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Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé
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Remerciements




Photos d'Urfé Éd. Vaganay**, 1925

SignetCe site offre la toute première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé,
une reproduction du roman accompagnée d'une analyse de son évolution du vivant de l'auteur.
C'est un instrument de travail destiné aux néophytes tout autant qu'aux spécialistes du XVIIe siècle.

Photos d'Urfe
Éd, Vaganay**. 1925
Danse composée et interprétée par Alain Naigeon : l'allemande à Marcilly.

Comme ces deux portraits du romancier révèlent deux aspects de sa personnalité et deux moments de sa carrière (Illustrations), je voudrais que, grâce à un jeu de polices et de couleurs, l'internaute puisse étudier différents états de cette œuvre phare. L'Astrée a droit depuis longtemps au titre de « premier best-seller » de la littérature narrative française, selon H.-J. Martin, spécialiste de l'histoire du livre (p. 481). Mais, jusqu'à la parution de cette édition critique, en 2007, les lecteurs du roman se sont heurtés à d'immenses obstacles linguistiques et culturels.

À cause de sa longueur et de sa complexité, L'Astrée est non seulement mal comprise, mais encore mal connue. C'est pourtant la réponse de la France à l'Arcadie de Sannazar, à la Galatée de Cervantes, à la Diane de Montemayor et à l'Arcadie de Sidney. Avec ses quelque neuf cent mille mots (Dictionnaire) et ses quelque sept cents noms propres (Index), c'est une œuvre difficile. Lieu de contradictions et d'assemblages insolites, L'Astrée combine, dans un cadre pastoral, les amours d'Astrée et de Céladon avec la chute de l'Empire romain et la pénible naissance de la France qui doit suivre la réunion des tribus gauloises. Ne serait-ce qu'à cause de l'obscure histoire du Ve siècle, du vocabulaire parfois archaïque, du soubassement mythologique, des visées de la Contre-réforme, des valeurs néo-platoniciennes, de la théologie celte, du traitement audacieux de la sexualité, de l'absence de dénouement et des problèmes d'attribution soulevés par les suites, L'Astrée exige un apparat critique substantiel et varié. L'édition donnée par Hugues Vaganay en 1925, longtemps considérée comme la référence, n'offre aucune assistance.

Grâce à la puissance de l'électronique, Deux visages de L'Astrée comprend neuf versions des trois premières parties de L'Astrée, c'est-à-dire, l'édition préliminaire, l'édition de référence et l'édition fonctionnelle (offerte aussi en format Word téléchargeable). Les suites de L'Astrée, des brouillons d'Honoré d'Urfé, sont représentées, pour le moment, par la seule quatrième partie authentique, celle de 1624. Elle est aussi accompagnée d'une version fonctionnelle et d'une version Word téléchargeable.

Deux visages de L'Astrée réunit une documentation encyclopédique, car les textes sont associés à de multiples commentaires qui permettent d'explorer le roman et d'explorer la biographie du romancier. Le lecteur qui désire suivre de près le fil des raisonnements et des analyses appréciera toutes les composantes de l'apparat critique. Un signe indique l'ordre de lecture suggéré :

doigt_dse trouve au début et à la fin des documents.

Un Guide substantiel explique l'organisation du site. Il ouvre également un circuit de Visite guidée qui passe par toutes les ressources disponibles.


Cette édition critique établit pour la première fois

1. que le texte standard que nous citons depuis 1925 n'est pas fiable : L'Astrée de Vaganay abonde en non-sens ;

Exemple : Bellinde serait morte avec Celion η

2. qu'en 1610, avec la parution de la deuxième partie du roman, puis l'assassinat d'Henri IV, L'Astrée a connu un double virage essentiel ;

Exemple : Céladon ne descend plus de Pan,
mais de chevaliers η

3. qu'Honoré d'Urfé n'a pas toujours surveillé ou fait surveiller les épreuves ;

Exemple : Callirée n'était pas supposée ressusciter η

4. que l'édition de 1621 des trois premières parties présente la seule Astrée homogène, dotée d'un privilège attribué à Honoré d'Urfé, et publiée de son vivant avec son aval ;

5. que l'adjonction des éditions préliminaires de 1607, 1610 et 1619 permet le juste examen du développement de la pensée de l'auteur et de l'évolution de son style ;

6. que la suite inachevée parue en 1624 en tant que quatrième partie est plus fiable que la prétendue Vraye Astree de 1627.

Présentée sous une forme éminemment flexible, Deux visages de L'Astrée est une œuvre ouverte qui connaîtra additions et modifications. Commentaires et suggestions sont encouragés.

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