Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetRÉPERTOIRE - T

Taramis Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Divinité celte. Écrit Thamaris.

L'une des divinités gauloises qui n'apparaissent pas dans l'édition anonyme de 1607.

• Dans les éditions ultérieures, Taramis, une seule fois, accompagne les deux autres divinités pour remplacer le dieu Pan (I, 10, 349 recto).

Honoré d'Urfé expliquera en 1610, dans la seconde partie de L'Astrée (livre 8), la théologie de son Forez. Le druide Adamas expose alors un système d'équivalences.

« Apollon est le Bélénus gaulois, le Dieu homme, le Fils. Mars est le Hésus gaulois, le Dieu fort, le Père. Jupiter est le Taramis gaulois, le Dieu 'répurgeant' (de repurger, nettoyer), le Saint-Esprit. Tautatès, le Dieu unique, porte donc trois surnoms » (Henein, p. 54). Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ...

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Taramis Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Écrit Taharamis, Thamramis, Tharamis. Honoré d'Urfé peut avoir emprunté à La Boderie le thème de Taramis, « dieu repurgeant » (Secret, pp. 698-699).

• Nommé trente-deux fois dans la deuxième partie, ce dieu gaulois est parfois enfermé dans le quatuor divin : « Tautates, Hesus, Taramis, Belenus » (II, 8, 492). Dans le chêne qui symbolise Tautatès, la branche du milieu le représente (II, 5, 290 ; II, 8, 517). Dans le temple de Montverdun, c'est la divinité qu'Adamas consulte pour apprendre ce que l'avenir lui réserve (II, 8, 494).

• Taramis signifie « repurgeant », qui nettoie (II, 8, 510). Le nom de ce dieu a subi des modifications parce qu'il était difficile à prononcer. Son homologue romain est Jupiter, le justicier (II, 8, 511). Les usurpateurs ont voulu forcer les druides à représenter leurs divinités avec les figures et les noms des dieux païens (II, 8, 514).

Taramis est évoqué dans des contextes différents : l'histoire de Célidée et l'histoire d'Hylas, ainsi que la leçon de théologie que donne Adamas, et la biographie du druide.

Calidon affirme que Taramis punit en écrasant les têtes avec son foudre (II, 2, 68). Célidée lui répond qu'il doit donc craindre la vengeance de ce dieu (II, 2, 90).

Célidée se dit inspirée par Taramis quand elle décide de se mutiler (II, 11, 696).

Adamas consulte Taramis avant de se rendre auprès de Céladon (II, 8, 494).

Adamas dit à Céladon que Taramis a doué les hommes de raison (II, 8, 499), et leur a donné tout ce qu'ils possèdent (II, 8, 503). C'est à ce Dieu que Céladon explique que l'amour l'obsède (II, 8, 501).

Florice menace Hylas du foudre de Taramis quand elle apprend qu'il est tombé amoureux d'une fille druide. La réplique d'Hylas dit sa mauvaise foi : tous les êtres humains appartiennent à Taramis (II, 12, 890).
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Taramis Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Écrit Tharamis.
Nommé onze fois dans la troisième partie, Taramis a une caractéristique notable : il est invoqué par le roi des Bourguignons avec Tautatès ! La religion astréenne n'est plus limitée au Forez.

Adamas, en parlant avec Daphnide, nomme Taramis en exposant les facettes du dieu unique :
Les Gaulois n'adorent « qu'un Dieu, soubs les noms de Thautates, Hesus, Tharamis, et Bellenus » (III, 2, 27 verso). Le druide déclare (en faisant fi de la grammaire) : « C'est à toy, ô grand Hesus, Bellenus, Tharamis ... » (III, 9, 372 recto). Il explique que la spécialité de Taramis est de nettoyer et purger (III, 9, 372 recto), c'est-à-dire qu'il est « repurgeant » (III, 9, 373 verso).

Astrée invoque « Hesus, Tharamis et Bellenus » (III, 5, 174 recto).

• Les pêcheurs remercient les dieux qui ont sauvé Damon, « Thautates, Hesus, Tharamis, et Bellenus » (III, 6, 239 recto).

Céladon considère que c'est Taramis qui lui a donné le contentement de voir Astrée endormie (III, 5, 186 recto). Adamas ajoute que Taramis - qui lui a rendu un oracle - mène les choses à bonne fin (III, 5, 186 verso).

Silvandre souhaite que Taramis purifie son amour pour Diane (III, 9, 396 recto).

Gondebaud espère que Taramis va l'aider à gagner Criséide. La jeune fille répond que ce dieu étant juste ne peut pas soutenir une injustice (III, 8, 358 recto).
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Tasse (Le) Mentionné dans : I
Torquato Tasso. Poète italien (1544 - 1595) auquel on doit, entre autres chefs-d'œuvre, la Jérusalem délivrée.
Dans l'avis « Au lecteur » de La Sylvanire, d'Urfé dira son admiration pour ce poète qu'il cite dans ses Epistres morales (I, 15, p. 138) et dans LA Sylvanire (p. 8). On a retrouvé un exemplaire annoté par d'Urfé de la dernière Jérusalem du Tasse, La Gerusalemme conquistata (DucimetiÈre, p. 768).

• Honoré d'Urfé cite des vers de la pastorale de l'Aminte, sans nommer leur auteur, Le Tasse (L'Autheur à la Bergere Astrée).

• On trouve dans ce site un portrait du Tasse. (30 septembre 2010). Voir Galerie des portraits.
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Taurinois Mentionnés dans : III
« Les Taurinois estoient des Peuples puissants et considerables », peut-être venus de Ligurie. Ils habitaient le Pays qui est entre le et la petie Doire. Ils ont donné leur nom au duché des Taurinois, et à Turin, capitale du Piémont (Guichenon, I, p. 12).

• Les Taurinois sont les voisins des Salasses (III, 7, 283 verso). Gondebaud les attaque (III, 7, 330 recto).
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Tautates Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Écrit Thautates, Theutates et Teutates. Divinité celte. Dans le Recueil des Antiquitez Gauloises, Fauchet rappelle que Jules César a décrit la théologie gauloise : « Ils adoroient pardessus tous les Dieux Mercure, appellé en leur langue Teutates [...] Apres luy Apolon, Mars, Jupiter, nommez par eux Belenus, Hesus ou Heus, Teramis : Minerve en estoit aussi » (f° 4 verso).

Les divinités gauloises n'apparaissent pas dans l'édition anonyme de 1607.

• Dans les éditions qui suivent celle de 1607, Tautatès remplace Hymen (I, 6, 158 verso), Pan (I, 6, 179 verso) et Mercure (I, 10, 347 verso).

• D'Urfé expliquera en 1610, dans la seconde partie de L'Astrée (livre 8), la théologie de son Forez. Le druide Adamas expose alors un système d'équivalences.

« Apollon est le Bélénus gaulois, le Dieu homme, le Fils. Mars est le Hésus gaulois, le Dieu fort, le Père. Jupiter est le Taramis gaulois, le Dieu 'répurgeant' (de repurger, nettoyer), le Saint-Esprit. Tautatès, le Dieu unique, porte donc trois surnoms »
(Henein, p. 54).
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ...

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Tautates Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Écrit Theutates, Teutates, Thautates, Thautes, Tautate. « Teutatès (dérivé peut-être d'une forme non attestée teuto-tatis qui signifierait « père de la tribu »). Certainement dérivé du mot celtique pour la tribu (teuta ou touta). C'est le dieu protecteur d'une communauté dont l'unité se manifeste avant tout sous les armes. Assimilé à Mars à l'époque romaine » (Kruta, p. 839).

• Nommé cinquante-trois fois dans la deuxième partie, ce dieu gaulois est à la tête du quatuor divin : « Tautatès, Hesus, Taramis, Belenus » (II, 8, 492), car les trois autres divinités sont ses « surnoms » (II, 8, 512). Tautatès est le premier dieu η gaulois nommé (II, 1, 35). « Tautatès, c'est-à-dire Dieu », déclare Adamas (II, 8, 516). Saint Augustin « n'adoroit qu'un seul Theutates », affirme même le druide (II, 11, 761).

• Tautatès est souvent nommé seul (II, 8, 495 par exemple). C'est lui qui contrôle le destin des hommes (II, 1, 44 ; II, 1, 45 ; II, 7, 463 ; II, 11, 686). Il leur envoie ce qu'ils désirent (II, 11, 674) ou ce qu'ils méritent (II, 11, 695). C'est à lui que les druidesses se consacrent (II, 11, 699 ; II, 11, 735). C'est aussi lui qui protège les druides (II, 8, 514).

• Tautatès est symbolisé par le chêne à trois branches (II, 5, 290) qui se trouve dans le bocage qui lui est consacré (II, 8, 516). Dans le temple de Montverdun, aucune porte ne lui est dédiée, mais c'est lui qui doit accepter les prières des suppliants (II, 8, 495).

• Les attributions de Tautatès sont multiples, puisque les Gaulois l'invoquent au début et à la fin de toutes leurs actions. Patron de l'éloquence, des arts et du commerce (II, 8, 511), il a pour homologue le dieu Mercure quand les usurpateurs forcent les druides à représenter leurs divinités avec les figures et les noms des dieux païens (II, 8, 514).

• Pour décrire Tautatès à Céladon, Adamas propose une synthèse qui confond la religion gauloise avec le christianisme : Il y a « le Pere, le Dieu homme [qui] est le Fils, et l'Amour de tous les deux, et tous trois ne font qu'un Teutates, c'est à dire un Dieu, et c'est la mere de ce Dieu homme » que les Druides appellent la Vierge qui enfantera η (II, 8, 517).

Thamire invoque Tautatès et les dieux gaulois, car il voudrait les apaiser par des sacrifices pour obtenir la guérison de Calidon (II, 1, 44).

• Quatre hommes jurent par Tautatès :
Calidon (II, 2, 80), Hylas (II, 6, 418), Céladon (II, 7, 482) et Adamas (II, 8, 520).

Silvandre nomme Tautatès pour expliquer que, malgré la distance qui sépare Dieu des hommes, Dieu demande qu'on l'aime (II, 9, 609).
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Tautates Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Écrit Thautates.
Nommé quatre-vingt-onze fois dans la troisième partie, « le grand Tautatès » reste la synthèse du quatuor divin asréen, « Thautates, Hesus, Tharamis, et Bellenus » (III, 2, 27 verso ; III, 5, 174 recto ; III, 6, 239 recto ; III, 9, 372 recto ; III, 9, 373 verso). Il est aussi et surtout reconnu « seul et unique Dieu » (III, 9, 372 recto). Les Gaulois n'adorent « qu'un Dieu, soubs les noms de Thautates, Hesus, Tharamis, et Bellenus » (III, 2, 27 verso). Tautatès ressemble tellement au Dieu des chrétiens qu'on le vénère hors du Forez (III, 6, 238 recto) et qu'on lui sacrifie le pain et le vin (III, 5, 174 recto). Ceux qui le prient sacrifient des taureaux (III, 6, 232 recto) ou cherchent des présages dans leurs entrailles (III, 8, 358 verso).

À cause du traitement de Tautatès, la troisième partie recèle un catéchisme digne des idéaux de la Contre-Réforme.

• Tautatès est confondu avec Jupiter quand il est considéré le père des prières (III, 10, 411 verso).

• Tautatès est confondu avec Amour, le premier dieu sorti du chaos (III, 10, 413 verso). Il est appelé « Tautatès Amour » (III, 10, 414 recto ; III, 11, 487 recto).

• Tautatès est associé à la providence (III, 1, 12 verso ; III, 12, 502 verso), à la fortune (III, 6, 233 recto), à la prudence (III, 3, 60 recto), et à la prévoyance (III, 12, 544 recto). Maître du futur (III, 9, 392 recto), il envoie des présages et des pressentiments (III, 11, 461 recto ; III, 12, 542 recto). Se désespérer, c'est l'offenser (III, 1, 12 verso ; III, 6, 240 verso).

• Tautatès est bon (III, 1, 13 verso). Il distribue faveurs et récompenses (III, 1, 13 recto ; III, 6, 236 verso ; III, 9, 406 verso ; III, 11, 457 recto ; III, 11, 458 recto ; III, 12, 536 recto). Il aime les hommes (III, 6, 238 verso ; III, 11, 457 recto) : leurs prières le touchent (III, 11, 459 recto). Il soutient les malheureux (III, 5, 211 verso ; III, 12, 494 recto). Il supporte les pécheurs (III, 6, 231 recto), leur pardonne (III, 12, 494 verso) ou les châtie (III, 12, 545 verso).

• Tautatès agit « pour nostre mieux » (III, 3, 60 verso), mais il est aussi juste (III, 6, 237 verso). Il châtie le peuple pour les fautes du prince et le prince pour les fautes du peuple (III, 6, 231 recto).

• Tautatès est tout-puissant (III, 2, 55 verso) et omniprésent (III, 9, 385 verso). Suprême créateur (III, 5, 203 recto), par amour, il a fait l'univers (III, 4, 168 verso). Il a créé l'homme pour qu'il l'aime et le serve (III, 10, 414 recto). Tautatès donne à chacun sa condition (III, 11, 455 recto). Il fait la beauté (III, 1, 23 verso), et offre le jugement (III, 2, 52 recto). Il organise la communication de manière à ce que paroles et actions se complètent (III, 10, 412 verso). Au Ciel, il reçoit les âmes immortelles (III, 3, 90 recto).

• Le Druide qui vit en ermite sur les rives de la Garonne est « un vray amy de Tautates » (III, 6, 237 recto), car le dieu apprécie la voie de la contemplation (III, 9, 401 verso). Noé aussi est « ce grand amy de Tautates » (III, 9, 373 recto).

• A Bonlieu, un bocage est consacré à Tautatès (III, 2, 27 recto).

• Tautatès a fait pousser le gui sacré dans le hameau des bergers du Lignon (III, 5, 171 verso) ; c'est une grande grâce (III, 5, 208 recto). Le dieu recevra donc un sacrifice d'action de grâces (III, 5, 209 recto ; III, 6, 260 recto) qui ne doit pas être retardé (III, 9, 369 recto). Le sacrifice (mi-païen, mi-chrétien) est décrit (III, 9, 371 recto à III, 9, 372 verso), puis rappelé (III, 11, 451 verso). Durant ce sacrifice, le dieu a donné des marques de sa bénévolence (III, 11, 452 recto ; III, 11, 485 verso).

• Tautatès rend les oracles à Montverdun (III, 6, 228 recto) pour détourner les hommes de ce qui leur nuit (III, 6, 230 verso), parce qu'il préfère ne pas avoir à les châtier (III, 6, 230 verso). C'est aussi lui qui a rendu un oracle à Criséide, dans le pays des Salasses, à travers une druide anonyme et nomade (III, 7, 283 verso).

Adamas considère que c'est Tautatès qui a rendu un oracle à Daphnide et Alcidon, en Aquitaine (III, 4 161 recto ; III, 4, 169 recto). Le dieu peut donc leur ordonner de se réconcilier.

• Tautatès a établi Adamas juge du Forez (III, 4, 167 verso). Il lui a confié Céladon (III, 5, 186 verso), et l'a probablement rendu responsable de l'avenir de Silvandre (III, 10, 418 verso).

Damon d'Aquitaine jure par « le grand Tautatès » (III, 6, 243 verso) et se remet entre ses mains (III, 6, 244 recto). Silvandre (III, 7, 277 verso), Hylas (III, 7, 281 recto) et le roi Gondebaud (III, 8, 357 verso ; III, 8, 365 verso) invoquent aussi Tautatès.

Astrée, importunée par Calidon, jure qu'elle n'aimera plus que Tautatès (III, 5, 215 recto). Quand elle se retirera auprès des druides, elle s'abandonnera entre les mains de ce dieu (III, 11, 484 verso).

Childéric déclare qu'il s'opposerait même à Tautatès pour l'amour de Silviane (III, 12, 533 verso).
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Tectosages Mentionnés dans : III
Peuple qui cherche un toit, d'après l'étymologie de son nom (Kruta, p. 71). Strabon consacre un long développement à cette nation qui fut puissante. « Leurs possessions partent du mont Pyréné et empiètent même quelque peu sur le versant septentrional des monts Cemmènes ». On dit que les Tectosages ont participé à l'expédition contre Delphes et caché dans la ville de Toulouse l'or qu'ils avaient volé. Mais les 15 000 talents retrouvés ensuite représentent une somme que Delphes ne pouvait pas posséder à l'époque de l'invasion, note Strabon (IV, 13). D'après Trogue Pompée, les Tectosages atteints de la peste ont dû jeter les biens mal acquis dans les lacs (cité par D. Roman, p. 224). Voir Or du temple η et Ville des Tectosages.

Torrismond, roi des Wisigoths, revient auprès des Tectosages, son peuple (III, 6, 261 recto).
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Tesin Mentionné dans : III
Le Tessin est un affluent de la rive gauche du qui se jette dans le lac Majeur.

Arimant traverse cette rivière pour se rendre auprès de Criséide (III, 7, 315 verso).
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Tetis Mentionnée dans : I
Mythologie. Thétis, la mère d'Achille, est la déesse aux pieds d'argent chez HomÈre (Iliade, chant 1). « Vous devez à Thétis vos pieds impérieux », écrit Guillaume Colletet dans un sonnet intitulé « Les Beautés empruntées ». Pour Ronsard, Thétis a les pieds petits (éd. Blanchemain, IV, « La Charite », p. 181)

• Climanthe, le faux druide, compare le « pied petit et mignard » de Léonide à celui de « Tetis » (I, 5, 135 verso).
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Thirreniens Mentionnés dans : III
Les Thyréniens, nommés par Virgile, par Ovide et par quelques mythographes comme Hygin, sont un ancien peuple d'Italie. Selon toute probabilité, confondus parfois avec les Scythes, les Thyréniens sont devenus les Étrusques puis les Toscans. Ce peuple a donné son nom à la mer Thyrénienne où Bacchus aurait jeté les guerriers Thyréniens. Avant même l'arrivée d'Énée, Ce peuple avait un culte particulier pour Vesta appelée « Labith Horchia » ou Bonne mère de Scythie η.
Le Dictionnaire de TrÉvoux (VI, Article Vesta) attribue à Myrthilus de Lesbos cette information que rapporte Honoré d'Urfé. Ce Myrthilus (ou Myrsile, ou Myrtilos, ou Myrsilos) est un historien grec nommé par Pline parmi ses sources (III et IV). Voir le Dictionnaire de William Smith sur le site Remacle (Article Myrsilos, vérifié le 28 octobre 2014).
Antoine FumÉe aussi explique que les Thyréniens donnent ce surnom à Vesta (pp. 63-64).

• Dans sa prière à Vesta, la Maxime vestale rappelle la vénération des Thyréniens pour cette déesse qu'ils appellent « LABITH HORCHIA » (III, 2, 30 verso).
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Thuringe Mentionnée dans : III
Du Haillan raconte que Childéric, chassé pour son inconduite, suit les conseils donnés par Guyemant et se retire « vers Basin Roy de Thuringe (à present selon aucuns dicte Lorraine) » (p. 25). Du Haillan explique ailleurs que « la Thuringe est de là le Rhin, au pays de Saxe, le long du fleuve Sala, la Lorraine s'appelloit lors Austrasie » (p. 24). La Thuringe est aujourd'hui une région de l'Allemagne ; Luther et Gœthe y ont vécu (Voir ce site, 20 mars 2013). Voir Turingiens

Guyemant dit à Childéric de se retirer auprès de Basin en Thuringe, son parent et son ami (III, 12, 547 verso).
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Tibre Mentionné dans : I, II
Écrit aussi Tybre. Fleuve d'Italie, qui va de la Toscane à Rome.

• Au service d'Amasis, dame du Forez, Cleomir est allé jusqu'au Tibre (I, 3, 63 recto).
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Tibre Mentionné dans : I, II
Écrit aussi Tybre.

Ursace trouve Maxime qui s'enfuit au bord du Tibre (II, 12, 862). Il l'attaque et déclare que toute l'eau du Tibre ne pourrait pas effacer l'offense faite à Eudoxe (II, 12, 862).
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Tigre Voir Tyle.  
Tiresias Mentionné dans : I
Mythologie. Ovide rapporte dans ses Métamorphoses les mésaventures de Tirésias (III, 317 sq.). Tirésias est d'abord un homme qui devient femme pour avoir séparé des serpents qui s'accouplaient. Sept ans après, il répète son geste et redevient homme. C'est ensuite un devin aveugle.

• Filandre, habillé en femme pour l'amour de la Bergère Diane, rappelle à la jeune fille que Tirésias, « apres avoir esté fille, devint homme » (I, 6, 180 recto).

C'est en réalité la première partie du mythe (homme qui devient femme) qui s'applique à Filandre.

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Titans Mentionnés dans : III
Mythologie. Les Titans, fils du Ciel et de la Terre, sont les frères de Rhéa et de Saturne. Pour que leurs descendants règnent, ils ont condamné Saturne à ne pas avoir d'enfants. Les Titans se révoltent lorsqu'ils apprennent que Jupiter, dernier fils de Saturne, a survécu. Vainqueur, Jupiter jette les Titans dans le Tartare. Le dieu doit sa victoire à la peau d'Amalthée, la chèvre qui l'a nourri de son lait en cachette (Du Choul, p. 52).

La version que donne Honoré d'Urfé peut surprendre parce qu'elle n'inclut pas Amalthée : Jupiter doit la vie à Vesta, sa sœur, et lui accorde le droit de rester vierge pour la remercier. Il faut se rappeler que Vesta porte plusieurs noms : elle est Hestia chez Platon (« l'essence des choses », d'après le Cratyle, 401c), ou Cybèle chez Ovide (Les Fastes, 4, 179-246). Il faut aussi se rappeler que, dans L'Astrée, les « peintures esclatantes » ont montré les Corybantes couvrant les vagissements de Jupiter enfant (I, 2, 27 recto). Or ces Corybantes sont des prêtres de Cybèle.

Cybèle n'est pas seulement un des avatars ou des surnoms de Vesta, elle est aussi une des formes de la Bonne Déesse ... « L'image donques de Cybele est toute une avec celle de la grand mere » (Cartari, p. 281). C'est « une divinité si considérable, que quiconque ne lui sacrifioit point, passoit pour un impie » (Dictionnaire de TrÉvoux, VI, Article Vesta). Il est donc tout à fait logique qu'une druide prie Vesta en Forez. Voir Labith Horchia η.

• La Maxime vestale, dans sa prière, rappelle que Jupiter vainc les Titans, puis permet à Vesta de rester vierge (III, 2, 31 recto).

• Dans un sonnet, Damon d'Aquitaine, sait qu'il ne faudrait pas imiter les Titans qui ont voulu changer l'ordre des choses (III, 6, 257 recto).

• « Jupiter, vainqueur des Titans », est une tragédie-ballet en cinq actes donnée à Versailles sous le règne de Louis XIV. Elle doit apprendre aux nobles qu'il vaut mieux ne pas s'attaquer au Roi (Gallica).
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Tongres Mentionnés dans : III
Peuple et ville de Belgique.
Pline (XXXI, 2) nomme une ville belge Tongres. C'était la forteresse des Eburons, un des peuples que CÉsar a trouvés braves (I, 1). Les Francs Saliens sont installés dans la cité des Tongres au début du Ve siècle, du vivant de Clodion (FerdiÈre, p. 342) ; cette information vient de Grégoire de Tours selon Fauchet (p. 89). Les Francs sont déjà dans la seconde Belgique (Amiens, Reims et Châlons) en 456 (Fauchet, p. 100).

• Un des fils de Clodion, Renaud, épouse la fille de Multiade, roi de Tongres (III, 12, 523 verso).

L'édition de 1619 donne
roi des Tongres (peuple).

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Toscane Mentionnée dans : II
Région d'Italie qui borde la chaîne des Apennins.

• Parce qu'il ne veut pas se tuer, Ursace quitte Rome et se dirige vers la Toscane pour arriver à l'Apennin et y mourir (II, 12, 868).
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Toulouse Mentionnée dans : I, II, III
Écrit aussi Toulouze, Thoulouse.

• Ville où se tient Alaric, roi des Wisigoths (I, 2, 41 verso).
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Toulouse Mentionnée dans : I, II, III
Écrit Tholose et Tolose. Siège des Wisigoths depuis 418 d'après JordanÈs (cité par Favrod, p. 45).

Ætius conseille aux fils de Thierry de retourner à Toulouse. Il désire éloigner les Wisigoths des Champs Catalauniques (II, 12, 827).
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Toulouse Mentionnée dans : I, II, III
Écrit aussi Toulouze. C'est la Ville des Tectosages. Voir aussi Tectosages.

Torrismond succède à son père à Toulouse après la bataille des Champs Catalauniques (III, 3, 61 recto).

Hylas quitte Lyon et désire gagner Toulouse (plus de 500 km !). Il s'arrête au Mont d'or (III, 7, 331 verso).

Cet épisode est supprimé après l'édition de 1619.

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Toussaint Du Bray Mentionné dans : I, II, III
Premier éditeur de L'Astrée, il reste jusqu'à la fin de sa vie le principal éditeur du roman. Grâce au livre remarquable que Roméo Arbour lui a consacré, on sait que le destin de Toussaint Du Bray est étroitement mêlé à l'histoire de la fiction narrative en général et de L'Astrée en particulier.

Né vers 1580 d'un « maître-fripier », il perd son père en 1583. Parce que ses deux tuteurs successifs sont des libraires, il pénètre dans le monde de l'édition. Il fait probablement son apprentissage ou son stage chez Antoine Du Breuil. Il devient en 1602 marchand-libraire rue Saint-Jacques, à Paris, et possède aussi une boutique au Palais. La gravure d'Abraham Bosse qui montre à quoi ressemblent ces librairies se trouve dans ce site (30 septembre 2010). Toussaint Du Bray se spécialise dans la publication de recueils de vers et de romans.

• C'est probablement à travers le cercle qui entoure Marguerite de Valois η qu'Honoré d'Urfé a connu Toussaint (Arbour, p. 44) qui est aussi l'éditeur des vers de son ami, Jean de Lingendes η.

• Le Privilège de l'édition anonyme de L'Astrée, en 1607, stipule : « Ledit Sieur Autheur a esleu, cedé et transporté, concede, et accorde que Toussaincts Du Bray marchand Libraire à Paris, Imprime ou face Imprimer, vende, distribue et joüisse dudit privilege ainsi qu'il a esté accordé entre eux és estudes des Notaires soubs-signez, le dix-huictiesme Aoust. 1607 ».
En 1617, quand le privilège de la première et de la deuxième partie expire, Toussaint Du Bray (associé à Olivier De Varennes) possède un privilège qui date de 1616 pour la troisième partie. Toussaint publie une nouvelle édition du Sireine d'Honoré d'Urfé puis enfin la troisième partie de L'Astrée. C'est encore Toussaint qui fait réimprimer les trois parties du roman en 1619. L'association du romancier et du libraire dure jusqu'en 1621. Après cette date, d'Urfé semble s'éloigner de Paris et de L'Astrée, éditions et rééditions de ses œuvres posent des problèmes, mais qui ne sont pas directement liés à Toussaint. Les mandataires du romancier s'adressent à François Pomeray, associé de Toussaint, et à Robert Foüet.

• Toussaint Du Bray, conclut Roméo Arbour, fut « un artisan du livre, à l'écart de toute protection publique ou privée, [...] le José Corti du XVIIe siècle » (p. 169).
Malgré trente années d'activité intense, à cause de multiples procès, Toussaint Du Bray laisse des dettes et une succession difficile quand il meurt, en février 1637. Jusqu'en 1774 pourtant, des descendants de Toussaint Du Bray seront libraires.

• Voici un des nombreux fleurons de Toussaint. Il figure en 1613 sur la couverture des Satyres de Mathurin Régnier qui se trouvait dans le site de la Librairie Rossignol en mars 2007.

fleuron

L'édition de 1607 de la première partie de L'Astrée présente aussi une des marques de Toussaint avec sa devise, Cultu fertilior.

• On ignore combien reçut Honoré d'Urfé pour la première partie de L'Astrée en 1607. Sans doute moins qu'en 1614. Or à cette date, alors que les deux premières parties du roman connaissent un succès prodigieux, Toussaint Du Bray (par personne interposée) s'engage à « fournir audict d'Essay [« homme de chambre » de d'Urfé] la somme de mil livres et outre bailler ou delivrer audict sieur d'Urfé la quantité de LX volumes de la première, seconde et troisiesme partie de L'Astrée » (Arbour, p. 49).

Cette entente ne doit pas nous étonner. Henri-Jean Martin signale que « souvent les auteurs ou leurs héritiers se contentent de demander aux libraires un certain nombre d'exemplaires » (p. 424), ce nombre variant entre 14 et 100 jusqu'en 1645. Quant aux mille livres données à « l'homme de chambre » d'Honoré d'Urfé, elles représentent une somme importante puisque c'est exactement le même montant que Scarron recevra en 1651 de Toussaint Quinet pour son Roman comique (Martin, p. 429). Notons par ailleurs qu'en 1612, l'ensemble du marquisat de Valromey rapporte à Honoré d'Urfé tout au plus 2 500 livres par an (Reure, p. 175). En 1611, les revenus de tout le comté de Forez montaient à 8 000 livres (Batiffol, pp. 512, 518).
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Trelins Mentionné dans : II
Il s'agit du pont de Trelins. Voir la carte dressée par Maxime Gaume (p. 191).

• Pont sur le Lignon que franchissent Léonide et Paris en se rendant dans les hameaux (II, 7, 471).
2
Tricastius Mentionnés dans : III
Écrit Tricastius en 1621, mais Tricastins en 1619, graphie que l'on trouve dans Tite Live (Livre V, 34), alors que Pline donne Trécasses (IV, 32). Casses signifie combat (Duval, p. 27). Les Tricastini, d'après Guichenon, sont à Saint-Paul-Trois-Châteaux (I, p. 14). Il s'agit des Tricasses, peuple de la Gaule lyonnaise, dont le nom est à l'origine de la ville de Troye (Longnon, p. 102). En 473, la Loire, le Rhône et l'Atlantique sont devenus les frontières du royaume wisigoth (Labouysse, p. 66).

• L'un des peuples que le roi Euric attaque (III, 3, 66 verso).
3
Turingiens Mentionnés dans : II
Les Thuringiens sont un peuple germain η résidant d'abord au delà de l'Elbe, et qui traverse le fleuve au Ve siècle. Voir Thuringe.

• Ils sont obligés de combattre aux côtés d'Attila contre les Francs de Pharamond (II, 12, 805).
2
Tyle Mentionné dans : III
L'un des noms anciens du Tigre. Huguet donne : « Tygre, Tygrin, Tyl, Tylliot » (Article Tigre).
Ce fleuve de Turquie aux eaux rapides longeait de célèbres villes dans l'antiquité. Il est nommé dans la Bible : « Il y avoit quatre fleuves qui sortoient du Paradis terrestre, l'Euphrate, le Tigre, le Gange et le Nil » (FuretiÈre, Article Fleuve). Les traductions modernes de la Genèse donnent : Pishon, Gihon, Tigre et Euphrate (2,10 à 14). Voir ce site (15 décembre 2012).

Adamas, faisant un compliment dithyrambique à Daphnide, affirme que la réputation du roi Euric a atteint les rives des fleuves bibliques, « le Gange et le Tyle » (III, 4, 159 verso).

• Une mosaïque qui date du XIIIe siècle, dans l'ancien palais épiscopal de Die (Drôme), indique les quatre fleuves du Paradis. Voir ce site (20 mars 2015).
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