Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetRÉPERTOIRE - D

Danois Mentionnés dans : II
Peuple d'origine germanique η. Au IVe siècle, l'Empire hunnique allait jusqu'à la mer Baltique.

• Peuple associé aux Huns et conduit par Attila (II, 12, 824).
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Danube Mentionné dans : I
Ce fleuve qui marque la limite de l'Empire romain est le plus long des fleuves nommés dans L'Astrée.

• Le fait que Cleomir se rende jusqu'au Danube, au service d'Amasis, indique son dévouement (I, 3, 63 verso).
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Daphne Mentionnée dans : I, III
Mythologie. Nymphe dont le nom signifie « laurier ». Aimée par Apollon, elle lui résiste et obtient d'être transformée en laurier (Ovide, I, 452-567).

• Dans un madrigal de Filandre, Amour rend Apollon amoureux de Daphné pour prouver sa puissance (I, 6, 165 recto).

Comme Filandre est un Berger travesti, il se peut que d'Urfé songe à un épisode moins connu du mythe de Daphné, une aventure qui précède la métamorphose :
Un prince s'habille en femme pour vivre près de Daphné. Lorsque la Nymphe découvre cette ruse, elle essaie de tuer ce prince que les dieux protègent
(Pierre Grimal, Article Daphné).

• On peut voir la sculpture de Bernini (1598 - 1680) représentant la métamorphose de Daphnédans ce site (30 septembre 2010).
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Daphne Mentionnée dans : I, III
Dans le discours volontairement ambigu de Délie, l'édition de 1621 remplace le Daphnide de l'édition de 1619 par Daphné (III, 3, 82 recto).

• Daphné est une « nymphe » qui serait inférieure à la déesse Diane. Mais Daphnide aussi pourrait être supérieure à sa sœur, Délie, qui porte l'un des surnoms de la déesse Diane.

Les noms de Daphné et de Daphnide conviennent fort bien à la situation des personnages.

Cependant, comme cette
Daphné/Daphnide va se laisser séduire par le Roi, la variante attire l'attention du lecteur sur ce qui distingue Daphnide de la mythique Daphné : Daphnide n'est pas Daphné, elle a seulement la forme d'une Daphné.

Le « suffixe ide signifie en forme de, et [...] vient du mot grec signifiant forme » (LittrÉ).

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Dedale Mentionné dans : I
Mythologie. Cet architecte athénien, à la demande du roi Minos, construit un labyrinthe en tant que prison pour abriter le Minotaure. Dédale suggère à Ariane la ruse du fil qui permettra à Thésée de sortir du labyrinthe après avoir tué le Minotaure. Le roi alors enferme Dédale et son fils, Icare, dans cette prison (Ovide, VIII, 159-234).
Dédale est un nom commun dans La Curne de Sainte-Palaye (Article Dedalu) ou dans FuretiÈre (« On le dit aussi figurément d'un grand embarras », Article Dédale), mais non dans Huguet. Guizot fait une distinction intéressante dans son Dictionnaire des synonymes : « Selon sa valeur primitive, labyrinthe désigne le dessin de l'ouvrage ; dédale marque l'habileté de l'ouvrier » (Article Dédale). Il ajoute : « Dédale est un mot noble ; labyrinthe est un mot commun à tous les styles ».

• « Dédale » et « Labyrinthe » sont des noms communs dans L'Astrée. Le premier a un sens concret, le second un sens figuré.
Les jardins d'Isoure, dans le palais de Galathée, forment un « gratieux Dedale » (I, 2, 22 verso).
Le « dangereux Labyrinthe » est celui des pensées d'Astrée (I, 3, 49 recto).

• Voir la chute d'Icare de Carlo Saraceni (1579 -1620) dans ce site (10 avril 2015).
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Demon de Sorgues Mentionné dans : III
Mythologie. L'épopée représente les fleuves sous forme de Démons. Honoré d'Urfé s'inspire du Scamandre d'HomÈre (L'Iliade, ch. XXI). L'ensemble du récit s'inspire des Lettres de Vaucluse de PÉtrarque, et d'une vision rapportée par PÉtrarque lui-même dans son épopée, L'Afrique (Henein, pp. 103-104).

Le Démon de L'Astrée est nommé par Alcidon quand il raconte à Adamas l'Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon.

• En revenant de sa première visite chez Daphnide, un soir d'orage, dans une vallée η, le chevalier voit apparaître un vieillard η entouré de Naïades η qui l'honorent.

Elles lui baisent le genou en 1619, mais la main dans les éditions suivantes (III, 3, 101 verso).

Les nobles baisaient la main des Empereurs, mais « le menu peuple leur baisoit le genouil »
(La Curne, Article Baiser).

• Le Démon recommande aux nymphes des eaux de ne pas se plaindre de vivre dans la modeste fontaine de Sorgues. Le destin lui a promis que cette fontaine recevrait le « Cigne Florentin η » (III, 3, 102 recto).
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Diane Mentionnée dans : I, II, III
Mythologie. Le nom de la déesse Diane, fille de Jupiter et de Léto, sœur jumelle d'Apollon survient dans plusieurs contextes chez d'Urfé. Dans Le Sireine, la rivière lui est consacrée (p. 46) ; dans La Sylvanire, la déesse de la chasse et de la chasteté est suivie de nymphes au costume suggestif (p. 38).

• Une Diane « gauloise » et chaste, patronne du Forez, apparaît (I, 2, 30 recto, 31 recto et I, 9, 286 verso) dans le récit des origines du pays et dans la description de la gynécocratie (pouvoir politique détenu par les femmes).

Après la première édition de L'Astrée, d'Urfé adjoint à Diane une Galathée mythique qui n'aura jamais la même importance que Diane dans le roman.

• La déesse Diane, supérieure à ses Nymphes (I, 6, 165 verso), est la patronne de la Bergère Diane (I, 6, 160 verso).

• Diane est aussi la patronne du bois de Savigieux où s'installe Climanthe, le faux druide (I, 5, 136 recto).

• La déesse Diane aime Endymion, rappellent Polémas (I, 9, 272 verso) et Adamas (I, 10, 314 verso).

• On trouve dans ce site (30 septembre 2010) Diane et Actéon peints par le Cavalier d'Arpin (1568 - 1640). Ce mythe éclaire l'aventure de Diane et Filandre.

• Le plus célèbre des temples de Diane se trouvait à Éphèse. Il a été brûlé par Erostrate à l'époque d'Alexandre. Pline décrit avec admiration l'édifice qui a remplacé le premier temple : « On mit cent vingt ans à l'achever, avec la contribution de l'Asie entière » (XVI, 213). Honoré d'Urfé évoque ce temple de Diane dans ses Epistres morales (Au lecteur, non-paginé) η.

• Le temple d'après un peintre du XVIe siècle dans ce site (10 juillet 2014).
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Diane Mentionnée dans : I, II, III
Mythologie. Il y avait un temple de Diane en Forez puisque, selon La Mure, à Randan, ville proche de Feurs, la tradition veut que ce soit « en haine et horreur de cette Diane des Gentils qui avoit son temple à Feurs, que la Sacrée Vierge a esté prise pour la protectrice et Patrone de cette ville » (I, p. 109).

Adamas explique que les Romains ont respecté cette déesse que la principale Nymphe du Forez représente (II, 8, 515). Cette information a déjà été donnée par Galathée (I, 2, 30 recto).

Silvandre s'adresse à la Lune dans un poème sans lui donner le nom de Diane (II, 2, 112). Il rappelle alors Actéon et Endymion, les amants de la déesse.

Le traitement des mythes d'Écho, de Pan et de Diane dans la deuxième partie de L'Astrée prouve que le romancier, en 1610, ne fait plus appel de la même manière aux ressources de la mythologie classique.

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Diane Mentionnée dans : I, II, III
Dans la troisième partie, Honoré d'Urfé parle de Diane sur un ton plus jovial. Il s'inspire de sources différentes :
« Accorde, ô mon père ! accorde à ta fille de rester toujours vierge, et de porter assez de noms divers pour que Phébus ne puisse le lui disputer » (Callimaque, Hymnes). Cette prière de Diane à Jupiter explique pourquoi Diane est la « déesse aux mille noms ». Quand elle s'appelle Délie, nom favorisé par Maurice Scève, elle évoque l'île de Délos où elle est née. Sous le nom de Séléné, personnification de la lune, Diane a aimé le dieu Pan parce qu'il lui a offert des taureaux blancs comme neige. Virgile le rapporte dans les Géorgiques (III, 392). D'autres pensent qu'il lui a présenté la toison d'une chèvre blanche (Cartari, p. 146), scène qui a inspiré des artistes (voir ce site, 20 juin 2013). Par ailleurs, la lune, quand elle n'est pas pleine, est une figure cornue. D'après Pierius, la lune serait ainsi l'hiéroglyphe du mois (II, p. 297) ; elle est aussi pourtant une figure de la nature humaine parce qu'elle change (II, p. 12), de l'éternité, parce qu'elle se renouvelle (II, p. 295) ou encore de la sottise : « le fol change comme la lune », selon Salomon (II, p. 298).

• La déesse, si elle se baignait dans le Lignon, ne serait pas choquée par le récit des amours de l'auteur (III, l'Autheur à la riviere de Lignon).

Adamas rappelle que les Romains n'imposent pas leur religion en Forez parce qu'ils considèrent que la contrée appartient à Diane (III, 2, 27 verso).

Silvandre explique à Phillis ses sentiments en confondant la bergère et la déesse : « Cette Diane, que je n'idolatre pas comme vous, mais que j'adore pour la vraye Diane en terre, qui esclaire dans le Ciel, et qui commande dans les Enfers » (III, 9, 397 verso). La déesse n'obéit pas à l'amour (III, 9, 406 verso).

Les vingt-et-une autres mentions de la déesse se trouvent dans le livre 3, cette mise en abyme écrite sur un mode parodique pour rapporter l'histoire d'Euric.

• Quand il arrive chez Daphnide, Alcidon voit d'abord une jeune femme portant le costume de la Diane chasseresse (III, 3, 78 verso). Il s'agit de Délie, la sœur de Daphnide. Elle explique qu'elle s'est déguisée de cette manière parce qu'elle porte un des noms de Diane (III, 3, 78 verso). Elle demande au chevalier de lui obéir comme il obérait à la déesse (III, 3, 79 recto) afin d'éprouver la « perilleuse avanture » (III, 3, 78 verso). Obéissant, le chevalier s'adresse à Délie en l'appelant toujours Diane (par exemple III, 3, 79 verso). « La Lune est le plus beau flambeau qui reluise maintenant au Ciel », affirme Alcidon (III, 3, 81 recto), mais sa maîtresse, Daphnide, est plus belle. Les dieux d'ailleurs n'ont-ils pas préféré des nymphes aux déesses ?
Délie affirme qu'Alcidon est sa proie, le butin de sa chasse (III, 3, 82 recto). Elle refuse de le laisser seul avec Daphnide, parce que Diane est l'ennemie d'Amour (III, 3, 89 recto). La déesse a pourtant aimé Endymion et même le dieu Pan, rétorque Alcidon (III, 3, 90 verso). Délie alors se distingue de sa patronne : elle ne pourrait aimer ni celui qui s'endort quand elle l'embrasse, ni celui qui porte des cornes ; elle même préféré donner des cornes qu'en porter (III, 3, 90 verso). De plus, le don d'une toison ne suffirait pas pour la gagner. Le chevalier, conclut-elle, doit absolument apprendre à dire du bien de la déesse Diane (III, 3, 91 verso).

Les amusantes remarques de Délie sur la déesse rappellent étrangement le Tiers livre de Rabelais ! 

« Chantons Diane ! (malheur aux poètes qui l'oublient !) », conseille Callimaque tout au début de son « Hymne à Diane ».
D'Urfé pratique le burlesque avec maestria !

Alcidon n'oubliera jamais que l'aimable Délie l'a reçu « sous l'habit et sous la faveur » de la déesse (III, 3, 95 verso).

• La leçon que Léonide donne à la bergère Diane renferme une allusion au mythe de Diane et d'Actéon rapporté par Ovide (Métamorphoses, III, 171-211) : Si la jeune fille repousse sévèrement Silvandre, elle va « servir d'entretien, à toutes les assemblees qui se feront » (III, 10, 436 recto).

• On peut voir une Diane chasseresse du XVIe siècle (attribuée à Penni Luca) dans le site Joconde (7 décembre 2012).

Pan et Diane sont réunis dans un médaillon peint par Annibal Carrache (1560 - 1609). Fresque des Amours des Dieux, galerie Farnèse (Site de l'ambassade de France, 7 décembre 2013).
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Didon Mentionnée dans : I
Mythologie. Virgile raconte dans l'Enéide les malheurs de cette reine de Carthage aimée puis abandonnée par Énée (Livre IV).
 
• Polémas se compare à ce « corsaire » aimé par une princesse (I, 9, 272 verso) dans un poème dédié à la Nymphe Galathée.
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Dis Mentionné dans : II, III
« Les Gaulois se vantent d'être issus de Dis Pater, tradition qu'ils disent tenir des druides » (Jules CÉsar, Commentaires, VI, 6, 18). Divinité assimilée à Pluton (Kruta, p. 575).
« Ce Dis Samothes constitué Roy de Gaule par son aïeul Noé, ainsi que dit est, vint d'Arménie η audit païs, l'an après le déluge quarantiesme et en print possession » (Lemaire de Belges, cité par Gaume, p. 110). Lemaire de Belges donne la même généalogie que Le FÈvre de La Boderie (Voir Druys) :
    Samothes —> Magnus —> Saron —> Dryus
(Dubois, p. 29). Les informations sur le druidisme qui circulaient au XVIe siècle viennent en grande partie des Antiquités d'Annius de Viterbe η, une compilation peu fiable.

• Les druides enseignent que les Enfers sont le royaume de Dis (II, 5, 298) ; les Romains l'ont donc assimilé à Pluton (II, 8, 515). Mais Dis serait un homme non un dieu (II, 8, 515). Il est venu en Gaule par l'Océan Armorique (II, 8, 508) et il a donné leurs statuts aux druides (II, 8, 504).
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Dis Mentionné dans : II, III
• Dans la demeure d'Adamas, l'histoire des Gaules est peinte sur la voûte. On y voit en premier Dis Samothes (III, 3, 58 verso). Voir Samothes.
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Doire Mentionnée dans : III
Guichenon considérait que la Doire prenait le nom de Doire la Balte « pour la differencier d'une autre petite rivière de mesme nom » (I, p. 21). Il signale une autre Doire qui passe par Suze (I, p. 22). « Une rivière dite la Doire longe, mais obliquement, toute la Vallée d'Aoste de l'Ouest au Sud-Est. Cette rivière prend le nom de Doire Baltée dès qu'elle associe ses eaux à celles du Buthier [...] à une petite distance de la Cité d'Aoste ». Elle mouille les murs de la ville d'Ivrée avant de se jeter dans le Pô (OrsiÈres, pp. 104 et 105). Strabon raconte que les chercheurs d'or de la Doire se disputent (VI, 7).

• Les Salasses trouvent de l'or dans cette rivière (III, 7, 283 verso).
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Doire Baltee Mentionnée dans : III
• Le pays de Criséide est arrosé par la Doire Baltée (III, 7, 283 verso), rivière qui traverse la ville d'Éporèdes (III, 7, 284 recto).
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Dragon Mentionné dans : I
Mythologie. Constellation. Chez certains mythographes, deux Nymphes auraient élevé le petit Jupiter. Pour les protéger de l'ire de son père, le dieu les transforme en constellations, la Grande et la Petite Ourse, et se transforme lui-même en constellation du Dragon.

• Ces groupes d'étoiles sont représentés dans l'Histoire de Damon et de Fortune racontée par le druide Adamas (I, 11, 373 verso). 

• Voir la configuration du Dragon dans ce site (23 février 2013), et dans ce site un dessin de toutes les constellations nommées dans L'Astrée (5 mai 2015).
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Dreux Mentionné dans : I, II, III
Ce nom de ville n'apparaît que dans l'édition anonyme de la première partie, en 1607.

• Dreux est à l'origine du nom des druides, dit Galathée (I, 2, 30 recto).
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Dreux Mentionné dans : I, II, III
Les druides « se trouv[aient] à certains jours de l'an, au pays Chartrain en un lieu consacré (on pense que ce soit à Dreux, d'autant que le nom approche de celuy des Druides) » (Fauchet, f° 6 verso). Les druides tiennent leurs Grands-jours dans « la Cité que Drius nomma de son nom Dreux » (La Boderie, Cercle III, vers 258).

• Les druides, dit Adamas, se rassemblent à Dreux (II, 10, 624 et II, 10, 668).
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Dreux Mentionné dans : I, II, III
Alexis est venue de Dreux (III, 10, 442 verso), elle « retournera à Dreux, ou vers les Carnutes » (III, 5, 184 verso), et Astrée désire la suivre (III, 11, 484 recto).
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Druys Mentionné dans : II, III

Écrit aussi Dryus. Drius vient de chêne, rappelle La Boderie (Cercle III, v. 388) qui donne cette généalogie :
              Samothes —> Magnus —> Saron —> Druys.
De Saron, qui « fonda le premier les Universitez » viennent les saronides (La Boderie, Cercle III, v. 9-11).
Druys « commença son règne en 410 après le déluge » (Dubois, p. 50). Voir Dryus.

• Dans sa leçon de théologie, Adamas explique que Druys est le quatrième roi de Gaule après Dis Samothes (II, 8, 509). Il a institué les druides (II, 8, 504) et leur a donné son nom. Certains pensent que ce nom signifie chêne ; il signifie contemplateur (II, 8, 509). Druys a enseigné aux hommes comment adorer Dieu (II, 8, 510) sans l'enfermer dans une image ou dans un temple (II, 8, 513). Druys vint jadis à Montverdun (II, 8, 493).

La phrase « il pensa estre à propos d'en laisser quelque marque à la posterité » (II, 8, 493) pourrait signifier que Druys a fondé à Montverdun le temple à trois portes où une druide rend des oracles.

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Druys Mentionné dans : II, III

• Celui qui a institué l'ordre des druides est représenté sur la voûte de la demeure d'Adamas (III, 3, 58 verso). Il s'agit de Druys.
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Dryades Mentionnées dans : I, III
Mythologie. Divinités secondaires qui font partie de la classe des Nymphes souvent suivantes de grandes déesses. Les mythologues divisent les Nymphes selon leur lieu de résidence. Les Dryades vivent dans les forêts et sont associées aux chênes.

• Chez d'Urfé, les Dryades sont des compagnes de la déesse Diane qui vivent dans des bois et des montagnes où se trouvent de grandes étendues d'eau (I, 2, 30 recto) avec les Hamadryades et les Naïades.
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Dryades Mentionnées dans : I, III
Honoré d'Urfé ne distingue toujours pas les catégories de nymphes. À la fin de la Sylvanire aussi, il se contente d'énumérer les divinités champêtres :
     « Les Pans, les Égipans,
    Les Nymphes, les Dryades » (v. 9291-9292).

Naïades, Dryades, et Napées fréquentent les rives du Lignon dans la préface, l'Autheur à la rivière de Lignon.
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Durance Mentionnée dans : I, III
Fleuve des Alpes qui se jette dans le Rhône.

• Hylas le nomme en parlant de la Camargue (I, 8, 243 verso).
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Durance Mentionnée dans : I, III
Le Rhône mesure plus de 800 kilomètres, et la Durance plus de 300. La Sorgues qui sort de la fontaine de Vaucluse mesure moins de 40 kilomètres. PÉtrarque, dans ses Lettres sans titre, considère que la Durance, « fleuve rapide et dangereux », doit son nom à « la dureté » des eaux et des riverains (p. 31).


• Dans sa vision, Alcidon entend les nymphes de la fontaine de la Sorgues se plaindre de ne pas nager dans « le large sein du Rosne et de la Durance » (III, 3, 101 verso).
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