Savoie (1580-1630), lors de l'expédition de la Maurienne. |
| 1597 | Honoré d'Urfé tombe gravement malade en Savoie et offre le manuscrit du premier livre des Epistres morales à son ami, Antoine Favre. |
| 5 janvier 1598 | Diane de Châteaumorand présente une requête pour faire annuler son mariage pour non-consommation. |
| 6 avril 1598 | Antoine Favre publie les vingt-trois lettres qui constituent le premier livre des Epistres morales, et les dédie au duc de Savoie. Le nom de l'auteur est : « Seigneur d'Urfé, Escuyer et Chambellan ordinaire de S. A. Colonel general de sa Cavalerie et Infanterie Françoise, et Capitaine de cent Chevaux legers de ses ordonnances » (p. 87-88). • Dans ces épîtres, Honoré d'Urfé s'adresse à un correspondant imaginaire qu'il appelle Agathon (le bien, en grec). • Le chanoine Reure pense que le nom d'Agathon, dans les Epistres, pourrait cacher celui de Gaspard de Génetines (p. 77), un jeune ami d'Honoré d'Urfé. • L'auteur des Epistres s'adresse-t-il plutôt à Antoine Favre, celui qu'il appelle Agathon dans l'Épître à Marguerite de Valois ? Comme Favre est un magistrat qui a une dizaine d'années de plus que d'Urfé, des expressions comme « le chemin que je t'ay frayé » (Epistres, I, 2, p. 14) ou « tu ne peux sçavoir encor quel tu es » (I, 4, p. 30) seraient tout à fait déplacées si elles s'appliquaient à Favre. • Agathon semble être, sous la plume d'Honoré d'Urfé, le surnom attribué à tout Ami. • Le mot agathon figure dans les devises qui entourent les portraits du romancier et de sa muse à la tête de la première partie de l'Astrée (Voir Illustrations). • Signalons que Jean-Pierre Camus (1584-1652), ami et voisin du romancier, en 1621, intitulera Agathonphile un roman dont le héros se nomme Agathon. Il soulignera alors que « Agathonphile » signifie « l'Amour du bien ». • Agathon est l'hôte qui reçoit Socrate dans le Banquet de Platon. Poète et dramaturge, cet Agathon a été l'ami de Pausanias, d'Aristophane et d'Euripide. Le jeune homme donne une description conventionnelle d'Eros tout au début du Banquet. Socrate lui pose alors des questions pour l'engager à réfléchir sur la véritable nature du dieu. Il oblige ainsi Agathon à reconnaître son erreur (199a-201c). • En somme, l'Agathon des Epistres morales représente tout à la fois le jeune homme qu'on guide, l'ami par excellence et l'incarnation du bien. |
| 1599 | Les « Stances » que Jean de Lingendes (1580-1616) compose pour le Sireine portent cette date. |
| 11 mai 1599 | Anne d'Urfé renonce à sa charge de bailli du Forez. Son frère, Jacques, lui succède. |
| 18 mai 1599 | Acte d'annulation du mariage d'Anne d'Urfé et de Diane de Châteaumorand. |
| 28 mai 1599 | Règlement des droits successoraux d'Honoré d'Urfé (25.000 écus, y compris les 3.000 livres de rançon). En guise de garantie, Jacques d'Urfé cède à son frère Virieu-le-Grand, Châteauneuf-en-Bugey et Valromey. Honoré achète une maison à Châteauneuf. |
| 18 juin 1599 | L'official de Lyon déclare qu'Honoré d'Urfé est « quitte et absous » de ses vœux de chevalier de Malte (p. 97). |
| 28 juin 1599 | L'official de Lyon prononce l'annulation des vœux d'Honoré d'Urfé dans l'Ordre de Malte. |
| 1 ou 3 juillet 1599 | D'Urfé est à Virieu-le-Grand (Voir la dédicace autographe). |
| 26 juillet 1599 | Le duc de Savoie accorde à Honoré une rente de 3.600 livres à prendre sur les impôts qu'il levait à Châteauneuf et à Virieu. |
| 25 août 1599 | À Cenoy (Senoyl ?), fin du premier livre de la Savoisiade (Bernard, p. 157). Un fragment seulement sera publié en 1609 dans le Nouveau recueil des plus beaux vers de ce temps. |
| Décembre 1599 |
D'Urfé accompagne le duc de Savoie à Paris. Un gendarme de sa compagnie est arrêté puis reconnu innocent. |
| 15 février 1600 | Honoré d'Urfé épouse Diane de Châteaumorand au château de Châteaumorand. Il est alors « Chambellan ordinaire de son Altesse de Savoie, Colonel général de sa cavalerie, Capitaine de ses gardes et de cent chevau-légers, Comte de Châteauneuf, seigneur de Virieu et de Senoy » (p. 99). Les époux ont respectivement trente-trois ans et trente-huit ans. Aucun parent ne signe le contrat de mariage, qui est « un contrat de confiance et d'affection » (p. 105). |
| 16 juin 1600 | À Virieu, d'Urfé signe la dédicace d'un exemplaire du Sireine qu'il offre à la fille du duc de Savoie (Bernard, p. 151). |
| 17 janvier 1601 |
À la suite du traité de Lyon, les domaines d'Honoré d'Urfé dans ce qui dépendait jusqu'alors du duc de Savoie passent sous la juridiction du roi de France. |
| 18 avril 1602 | À Virieu, d'Urfé donne à Henri IV « aveu et dénombrement » pour Châteauneuf, Virieu-le-Grand et Senoy. Trois témoins signent ce document : « Gaspard de Genetines, seigneur de la Tenaudiere en Lyonnois ; Gaspard de Jas, seigneur dudit lieu en Forez, et François de Fronsac, seigneur de la Chenal audit pays de Forez ; tous trois gentilshommes de la suite dudit seigneur » (Bernard, p. 151, note). |
| 30 août 1602 | D'Urfé séjourne à Paris probablement jusqu'au mois de mai de l'année suivante. C'est alors qu'il reçoit ses titres français, « gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances » (p. 120). |
| Février 1603 | Bassompierre écrit que le dimanche 25 février 1603 « Se fit le combat à la barrière, le seul qui s’est fait du règne du feu Roi, ni de celui de son fils présent régnant » (p. 344). |
| 29 mai 1603 | Anne d'Urfé, devenu prieur de Montverdun, célèbre sa première messe. |
| 2 juin 1603 | D'Urfé obtient un privilège pour les deux premiers livres des Epistres morales, et le cède à l'éditeur, Jean Micard. |
| 1604 | Le Sireine de Messire Honoré d'Urfé, Gentilhomme de la Chambre du Roy, Capitaine de cinquante hommes d'armes de ses Ordonnances, Conte de Chasteauneuf, et Baron de Chasteaumorand, etc. Paris, Jean Micard, 1604. Avec Privilege du Roy (17 août 1604). Exemplaire imprimé grâce à une copie dérobée par Jean Aubery, et décrit par le chanoine Reure en 1915. |
| Début 1605 | Diane et Honoré font un pèlerinage à Notre-Dame de Lorette. Cette vierge est invoquée « pour obtenir des enfants aux personnes stériles » (p. 121). Diane a plus de quarante ans. |
| 1605 | Marguerite de Valois s'installe à Paris, rue de Seine. |
| 1605 | D'Urfé compose un poème pour Les Changemens de la Bergere Iris, recueil de Jean de Lingendes, « Au Berger Philene ». |
| 15 février 1605 | Le quatrième livre de la Savoisiade porte « Commancé à Chasteaumorand, à mon retour de Lorette, le 15 fevrier 1605 » (Bernard, p. 157, note 2). |
| 25 juin 1605 | Une nièce d'Honoré d'Urfé, que le couple a souvent reçue, se marie à Châteaumorand. |
| 25 juillet 1605 | D'Urfé commence le sixième livre de la Savoisiade. |
| Automne 1605 | Honoré et Diane résident tour à tour à Paris, Virieu et Châteaumorand. |
| 26 octobre 1605 | Honoré et Diane résident à Paris « dans la rue Saint-Honoré, près Saint-Eustache, en la maison où prend [sic] pour enseigne, l'Ermine » (p. 132). |
| 1606 | Etienne Bournier dédie une partie de son Jardin d'Apollon et de Clémence à celui qu'il appelle « mon Urfé, mon Orfé » (p. 68). |
| 1606 | Dans une édition du Sireine (sans doute la deuxième), d'Urfé signe : « Gentil-Homme de la Chambre du Roy, Capitaine de Cinquante hommes d'armes de ses Ordonnances, Comte de Chasteau-neuf, Baron de Chasteaumorand, etc. » (p. 72). • La peste est à Paris (Bassompierre, p. 365). |
| 29 août 1606 | À Virieu, d'Urfé termine le neuvième livre de la Savoisiade. Cette information se trouve sur le manuscrit qui se trouvait en Savoie (Bernard, p. 157). |
| 29 décembre 1606 | « Fin du neufviesme livre de la Savoysiade que j'ay fini d'escrire à Virieu-le-Grand, le 29 decembre. Truffier ». Cette information se trouve sur le manuscrit qui se trouve à l'Arsenal (Bernard, p. 157). |
| Hiver 1606 | À Virieu, d'Urfé assiste à l'inauguration de l'Académie Florimontane instituée par Antoine Favre, son ami. |
| 12 août 1607 | Date du privilège pour la première partie de l'Astrée. L'auteur (qui n'est pas nommé) cède le privilège à Toussaint Du Bray. • Honoré d'Urfé réside à Paris avec Diane dans la rue de Béthisy (rue Perrault aujourd'hui), paroisse Saint-Germain l'Auxerrois. « J'habite en la tranquille maison du bon Amyot », lit-on dans un billet qu'il peut avoir écrit (p. 136). |
| Décembre 1607 ou janvier 1608 | D'Urfé offre à Etienne Pasquier pour ses étrennes la première partie de l'Astrée. |
| 11 février 1608 |
D'Urfé et Diane quittent Châteaumorand pour Moulins. |
| 23 février 1608 |
Honoré et Diane sont à Paris. D'Urfé a emporté deux caisses de livres. Il fréquente probablement le cardinal du Perron, Malherbe, Racan et d'autres écrivains. Il fréquente certainement les hôtels où vit Marguerite de Valois qui a quitté Usson en 1605. • « La reine Marguerite donna une bague à courre à une partie qui se fit à l’Arsenal, où il se fit une grande fête » (Bassompierre, p. 372). • « La chaleur de cette année-là fit que l’eau de la rivière fut si bonne pour s’y baigner, que, plus d’un mois durant, on voyait, depuis Charenton jusques à l’île du Palais plus de quatre mille personnes dans l’eau » (Bassompierre, p. 373). . |
| 1608 | Publication des trois livres des Epistres morales avec un approbatur daté du 20 mars 1608. Le privilège de l'édition de 1608, daté du 20 août, nomme « Nostre cher et bien amé Honoré d’Urfé Gentilhomme ordinaire de nostre chambre, Capitaine de cinquante hommes d’armes de nos ordonnances, Comte de Chasteau Neuf, Baron de Chasteau Morand ». • Antoine Favre compose la dédicace au duc de Savoie. Il appelle d'Urfé « un nouveau Sénèque ». • À la tête de la troisième partie se trouve une épître dédicatoire adressée par d'Urfé à Marguerite de Valois. Le ton est bien plus personnel que dans les dédicaces de l'Astrée à Henri IV ou Louis XIII. |
| 21 octobre 1608 |
Honoré d'Urfé a besoin d'argent. Il affranchit certains habitants de Valromey. Cela signifie qu'il renonce à la redevance annuelle qu'ils lui doivent en échange d'une somme versée en une fois. Il « coup[e] l'arbre pour avoir ses fruits », explique le chanoine Reure (p. 176). |
| 1609 | Publication d'un fragment de la Savoisiade, probablement à l'insu d'Honoré d'Urfé, dans le Nouveau recueil des plus beaux vers de ce temps. |
| 31 décembre 1609 |
D'Urfé demande à Etienne Pasquier des vers pour le frontispice de la deuxième partie de l'Astrée. Les deux hommes échangent des sixains, mais Pasquier souhaite qu'on ne publie pas son poème. |
| 15 février 1610 | Toussaint Du Bray et Jean Micard obtiennent un privilège de six ans pour les deux premières parties de l'Astrée. D'Urfé compose une dédicace à Henri IV. |
| 13 mai 1610 | Couronnement de Marie de Médicis à Saint-Denis. D'Urfé assiste probablement à la cérémonie. |
| 14 mai 1610 | Assassinat du roi Henri IV. |
| 13 février 1611 |
D'Urfé est à Turin pour expliquer au duc de Savoie que les projets de mariage de son fils et de la fille d'Henri IV sont simplement retardés. En fait, la régente favorise maintenant un mariage espagnol. |
| Juin 1611 | D'Urfé est à Paris. Il reçoit la dédicace de Vers sur le trépas de Henry le Grand, composez incontinent après sa mort, et imprimez à son anniversaire. |
| 1611 | À Turin, Honoré d'Urfé a pu rencontrer Vaugelas, le fils de son ami, Antoine Favre, note Jeanne Streicher, dans l'introduction de son édition des Remarques de Vaugelas (p. XXIV). |
| Janvier 1612 | D'Urfé acquiert le marquisat de Bâgé en Bresse qui avait appartenu à sa mère, Renée de Savoie. |
| Février 1612 | Le Roi érige les terres de Châteauneuf et de Virieu en marquisat de Valromey. On lit dans les lettres patentes : considérant « que le titre et le nom de Chasteauneuf est très commun et ordinaire en ce royaume [...] l'exposant désireroit qu'il nous plût échanger le titre qu'il porte [...] en celui de marquis de Valromey » (p. 179). La baronnie de Virieu, le comté de Châteauneuf et la seigneurie de Serroy constituent le marquisat de Valromey qui offre un revenu annuel de 2.500 livres tout au plus. |
| Septembre 1613 |
Honoré d'Urfé est à Paris quand Diane de Châteaumorand fait déplacer la tombe de la grand-mère du comte de Saint-Géran pour montrer ses droits sur la chapelle de Lalière (Reure, p. 165-168. Le chanoire Reure écrit Geran). Le comte envoie une troupe qui assiège Châteaumorand. L'affaire ira jusqu'à la Cour. Le 12 novembre, Marie de Médicis convoque Honoré d'Urfé à Fontainebleau. D'Urfé se rend plutôt à Châteaumorand. |
| 1614 | Le duel entre d'Urfé et Saint-Géran est évité. Par un arrêt du 27 février, le Parlement réduit l'action de Saint-Géran à un délit contre la propriété. Diane obtiendra des indemnités en juin 1620 seulement. |
| 1614 | D'après ce que Charles-Emmanuel d'Urfé, fils de Jacques d'Urfé, a rapporté à Huet, c'est à cette date que Diane et Honoré se seraient séparés à l'amiable. |
| 1614 | Jacques II d'Urfé est « nommé député de la noblesse du pays aux estats generaux de Sens par l'assemblée générale de la noblesse » (Bernard, p. 71). |
| 1614 ou 1615 | D'Urfé s'établit à Virieu. • L'inventaire qui sera fait à sa mort, en 1625, indique que sa bibliothèque comptait 1.465 volumes ainsi que des manuscrits et « deux sacs de toile pleins des fragmens [de ses propres] manusciptz » (p. 183). Le chanoine Reure note les biens d'un « gentilhomme plus soigneux de sa personne que de sa maison : un habit de taffetas, la chausse feuille morte, le pourpoint blanc ; une cape de serge de Florence, noire, doublée de satin et chamarrée de passements, etc. » (p. 182). |
| 18 février 1615 | Honoré d'Urfé remet au Pape une lettre du prince de Condé qui demande son soutien. • L'Espagne et la Savoie se disputent le duché de Montferrat. Marie de Médicis est du côté de l'Espagne, Condé et le parti des Malcontents du côté de la Savoie. |
| 19 mars 1615 | Geneviève d'Urfé danse dans le Ballet de Madame (Catalogue Picot, Paris, Paris, Damascène Morgand, IV, p. 639). La page de couverture de la description du ballet se trouve sur ce site (avril 2008). Cette fête célèbre le mariage d'Elisabeth de France, sœur de Louis XIII, avec Philippe IV d'Espagne. • Des stances composées par Malherbe pour ce ballet se présentent comme un récit fait par un berger. Elles vantent la « houlette » de Louis XIII et de Marie de Médicis et nomment la déesse Astrée. Elles se trouvent dans le premier volume des Œuvres de Malherbe, éditées par Ludovic Lalanne en 1862 (voir ce site, p. 229, avril 2008). |
| 27 mai 1615 | Mort de Marguerite de Valois à Paris. |
| 16 août 1615 | D'Urfé est à Turin. • Toujours pour soutenir la cause de la Savoie, il pourrait avoir composé ou inspiré la Lettre escripte par un bon François à un conseiller d'Estat, pour le secours que le Roy est obligé de donner au Duc de Savoye et ses autres alliez (p. 190). • Un exemplaire de la Savoisiade précédé d'une dédicace au duc de Savoie et signé par d'Urfé est daté de Turin, le 16 août 1615 (Bernard, p. 157). |
| 20 août 1616 | D'Urfé est à Chambéry. Diane est à Virieu, où elle reste au moins jusqu'au 16 novembre. |
| 1616 et 1617 | D'Urfé conduit des bataillons qui se battent aux côtés du duc de Savoie. Devant la ville de Verceil, d'Urfé est obligé de battre en retraite. La paix est conclue à Pavie en octobre. |
| 1617 | Les trois premiers livres de la troisième partie de l'Astrée paraissent à Arras sans le consentement d'Honoré d'Urfé. |
| 1617 | À Paris, dans un sermon, le Père Coton, Forézien et confesseur d'Henri IV, condamne publiquement « les histoires tragiques, les Astrées, les Armides [qui] chatouill[ent] peu à peu la sensualité » (Sermons, 1617, p. 134-135. (Cité par l'Abbé BrÉmond, II, p. 113). |
| Janvier 1618 | François de Sales consacre une chapelle près d'Annecy et d'Urfé éprouve une sorte d'extase (p. 195). |
| 2 février 1618 | Le duc de Savoie décerne à d'Urfé, le collier du grand ordre de l'Annonciade, « récompense suprême » (p. 196). • D'Urfé réside à Thones, près du lac d'Annecy. |
| 14 décembre 1618 | À la demande du duc de Savoie, d'Urfé écrit le Jugement sur l'Amadeide, Poeme du seigneur Gabriel Chiabrera. |
| 3 janvier 1619 | À Turin, d'Urfé assiste probablement aux fêtes qui célèbrent le futur mariage du fils du duc de Savoie avec la seconde fille d'Henri IV et de Marie de Médicis. |
| 5 janvier 1619 | D'Urfé se rend à Villaret pour visiter le sanctuaire du bienheureux Pierre Lefèvre (ou Favre). Originaire de ce village et mort en 1546, Pierre Lefèvre a été un compagnon d'Ignace de Loyola et le premier père Jésuite. Il sera béatifié en 1872. Le jour de sa visite, dans une lettre adressée au recteur des Jésuites de Chambéry, d'Urfé rapporte le choc qu'il a reçu. « Arrivé au seuil de la chapelle, il fut saisi d'une sorte de terreur, et n'osa pas avancer avant d'avoir soulagé sa conscience par une confession générale. Il communia avec ferveur, la joie débordait de son âme », écrit le chanoine Reure (p. 197). |
| 7 mai 1619 | D'Urfé est à Paris (p. 203). • Privilège de la troisième partie de l'Astrée, donné à l'auteur et à deux éditeurs, Olivier de Varennes et Toussaint Du Bray : « laquelle troisiesme partie il desiroit faire imprimer en ceste ville de Paris, avec la premiere et seconde partie qu'il auroit reveuë et corrigee de grandes fautes que la negligence de ceux qui l'ont fait imprimer en ce Royaume sans son consentement y ont laissé glisser, et outre les corrections, il les a fait augmenter de Sommaires et Annotations sur chacun desdits livres, table des matieres non encore cy-devant imprimees, et ont fait faire des desseins, et graver plusieurs planches en cuivre, tant pour la premiere, seconde et troisieme partie dudit Livre ». • D'Urfé signe alors : « Marquis de Verromé, Comte de Chasteauneuf, Baron de Chasteau-morand, Chevalier de l'Ordre de Savoye ». • Le romancier dédie la troisième partie à Louis XIII. • Son portrait en Hercule apparaît pour la première fois. • Privilège, dédicace à Louis XIII et « desseins » sont inclus dans ce site, de même que la dédicace à Henri IV, qui date de 1610. Je n'ai pas trouvé, dans l'édition de 1621, « Sommaires et Annotations sur chacun desdits livres ». • Honoré d'Urfé est-il à Paris à cette époque ? « Il semble que, depuis 1619 jusqu'à sa mort, il n'y a plus fait aucun séjour un peu prolongé » (p. 329). |
| 22 août 1619 | D'Urfé est à Saint-Just-en-Chevalet en Forez, avec Diane de Châteaumorand. Ils signent un accord avec Anne d'Urfé au sujet d'une tapisserie qui lui appartient et qu'ils désirent conserver. |
| Octobre 1619 | François de Sales séjourne à Châteaumorand (M.-C. Mc Mahon, Aesthetics and Art in the Astrée, Washington, Catholic University of America, 1925, p. 24 note 97). |
| 30 octobre 1619 | D'Urfé assiste probablement à l'entrée du duc de Savoie à Chambéry. |
| 2 novembre 1619 | D'Urfé est à Virieu. |
| 1620 | À partir ce cette date, chaque année, d'Urfé entreprend à pied le pèlerinage de Villaret. Il s'y rend pour remercier le bienheureux de l'avoir guéri d'un écoulement qui menaçait sa vue. Cette maladie des yeux a dû le marquer ; il en parle encore en 1625, dans sa réponse à l'Académie des Parfaits Amants. |
| 11 janvier 1621 | Mariage d'une nièce d'Honoré d'Urfé avec un seigneur de Savoie. Honoré et Diane assistent à la cérémonie au château de Bâgé. |
| 22 janvier 1621 | D'Urfé donne à Diane une procuration générale pour le gouvernement et l'administration de tous ses biens. |
| 23 juin 1621 | Mort d'Anne d'Urfé. Honoré passe l'été en Forez. |
| 14 août 1621 | Diane de Châteaumorand obtient une sentence qui la déclare séparée de biens d'Honoré d'Urfé, peut-être pour se protéger des créanciers de son époux. |
| 28 octobre 1621 | François de Sales vient en Forez pour la translation des reliques de Saint Germain. Je remercie Sabine Cheramy qui m'a envoyé une photo de la pierre sur laquelle cette information est donnée. |
| 1622 | Publication de l'Alexis, roman de Jean-Pierre Camus (1584-1652), qui est une adaptation dévote de l'Astrée (Henein). François de Sales (1567-1622), évêque de Genève, a sacré Camus évêque en 1609. Le diocèse de Camus est à Belley, ville qui était savoyarde jusqu'en 1601. Camus parle d'Honoré d'Urfé en voisin et en ami. Au moins depuis 1620, les deux hommes se rencontrent fréquemment. • On trouvera dans ce site (avril 2008) un portrait de Saint François peint en 1618, à Turin, et dans ce site (avril 2008), un portrait de Camus, d'après Philippe de Champaigne. • C'est probablement entre 1621 et 1622 que d'Urfé dit à Camus, auteur de romans dévots : « C'est à cette heure que je puis dire [...] Terras Astrea reliquit. Si vous continuez, vous ferez perdre terre à tous les romans » (Henein, p. 55). |
| 28 décembre 1622 | François de Sales meurt à Lyon. Sa dépouille est transportée à Annecy. |
| 20 janvier 1623 | À la hauteur de Saint-Rambert-en-Bugey, « voilà arriver en poste Honoré d'Urfé, marquis de Valromey, chevallier du grand Ordre de Savoye, ayant desjà faict trois lieues pour atteindre la procession funèbre. Il fleschit les genoux au milieu d'un bourbier, arrousa la chasse du deffunct prélat de larmes très amères, et fist à haute voix des prières à sa bien-heureuse mémoire » (document cité par le chanoire Reure, p. 331). |
| Automne 1623 | D'Urfé est en Forez. |
| 20 novembre 1623 | François Pomeray obtient un privilège pour la quatrième partie de l'Astrée, un manuscrit que lui a remis Gabrielle d'Urfé, nièce d'Honoré. |
| 2 janvier 1624 | Parution de quatre livres (et quelques pages) de la quatrième partie de l'Astrée chez François Pomeray. |
| 28 février 1624 | Mort d'Antoine Favre. |
| 1er mars 1624 | Quarante-huit princes et princesses allemands envoient à Honoré d'Urfé une lettre, datée du « Carrefour de Mercure, le 1 du mois de Mars, 1624 », qui renferme leurs quarante-huit sceaux. Ils ont formé une Académie des Parfaits Amants, pris les noms des personnages de l'Astrée, et demandent à d'Urfé la suite de son roman.
• Le chanoine Reure cite une partie de la réponse d'Honoré d'Urfé (p. 211). La Sixiesme partie, éditée par Bernard Yon, présente deux réponses dues probablement à Gomberville (p. 11). • Je remercie Sabine Chéramy (Centre culturel de Goutelas) qui m'a donné une copie de la lettre des Parfaits amants et de la réponse du romancier. Cette copie est tirée de l'édition de Robert Foüet (1625, n. p.). Je reproduis dans les Annexes le texte de la lettre avec les noms des signataires ainsi que la réponse d'Honoré d'Urfé. |
| 24 mai 1624 | D'Urfé fait saisir les exemplaires de la quatrième partie frauduleuse avec une violence qu'il n'avait pas montrée devant les nombreuses publications pirates de ses œuvres antérieures (Henein). |
| 1624 | Honoré d'Urfé rencontre Olivier Patru (1604-1681) à Turin. |
| 1624 | Le duc de Savoie invite Van Dyck à Turin (Michael JaffÉ, mars 2007). |
| 3 février 1625 | Privilège donné aux Tristes amours de Floridon, berger, et de la belle Astrée, naiade. Ce texte dédié à M. de Chambéry est attribué à d'Urfé par le chanoine Reure (p. 334). Il est imprimé avec les Fortunées amours de Poliastre et de Doriane. • « On pourrait douter que ce petit opuscule [...] fût d'Honoré », écrit Auguste Bernard (p. 177). • Je pense que ces deux œuvres ne sont pas d'Honoré d'Urfé (Henein). |
| 10 mars 1625 | Honoré d'Urfé, qui est alors à Châteaumorand, en Forez, répond aux princes allemands en leur promettant de donner une suite au roman « quand le bruit du canon cessera, et que la douceur de la paix nous ostera l'espée de la main » (p. 211). Voir Responce. |
| Avril 1625 | D'Urfé lève le régiment d'Urfé‑Châteaumorand et participe à la guerre de la Valteline. |
| 12 avril 1625 | Privilège donné à la Sylvanire ou la Morte-vive, dédiée à Marie de Médicis. Cette pastorale dramatique en cinq actes et en vers blancs ne sera publiée qu'en 1627. • D'Urfé signe « Marquis de Bagé et Verromé, Comte de Chasteau-neuf, Baron de Chasteau-morand, & Chevalier de l'Ordre de Savoye ». |
| 29 avril 1625 | Honoré d'Urfé reçoit des ordres pour lever un régiment. L'Espagne contrôlait le passage de la Valteline, près de Gênes. En septembre 1624, Richelieu s'entend avec le Piémont et la République de Venise pour chasser les Espagnols. |
| 9 mai 1625 | Le duc de Savoie appelle d'Urfé et s'approche de la ville de Gênes. D'Urfé et ses hommes s'occupent de la montagne. |
| 14 mai 1625 | D'Urfé, maréchal de camp, conduit l'avant-garde. |
| 16 mai 1625 | La ville d'Oneglia se rend. Malgré les victoires que remporte le duc de Savoie, Richelieu ne le mentionnera pas quand il signera un traité de paix avec l'Espagne en 1626. |
| Mai 1625 | Honoré d'Urfé est malade. Il souffre d'une pneumonie d'après Huet qui l'aurait appris de Charles-Emmanuel d'Urfé. Il est transporté à Villefranche, près de Nice. |
| 30 mai 1625 | D'Urfé dicte son testament en italien. Il institue son frère, Jacques, son légataire universel, avec substitution au profit de son neveu, Charles-Emmanuel. • Comme son maître et ami, le duc de Nemours, Honoré d'Urfé ne meurt pas l'épée à la main. Il a expliqué dans les Epistres morales : « Il est bien plus honorable d'estre tué de la fievre que d'un soldat [...] mourir de la main d'un soldat, c'est tousjours estre inferieur en quelque sorte à un homme » (I, 9, p. 76). |
| 1er juin 1625 | Honoré d'Urfé rend l'âme à Villefranche. Diane de Châteaumorand est alors à Paris où elle habite rue du Four. Les funérailles ont lieu à Turin.
Le corps est probablement transporté en Forez. Il aurait été enterré à la Bastie, près du Lignon, s'il fallait en croire Balthazar Baro. • Anne d'UrfÉ écrit que c'est à Bonlieu que les d'Urfé « ont leur sepulture generalle au milieu du cueur de l'église, qui est une des plus belles sepultures de gentislhommes de France », avec une épitaphe en vers composée par sa grand-mère, Jeanne de Balsac (p. 31). |
| 16-19 juin 1625 | Inventaire de la maison de Virieu fait en la présence de Balthazar d'Essay (ou Dessay), représentant de Jacques d'Urfé. |
| 1er juillet 1625 | À Paris, au greffe du Châtelet, Diane de Châteaumorand renonce à la communauté de biens. Elle se rend ensuite à Virieu puis rentre à Châteaumorand. |
| 31 octobre 1625 | Diane écrit son testament et lègue tous ses biens à son neveu, Jean-Claude de Lévis-Charlus, à condition qu'il adopte le nom et les armes des Châteaumorand. |
| 8 mars 1626 | Mort de Diane de Châteaumorand. |
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Épitaphe de Silvandre pour le cénotaphe de Céladon
Honoré d’Urfé, L’Astrée (éd. Vaganay, II, 8, p. 349)
Le blason d'Honoré d'Urfé et
le collier de l'Ordre de l'Annonciade,
dessinés par Arnaud Bunel,
viennent de son site, Héraldique européenne (mars 2007).
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Code des couleurs (voir FAQ)
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« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage
Polissez-le sans cesse et le repolissez ».
Boileau, L’Art poétique, I, v. 172-3.