Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetRÉPERTOIRE - N, O

Napees Mentionnées dans : III
Mythologie. « Divinité fabuleuse que les Payens croyoient presider aux forests & aux collines, comme les dryades aux arbres, & les Nymphes aux fonteines » (FuretiÈre).
Honoré d'Urfé ne distingue clairement pas les catégories de nymphes. À la fin de la Sylvanire, il énumère les divinités champêtres : « Les Pans, les Égipans, / Les Nymphes, les Dryades » (v. 9291-9292).

Naïades, Dryades, et Napées fréquentent les rives du Lignon dans la préface de la troisième partie, l'Autheur à la rivière de Lignon.
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Naples Mentionnée dans : II
Ville d'Italie. Jusqu'aux invasions barbares, la flotte romaine a son port principal à Naples (voir ce site, 10 mai 2015).

• Pour arriver à Rome, Ursace, parti de Constantinople, débarque à Naples (II, 12, 804).
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Narcisse Mentionné dans : I
Mythologie. Ce beau jeune homme n'aime que son reflet, ce qui désespère la Nymphe Écho.

• Celion compare Bellinde se regardant dans une rivière à Narcisse (I, 10, 325 verso).

• Silvandre, amoureux de Diane, la fille de Celion et Bellinde, se compare lui-même à Écho aimant en vain Narcisse (I, 8, 223 recto).

Ce sont donc les femmes qui sont comparées à Narcisse !

• Voir Narcisse et Écho, illustration du Lai de l'ombre de Jean Renart dans ce site (2 mars 2013), et le Narcisse de Caravage dans ce site (28 octobre 2014).
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Naupacte Mentionnée dans : II
Ville de Grèce, appelée aujourd'hui Lépante. Le 7 octobre 1571, une coalition des princes chrétiens occidentaux, la Sainte Ligue η, seconde les armées vénitiennes et les chevaliers de Malte contre le Grand Turc. La bataille entre les flottes de galères a lieu dans le golfe de Lépante, et se termine par la victoire des forces chrétiennes. C'est à Lépante que Cervantes perd une main (Voir ce site, 30 septembre 2010). Le pape Pie V institue immédiatement la fête de Notre-Dame du Rosaire pour célébrer la victoire de Lépante le 7 octobre (voir le site de Wikipedia, 20 avril 2015).
Vers 1600, Pierre de Deimier offre au duc de Savoie un poème épique sur la bataille de Lépante. Cette Austriade devient La Néréide quand elle est offerte à Marguerite de Valois η en 1605 (MÉniel, p. 209). Stéphane Gal explique que la Savoie attribue la victoire de Lépante à l'intercession de la Vierge (p. 356).
« Ceste tant grande, tant sanglante et tant signallée bataille de Lepantho, et telle que despuis ceste grande bataille actiaque [d'Actium] donnée entre Marc-Anthoine et Cœsar Auguste, jamais il n'en fut donné une telle ; encore que celle cy fut mieux cent fois desbattue et combattue que la leur » (BrantÔme, p. 128).
« Jamais, depuis la bataille d'Actium, les mers de la Grèce n'avoient vû ni des flottes si nombreuses, ni un combat si mémorable » (EncyclopÉdie de Diderot, Article Lépante).
« Il n'est pas de plus beau souvenir historique dans l'Europe du XVIe siècle » (Larousse du XIXe, Article Lépante).

• Des astrologues annoncent la victoire de Naupacte (II, 12, 842).

• Voir dans ce site un tableau de Ferdinando Bertelli représentant la bataille de Lépante. Ce peintre exerce à Venise en 1572 (Oxford Art on Line, 30 septembre 2010).
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Nayades Mentionnées dans : I, III
Mythologie. Les Naïades sont des divinités secondaires qui font partie de la classe des Nymphes comme les Dryades et Hamadryades. Honoré d'Urfé ne distingue pas les catégories de nymphes.

• Les Naïades, compagnes de la déesse Diane, vivent dans les cours d'eau (I, 2, 29 verso). Elles auraient quitté le Forez quand les eaux s'en sont retirées (I, 2, 30 recto).

• Voir les nymphes de Cranach l'Ancien dans ce site (10 juin 2015).
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Nayades Mentionnées dans : I, III
« Divinité fabuleuse que les Payens croyoient presider aux forests & aux collines, comme les dryades aux arbres, & les Nymphes aux fonteines » (FuretiÈre).

• Naïades, Dryades, et Napées fréquentent les rives du Lignon dans la préface, l'Autheur à la rivière de Lignon.

• Les Naïades entourent et honorent le Démon de Sorgues. La source qu'elles fréquentent deviendra célèbre grâce au « Cigne florentin η », Pétrarque (III, 3, 101 verso).

Parallèle suggéré avec le cygne forézien, Honoré d'Urfé ...

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Neptune Mentionné dans : I, III
Mythologie. Dieu romain de la mer. Sous le nom grec de Poséidon, ce dieu est le patron de deux lieux aussi prestigieux que malheureux, Troie et l'Atlantide.

• Parce que le Forez fut à l'origine couvert par les eaux, Honoré d'Urfé, dans un poème oraculaire, considère son pays comme la « terre » (sic) de Neptune (I, 8, 226 verso).
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Neptune Mentionné dans : I, III
Baro, Dans l'Ode à la rivière de Lignon, dit que la rivière doit son eau à Neptune.
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Nestor Mentionné dans : I
Mythologie. Nestor mourut très vieux et survécut à la ruine de Troie.

En 1607 seulement, le nom de Nestor signifie le grand âge
(I, 7, 208 verso).
(Voir Variantes).

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Neustrie Mentionnée dans : I
Limité par la mer du Nord, la Meuse et la Loire, ce royaume franc est constitué après la mort de Clovis, en 475, quand ses fils se partagent le royaume. Cependant Fauchet nomme la Neustrie ou Occidentale en décrivant les conquêtes de Childéric, le père de Clovis (p. 109). Il s'agit de la moderne Normandie. Les Normands ont mauvaise presse dans la littérature médiévale. Ce sont les soldats de Male-Bouche dans le Roman de la Rose (Quitard, Article Normand), les mauvaises langues.

• Dans L'Astrée, c'est une partie de la Gaule (I, 12, 384 recto), dont la capitale est Rothomage (Rouen).

• La Neustrie s'allie à la Grande-Bretagne et s'oppose aux Francs (I, 12, 384 verso).
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Neustriens Mentionnés dans : I, II
Habitants de la Neustrie, ennemis des Francs. C'est l'un des rares peuples astréens dont le chef ne soit pas nommé.

Lydias, le Neustrien (I, 11, 359 verso), le sosie de Ligdamon, cherche refuge à Londres.

Calais et son gouverneur sont du même parti que les Neustriens (I, 12, 386 recto).
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Neustriens Mentionnés dans : I, II
Léonide rappelle la bataille de Clidaman contre les Neustriens (II, 7, 451 et II, 10, 664) avec les armées de Mérovée (II, 10, 662).

Fleurial répète que Mélandre a suivi un Neustrien, Lydias (II, 10, 665).
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Occident Mentionné dans : II, III
• Il s'agit dans presque toutes les instances de l'Empire d'Occident. Voir Empire romain.

Dans une apophétie η, les Princes d'Occident (II, 12, 842) se coaliseront lors de la bataille de Naupacte.
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Occident Mentionné dans : II, III
L'occident n'est plus qu'un point cardinal dans la troisième partie (III, 7, 283 verso).
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Océan Scithique Mentionné dans : I
Océan Scythique ou Septentrional. Pline explique que l'Océan baigne trois côtes de l'Asie et se nomme Scythique au nord (VI, 14).

• Hylas raconte que des tribus parties de l'Océan Scythique voulaient saccager Rome (I, 8, 243 recto).
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Œnone Voir Enone.  
Or Mentionné dans : III
Cette rivière ne se trouve pas en Forez à l'endroit indiqué par Maxime Gaume (p. 181). L'enquête faite auprès de spécialistes des cours d'eau français me permet de suggérer deux hypothèses. Je penche pour la seconde, car, si le romancier nomme l'Or et l'Argent, deux rivières aux noms suggestifs, jamais il ne les rapproche :

1. Merci à Pierre-Jean Martinez, Chef de projet, SDAGE.
En Charente, il existe un cours d'eau nommé Argentor, « né de la réunion de deux ruisseaux, l'Argent au sud et l'Or au nord », qui, tous deux, naissent à Saint-Coutant, en Charente (Wikipedia, 25 février 2013). Saint-Coutant est à plus de 300 kilomètres de Montverdun ou de Marcilly.

2. Merci à Xavier de Villele, chargé de missions, SYMLAV.
Le secrétaire du romancier a vraisemblablement mal compris ce qu'il écoutait. Il entend « la rivière Dore » mais écrit la rivière d'Or. La Dore, affluent de l'Allier, est à l'Ouest de la source du Lignon. « Apparenté à celui du Douro, son nom provient de la racine hydronymique Dur-, Dora 'eau', 'rivière' » (Wikipedia, 10 janvier 2013). Selon le Père Menestrier, ce nom provient de la couleur jaunâtre de la terre (Champdor, p. 25). D'Urfé, dans son Jugemant sur l'Amedeide, donne l'exemple d'« un petit ruisseau comme est la Dore » (p. 155).

• Les bergers déguisés en Égyptiennes viennent des bords de cette « riviere d'Or ». Comme ils s'amusent à feindre de voler leurs auditeurs, le nom de leur lieu d'origine semble significatif au lecteur et probablement à l'auteur (III, 10, 425 verso).
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Orient Mentionné dans : II, III
• Il s'agit de l'Empire romain d'Orient. Voir Empire romain.

• Dans une apophétie η, les Princes d'Occident seront victorieux « par tout l'Orient » à la bataille de Naupacte (II, 12, 842).
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Orient Mentionné dans : II, III
L'Orient n'est plus qu'un point cardinal dans la troisième partie : le soleil se lève en Orient.

• L'Orient le premier peut adorer Aurore (III, 4, 146 recto).
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Orleans Mentionné dans : I, II
Ville assiégée par Attila, le roi des Huns (Fauchet, p. 94).

• Guyemant raconte : Après la bataille des Champs Catalauniques, la ville d'Orléans reçoit Mérovée, roi des Francs (I, 3, 64 recto).
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Orleans Mentionné dans : I, II
Bouvier-Ajam décrit le siège d'Orléans en mai 451. Aignan, l'évêque de la ville réussit à éloigner les Alains et à retarder les Huns (p. 269-384). Quand la ville est forcée d'ouvrir ses portes à Attila, on apprend l'arrivée d'Ætius. C'est alors qu'a lieu la surprenante entente : Ætius convainc Attila de quitter Orléans (p. 290). Les Huns se rendent à Troyes. La terrible bataille des Champs Catalauniques commence. Le roi des Wisigoths joue un rôle prééminent et perd la vie (p. 307).

• Orléans est une ville des Carnutes qu'Attila assiège (II, 12, 825). Le roi des Huns pensait que les Alains conserveraient la ville (II, 12, 825).

Madonthe raconte si rapidement la mort de Thierry, roi des Wisigoths, qu'elle laisse entendre que c'est ce roi qui a chassé Attila d'Orléans (II, 6, 328).
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Ostie Voir Hostie.  
Ostrogoths Mentionnés dans : I, II
Écrit Ostrogots, Ostrogosts, Ostrogostz. Tribu de Goths orientaux soumise d'abord aux Huns puis installée en Pannonie après la mort d'Attila.

• Les Ostrogoths ravagent le Forez au moment où le frère de la Bergère Diane est enlevé (I, 6, 159 recto).
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Ostrogoths Mentionnés dans : I, II
Écrit Ostrogots, Ostrogostz. Voir Goths et Gépides. JordanÈs signale que les Ostrogoths sont unis aux Gépides (ch. XXV). Quand ils sont défaits par les Huns, les Wisigoths les abandonnent. Attila apprécie Goths et Gépides (ch. XXIV).

• Avec Valamir, leur roi, ils se soumettent à Attila (II, 12, 805).
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