Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé
doigt_dGalerie de portraits



SignetCartothèque

Le mensonge (la chose tombe sous le sens)
paraît moins incroyable, quand on y mêle
dans une certaine mesure la pure vérité.

Strabon,
Géographie (II, 9).

1 SignetLa Bourgogne au Ve siècle

Je remercie Christian Pellet et les éditions Presses polytechniques et universitaires romandes de m'autoriser à reproduire cette carte dans mon site.
Ce document se trouve dans : Justin Favrod, Les Burgondes : un royaume oublié au cœur de l'Europe. Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2002, p. 90.


Les Burgondes et leurs voisins vers 500.

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2 SignetLe Forez

Cette carte, due aux talents de Christophe Mathevot de « La Diana », se trouve à la p. 131 dans Les Gravures de L'Astrée, publiées par la CommunautÉ de Communes du Pays d'Astrée. Je la reproduis ici grâce à l'extrême obligeance de Marie-Claude Mioche, et avec l'autorisation de la Communauté de Communes du Pays d'Astrée.


 

carte

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3 SignetLa Gaule

Blaise de VigenÈre a dessiné cette carte en 1576 pour illustrer sa traduction des Guerres de la Gaule de Jules César.


gaules_vigenere
Google

La carte suivante se trouve dans le site (30 septembre 2010) de la Mairie de Beauvoir-sur-Mer (Ampennum, dans le pays des Pictones). Je l'inclus ici avec l'aimable autorisation de Valérie Potier.


 

gaule

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4 SignetInvasions barbares

LA SITUATION EN 500

Cette carte montre les résultats des invasions décrites dans L'Astrée. Je l'inclus ici avec l'aimable autorisation de Jacques Leclerc, son auteur. Elle se trouve à l'adresse suivante :
Jacques LECLERC. « Brève histoire linguistique de l'Espagne et de ses régions » dans Aménagement linguistique dans le monde, Québec, TLFQ, Université Laval, 15 avril 2010, http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/espagne_histoire.htm, 67,3 Ko.


 

invasions

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5 SignetCarte de Montbrison au XVe siècle

Cette réduction d'un dessin coloré de l'Armorial de Guillaume Revel (vers 1450) se trouve dans le livre de La Mure, Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, 1675, éd. de 1810, I, p. LXXX. Ouvrage de Harvard College Library numérisé dans Google Books.


montbrison

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6 SignetCarte du Venaissin

Voir Détail : Lers

Cette carte du Comtat Venaissin a été tracée par Stephano Ghebellino vers 1580. Propriété de la Médiathèque Cecano d'Avignon, elle est reproduite dans Wikipedia (6 janvier 2013).


venaisin

Détail

venaissin_detail


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7 SignetSur les pas d'Honoré d'Urfé

« Hylas estoit plus fin et plus ruzé,
soit pour avoir plus voyagé,
soit pour avoir plus d'âge »
(L'Astrée, II, 3, 170).

Honoré d'Urfé a beaucoup voyagé en France, en Savoie et dans cette Italie qu'il considère comme « la province la plus belle du monde » (II, 10, 636). Dans L'Astrée, le voyage est, pour ses personnages, un mal nécessaire, un bannissement souvent (Henein, p. 353). Pour le romancier aussi ? Les préfaces nous apprennent que le lieu pastoral, le locus amœnus par excellence, c'est le pays où l'auteur ne se trouve plus. Il me semble que d'Urfé n'aurait peut-être pas écrit L'Astrée s'il n'avait jamais quitté le Forez.

J'ai pu dessiner les itinéraires du romancier grâce à Google maps. J'ai choisi l'option « piéton » pour rappeler les parcours et les distances. Évidemment, je n'en garantis pas du tout l'exactitude. La tracé des chemins a pu changer au fil des siècles. Cartes et chiffres doivent indiquer un simple ordre de grandeur.

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Honoré d'Urfé est né à Marseille parce que le frère de sa mère η, gouverneur de la Provence, y réside. Il meurt à Villefranche-sur-mer parce que son frère, Jacques η, amiral du duc de Savoie, y habite.

D'Urfé grandit dans la résidence familiale, la Bastie d'Urfé, à Saint-Étienne-le-Molard. Il fait ses études chez les Jésuites, à Tournon-sur-Rhône. Il est appelé à se rendre à Virieu-le-Grand η, propriété familiale.

Marseille-Saint-Étienne-le-Molard = 343 km
Saint-Étienne-le-Molard-Tournon-sur-Rhône = 114 km
Saint-Étienne-le-Molard-Virieu-le-Grand = 155 km

saint_etienne

D'Urfé rend visite aux Papon η qui vivent à Goutelas (Marcoux). Les batailles des guerres de religion le conduisent à Lyon, à Sury-le-Comtal, à Feurs et à Montbrison.

Saint-Étienne-le-Molard-Marcoux = 8 km
Saint-Étienne-le-Molard-Lyon = 68 km
Saint-Étienne-le-Molard-Sury = 27 km
Saint-Étienne-le-Molard-Feurs = 11 km
Saint-Étienne-le-Molard-Montbrison = 15 km

ligue1

Toujours pendant les guerres, d'Urfé est à Saint-Martin-d'Estréaux, c'est-à-dire au château de Châteaumorand, propriété de Diane, qui est encore sa belle-soeur. Il participe à des combats qui se déroulent dans la région de Saint-Étienne et du château d'Essalois.

Saint-Étienne-le-Molard-Saint-Martin-d'Estréaux = 64 km
Saint-Étienne-le-Molard-Saint-Étienne = 45 km
Saint-Étienne-le-Molard-Château d'Essalois = 38 km

ligue2

À partir de 1600, le nouveau centre de la vie d'Honoré d'Urfé n'est plus la Bastie mais Saint-Martin-d'Estréaux puisqu'il épouse Diane de Châteaumorand et qu'il habite chez elle. Il se met au service du duc de Savoie et achète une propriété à Virieu-le-Grand η. Henri IV le nomme ensuite « gentilhomme ordinaire de la chambre du roy ». D'Urfé passe donc quelques mois chaque année à la Cour, à Paris.

Quand Céladon va du Forez en Italie, le romancier écrit :

Passant par les Allobroges, je ne sçaurois vous dire combien je courus de fortune par les rochers et precipices affreux des Sebusiens, des Caturiges, des Bramovices et Carroceles, et jusques aux Segusienses, où je parachevay les Alpes Coties : car autant de pas que l'on faict, autant voit-on de fois l'horreur de la mort ; et toutesfois cela n'estoit point capable de distraire ma pensee. En passant sous ces effroyables rochers que l'on ne peut regarder qu'en haussant la teste de propos delibéré, et tenant son chappeau, de peur qu'il ne tombe, je fis ces vers
(II, 10, 633).

Saint-Étienne-le-Molard-Saint-Martin-d'Estréaux = 64 km
Saint-Martin-d'Estréaux-Virieu-le-Grand = 181 km
Saint-Martin-d'Estréaux-Paris = 369 km
Virieu-le-Grand-Paris = 470 km

saint_martin

Nouveau grand changement. D'Urfé s'installe à Virieu-le-Grand η et se rend souvent à Turin, où est la Cour du duc de Savoie. Il fait chaque année le pèlerinage de Villaret pour remercier le bienheureux Pierre Favre η. Il rend visite à Jean-Pierre Camus η, évêque de Belley.
En 1625, il se bat dans les armées du Duc à Oneglia (Oneille), dans le comté de Tende. Cette ville a pris le nom d'Imperia, la commune à laquelle elle appartient depuis le début du XXe siècle. Blessé et malade, d'Urfé est emporté d'Oneglia à Villefranche-sur-mer, chez son frère, Jacques II d'Urfé η. Il dicte son testament et meurt. Les funérailles ont lieu à Turin.

Virieu-le-Grand-Villaret = 83 km

villaret

Virieu-le-Grand-Belley = 43 km
Virieu-le-Grand-Turin = 250 km
Virieu-le-Grand-Oneglia = 423 km
Oneglia-Villefranche-sur-mer = 77 km

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Honoré d'Urfé est mort à 200 km du lieu de sa naissance, me fait remarquer un lecteur qui désire rester anonyme (14 janvier 2017).