Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetRÉPERTOIRE - I, J, K

Icare Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Fils de Dédale et prisonnier avec lui du labyrinthe. Le jeune homme s'approche trop du soleil avec les ailes que son père a collées sur ses épaules. Il tombe dans la mer Égée - dont un bras s'appelle depuis mer Icarienne.

• Silvandre, un enfant trouvé amoureux de la Bergère Diane, se juge trop ambitieux et évoque ce mythe dans un poème où il traite ses espoirs d'Icares (I, 8, 222 verso) et d'Ixions.

• Le châtiment d'Icare peint par Carlo Saraceni (1579 - 1620) se trouve dans ce site (8 mars 2019).
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Icare Mentionné dans : I, II, III
Mythologie. Dans la deuxième partie, ce mythe reste attaché à Silvandre, mais de manière indirecte.

• Le Berger répète un récit fait par Ursace lorsqu'il évoque Icare. Ursace est alors, comme Silvandre, un « ver de terre amoureux d'une étoile » (Hugo, Ruy Blas, II, 2). Les deux hommes donc s'associent avec Icare.

Ursace se nomme au moment où il explique à Eudoxe le tableau représentant Icare (II, 12, 777). Ce chevalier qui ose aimer la fille de l'Empereur admire « le courage bien genereux » d'Icare (II, 12, 778).
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Icare Mentionné dans : I, II, III
Icare est désigné par une périphrase : « Ce garçon [...] qui ne creut à son pere » (III, 1, 7 recto).
C'est encore Silvandre qui évoque ce mythe parce qu'« il ayme en lieu trop haut ».
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Ida Mentionné dans : I
Mythologie. Jupiter a grandi en Crète, sur le Mont Ida.

• Dans les « peintures esclatantes », Ganymède est vêtu comme les habitants de l'Ida, c'est-à-dire comme les Bergers.
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Iponne Mentionnée dans : II
Il s'agit de la ville d'Hippone en Afrique du Nord, aujourd'hui Annaba en Algérie. Les Vandales assiègent la ville. « Après avoir perdu beaucoup de temps devant Hippone, sans pouvoir ni l'emporter d'assaut ni la forcer à capituler, la famine les obligea de lever le siège » (Procope, III, 5).

Augustin est l'évêque de cette ville quand Genséric envahit la région (II, 11, 761).
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Isere Mentionnée dans : I, II
Affluent de la rive gauche du Rhône au cours très irrégulier.

• Hylas nomme l'Isère quand il énumère les rivières qui grossissent le Rhône (I, 8, 243 recto).
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Isere Mentionnée dans : I, II
Écrit Iseré.

• Dans la deuxième partie, Céladon, en allant en Italie, traverse cette rivière (II, 10, 636).
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Iseron Mentionnée dans : IV
On écrit aujourd'hui Izeron. C'est une commune sur l'Isère, à 28 km de Grenoble et à 38 km de Lyon (Voir l'article de Wikipédia sur l'aqueduc antique de l'Yzeron, 11 janvier 2017).

Dorinde et Sigismond, par prudence, se donnent un second point de rencontre, le pont qui est sur le chemin du village d'Izeron (IV, 4, 881).
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Isis Mentionnée dans : III
Quand il parle du Temple d'Isis, Plutarque affirme : « Le nom même du temple annonce clairement qu'on y trouve la connaissance et l'intelligence de l'Être suprême » (2). Les néo-platoniciens, comme Apulée, révèrent Isis. Cette déesse égyptienne est bien connue en Europe. Elle a été vénérée à Lausanne et à Baden (Flutsch, p. 119). Une église du « Chablais estoit autrefois le Temple de la deesse Isis » (Guichenon, I, p. 24). Isis serait le nom que l'Égypte donnait à Cérès (Equicola, Livre 3, f° 171 recto).
Confondue avec la Vierge noire, Isis aurait même eu des autels en Forez, près de Montbrison. Des chercheurs d'étymologies ont cru trouver Isis dans Issy.
Honoré d'Urfé s'est inspiré principalement du moine Abbon (850 ? - 922), parce que c'est lui qui relie Isis et la ville de Paris. Abbon explique dès sa première phrase que le nom de Paris vient de « la célèbre ville d'Isia », c'est-à-dire d'Athènes. Lutèce est par Isiae, « pareille à Isia », Paris (Henein, p. 77).

• Dans le temple d'Isis, un oracle promet que Paris deviendra la capitale quand les Francs régneront en Gaule (III, 12, 510 recto).

Épisode ajouté après l'édition de 1619.

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Isoure Mentionné dans : I, II, IV
Le palais de Galathée se trouve dans ce lieu qu'il faut « identifier avec le château de Chalain d'Uzore », affirme Maxime Gaume (p. 200). La carte du Forez ne situe pas ce château près du Lignon (Voir Cartothèque).

• Dans sa préface (L'Autheur à la Bergere Astrée), d'Urfé suggère un parallèle entre le Mont d'Isoure et le Parnasse, lieu de rencontre des muses.

• Le romancier décrit les somptueuses décorations intérieures, les « peintures esclatantes » (I, 2, 26 verso), ainsi que les étranges décorations du jardin (I, 2, 22 verso) et de la fontaine de la Vérité d'amour (I, 11, 367 verso).

• Il donne au château un pont-levis (I, 2, 22 verso).

• Une gravure de L'Astrée montre la façade et les jardins du château. Une photo ancienne de Chalain d'Uzore est dans ce site (21 avril 2015).
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Isoure Mentionné dans : I, II, IV
D'après La Mure, ce lieu, « un beau Theatre au milieu d'un grand Cirque », se nommerait « tantost Uzore, et tantost Izore », en hommage à Isis et Osiris (I, p. 149).

• Honoré d'Urfé rappelle que le palais de Galathée s'y trouve (II, 7, 451, II, 8, 490), que Léonide en est sortie (II, 7, 469) et surtout que Céladon y était (II, 8, 503 ; II, 10, 649 ; II, 10, 651 ; II, 10, 659 ; II, 10, 669).

Montverdun se trouve entre le Lignon et la montagne d'Isoure. Le pic d'Isoure, celui de Montverdun et celui de Marcilly forment un « triangle parfait » (II, 8, 492), équilatéral.

• Dans un poème, Céladon parle des bois d'Isoure (II, 10, 620) que l'on voit de la maison d'Adamas (II, 10, 649).

• Voir la carte du Forez.
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Isoure Mentionné dans : I, II, IV
Écrit Issoure. Jacques η d'Urfé fait construire une chappelle dédiée à sainte Geneviève sur le mont d'Isoure (La Mure / A. Bernard, p. 71), lorsqu'il se retirera en Forez, après 1627.

 • Des bergers armés s'assemblent dans cette forêt (IV, 3, 383).
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Italie Mentionnée dans : I, II, III
Céladon a visité l'Italie (I, 1, 9 verso), mais le récit de ce voyage se fera plus tard. C'est Rome ou les Romains que d'Urfé mentionne dans la première partie pour parler de l'Italie médiévale.
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Italie Mentionnée dans : I, II, III
L'histoire de l'Italie est sinistre : Les Huns, écrit Jordanès, font « de l'Italie presque entière un monceau de ruines » (ch. XLII). « Le sol barbare avait vomi, comme la lave de l'Etna, ses enfants sur notre territoire », déclare Ammien Marcellin (XXXI, ch. 4).

• Nous ne saurons rien du séjour de Céladon en Italie et de son retour, mise à part la rencontre d'Ursace et d'Olimbre.

Le périple du Berger rappelle pourtant le bruit et la fureur des voyages de son père, Alcippe (I, 2) ;
le père agissait alors que le fils se contente de réagir.

Celui qui espérait voir un volcan éteint (II, 10, 637) se retrouve dans un univers en train d'exploser.

• « L'Italie est la province la plus belle du monde » (II, 10, 636), déclare Céladon quand il commence à raconter le voyage qui lui a été imposé (II, 10, 647). Il arrive dans ce pays à un bien mauvais moment ! Un barbare (Genséric) vient de ravager la région (II, 10, 637). L'Italie est misérable (II, 10, 639), tout juste encore entière (II, 11, 738). Alaric a saccagé Rome (II, 11, 739) et son successeur la menace (II, 11, 742).

Placidie défend chaleureusement la cause de sa patrie auprès de son époux, Ataulphe, roi des Wisigoths (II, 11, 741 à II, 11, 744). Quand il est assassiné, elle retourne en Italie (II, 11, 746). Elle quitte sa patrie de nouveau parce qu'elle est mécontente de la conduite d'Honorius, son frère (II, 11, 753 ; II, 12, 775). Elle y revient avec son fils, Valentinien (II, 12, 793) et y meurt (II, 11, 763).

Valentinien, devenu Empereur d'Occident, amène Eudoxe, son épouse, en Italie (II, 12, 803). Ursace les accompagne (II, 12, 804) puis se bat dans l'armée d'Ætius (II, 12, 831). Au retour, Rome et l'Italie les honorent (II, 12, 833).

• L'Italie est un champ de bataille (II, 12, 791). À cause de sa « fertilité » et de ses « richesses » (II, 11, 755), Attila la convoite puis l'attaque (II, 12, 805 ; II, 12, 840).

• Les astrologues annoncent que la région de Venise, saccagée par Attila, connaîtra « heur » et « félicités » (II, 12, 842).

Attila prétend séjourner en Italie seulement pour épouser la sœur de Valentinien (II, 12, 844). À la mort d'Attila, la paix revient (II, 12, 845).

• Après l'assassinat de Valentinien, Eudoxe pense quitter l'Italie (II, 12, 849). Pour se venger de Maxime, l'usurpateur du trône, elle décide de se tourner vers Genséric, le roi des Vandales, et de lui donner l'Italie (II, 12, 860). Ursace jure de ne pas quitter le pays avant de venger la mort de Valentinien (II, 12, 860). Genséric survient, pille l'Italie (II, 12, 861) et se retire en emmenant Eudoxe et ses filles (II, 12, 862).

Ursace, né en Italie (II, 12, 843), rappelle que Bellovèse et ses Gaulois ont ravagé son pays (II, 12, 841). Un Astrologue lui conseille de ne pas rester en Italie (II, 12, 882).

Honoré d'Urfé ignore deux adversaires chrétiens d'Attila, qui ont réussi à arrêter « le fléau de Dieu » :
le Pape Léon en Italie et sainte Geneviève à Paris.
Cela prouve qu'aux yeux du romancier la vérité historique cède le pas au désir de décrire une religion syncrétique et imaginaire.

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Italie Mentionnée dans : I, II, III
L'Italie est nommée seulement par Criséide.

• C'est le siège des successeurs de Valentinien (III, 7, 284 verso), que protègent de grands capitaines, comme Léandre, père de Criséide (III, 7, 301 recto).

Arimant et son père habitent Éporèdes pour pouvoir sortir facilement d'Italie (III, 7, 285 recto). Arimant pourrait quitter Lyon et rentrer en Italie, pense le fidèle Bellaris (III, 8, 355 verso).

Criséide rappelle à Gondebaud qu'il a « faict trembler l'Italie au bruit de [ses] armes », alors que l'Italie avait « sousmis tout l'Univers sous les siennes » (III, 8, 360 recto).
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Italiens Mentionnés dans : III
Les Italiens figurent dans la Suitte de l'histoire de Cryseide et d'Arimant.

• À Lyon, Bellaris déguisé parle à Criséide en italien (III, 8, 333 verso ; III, 8, 338 recto ; III, 8, 338 verso). Cela intrigue toutes les prisonnières (III, 8, 339 recto).

Gondebaud est mécontent qu'une prisonnière italienne (Criséide) se soit enfuie (III, 8, 351 verso).
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Ixion Mentionné dans : I, III
Mythologie. Ixion est un roi criminel que Jupiter a d'abord secouru. Ingrat, Ixion ose aimer Junon, l'épouse de Jupiter : il embrasse un nuage qui a la forme de la déesse. En guise de châtiment, il sera attaché à une roue qui tournera éternellement dans les cieux.

• Silvandre, un enfant trouvé amoureux de la Bergère Diane, se juge ambitieux et évoque ce mythe dans un poème où il traite ses espoirs d'Ixions (I, 8, 222 verso) et d'Icares.

• Le châtiment d'Ixion représenté sur un vase se trouve dans ce site (30 septembre 2014).
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Ixion Mentionné dans : I, III
Phillis - par jeu - condamne Silvandre, « arrogant et temeraire Ixion », qui ose aimer Diane (III, 9, 393 recto).

Phillis et Délie (voir Pan), deux jeunes filles, plaisantent en manipulant les mythes comme elles le désirent.

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Julieu Mentionné dans : II
Écrit Julius dans la première partie. Il s'agit de Jullieux.

• De la demeure d'Adamas, on aperçoit Jullieux (II, 10, 630).
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Julius Mentionné dans : I
La Mure écrit que la tradition attribue la fondation de la « ville de Julius » à un Jules Maximin, « si ce n'est que nous voulussions rapporter ce nom de Julieu à Jules Cesar » (I, p. 138).
Il s'agit de la ville de Jullieux, nommée Julieu dans la deuxième partie de L'Astrée.

• Premier bâtiment construit par César (I, 2, 29 verso).
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Jullieux Voir Julieu et Julius.  
Junon Mentionnée dans : I, III
Mythologie. Écrit Juno. Épouse de Jupiter, célèbre pour sa jalousie (ce que le romancier ne souligne pas).

• En Neustrie, sur l'autel d'Hymen, se trouve la statue de Junon à côté de son époux, Jupiter (I, 11, 362 recto).

• Le nom de Junon est cachée derrière celui de Lucine, la sage-femme (I, 4, 109 verso), en effet Lucina est une épithète de Junon, déesse protectrice des naissances.

• Junon apparaît en filigrane grâce à Ixion, cet homme qui a osé aimer la déesse (I, 8, 222 verso).

• On entrevoit deux personnages mythiques féminins qui ont été les victimes de Junon, Sémélé et Callisto, la nymphe que Diane exile (I, 2, 30 verso).

• Marie de Médicis η a été représentée en Junon par Barthélémy Prieur (1536 - 1611). Voir ce site (8 mars 2019).
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Junon Mentionnée dans : I, III
Mythologie. Écrit Juno.

• La déesse est derrière Ixion, cet homme qui a osé l'aimer (III, 9, 393 recto).

Arimant jure par « Hymen et la Nopciere Juno » qu'il épousera Criséide (III, 7, 298 recto).

Criséide le répète à Gondebaud (III, 8, 359 verso).

• Rubens a peint Ixion trompé par Junon (voir ce site, 10 avril 2014). D'Urfé a aussi pu voir à Fontainebleau la fresque qui raconte un mythe tiré des Géorgiques de Virgile η : l'histoire tragique de Cydippe, une prêtresse de Junon (voir ce site, 10 avril 2014). Une Junon romaine colossale se trouve dans le site du M. F. A. de Boston (6 mars 2013).
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Jupiter Mentionné dans : I, II, III, IV
Mythologie. Le roi des dieux représente la domination dans Les Epistres morales (III, 3, p. 379), puissance qui « nous envoye le bien & le mal » et « nous verse le bien & le mal » (I, 19, p. 170).

Jupiter apparaît dans L'Astrée dans des descriptions de lieux aussi bien que dans des figures de rhétorique.

• Jupiter figure plusieurs fois sur les fresques du palais d'Isoure. Les « peintures esclatantes » montrent sa petite enfance et la protection des Corybantes. Elles évoquent deux de ses aventures amoureuses - avec Sémélé et avec Ganymède - ainsi que la naissance merveilleuse de Bacchus (I, 2, 27 recto). C'est l'image de Jupiter justicier armé du foudre qui tient le plus de place (I, 2, 27 verso).

Cette image peut rappeler le célèbre Jupiter de Phidias, une des sept merveilles du monde, que l'on trouve dans ce site
(15 juillet 2015).

• En Neustrie, sur l'autel d'Hymen, Jupiter est représenté à côté de son épouse, Junon, (I, 11, 362 recto).

• Jupiter est-il le dieu anonyme qui punit les parjures (I, 11, 362 verso) ?

Aristandre, amoureux de Silvie, nomme Jupiter en se comparant lui-même à Sémélé (I, 3, 65 verso).

• Voir Jupiter et Ganymède de Rubens dans ce site (8 mars 2019).
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Jupiter Mentionné dans : I, II, III, IV
Écrit aussi Juppiter.

• Ce sont les hommes qui parlent de Jupiter dans la deuxième partie, et sans jamais évoquer les aventures amoureuses du dieu.

Silvandre rappelle que Jupiter est le père des prières (II, 3, 136).

Hylas participe à Lyon au sacrifice offert au dieu qui a permis la restauration de la ville (II, 4, 220).

Adamas, dans la leçon de théologie qu'il donne à Céladon, explique que Jupiter, le dieu qui châtie et manie le foudre, pardonne les fautes (II, 8, 511).
Quand les Romains ont imposé leur dieux, c'est-à-dire les noms et images de leurs divinités, les Gaulois ont pris Jupiter pour Taramis (II, 8, 511). Ils devraient plutôt considérer les dieux païens comme des personnifications de vertus. Jupiter serait alors « la grandeur et Majesté de Dieu » (II, 8, 515).
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Jupiter Mentionné dans : I, II, III, IV
L'image de Jupiter s'adoucit dans la troisième partie. Honoré d'Urfé reprend et modifie le thème de l'influence des planètes. « Ceux qui ont estimé la domination estre le souverain bien, ont adoré Jupiter ; qui a aymé les voluptez, a choisi Vénus ; qui la marchandise, Mercure ; qui la contemplation, Saturne ; qui le labourage et les biens de la terre, Céres » (Epistres morales, III, 3, pp. 379-380).

• Dans une prière lue dans le temple de la Bonne Déesse, il est dit que Vesta a nourri Jupiter enfant (III, 2, 30 verso) et qu'elle a obtenu de rester vierge - faveur que réclament vestales et druides (III, 2, 31 recto).

Alcidon rappelle que Jupiter a quelquefois préféré l'amour des femmes à l'amour des déesses (III, 3, 82 recto).

• Dans un ballet, on chante que Jupiter s'arme du foudre ; Amour aussi (III, 3, 87 verso).

• L'humeur qui tient de Jupiter est joyeuse, explique Adamas (III, 5, 205 verso).
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Jupiter Mentionné dans : I, II, III, IV
Ovide énumère les métamorphoses de Jupiter lorsque l'audacieuse Arachné montre dans une tapisserie les crimes des dieux : « Comment [Jupiter] abusa, mué en or, de Danaé » (IV, 10).
Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, démontre l'immoralité des mythes païens. Il juge que la métamorphose de Jupiter en pluie figure « la séduction d'une femme intéressée » (Livre XVIII, ch. 13). De très nombreux peintres ont représenté ce mythe (Voir le site de Wikipédia, 8 décembre 2016).
Jupiter est associé à Minerve, sa fille. La triade capitoline (du Capitole) comprend Junon (Voir ce site, 20 décembre 2016). Les trois divinités sont honorées à Rome où on plantait des clous η dans le mur mitoyen des temples.

Les mentions de Jupiter appartiennent toutes à Dorinde.

Dorinde, la première fois, rappelle les amours de Jupiter avec Danaé pour expliquer comment Bellimarte a réussi à se faire agréer par toute la maisonnée - y compris par le père de la jeune fille (IV, 2, 312).

Comme Jupiter, Bellimarte est doté d'une épouse qui va défendre ses droits légitimes.

• La deuxième fois, Dorinde mentionne le dieu bienfaisant, sensible aux prières des hommes (IV, 2, 313).

C'est le dieu dépeint dans les « peintures esclatantes ».
Il peut retenir sa foudre et exaucer les prières (I, 2, 27 verso).

• La troisième fois, Dorinde explique les vertus du clou η planté dans le mur de temples mitoyens consacrés à Jupiter et à Minerve (IV, 3, 472). On apprend alors que les Romains ont laissé en Forez des temples que les bergers ne fréquentent pas, mais où Adraste pourrait trouver la guérison (IV, 3, 474).
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