Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetPERSONNAGES - T

Teombre Présent dans : II, III
Première mention : II, 4, 210. Écrit aussi Theombre.

Caractéristique : Hylas, qui ne l'aime pas, dit que Téombre « avoit presque passé son Automne avec une si bonne opinion de luy mesme, qu'il pensoit que toutes les Dames mourussent d'amour pour luy » (II, 4, 210). Hylas reconnaît aussi que Téombre « estoit fort riche » (II, 4, 247) et qu'il « estoit homme d'esprit » (II, 4, 269).

Nommé dans : Histoire de Parthenopé, Florice et Dorinde, racontée par Hylas à Paris et un groupe de bergers.

Chevalier (?) de Lyon.

Relations

À la demande de Phillis, Hylas raconte la suite de ses amours (II, 4, 193) :

Histoire de Parthenopé, Florice et Dorinde

À Lyon, lors d'une promenade en bateau, Hylas fait la connaissance de Téombre. Cet homme d'un certain âge aime Florice. Il en est aussi aimé, « fust pour le mal-heur d'elle ou autrement » (II, 4, 210).

Pour raviver leur amour, Téombre tente de rendre Florice jalouse en courtisant Dorinde. Il chante des vers - qu'Hylas a oubliés - en se disant plus heureux qu'un dieu d'être aimé de Dorinde. La jeune fille est absente. Florice répond par un sonnet où elle blâme ce « fascheux Amant » (II, 4, 212) dont on se moque.

Hylas, pour entamer la conversation avec Florice, déclare que Téombre « est plus propre pour le remede d'amour, que pour enseigner l'art d'aymer » (II, 4, 213-214). Hylas tombe amoureux de Florice. Pour qu'il renonce à Palinice, elle s'engage à renoncer à Téombre (II, 4, 217).

Pour protéger sa réputation et faire taire les rumeurs, Florice demande à Hylas de faire semblant d'aimer Dorinde. « Il y avoit quelque alliance » entre les deux femmes (II, 4, 219). Hylas obéit si bien que Dorinde l'aime, et abandonne Téombre. « Il sembloit que je n'aimasse que pour le faire hayr », note l'inconstant (II, 4, 232).

Quand Florice dérobe des lettres de Dorinde à Hylas, puis les donne à Dorinde (II, 4, 240), Hylas abandonne Florice. Pour le regagner, Florice fait « bonne chere » à Téombre (II, 4, 245).

Les parents de la jeune fille l'apprennent. Sa mère condamne sa conduite. Il faut que Florice prie Téombre de la demander en mariage. Téombre, « plus content que je ne vous sçaurois representer, [dit Hylas] ne perdit pas une heure de temps, mais tout incontinent, prie deux de ses oncles d'en porter la parole au pere et à la mere de Florice » (II, 4, 247). Le jour même, les accords sont faits parce que Téombre n'est pas un parti désavantageux. Florice pleure et explique à ses parents que Téombre la recherchait, mais qu'elle ne le désirait pas pour époux (II, 4, 248). Son père ne se laisse pas fléchir.

Florice écrit en vain à Hylas : ses parents, selon elle, préféreraient son alliance à celle de Téombre (II, 4, 251). Hylas fait semblant d'avoir quitté la ville avant de recevoir le courrier de Florice. L'inconstant reconnaît qu'il aime la jeune fille et déteste Téombre, mais il ne veut pas se marier : « Il n'y a point de tyrannie entre les humains si grande que celle du mariage » (II, 4, 252). Hylas écrit à Florice pour lui reprocher d'avoir préféré « un tel homme » à lui (II, 4, 253). Le mariage se conclut rapidement parce que Téombre passe par-dessus toutes les difficultés (II, 4, 256).

En allant au temple le jour des noces, Florice aperçoit Hylas à la fenêtre de sa demeure. Elle s'évanouit. De tristesse, il se met au lit. Il charge un ami de dire à Florice qu'il est parti puis revenu, incapable de se condamner à ne pas la revoir. Florice envoie un diamant à l'inconstant. À l'heure où Téombre prend son épouse « entre ses bras », le diamant blesse Hylas (II, 4, 258).

Florice se rapproche d'Hylas à cause du « peu d'amitié qu'elle portoit à Teombre » (II, 4, 261). « Si Teombre la gardoit comme mary, je la possedois comme amy », précise le narrateur (II, 4, 262).

Florice exige que l'inconstant s'éloigne de Dorinde. Il le fait de manière si insultante que Dorinde se venge. Elle obtient que Périandre lui remette une des lettres que Florice envoie quotidiennement à Hylas (II, 4, 264). Dorinde lit : « Celuy qui n'est au monde que pour nostre supplice s'en va demain hors de la ville » (II, 4, 265). Dorinde écrit le nom de Téombre sur le dessus de la lettre et la lui fait remettre.

Téombre montre la lettre à Florice. La jeune femme - qui a reconnu l'écriture de Dorinde - prétend que Dorinde et elle échangeaient des lettres quand elle était jeune fille. Téombre fait semblant de la croire, mais l'oblige à partir avec lui (II, 4, 267). Il garde ensuite sa femme à la campagne (II, 4, 269).

Florice dit à Hylas que Taramis peut foudroyer ceux qui osent rechercher une religieuse. Non sans mauvaise foi, Hylas répond que Téombre n'a pas été foudroyé bien que Florice elle-même soit religieuse envers les dieux (II, 12, 890).

2
Teombre Présent dans : II, III
Première mention : III, 7, 271 verso.

Nommé dans : Histoire de Cryseide et de Hylas racontée par Hylas.


Histoire de Cryseide et de Hylas

Hylas va débuter le récit de ses amours. Il rappelle qu'il a perdu Florice à cause de la ruse de Dorinde : celle-ci à donné à l'époux de Florice, Téombre, les lettres que la jeune femme écrivait à Hylas : « il l'emmena hors de la ville » (III, 7, 271 verso).

Encouragé par Silvandre, Hylas passe en revue les femmes qui l'entourent. Que pense-t-il de Florice ? « Qu'elle a un mary jaloux » (III, 9, 378 verso).

3
Tersandre Présent dans : I, II, III
Première mention : I, 7, 212 verso. Écrit aussi Fersandre.

Caractéristique : Présent dans le hameau des bergers, il ne prononce pas un seul mot.


Habillé en berger, il escorte Madonthe en Forez.

1
Tersandre Présent dans : I, II, III
Première mention : II, 3, 160. Écrit aussi Thersandre.

Caractéristique : « Il est si discret et si plein de bonne volonté » (II, 6, 364), dit Lériane.

Remarque sur le nom : Celui qui brûle d'amour (de thero, brûler). Merci à M.-C. Mioche.

Auditeur : Histoire de Parthenopé, Florice et Dorinde, racontée par Hylas à Paris et un groupe de bergers ; Histoire de Doris et Palémon, racontée par eux-mêmes.

Chevalier d'Aquitaine habillé en berger. « Domestique » de Madonthe.

Madonthe

En suivant Silvandre, Astrée, Diane et Phillis rencontrent Madonthe et Tersandre avec Hylas, Laonice et Tircis. N'ayant pas de troupeau, ces jeunes gens se promènent (II, 3, 160). Tout le groupe se rend vers l'endroit où Silvandre a trouvé la lettre de Céladon. Tersandre escorte Madonthe (II, 3, 161).

Quand Tersandre s'entretient avec Laonice (II, 5, 271) et que Paris se met près de Diane, Silvandre prend le bras de Madonthe. Tersandre est contraint de rester près de Laonice (II, 5, 273). Jaloux, il se rapproche de Madonthe et Silvandre, comme le lui demande Laonice.

Les bergers trouvent les écrits de Céladon. Ils s'étonnent que le jeune homme n'ait pas eu de funérailles. Tersandre remarque que les dieux peut-être récompensent Céladon en lui donnant « le contentement η » de hanter les lieux qu'il a aimés (II, 5, 301).

Les bergers se sont perdus et passent la nuit à la belle étoile. Diane et Phillis demandent à Madonthe ce qui l'a conduite en Forez. Madonthe explique que c'est l'amour qui l'a habillée en bergère (II, 6, 326). Elle va raconter ses aventures à basse voix pour que Tersandre ne l'entende pas (II, 6, 327).

Histoire de Damon et de Madonthe

Madonthe est une riche orpheline confiée à Léontidas. Celui-ci doit s'assurer que la jeune fille ne va pas se mésallier. Il compte la marier à l'un de ses neveux.

Damon d'Aquitaine courtise Madonthe. Les jeunes gens s'appellent frère et sœur. On donne à Madonthe une dame de compagnie, Lériane. Cette femme croit que Damon l'aime (II, 6, 343). Une fois détrompée, elle se tourne contre les jeunes gens.

Lériane découvre que Tersandre aime Madonthe (II, 6, 347). Ce Tersandre qui escorte Madonthe est le fils d'un homme qui a suivi le père de la jeune fille dans tous ses voyages, et qui est mort avec lui lors de la bataille des Champs Catalauniques. Tersandre a grandi dans la maison des parents de Madonthe. La narratrice explique :

La grande inégalité qui estoit entre nous me faisoit recevoir tous ses services, non pas comme d'un amant, mais comme d'un domestique, le lieu d'où il estoit ne luy pouvant donner par raison une plus grande pretention pour mon regard (II, 6, 348).

Lériane offre ses services à Tersandre et lui donne des occasions de voir Madonthe. Elle prétend que la jeune fille s'étonne que Tersandre n'ait pas de maîtresse. Tersandre - qui appelle Lériane « ma fille » - avoue en soupirant sa « folie » (II, 6, 349). Pour l'encourager à s'enhardir, Lériane le persuade que Madonthe l'aime et qu'elle est importunée par Damon (II, 6, 350).

Le jour de l'an, Lériane dit à Tersandre d'offrir des gants à Madonthe. Elle découd un doigt et y dissimule une lettre (II, 6, 352). Damon remarque cette lettre, mais ne soupçonne pas Tersandre. Madonthe se retire et lit la déclaration d'amour de Tersandre. Il écrit : « Les desirs [...] sont d'autant plus insupportables qu'ils sont moins accompagnez de l'esperance » (II, 6, 353). Offensée, Madonthe jette la lettre au feu : « J'en eus honte ne voulant qu'une telle personne eust la hardiesse de tourner les yeux sur moy », explique-t-elle (II, 6, 353). Parce qu'elle ne veut pas faire de reproches à Lériane, elle ne lui parle pas de cette lettre qu'elle prétend n'avoir pas vue (II, 6, 354).

Quelques jours après, Lériane dit à Madonthe qu'elle venait d'apprendre que les gants étaient une ruse, sans donner plus d'explications (II, 6, 355).

Lériane décide de rendre Madonthe jalouse pour la séparer de Damon. Elle ordonne à sa nièce, Ormanthe, de se montrer particulièrement aimable avec ce chevalier (II, 6, 356). Madonthe l'apprend parce que Tersandre répand l'information, mais se garde d'en parler lui-même avec la jeune fille (II, 6, 358).

Lériane suggère à Madonthe, pour rendre Damon jaloux, de faire semblant d'aimer Tersandre ; il est de trop basse extraction pour nuire à la réputation de Madonthe (II, 6, 363). La jeune fille accepte à cause de la condition et de la prudence de Tersandre (II, 6, 364).

Tersandre cependant, heureux que Madonthe lui adresse la parole, « commença de se relever plus que de coustume » (II, 6, 365).

Madonthe juge que Tersandre est « abusé des vaines esperances qu'il se donnoit, et des menteries de » Lériane (II, 6, 365).
La narratrice ne dit rien de sa propre conduite !

Damon reproche à Madonthe son comportement. Il ne tue pas Tersandre pour ne pas nuire à la réputation de la jeune fille (II, 6, 366). Ormanthe un jour lui saute au cou. Elle explique au jeune homme scandalisé qu'elle se conforme aux instructions de Lériane (II, 6, 366). Damon prévient Madonthe des manœuvres de Lériane (II, 6, 370).

Lériane fait copier une bague de Madonthe. Elle l'offre à Tersandre - qu'elle appelle « mon frère » - en prétendant agir au nom de la jeune fille. Elle s'assure que Damon assiste à la scène (II, 6, 372).

Madonthe désire rompre avec Lériane et avec Tersandre (II, 6, 374).

Damon envoie un défi à Tersandre et le laisse grièvement blessé et évanoui. Damon prend la bague, puis quitte la ville avec son écuyer, Halladin (II, 6, 377).

Halladin revient raconter à Madonthe et Lériane ce qui s'est passé. Damon, avant de se jeter dans le fleuve, a chargé son écuyer de remettre la bague et une lettre à Madonthe. Il envoie un mouchoir plein de son sang à Lériane (II, 6, 379). Damon écrit qu'il disparaît, et que Madonthe ne pourra pas se venger de celui qui lui a ôté son « cher Thersandre » (II, 6, 383). Madonthe tombe malade de chagrin et chasse Lériane, « peste des humains » (II, 6, 384).

Tersandre guérit. Il rapporte à Madonthe tous les agissements de Lériane (II, 6, 385). À cause d'elle, Léontidas et son épouse croient maintenant que Madonthe aime plusieurs hommes, dont Tersandre et Damon (II, 6, 386). Conseillée par sa nourrice, Madonthe pardonne à Tersandre (II, 6, 387).

Ormanthe est alors enceinte des œuvres de Damon (II, 6, 387). Le dessein de Lériane est de faire croire que l'enfant qui va naître est le fruit de l'union de Madonthe et de Tersandre (II, 6, 387) ; elle pourra ainsi se venger en même temps de Madonthe et de ce Tersandre qui l'a trahie (II, 6, 389).

Lériane dit à Léontidas et à sa femme que Madonthe s'est donnée à Tersandre, un homme de si basse condition qu'on ne le soupçonnait pas (II, 6, 391). Elle prétend que Madonthe regarde son ventre en se plaignant de Tersandre (II, 6, 392). Accusé de complicité, Tersandre ne peut plus témoigner contre Lériane (II, 6, 400).

Tersandre et Madonthe sont arrêtés (II, 6, 401). La preuve de la culpabilité de Madonthe va se faire par les armes. Les cousins de Lériane, Léotaris et son frère, soutiennent son parti (II, 6, 404). Personne ne se présente pour défendre Madonthe (II, 6, 404), car les chevaliers de la Cour considèrent que la jeune fille leur a préféré Tersandre (II, 6, 405). Tersandre lui-même ne peut se battre que pour sa propre cause (II, 6, 405). Il veut affronter les cousins à tour de rôle. Lériane refuse (II, 6, 405).

Tersandre, atteint par les lances des deux frères, tombe de cheval (II, 6, 406). Il débride sa monture et la laisse courir contre ses ennemis. Les cousins de Lériane tuent le cheval. Comme Tersandre se met à côté, les chevaux des adversaires refusent de s'approcher (II, 6, 406). Les cousins doivent finalement abandonner les bêtes et s'attaquer à pied à Tersandre. Il est blessé et sans force, lorsqu'un chevalier inconnu survient (II, 6, 407). Il tue les cousins de Lériane. Tersandre, lui, ne peut pas se relever de terre (II, 6, 408). Le chevalier inconnu l'aide, et le remet sur le cheval de l'un des morts (II, 6, 409).

Entre-temps, la nourrice de Madonthe pleure dans la chambre. Ormanthe, pour la consoler, lui dit que Lériane lui a assuré que Madonthe ne mourrait pas (II, 6, 410). Quand la nourrice explique que Madonthe sera brûlée, Ormanthe confesse que c'est elle qui a eu un enfant. Elle se rend devant les juges avec la nourrice (II, 6, 410).

Madonthe est innocentée. Lériane avoue ses fautes, demande pardon et se jette dans le bûcher (II, 6, 411). Ormanthe est enfermée dans un couvent. Le Roi et la Reine ordonnent que Madonthe soit mise en liberté et qu'elle s'éloigne de Léontidas et de sa femme (II, 6, 412).

Madonthe va se rendre au Mont-d'or pour y retrouver le chevalier inconnu. Tersandre lui offre son assistance (II, 6, 413). Madonthe part avec Tersandre et sa nourrice.

Quand la nourrice meurt, Madonthe est « merveilleusement en peine » d'être seule avec Tersandre (II, 6, 413). Elle rencontre Tircis, Hylas et Laonice. Tersandre et elle s'habillent en bergers. Un oracle recommande à Tircis et Laonice de se rendre en Forez. Madonthe et Tersandre les accompagnent (II, 6, 414).

Tersandre passe la nuit à la belle étoile avec la troupe de bergers (II, 8, 535).

Les bergers se préparent à ériger le vain tombeau de Céladon. Tersandre accompagne Madonthe, Astrée et Silvandre au temple de la Bonne Déesse (II, 8, 538).

Tersandre ne fait pas partie du groupe d'hommes qui rendent visite à Adamas.

2
Tersandre Présent dans : I, II, III
Première mention : III, 1, 17 verso. Écrit aussi Thersandre

Caractéristiques : « Ce ravisseur de vostre bien », dit Halladin à Damon d'Aquitaine (III, 1, 19 recto). « Ce pauvre chevalier », reconnaît Damon au dénouement (III, 12, 503 verso).


Comme Madonthe est souffrante et que Tersandre lui tient compagnie, les jeunes gens n'apparaissent sur la scène du roman que dans les deux derniers livres.

Dans un pré devant le temple d'Astrée, sous les yeux de Paris caché dernière un arbre, Damon d'Aquitaine et son écuyer, Halladin, parlent de Madonthe. L'écuyer explique que la jeune femme s'est presque évanouie lorsqu'il lui a remis la bague qu'elle avait offerte à Tersandre (III, 1, 18 recto). Il faut aller vers elle et mourir devant ses yeux, affirme-t-il. Damon lui rappelle que Madonthe s'est enfuie avec Tersandre.

En entendant le nom de Tersandre, Paris reconnaît que la Madonthe dont on parle est celle qu'il a vue avec les bergères (III, 1, 18 verso).

Halladin dit à Damon qu'il devrait vivre au moins pour se venger de Tersandre (III, 1, 19 recto).

Paris s'éloigne pour mettre en garde Tersandre et Madonthe (III, 1, 21 recto). En présence de Diane et de Silvandre, Paris apprend par Laonice que Madonthe est souffrante et que Tersandre lui tient compagnie. Silvandre se charge de prévenir les jeunes gens du danger (III, 1, 22 verso).

Pendant que les hôtes d'Adamas se promènent dans les jardins, Laonice dit à Silvandre qu'elle a deviné son amour pour Madonthe, et que Tersandre seul est assez naïf pour ignorer la chose (III, 5, 196 verso).

Damon, dans la plaine de Montverdun, raconte son histoire à Galathée et à ses nymphes (III, 6, 233 recto).

Suitte de l'histoire de Damon et de Madonthe

Damon se nomme et nomme Madonthe.

Galathée l'interrompt. Elle résume l'Histoire de Damon et de Madonthe et le duel du chevalier contre Tersandre (III, 6, 234 recto).
Elle a été informée par les messages de Torrismond à Amasis (III, 6, 257 verso).

Damon rappelle qu'après son duel avec Tersandre il a envoyé à Madonthe la bague qu'elle avait donnée à son rival (III, 6, 235 recto).

Halladin décrit le chagrin de Madonthe au moment où elle a appris la mort de Damon (III, 6, 242 recto). Il voudrait que son maître se venge de la Dame, de Lériane, et surtout de Tersandre (III, 6, 242 verso).
Halladin conseille à Damon d'essayer de reprendre celle à laquelle il est encore si attaché. Puisqu'elle est passée de Damon à Tersandre, elle pourrait bien revenir à Damon (III, 6, 247 recto).

Quand Damon entend parler du scandale de la Dame célibataire qui a eu un enfant, il pressent qu'il s'agit de Madonthe et de Tersandre (III, 6, 250 recto). L'écuyer confirme la chose. Bien qu'il pense Madonthe coupable, Damon l'aime trop pour ne pas soutenir sa cause. Halladin croit l'en détourner en rappelant qu'elle a accordé à Tersandre les dernières faveurs (III, 6, 252 verso). Damon se couvre d'armes noires et prend le nom de Chevalier du Tigre (III, 6, 253 verso).

Damon arrive à point nommé dans la Ville des Tectosages pour prouver par les armes l'innocence de Madonthe (III, 6, 254 recto). Tersandre, qui se battait contre Léotaris et son frère, est grièvement blessé (III, 6, 255 recto). Damon, victorieux, ne se nomme pas, parce qu'il attend de savoir si la jeune femme a aimé Tersandre. Lorsqu'il envoie demander des nouvelles, il apprend qu'elle a quitté la Cour avec sa nourrice et Tersandre blessé (III, 6, 255 recto).

Désespéré, Damon part à l'aventure. Il apprend que Madonthe, « ceste mal-avisée », a quitté sa maison avec sa nourrice et Tersandre (III, 6, 256 recto).


En 1619 seulement, Hylas raconte qu'il rencontre au Mont-d'or Madonthe et Tersandre
(III, 7, 331 verso).

À Montverdun, l'oracle de Bélénus traite Damon de « parfaict amant » et prédit que le chevalier sera sauvé par celui dont il désire se venger (III, 11, 458 recto).

Comme Madonthe a été malade quelques jours, Silvandre a oublié de lui dire qu'un chevalier étranger poursuivait Tersandre (III, 11, 462 recto). Madonthe et Tersandre, inquiets, pensent que les parents de la jeune femme cherchent vengeance. Silvandre a pitié de Madonthe qui sanglote. La fortune la poursuit de sa haine, où se cachera-t-elle ?

Silvandre propose de protéger Madonthe contre l'étranger en faisant appel à des camarades. Laonice survient et conseille à son amie de rentrer dans sa patrie, mais de se laisser accompagner par Silvandre et ses acolytes jusqu'aux limites du Forez. Parce que Tersandre objecte, Silvandre seul va escorter Madonthe (III, 11, 463 recto). La bergère déguisée s'en va après avoir demandé à Laonice de présenter ses excuses à ses hôtesses. Elle compte se faire vestale ou druide en Aquitaine (III, 11, 463 verso).

Phillis se demande où est Silvandre. Laonice répond qu'un grand malheur lui est arrivé : Madonthe est partie. Le berger, ne pouvant supporter ce départ, l'a suppliée à genoux de le laisser l'accompagner (III, 11, 478 recto). Phillis doute de ce qu'elle entend, mais Diane et Astrée sont vite persuadées (III, 11, 479 recto).

Tersandre et Madonthe parviennent dans la plaine de Montverdun au moment où Damon se bat contre trois chevaliers de Polémas (III, 12, 492 verso). Tersandre ne reconnaît pas Halladin, mais le blâme : pour respecter les règlements de la chevalerie, il se contente de regarder son maître se battre contre des traîtres (III, 12, 492 verso). Bien qu'habillé en berger, Tersandre se saisit de l'épée d'un des vaincus pour secourir le chevalier étranger agressé maintenant par plusieurs soldats. Mortellement blessé, Tersandre tombe à terre. Madonthe s'approche, suivie de près par Adamas. Ils bandent les plaies du jeune homme dont la tête est sur les genoux de la bergère. À l'article de la mort, Tersandre se soucie du destin de sa compagne « dans ces bois si dangereux [et] effroyables » (III, 12, 494 verso). Il aurait voulu la remettre entre les mains du Chevalier du Tigre. Damon s'approche du blessé et doute de ce qu'il voit. Comme son écu est par terre, Tersandre aperçoit l'insigne du Chevalier du Tigre. Il s'écrie que Tersandre se réjouit de pouvoir confier Madonthe à celui qu'elle aime sans le connaître.

En entendant ces noms, Damon reconnaît alors les bergers déguisés. Il se met à trembler, puis court vers Madonthe. « Outree de cette prompte joye », elle s'évanouit (III, 12, 492 recto). Tersandre rend l'âme en bénissant le couple.

Tersandre n'a jamais nommé Lériane.

Madonthe revient à elle. Quand elle voit Damon blessé, elle le croit mort et, désespérée, se lamente. Le chevalier ouvre les yeux et demande si Madonthe est encore près de Tersandre. Tersandre « est mort en vous sauvant la vie », explique l'écuyer (III, 12, 497 verso). Madonthe accourt et embrasse Damon, puis le remercie de l'avoir sauvée sous l'armure du Chevalier du Tigre. Madonthe justifie toutes ses actions en quelques mots : elle jure que tout ce qu'elle a fait, elle l'a fait pour Damon. C'est Lériane qui a convaincu le chevalier du prétendu bonheur de Tersandre (III, 12, 498 recto).
Adamas emmène Madonthe et Damon blessé chez lui. Le corps de Tersandre est emporté à Marcilly. Madonthe verse quelques larmes en regardant le malheureux, mais ne s'éloigne pas de Damon. Elle raconte toutes ses aventures « si naifvement, que tous ceux qui l'ouyrent, jugerent qu'[elle] estoit veritable » (III, 12, 502 recto). Encore une fois, Lériane seule a abusé Tersandre (III, 12, 501 verso ; III, 12, 503 recto). Madonthe conclut que si Tersandre l'a séparée de Damon, Tersandre l'a aussi rapprochée de Damon. Tersandre, conclut le chevalier, lui a donné la vie du corps et la vie de l'âme (III, 12, 503 verso).

3
Thamire Présent dans : II, III
Première mention : II, 1, 30 ; II, 1, 31 (nommé). Écrit aussi Thamyre, Themyre, Tamire.

Caractéristique : « Pere » (II, 1, 36 ; II, 1, 38 ; II, 1, 40 ; II, 1, 41 ; II, 2, 67 ; II, 2, 73 ; II, 2, 74 ; II, 2, 76 ; II, 2, 77 ; II, 11, 694 ; II, 11, 695).

Remarque sur le nom : Thamyris est un poète qui lança un défi aux Muses dans L'Iliade d'Homère. « Thamyris est fol » est une expression qui décrit « ceux qui font quelque chose outre leur propre naturel » (Natalis Conti, p. 503).

Narrateur : Histoire de Célidée, Thamire et Calidon, racontée par Thamire, à Léonide, Paris, et aux bergers.

Célidée

Léonide, Paris et les bergers voient venir du côté de Montverdun une bergère et deux bergers qui se disputent en faisant de grands gestes. La jeune fille repousse ses compagnons qui se jettent à ses pieds (II, 1, 30). Lycidas les reconnaît et les présente comme des étrangers (II, 1, 31).

Léonide interroge Célidée. Pour l'encourager à parler, la nymphe prétend que les gens racontent son aventure de « diverse façon » (II, 1, 33). Calidon et Thamire, les compagnons de Célidée, offrent de raconter leurs différends. Léonide tire au sort le nom du narrateur (II, 1, 34). Les auditeurs s'installent sous les sicomores pour écouter le récit de Thamire (II, 1, 35).

Histoire de Célidée, Thamire et Calidon

Les ancêtres de Thamire et Calidon sont des Boïens, mais ces bergers vivent dans un hameau proche de Montverdun.

Thamire, l'aîné, s'est occupé de Calidon, son cousin η, comme de son fils (II, 1, 36). Alors que Célidée n'a pas encore neuf ans, Thamire, qui a trente ans de plus qu'elle, est amoureux d'elle. Il habitue la petite fille au langage et aux caresses de l'amour (II, 1, 38). La bergère, à douze ans, « l'aime plus que tout ce qui estoit au monde » (II, 1, 38). Thamire répond aux questions naïves de Célidée en lui expliquant la fidélité aux vivants et aux morts (II, 1, 40). Il se félicite de ne l'avoir « point aymée malicieusement » (II, 1, 41) parce qu'elle n'avait pas un esprit qui lui aurait refusé quoi que ce soit (II, 1, 42). Le Ciel, ajoute-t-il, la luy faisait aimer « par force » (II, 1, 42).

Calidon, âgé de dix-huit ans, revient de la province des Boïens (II, 1, 42). Thamire lui annonce qu'il est son héritier, et lui demande de regarder Célidée comme sa sœur. Moins d'un mois après, Calidon est tellement amoureux de Célidée qu'il tombe malade. Thamire fait l'impossible pour guérir le jeune homme. Un vieux Mire découvre le secret de Calidon parce qu'il remarque le changement de son pouls au moment où Célidée entre dans sa chambre (II, 1, 49). Il conseille à Thamire de marier Calidon et Célidée.

Amour et amitié se battent dans l'âme de Thamire. « Considere non pas quel tu es, mais quel tu devrois estre », se dit-il (II, 1, 50). Il se sacrifie, et commence par demander à Célidée de rendre visite à Calidon (II, 1, 52). Calidon se porte mieux, mais Célidée reste indifférente.

Thamire s'adresse alors à Cléontine (II, 1, 53). La tante de Célidée juge le parti avantageux et consent au mariage de sa nièce et de Calidon (II, 1, 54). Thamire dit à la bergère qu'elle devrait accepter le projet de sa tante. Lorsque Cléontine révèle à Célidée que ce mariage est proposé par Thamire, la jeune fille fait de violents reproches au berger « ingrat et cruel » (II, 1, 56), « denaturé » et « desloyal » (II, 1, 57). Elle lui rend la chaîne de paille qu'il lui a offerte après l'avoir rompue (II, 1, 58).

Célidée se tourne vers sa mère qui lui promet qu'elle ne sera jamais mariée de force (II, 1, 59). Thamire, voyant le mariage annulé et son cousin rétabli, retourne à Célidée plus amoureux que jamais (II, 1, 61). Calidon l'entend parler à la bergère, et lui fait des reproches. Célidée les repousse tous les deux. « Quel Prothee est l'esprit d'une jeune femme et combien il est difficile de l'arrester », conclut Thamire (II, 1, 62).

Thamire demande à Léonide de les départager parce qu'ils sont devenus la fable de leur hameau (II, 2, 64). La nymphe consent. Thamire promet d'accepter la sentence. Calidon jure par le gui de l'an neuf et par l'œuf salutaire de se conformer aux termes du jugement tant qu'il vivra (II, 2, 65).

Astrée s'étonne du silence de Célidée. La bergère appréhende le jugement. Elle l'accepte pourtant parce qu'elle a fait un songe où son père lui promettait le repos de l'autre côté du Lignon (II, 2, 65). Léonide donne la parole à Calidon.

Le berger commence sa harangue en s'adressant au dieu Amour (II, 2, 66) qu'il va invoquer neuf fois en quinze pages. Il appelle Célidée devant le trône d'Amour : « Aussi-tost que je la vis, je l'aymay » (II, 2, 69), souligne-t-il.

Calidon reproche à Thamire de l'avoir rappelé de chez les Boïens (II, 2, 74), et d'avoir changé d'avis en reprenant Célidée après la lui avoir donnée (II, 2, 77). Il propose à la bergère d'aimer Thamire sous le nom de Calidon (II, 2, 79). Il conclut en priant les dieux de traiter Léonide comme elle le traitera (II, 2, 81).

Alors que Thamire veut répondre à son rival, Léonide donne la parole à Célidée puisque c'est d'elle que Calidon a parlé en premier.

La bergère commence son discours en rougissant et en tremblant (II, 2, 81). Elle se plaint des deux « monstres d'amour » qui « se veulent faire aymer par force » (II, 2, 82). Elle fait appel au dompteur de monstres, l'Hercule gaulois (II, 2, 83). Elle déclare qu'elle a aimé Thamire vertueusement (II, 2, 89), et que l'amour honnête se juge par ses effets (II, 2, 90). Thamire doit à l'amour le pouvoir qu'il a sur Célidée. S'il donne la bergère, c'est qu'il ne l'aime plus et qu'il n'a donc plus le droit de la donner (II, 2, 92). C'est un ingrat (II, 2, 93) qui a préféré la santé de Calidon à Célidée (II, 2, 94). Les peines que ressentent les deux hommes sont la punition des dieux (II, 2, 96).

Thamire à son tour plaide sa cause (II, 2, 97). Il juge que les jeunes gens se montrent ingrats envers lui. Il blâme d'abord l'ingratitude de ce Calidon qui sait depuis un mois que Célidée ne veut pas l'épouser, mais qui s'entête (II, 2, 101). Il confesse que Célidée a le droit de lui faire des reproches (II, 2, 103), mais que l'amour qu'elle lui a porté devrait la rendre indulgente. Il considère que la bergère doit l'aimer puisqu'elle rejette Calidon : « Toute sorte de droict ordonne que la chose donnée revienne à son premier possesseur » (II, 2, 106).

Léonide, Paris, et les bergers examinent la cause des plaignants, puis la nymphe donne son jugement. Après avoir étudié trois affections, trois devoirs et trois offenses, elle conclut que l'amour d'inclination de Thamire surpasse l'amour qu'éprouve Calidon, et que Célidée doit, par amour, pardonner à Thamire (II, 2, 109).

Quelque temps après, Lycidas apprend à Léonide que Calidon désire épouser Astrée (II, 11, 680). Quand la nymphe demande s'il a oublié Célidée, Lycidas explique que la jeune fille n'est plus la même depuis l'« accident de sa perte » (II, 11, 680). Il raconte alors (II, 11, 683) :

Suite de l'histoire de Celidee

Dix ou douze jours après le jugement, le mariage de Thamire et Célidée a lieu. Pendant le bal, Thamire a pitié de la tristesse de son cousin. Il demande à Célidée de parler au berger. Calidon lui dit qu'il voudrait mourir (II, 11, 686). Thamire et Célidée se retirent pour la nuit. « Le contentement de ce Berger estoit à son extremité, puisque le ciel ne luy en voulut point donner davantage, comme je vous diray », remarque le narrateur (II, 11, 689).

Cléontine, en quittant la maison, trouve Calidon évanoui à la porte. Elle crie qu'il est mort (II, 11, 688). Thamire sort du lit, et, voyant son cousin par terre, perd conscience à son tour. Célidée le soigne en pleurant. Il revient à lui, retourne voir Calidon, tombe la tête contre une pierre et s'évanouit (II, 11, 692). On emporte les deux hommes dans la maison pour les soigner. À peine pansé, Thamire, encore une fois, demande à Célidée si les sentiments que lui inspire Calidon n'ont pas changé (II, 11, 695). La bergère répond que les dieux lui ont inspiré une solution (II, 11, 696). Elle demande un court délai.

Pendant quatre ou cinq nuits, Célidée ne couche pas avec Thamire. C'est Calidon qui passe la nuit avec son cousin (II, 11, 696).

Célidée demande à la mère de sa nourrice un moyen d'enlaidir une voisine dont elle veut se venger. La vieille femme lui conseille de pardonner les offenses (II, 11, 698). En parlant avec Cléontine, Célidée apprend que le diamant que sa tante porte au doigt est « venimeux » (II, 11, 700).

Célidée s'empare de la bague. Elle médite devant son miroir.

Ceste beauté est cause que Calydon manque à son devoir : Et que Thamyre mesme a moins de soin qu'il devroit avoir à sa propre conservation : rachetons-les et nous aussi, eux des fautes où ils sont tombez, et nous du desplaisir que nous en avons, et par la perte d'une chose de si peu de duree, que la beauté (II, 11, 704).

Pendant la nuit, Célidée se mutile le visage. Le lendemain, Thamire pleure en la voyant (II, 11, 706). Quand Calidon regarde le visage de Célidée, il détourne les yeux (II, 11, 707).

La bergère explique son geste aux deux hommes. Elle a sacrifié sa beauté pour éloigner Calidon définitivement. « Thamire aime Celidee, et Calidon adore la beauté de Celidee » (II, 11, 712). La bergère a raison : Thamire ne cesse pas de l'aimer (II, 11, 712).

Voici « la plus genereuse, et la plus loüable action que jamais fille ait faite » (II, 11, 712), conclut Léonide, l'unique auditrice de cette aventure.

Honoré d'Urfé combine dans cette histoire divisée en deux récits deux aventures célèbres. η
Celle du père généreux se trouve dans la Vie de Démétrius de Plutarque,
et celle du « fier » baiser dans Lanzelet et dans Le Bel inconnu de Renaut de Beaujeu.

Thamire compose des vers
(II, 1, 37).

2
Thamire Présent dans : II, III
Première mention :  III, 1, 21 recto.

Caractéristique : « Vostre cher et tant aymé berger », dit Damon à Célidée (III, 11, 457 recto).

Auditeur : Histoire de Cryseide et d'Hylas racontée par Hylas et Suitte de l'histoire de Cryseide et d'Arimant racontée par Florice.


Thamire et Célidée font partie du groupe de bergers qui se rend chez Adamas pour saluer sa fille, Alexis (III, 1, 21 recto).

Quand ils rencontrent le groupe de Daphnide, Stilliane demande à Thamire si le berger qui parle n'est pas Hylas (III, 2, 38 recto). Adamas ensuite demande à Thamire qui sont les bergères étrangères (III, 2, 46 verso).

Parce que Calidon recherche maintenant Astrée, ses relations avec Célidée et Thamire sont rappelées. Calidon aime Astrée pour obéir à Thamire, pense la bergère (III, 5, 193 recto ; III, 5, 213 verso). D'après Calidon, Thamire a demandé la main de la jeune fille à Phocion (III, 5, 214 recto).

À Montverdun, Cléontine apprend à Galathée que l'union de Célidée et de Thamire est très heureuse. Les blessures de la jeune femme, témoignages de sa vertu, rendent le berger « heureux et contant » (III, 6, 228 verso). Thamire prend grand soin de la santé de son épouse. Il souhaite que son neveu, Calidon, épouse Astrée parce qu'il veut des héritiers - lui-même ne pouvant pas avoir d'enfants (III, 6, 228 verso). Célidée et Thamire reviendront à Montverdun après être passés par Bonlieu.

Thamire assiste sans doute avec Célidée aux récits que font Hylas et Florice. « Nous avons eu le plaisir des Amours de Hylas », dit la jeune femme à Galathée (III, 11, 452 recto).

À Montverdun, Galathée attend le retour de Célidée et de Thamire (III, 11, 451 recto). Quand ils lui donnent des nouvelles du hameau, Thamire écoute parler son épouse. Il relève que Daphnide et Alcidon sont déguisés en bergers (III, 11, 453 recto).

Damon d'Aquitaine, qui a assisté à la conversation, demande à Galathée quel malheur a déformé le visage de Célidée. En racontant brièvement l'aventure, la nymphe fait l'éloge de « la parfaite amour de Thamire [qui] s'estoit de telle sorte augmentee, qu'il ne l'avoit jamais tant aymee belle, qu'il l'aymoit maintenant avec cette difformité » (III, 11, 453 verso). Comme Damon propose un traitement pour les blessures, Galathée appelle Célidée et Thamire. Le chevalier leur apprend l'existence de « l'unguent de la Sympathie η » (III, 11, 454 recto). Il suffit que Thamire porte un bois couvert du sang des blessures à un mire en Afrique. Célidée ne tient pas à retrouver la beauté à ce prix. Elle n'acceptera ce traitement que si Thamire y tient (III, 11, 455 recto). Thamire désire rendre à Célidée ce qu'elle a sacrifié pour lui. Il veut aller en Afrique. La jeune femme refuse cette longue et périlleuse absence : Tu veux « acheter ton plaisir à mes despens », demande-telle (III, 11, 456 verso). Damon, compatissant, va inviter le mire à venir (III, 11, 457 recto).

Hylas espère que Calidon va s'affranchir de l'amour d'Astrée comme il s'est affranchi de celui de Célidée. Calidon répond qu'il va persévérer par respect pour la volonté de Thamire (III, 11, 471 recto).

3
Theodoric Présent dans : I
Première mention : I, 2, 42 verso.

Personnage historique : v. 455 - 526. Roi des Ostrogoths (474 - 526).

Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.


À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :

Histoire d'Alcippe

Le roi Gondebaud cherche à faire la paix avec ses voisins. Il bannit Alcippe pour faire plaisir à Alaric, roi des Wisigoths, et marie son fils, Sigismond, avec la fille de Théodoric, roi des Ostrogoths (I, 2, 42 verso).

Voir Galerie des portraits.

1
Theodose Présent dans : II
Première mention : II, 11, 736. Écrit aussi Theodoze.

Personnage historique : Flavius Theodosius, 347 - 395. « Theodoze surnommé le grand, laissa deux enfans, Arcadius qui eut le siege de Constantinople qu'on appelloit nouvelle Rome : et Honorius celuy de la vielle Rome, qui est en Italie » (Fauchet, f° 71 recto et verso). « Après que Théodose, qui aimait la paix et la nation des Goths, fut mort, ses enfants se mirent à ruiner l'un et l'autre l'empire par leur vie fastueuse, et cessèrent de payer à leurs auxiliaires » (JordanÈs, Ch. XXIX).

Caractéristiques : Le « grand Theodoze », dit Adamas, « l'un des plus grands Princes que nous ayons veu depuis Auguste » (II, 11, 736).

Nommé dans : Histoire de Placidie, racontée par Adamas à Léonide, Alexis, et un groupe de bergers ;
Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Empereur.


Le portrait de Théodose se trouve dans la galerie d'Adamas (II, 11, 736). Le druide raconte :

Histoire de Placidie

L'Empereur meurt en laissant trois enfants. Arcadius hérite de l'Empire d'Orient, Honorius de l'Empire d'Occident, et leur sœur, Placidie, vit auprès d'Honorius. Théodose confie Honorius à Stilicon (II, 11, 736).

Placidie, fille de Théodose, épouse Ataulphe (II, 11, 740).

Honorius, ignorant et paresseux, « mesuroit toute chose aux evenemens heureux du grand Theodoze » (II, 11, 751).

Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe

À Constantinople, Théodose II est le petit-fils du grand Théodose (II, 12, 774).

Placidie, fille du grand Théodose, se retire près de son neveu (II, 12, 775).

Eudoxe se dit obligée de faire un mariage de raison parce que le grand Théodose est son bisaïeul (II, 12, 796).


2
Theodose II Présent dans : II
Première mention : II, 11, 736. Écrit aussi Theodoze.

Personnage historique : Flavius Arcadius, 377 - 408. « Prince vaillant », selon Fauchet (f° 35 recto). « Doué d'ailleurs d'un génie plein d'activité, il se faisait remarquer par sa bravoure autant que par sa prudence » (JordanÈs, ch. XXVII).

Nommé dans : Histoire de Placidie, racontée par Adamas à Léonide, Alexis, et un groupe de bergers ;
Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Empereur d'Orient. Fils d'Arcadius et père d'Eudoxe. Frère de Pulchéria.


Le portrait de la fille de Théodose II, Eudoxe, se trouve dans la galerie d'Adamas (II, 11, 736), celui de Théodose II aussi (II, 11, 753). Le druide raconte :

Histoire de Placidie

Placidie se retire près de son neveu, Théodose II, à Constantinople (II, 11, 752). Elle a tardé à le faire parce qu'elle n'approuve pas le choix du tuteur de Théodose II.

En effet, Théodose II a été confié par Arcadius, son père, à Isdigerde, roi des Perses et des Parthes. Son gouverneur est un Parthe, Antiochus (II, 11, 752). Un tableau chez Adamas montre ces quatre hommes à côté (II, 11, 753).

Placidie a attendu que Théodose II soit hors de tutelle pour se rendre à Constantinople.

À la mort d'Honorius, Ætius aurait voulu se faire élire empereur, mais craignant la réaction de Théodose II, il fait nommer Jean (II, 11, 755).

Théodose II déclare son cousin, Valentinien, empereur de l'Empire d'Occident. Il l'envoie en Italie avec une armée, sachant « bien que le meilleur Sceptre des Empereurs, estoit la force des armes » (II, 11, 756).

Placidie décide de marier son fils, Valentinien, avec Eudoxe, la fille de Théodose II (II, 11, 762). Théodose II se réjouit de voir sa fille impératrice, et Placidie se réjouit d'assurer à son fils le soutien de Théodose II (II, 11, 762)

Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace

Théodose II s'est mésallié en épousant la fille de Léontius, Eudoxe (II, 12, 774). La beauté et la vertu de la jeune file la rendent digne d'être impératrice. Par amour pour sa femme, Théodose II donne à sa fille unique le même nom.

Placidie se retire près de son neveu, Théodose II, à Constantinople (II, 12, 774).

Théodose II et Placidie décident de marier leurs enfants, Eudoxe et Valentinien (II, 12, 775). Lorsque Valentinien recherche Isidore, la jeune fille le repousse parce qu'elle connaît les projets de l'Empereur (II, 12, 776). Le jeune homme persiste ; elle le menace de prévenir Théodose II et Placidie (II, 12, 777).

Après la mort d'Honorius, Théodose II nomme Valentinien empereur et l'envoie en Italie avec une armée (II, 12, 790).

Ursace confie qu'il n'est pas jaloux de Valentinien parce qu'il sait qu'Eudoxe ne l'épouse que pour plaire à son père, Théodose II (II, 12, 791).

Quand Valentinien revient à Constantinople pour épouser Eudoxe, Théodose II le reçoit comme son fils (II, 12, 793).

Eudoxe dit à Ursace qu'elle doit accepter un mariage de raison parce qu'elle est fille de Théodose II, et non comme sa mère fille de Léontius l'Athénien (II, 12, 796).

Théodose II envoie des armées en Italie avec Valentinien et Eudoxe. Il les rappelle parce qu'Attila menace Constantinople (II, 12, 803)

Théodose II meurt de la peste (II, 12, 804). Il ne laisse pas d'héritiers.

Pulchéria, sœur de Théodose II, épouse Marcien et le fait élire empereur (II, 12, 804).

Voir Galerie des portraits.

2
Theudelinde Présente dans : III

Première mention : III, 3, 59 verso.

Personnage historique : ?

Remarque sur le nom : Des Theudelinde ou Theodelinde figurent dans l'histoire de la France et de l'Allemagne au Moyen Âge ; par exemple, une des sœurs de Brunehaut se nomme Theudelinde, d'après Fauchet (p. 154).

Caractéristique : « La sage et pieuse Theudelinde », dit le romancier (III, 3, 59 verso).

Nommée dans  la description de la galerie d'Adamas.

Épouse de Gaudisèle. Mère de Gondioc.


Dans une description de peintures ajoutée à l'édition de 1619, la demeure d'Adamas est décorée de portraits historiques. On y trouve Gaudisèle et Theudelinde
(III, 3, 59 verso).

3
Thierry Présent dans : I, II, III
Première mention : I, 2, 43 recto.

Personnage historique : Il s'agit de Théodoric Ie, roi des Wisigoths (418 - 451), mort aux Champs Catalauniques, et fils d'Alaric. Fauchet aussi appelle ce roi Thierri (f° 97 recto par exemple). L'historien moderne des Wisigoths, Georges Labouysse, donne à Théodoric Ie trois fils, Thorismond, Théodoric le jeune et Euric (p. 51). L'Astrée nomme le père Thierry (Ier), et les fils Torrismond, Thierry (II) et Euric.

Caractéristique : « Pour avoir plusieurs freres eut bien assez affaire à maintenir ses estats, sans penser aux inimitiez de son pere », dit Céladon (I, 2, 43 recto).

Nommé dans : Histoire d'Alcippe, racontée par Céladon.


À Isoure, Céladon raconte aux nymphes :

Histoire d'Alcippe

À son avènement, Thierry pardonne à tous les hommes bannis par son père, ce qui permet à Alcippe de revenir en Forez (I, 2, 43 recto).


1
Thierry Présent dans : I, II, III
Première mention : II, 6, 328. Écrit aussi Thierri.

Personnage historique : « Fort aimé des siens » (Fauchet, p. 93). « Ce fut un Roy tres-digne de porter couronne, veu les bonnes qualitez qu'il avoit » (Fauchet, p. 97). Il a marié sa fille au fils de Genséric, roi des Vandales (Fauchet, p. 93). On trouve son corps après la bataille des Champs Catalauniques. Ses soldats « l'enleverent et l'emporterent à la barbe des ennemis, chantans ses louanges » (Fauchet, p. 97).

Caractéristiques : « Le plus puissant Roy de tous ceux qui » ont occupé les Gaules (II, 12, 823), dit Ursace.

Nommé dans : Histoire de Damon et de Madonthe, racontée par Madonthe à Diane, Astrée, Phillis et Laonice ;
Histoire de Placidie, racontée par Adamas à Léonide, Alexis, et un groupe de bergers ;
Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Roi des Wisigoths.


Histoire de Damon et de Madonthe

Le père de Madonthe sert Thierry, roi des Wisigoths (II, 6, 328). Thierry participe à la bataille des Champs Catalauniques (II, 6, 328), et y laisse la vie. Le père de Madonthe meurt aussi ; il est enterré près du roi. Madonthe est éloignée de sa mère (II, 6, 378)

Torrismond succède à Thierry, son père. Il a pitié des infortunes de Madonthe parce qu'il se souvient de ce que son père a fait pour Thierry (II, 6, 400)

Adamas, devant les portraits réunis dans sa galerie, raconte :

Histoire de Placidie

Thierry, le fils de Walia, assiège Archilla, en Gaule. Ætius le défait (II, 11, 758).

Thierry attaque ensuite la Bétique (II, 11, 760).

Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe

Thierry donne sa fille en mariage à Honoric, fils de Genséric, roi des Vandales (II, 12, 822).

Attila fait des promesses à Thierry (II, 12, 823).

Thierry meurt à la bataille des Champs Catalauniques (II, 12, 827).


2
Thierry Présent dans : I, II, III

Première mention : III, 3, 61 recto.

Personnage historique : « Thierry qu'on appelloit aussi Theude et Theodoric successeur de Walia Roy des Wisigoths » (Fauchet, f° 87 verso). 

Caractéristique : « Honorablement mort en la bataille donnee aux champs Cathalauniques contre Attile », dit Daphnide (III, 3, 61 recto).

Nommé dans : Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon, racontée par Daphnide, et Suitte de l'histoire de Damon et de Madonthe racontée par Damon d'Aquitaine.


Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon

Thierry Ier fut un grand roi, mais sa cour était moins éclatante que celle de son fils Torrismond (III, 3, 61 recto).



3
Thierry II Présent dans : II, III
Première mention : II, 12, 827.

Personnage historique : L'historien moderne des Wisigoths, Georges Labouysse, donne à Théodoric Ie trois fils, Thorismond, Théodoric le jeune et Euric (p. 51). L'Astrée les nomme Thierry (Ier), Torrismond, Thierry (II) et Euric.
Fauchet, dans son Recueil, écrit que Thierry Ier est accompagné de Torrismond, son fils aîné, lors de la bataille des Champs Catalauniques. Il a « laissé à la maison quatre de ses enfans : Frideric, Thierri, Rotemer et Hunneric » (f° 95 verso). Dans ses Antiquitez pourtant, Fauchet déclare que Thierry Ier est « accompagné de Torismond et Theodoric, ou Thierry ses enfans plus aagez » (p. 95).
Ætius ment quand il recommande à Torrismond de s'en aller : « comme ce traict sauva la vie à Atila, aussi fut-il cause de la mort d'Ætius » (p. 99). Du Haillan blâme la naïveté des princes convaincus par Ætius : « Le Got et le Franc qui estoient grossiers, et qui n'estoient nourriz en l'escole du Romain, creurent ces belles remonstrances, et ne pouisuivirent ce qui leur estoit, ou sembloit estre asseuré » (p. 23).

Nommé dans : Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Fils de Thierry Ier, roi des Wisigoths.


Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe

Ursace explique la ruse d'Ætius qui veut éloigner des Champs Catalauniques Torrismond et Thierry II après la mort de leur père, le roi des Wisigoths.

Ætius leur dit que leurs frères, restés en Aquitaine, Frédéric, Honoric et Rotemer, risquent de s'emparer du pouvoir (II, 12, 828).

Les frères n'y avaient pas même pensé.


2
Thierry II Présent dans : II, III

Première mention : III, 2, 45 recto.

Personnage historique : Fils de Thierry Ier. Thierry II (Théodoric II) règne de 453 à 466. Comme son père, il installe sa cour à Toulouse. Sidoine Apollinaire fait un portrait long et élogieux de Théodoric II dans sa Deuxième Lettre à Agricola : « Ses mœurs sont telles, que l'envie même, qui assiège les trônes, ne saurait lui refuser des éloges » (Voir ce site, 30 mai 2013). « Roi lettré et romanisé » (Labouysse, p. 63).

Honoré d'Urfé semble confondre Thierry II (453 - 466)
- roi sans qualités dans L'Astrée -
avec son frère et prédécesseur, Torrismond (451 - 453)
- roi admiré dans le roman.
 Les compliments de Sidoine s'appliqueraient bien mieux au Torrismond de L'Astrée qu'à Thierry II.

Caractéristique : « Mort presque aussi tost qu'il fut Roy », dit Daphnide (III, 4, 141 verso).

Nommé dans : Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon racontée par Daphnide et Alcidon ;
Suitte de l'histoire de Damon et de Madonthe racontée par Damon d'Aquitaine.


Hylas présente Alcidon comme un chevalier aimé par Thierry II et par Euric (III, 2, 45 recto).

Le portrait de Thierry II est dans la galerie d'Adamas (III, 3, 59 verso).

Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon

Thierry II veut agrandir son royaume. Il se bat contre les Suèves bien qu'il ait épousé la sœur de leur roi, Richard. Il meurt peu après (III, 3, 64 recto). Euric lui succède (III, 3, 68 verso).

Sous le règne de Thierry II, Alcidon, qui suit le Roi, a aimé Clarinte (III, 4, 141 recto).


3
Thrasile Présent dans : II
Première mention : II, 12, 846.

Personnage historique : Thraustila ou Thrasila ou Trasila, officier romain de la suite d'Ætius (Wikipédia, 10 mai 2015). Maxime Patrice, « resolu d'occuper l'Empire », fait tuer Valentinien par « un nommé Thrasyle, gend'arme d'Ætie : qui disoit que c'estoit pour vanger la mort de son Capitaine » (Fauchet p. 100).

Nommé dans : Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Garde de Valentinien.


Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace

Thraustila, ami d'Ætius, est chargé de la garde de l'Empereur Valentinien.

Après le viol d'Isidore, son épouse, Maxime s'adresse à Thraustila pour se venger (II, 12, 846). Thraustila va tuer Valentinien, Maxime sera empereur et récompensera Thraustila. Le complot réussit (II, 12, 847). Ursace condamne ce geste : « ce n'est point au subject de mettre la main sur son seigneur » (II, 12, 847).

À Constantinople et à Rome, on croit que Thraustila est le seul coupable de l'assassinat de Valentinien (II, 12, 849).


2
Timon Présent dans : I, III

Première mention : I, 10, 322 verso (nommé).

Personnage historique : Timon d'Athènes, ~ 325 av. J.-C. - 235 av. J.-C. Un dialogue de Lucien de Samosate (Ier siècle avant J.-C.), Timon le misanthrope, a rendu célèbre le scepticisme de ce personnage que Plutarque aussi nomme. La tragédie que Shakespeare lui a consacrée, Timon of Athens, est de 1607, la même année que la première partie de L'Astrée. Dans Les Epistres morales aussi, Timon est le type même du misanthrope (I, 23, p. 204). Voir ce site, 27 mai 2015).

Caractéristique : Philosophe misanthrope.

Nommé par Diane.


La Bergère Diane mentionne ce personnage qui n'aurait jamais rien aimé, et que personne n'aurait aimé (I, 10, 322 verso).

1
Timon Présent dans : I, III

Première mention : III, 1, 10 recto.

Personnage historique : Timon, dans le Dialogue de Lucien, commence par blâmer « le cerveau brûlé des poètes » (1) ; sa première victime est un poète (46) (Voir ce site, 30 mai 2013).

Caractéristique : « Severe et sourcilleux », dit Hylas (III, 1, 10 recto).

Nommé par Hylas.


Hylas chante un sonnet sur l'inconstance. Aucun Timon ne lui reprochera de distribuer son amour (III, 1, 10 recto).

3
Tircis Présent dans : I, II, III
Première mention : I, 1, 14 verso. Écrit aussi Tyrcis.

Caractéristique : « Berger desolé (car à cause de sa triste vie, c'estoit le nom que chacun luy donnoit) », écrit d'Urfé (I, 1, 16 verso).

Remarque sur le nom : Depuis la première Idylle de ThÉocrite, Tircis ou Thyrsis est l'endeuillé. Il pleure la mort de Daphnis, berger élevé par les nymphes, que l'amour désordonné consume. Ronsard fait dialoguer Thyrsis et Daphnis, des rivaux (Eclogue V, éd. Blanchemain, IV, p. 92 sq.). Roger Duchêne rapporte des chansons populaires qui nomment Tircis et traitent de deuil (voir ce site, 22 mai 2015).

Auditeur : Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice ;
Histoire de Hylas, racontée par Hylas.

Berger parisien.

Relations

Le jour de la disparition de Céladon, Tircis arrive sur les bords du Lignon avec Laonice, Madonthe, Tersandre, et Hylas. Ils ont voyagé ensemble pendant un mois.

Lorsque, à la requête de Léonide, Silvandre demande pourquoi ils sont en Forez, Laonice raconte ses amours avec Tircis. L'oracle transmis par Arontine leur a commandé d'attendre le jugement que rendrait le premier personnage qui les interrogerait.

Histoire de Tircis et de Laonice 

Laonice a six ans et Tircis dix lorsque Cléon est au berceau.

Laonice aime Tircis, mais Tircis aime Cléon. Cléon, pour protéger sa réputation, demande à Tircis de feindre d'aimer Laonice. Elle suggère ensuite à Laonice que Tircis feigne de l'aimer, prétendant faire taire les rumeurs (I, 7, 205 verso).

À cause des guerres, les bergers se réfugient à Paris. La peste fait des ravages (I, 7, 207 recto). La mère de Cléon puis Cléon elle-même sont atteintes. Tircis se sacrifie pour les soigner, puis pour enterrer Cléon près de sa mère, comme elle le désirait (I, 7, 210 verso).

Laonice, qui était chez une de ses sœurs, revient à Paris et entend les plaintes de Tircis. Elle apprend qu'elle n'a jamais été aimée, mais elle demande au jeune homme de l'aimer (I, 7, 212 recto).

Tircis refuse et s'en va. Laonice part à sa poursuite, le retrouve par hasard, et consulte avec lui l'oracle (I, 7, 213 verso).

À la fin du récit de Laonice, Tircis voudrait parler. Mais Silvandre, pour se conformer aux instructions de l'oracle, charge Phillis de soutenir la cause du « Berger désolé ».

Phillis soutient plutôt la cause de la bergère disparue en prononçant une prosopopée : Tircis doit rester fidèle à « l'heureuse Cleon » (I, 7, 218 recto) parce qu'il n'a pas aimé seulement un corps, mais encore un esprit immortel. Hylas soutient la cause de Laonice : la mort de Cléon a libéré Tircis. Silvandre décrète qu'il est « deffendu aux recherches de Laonice, de tourmenter davantage le repos de Cleon » (I, 7, 219 recto). Tircis ne doit rien à Laonice.

Tircis participe à une discussion entre Silvandre et Hylas (I, 8, 235 verso).

Dans un poème, Tircis recourt à des images classiques. Le berger compare Cléon à la fleur qui meurt « à peine née » et souhaite le destin du lierre qui meurt avec l'arbre auquel il était attaché (I, 12, 400 recto).

Tircis rencontre Céladon, qu'il ne connaît pas. Il lui donne des nouvelles des bergers du Lignon, avec lesquels il a passé un mois et demi (I, 12, 400 recto).

Les deux jeunes gens se disputent l'honneur d'être « le plus miserable et plus affligé Berger de l'univers » (I, 12, 402 recto). Céladon soutient que celui qui aime souffre le plus, et qu'on ne peut pas aimer une morte. À l'appui de ses dires, il cite la définition que Silvandre donne de l'amour, « un desir de la beauté ». Il ajoute une remarque similaire à celle qu'Hylas a faite (I, 7, 215 recto) : « Est ce chose d'homme raisonnable de desirer une chose qui ne se peut avoir ? » (I, 12, 402 verso).


1
Tircis Présent dans : I, II, III
Première mention : II, 3, 160. Écrit aussi Tyrsis, Tyrcis, Thyrcis, Thircis.

Caractéristique : Astrée estime « la vertu de ce Berger », (II, 3, 161).

Auditeur : Histoire de Palinice et de Circène, racontée par Florice à Paris ;
Histoire de Doris et Palémon, racontée par Doris aux bergers ainsi qu'à Paris, Chrisante et Léonide ;
Histoire de Placidie, racontée par Adamas à Léonide, Alexis, et un groupe de bergers ;
Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.


Tircis se promène avec Hylas, Laonice, Madonthe et Tersandre, « n'ayant nul troupeau à garder, ils n'employoient le temps qu'à passer leur vie le plus doucement qu'il leur estoit possible » (II, 3, 160). Ils rencontrent Silvandre qui conduit Astrée, Diane et Phillis vers l'endroit où il a reçu la lettre de Céladon.

Les deux groupes marchent ensemble. Tircis escorte Astrée, et marche en avant. La bergère voit des similarités entre son destin et celui de Tircis (II, 3, 161) ; elle a perdu Céladon et il a perdu Cléon.

Parce que Tircis et Astrée ne parlent que de choses indifférentes, ils remarquent les premiers Paris et trois bergères étrangères (II, 3, 164), Florice, Palinice et Circène. Ils entendent chanter Circène, puis Paris, et enfin écoutent le récit que fait Florice, l'Histoire de Palinice et de Circène (II, 3, 168).

Le groupe continue son chemin. Tircis escorte encore Astrée (II, 5, 273). Les bergers et leurs visiteurs parviennent au temple d'Astrée (II, 5, 299).

Lorsque Silvandre nomme Céladon, Tircis demande s'il s'agit du berger qui s'est noyé et s'étonne qu'il ait aimé Astrée alors que leurs familles étaient ennemis (II, 5, 300). Il s'étonne aussi qu'il n'ait pas été enterré (II, 5, 301). Tircis estime sages ceux qui préparent leurs funérailles avant de mourir (II, 5, 301).

Il dit que, après la mort de Cléon, les druides lui ont expliqué que l'âme trouve son repos dans les Champs-Élysées après avoir reçu sa sépulture (II, 5, 302). Tircis ajoute qu'après la mort, l'âme ignore les passions « tributs de l'humanité » (II, 5, 302). Les dieux peuvent avoir exempté Céladon de cette loi pour récompenser l'amour qu'il avait pour Astrée (II, 5, 303). Faut-il quand même enterrer le berger, demande Astrée. Tircis affirme qu'errer parmi les vivants est contraire au naturel des morts (II, 5, 303).

Phillis trouve l'Oraison à la déesse Astrée. Elle considère que ce texte prouve que Tircis a raison (II, 5, 305).

Madonthe raconte son histoire : elle a rencontré Tircis et Laonice sur le chemin de Mont-d'or. Tersandre et elle s'habillent en berger pour voyager avec eux (II, 6, 413).

Pendant la nuit que les bergers passent à la belle étoile, Tircis soupire parce qu'il aime encore Cléon (II, 6, 414). Hylas dit qu'il s'imagine que Tircis souffle pour ranimer le feu qui l'a brûlé. Tircis réplique que c'est une imagination digne de celui qui ne sait pas aimer. Il explique que le devoir l'oblige à continuer à aimer même sans espoir. « C'est bien Druyser », répond Hylas (II, 6, 415).

Tircis poursuit son explication en affirmant que l'amour ne désire rien en dehors de lui-même : celui qui aime se transforme et devient celui qui est aimé. Silvandre prend le parti de Tircis.

Céladon voit les bergers endormis et reconnaît Tircis, comme celui qu'il a rencontré un jour (II, 8, 525).

Pour dresser le vain tombeau, Tircis et Hylas remuent la terre avec leurs houlettes et leurs couteaux. Quand les bergers cherchent de quoi écrire, Tircis se souvient de l'écritoire du temple d'Astrée (II, 8, 538). C'est lui qui trouve la branche d'arbre qui peut servir de perche (II, 8, 539).

Tircis va écouter avec toute la troupe l'Histoire de Doris, et Palemon. (II, 8, 555).

Hylas a tardé à apporter l'écritoire. Il déclare à Phillis qu'il n'est pas venu en Forez pour imiter Tircis et servir les morts (II, 9, 560).

Tircis fait partie du groupe de bergers qui rend visite à Adamas (II, 11, 674).

Chez le druide, Lycidas dit à Léonide que Tircis lui a appris ce qui s'est passé au temple d'Astrée (II, 11, 682).

Adamas, pendant ce temps s'entretient avec Phocion, Diamis et Tircis, « parce qu'il les estimoit beaucoup, fut pour leur aage η, fut pour leur vertu : ou pour le dessein qu'il avoit de faire en sorte que Celadon espousast Astree » (II, 11, 735). Parce que Tircis est étranger, c'est à lui que le druide propose de visiter sa maison. Tircis demande à Adamas quelle a été la fortune des princesses qu'il a nommées (II, 11, 736). Le berger écoute donc l'Histoire de Placidie.

Lorsque le druide invite la troupe à passer la nuit chez lui, Tircis, Diamis et Phocion commencent par refuser (II, 11, 764).

Tircis et ses compagnons écoutent l'Histoire d'Eudoxe.

Ensuite Adamas prend la main de Tircis et celle de Phocion pour se promener dans sa galerie (II, 12, 885). Tircis regarde les portraits et les armoiries de quatre rois et interroge le druide en décrivant savamment ce qu'il voit (Henein, p. 129). Adamas nomme les rois et analyse leurs armes. Tircis félicite le druide qui a pris soin « de les faire vestir et armer comme ils souloient estre » (II, 12, 885).

En sortant de la galerie, Adamas demande à Hylas laquelle des raretés qu'il a vues il préfère. Hylas répond que lui ne regarde qu'Alexis ; c'est Tircis qui s'intéresse aux peintures mortes (II, 12, 886). Tircis réplique qu'il n'a rien vu de plus beau qu'Alexis. Il ajoute que, s'il aime la mort, il doit aimer Alexis « puis que ses beautez en font plus mourir que la mort mesme » (II, 12, 887). Hylas apprécie peu la pointe. Il suggère qu'Alexis donne la mort à Tircis et à lui la vie ! Vous et moi serions trop heureux, conclut Tircis.

Une fois rentrés dans les hameaux, Hylas se vante d'ajouter une druide aux femmes qu'il a aimées. Tircis lui recommande de ne pas mêler le sacré et le profane. L'inconstant réplique en lui reprochant de désobéir aux ordonnances divines puisqu'il aime une morte (II, 12, 891). Aimer leur ouvrage, ce n'est pas offenser les dieux, déclare Tircis qui conclut qu'il lui est impossible d'oublier « la chose du monde la plus digne d'Amour et de memoire » (II, 12, 891).

2
Tircis Présent dans : I, II, III
Première mention : III, 1, 21 recto. Écrit aussi Tyrcis.

Caractéristique : « Toy [...] qui és si hors du sens, que de t'opiniastrer à aimer ce qui n'est plus », lui dit Hylas (III, 9, 368 recto).

Auditeur : Histoire de Cryseide et d'Hylas racontée par Hylas et Suitte de l'histoire de Cryseide et d'Arimant racontée par Florice.


Tircis marche près de Silvandre avec le groupe qui se rend chez le druide Adamas en chantant. Il est choqué de constater qu'Hylas, obsédé par Alexis, ne remarque même plus Phillis (III, 1, 22 verso). L'inconstant attribue ses sentiments au Ciel. Il ajoute que c'est aussi le Ciel qui est responsable du deuil de Tircis. Ce deuil est une décision des dieux qu'il faut accepter, alors que l'inconstance ne l'est pas, répond gravement Tircis, même si la beauté séduisante vient des dieux (III, 1, 23 verso). Le berger refuse d'admettre qu'Hylas recherche son mieux comme il le prétend ; sa « maladie » lui fait perdre son temps et l'estime de ceux qui l'entourent. Diane et Phillis interrompent ce débat qui pourrait tourner mal (III, 1, 24 recto). Phillis s'exclame que Tircis a pris la place de Silvandre.

Laonice se souvient que la sentence rendue par Silvandre lui a fait perdre Tircis (III, 5, 195 verso).

En 1619 seulement, Hylas raconte à la fin de son histoire qu'il a rencontré Laonice et Tircis au Mont d'or
(III, 7, 331 verso).

Comme Hylas critique la constance d'Arimant, Tircis remarque que l'inconstant ne va jamais recourir à la déesse Fortune (III, 9, 367 verso). En revanche, répond Hylas, les femmes qui ne sont plus aimées vont traiter le fidèle Tircis de dieu qui prône la constance. Non sans raison, Tircis traite le cruel Hylas, d'« inhumain » (III, 9, 368 recto).

Hylas conseille à Calidon de ne pas rechercher Astrée. La bergère pourrait porter le deuil aussi longtemps que Tircis (III, 11, 472 recto).

Madonthe rapporte à Damon qu'elle a rencontré Laonice, Tircis et Hylas au Mont d'or (III, 12, 503 recto).

3
Torrismond Présent dans : II, III
Première mention : II, 6, 328. Écrit aussi Torrismond et Thorismonde.

Personnage historique : Fils aîné de Thierry Ier , il n'a régné que 2 ans (451 - 453). Sa capitale était Toulouse. « Torismond fils du Roy Thierry » est blessé en se battant contre les Huns (Fauchet, p. 97). 
Fauchet se contredit. Il écrit que Torrismond seul accompagne son père, lors de la bataille des Champs Catalauniques. Le Roi a « laissé à la maison quatre de ses enfans : Frideric, Thierri, Rotemer et Hunneric » (p. 99). Ailleurs il affirme que Torrismond et Thierry suivent leur père (p. 95).
Ætius trompe Torrismond et son frère quand il leur recommande de s'en aller (p. 99).

Nommé dans : Histoire de Damon et de Madonthe, racontée par Madonthe à Diane, Astrée, Phillis et Laonice ;
Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Fils de Thierry Ier, roi des Wisigoths.


Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe

Ursace explique la ruse d'Ætius qui veut éloigner des Champs Catalauniques Torrismond et Thierry II après la mort de leur père, le roi des Wisigoths.

Ætius leur dit que leurs frères, restés en Aquitaine, Frédéric, Honoric et Rotemer, risquent de s'emparer du pouvoir (II, 12, 828).

Les frères n'y avaient pas même pensé.


2
Torrismond Présent dans : II, III

Première mention : III, 3, 59 verso. Écrit Thorismond, Thorrismond et Torrismonde.

Personnage historique : « Thorismond, meschamment tué par les siens, l'an CCCCLVI (456 sic) » (Fauchet, p. 100). Le Tasse lui consacre une tragédie en 1587, Il Re Torrismondo. D'Urfé le rappelle dans la préface de sa Sylvanire. Chapelain aussi fait l'éloge de ce Torrismond. En 1636, Vion d'Alibray adapte et traduit la tragédie italienne dans Le Torrismon : le roi des Goths, comparé à Œdipe, se tue quand il découvre que la femme qu'il aime et qui l'aime est sa sœur.

Caractéristique : « Ce grand et genereux Roy », dit Daphnide (III, 3, 61 recto), était « infiniment desireux que sa Cour esclairast par toute l'Europe » (III, 3, 61 verso). « L'un des plus grands Roys qui ait commandé sur les Vissigots » dit Damon d'Aquitaine (III, 6, 233 verso).

Nommé dans : Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon racontée par Daphnide et Alcidon ;
Suitte de l'histoire de Damon et de Madonthe racontée par Damon.


Le portrait de Torrismond se trouve dans la galerie d'Adamas (III, 3, 59 verso).

Daphnide et Alcidon nomment le Roi en racontant leurs amours à Adamas.

Histoire d'Euric, Daphnide, et Alcidon

Les parents de Daphnide emmènent leur fille dans la cour de Torrismond. Le roi n'est pas insensible aux charmes de la jeune fille, mais il n'ignore pas les années qui les séparent. Il encourage Alcidon à servir Daphnide (III, 3, 62 recto). Lors d'un bal à la cour, Torrismond remarque combien les jeunes gens sont faits l'un pour l'autre. Il rit de leur timidité. Un chirurgien maladroit coupe une veine au Roi en le saignant (III, 3, 63 verso). Thierry II lui succède (III, 3, 64 recto).

Alcidon écrit à Daphnide que le grand Torrismond - qui l'a élevé (III, 3, 68 verso) - l'a donné à elle (III, 3, 65 recto).

Daphnide et sa mère quittent la cour après la mort du Roi (III, 3, 66 verso). Une dame rappelle à Alcidon ces événements. Elle ajoute que l'épouse de Torrismond était jalouse de Daphnide (III, 3, 71 verso).

Daphnide rappelle à Alcidon leurs relations du temps de Torrismond (III, 3, 73 recto et III, 3, 110 verso). Alcidon adjure la jeune fille par la mémoire de Torrismond (III, 3, 111 recto).

Thierry II succède à Torrismond (III, 4, 141 recto).

Damon d'Aquitaine raconte ses aventures à Galathée :

Suitte de l'histoire de Damon et de Madonthe

Damon, comme Alcidon, a été élevé par Torrismond (III, 6, 233 verso). Son combat contre Tersandre a eu lieu peu avant la mort du Roi (III, 6, 233 verso).
Après sa tentative de suicide, le chevalier se retrouve sur une terre qui n'est pas loin de la cour de Torrismond (III, 6, 248 recto). Les pêcheurs lui rapportent des nouvelles. C'est ainsi qu'il apprend que le Roi est mort quand un mire lui a coupé une veine (III, 6, 255 verso).

Torrismond communique avec Amasis, dit Galathée (III, 6, 257 verso).

Amasis dit à Damon qu'elle lui est reconnaissante : son père a empêché Torrismond de passer par le Forez après la bataille des Champs Catalauniques : le roi, amoureux d'une nymphe d'Amasis, ne voulait pas l'épouser mais l'enlever (III, 6, 261 recto).

Damon présente Alcidon à Galathée, puis à Amasis, comme un chevalier chéri de Torrismond (III, 11, 453 verso ; III, 12, 505 recto).

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