Banderole
Première édition critique de L'Astrée d'Honoré d'Urfé


SignetPERSONNAGES - M

Madonthe Présente dans : I, II, III, IV
Première mention : I, 1, 13 verso. C'est elle qui joue de la harpe.

Nommée : I, 7, 212 verso. Écrit aussi Madonte.

Auditrice : Histoire de Tircis et de Laonice, racontée par Laonice

Dame habillée en bergère. Voyage en compagnie de Tersandre.


Elle s'est liée d'amitié avec Laonice et lui a raconté son histoire. Laonice a noté « qu'Amour blesse aussi bien dans les cours que dans nos bois » (I, 7, 212 verso).

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Madonthe Présente dans : I, II, III, IV
Première mention : II, 3, 160. Écrit aussi Madonte.

Caractéristique : « Cette Bergere estoit belle et discrete, et avoit des traits de visage, et des façons qui ressembloient fort à celles de Diane » (II, 5, 273), dit le romancier. « Je n'avois pas mauvaise opinion de moy » (II, 6, 355), dit-elle - pratiquant la litote.

Remarque sur le nom : Les deux premières syllabes inversent le nom de Damon, la troisième syllabe est la forme du féminin dans la déclinaison des substantifs grecs (thê, thi).

Auditrice : Histoire de Parthenopé, Florice et Dorinde, racontée par Hylas à Paris et un groupe de bergers ; Histoire de Doris et Palémon, racontée par eux-mêmes.

Narratrice : Histoire de Damon et de Madonthe, racontée par Madonthe à Diane, Astrée, Phillis et Laonice.

Dame d'Aquitaine habillée en bergère.

Relations

En suivant Silvandre, Astrée, Diane et Phillis rencontrent Madonthe et Tersandre avec Hylas, Laonice et Tircis. N'ayant pas de troupeau, ces jeunes gens se promènent (II, 3, 160). Tout le groupe se rend vers l'endroit où Silvandre a trouvé la lettre de Céladon. Tersandre escorte Madonthe (II, 3, 161).

Quand Tersandre se met près de Laonice et Paris près de Diane, Silvandre prend le bras de Madonthe. La jeune fille lui plaît parce qu'elle ressemble à Diane, même dans sa façon de parler (II, 5, 273). Laonice remarque la sympathie de Silvandre pour Madonthe (II, 5, 273).

Les bergers se sont perdus et passent la nuit à la belle étoile. Diane et Phillis demandent à Madonthe ce qui l'a conduite en Forez. Madonthe explique que c'est l'amour qui l'a habillée en bergère, « encor que ma naissance me releve beaucoup par dessus cet estat », ajoute-t-elle (II, 6, 326). « Ce mesme Amour qui n'est point incogneu parmy vos hameaux, ne l'est non plus parmy les Dames et les Chevaliers » (II, 6, 326).

Madonthe parsème son récit de maximes et de proverbes.
Dix fois elle évoque le dieu Amour et ses œuvres.
Son histoire est la plus longue des narrations de la deuxième partie.

C'est de nuit et à voix basse qu'elle relate ce qu'elle appelle ses « erreurs » et ses « folies » (II, 6, 327).

Histoire de Damon et de Madonthe

Le père de Madonthe, bien qu'il ne soit pas Wisigoth, demeure en Aquitaine où il a de grands biens. Il est mort lors de la bataille des Champs Catalauniques aux côtés de Thierry, roi des Wisigoths (Voir III, 6, 234 recto). Séparée de sa mère à sept ou huit ans, Madonthe est confiée à Léontidas, chevalier qui a hérité des charges du père de Madonthe auprès du roi Torrismond (II, 6, 328). Léontidas doit s'assurer que la jeune fille ne va pas se mésallier. Il la traite bien, mais son épouse est si cruelle que Madonthe la hait (II, 6, 329).

Léontidas compte marier la riche héritière à l'un de ses neveux. Les jeunes gens ne s'entendent pas : « nous n'estimions pas ce qui nous estoit acquis sans peine », explique Madonthe (II, 6, 330).

Orpheline, séparée de sa mère, confiée à un homme qui, par cupidité, veut la marier à son neveu ...

Les débuts des aventures de Madonthe ressemblent au commencement des aventures de Diane dans la première partie
(I, 6, 158 recto sq.).
Les deux narrations se font dans le sixième livre.

Damon d'Aquitaine, parent de Léontidas, courtise la jeune fille. L'amour permet au chevalier de changer tous ses défauts en vertus (II, 6, 331). Léontidas interdit à Madonthe de voir Damon. « Suivant la coustume des choses deffenduës, nous commençasmes deslors d'avoir plus de desir de nous voir », remarque la narratrice (II, 6, 332). Les jeunes gens s'appellent frère et sœur. Damon déclare sa passion dans une lettre qui ne porte pas le nom de la jeune fille (II, 6, 333). Pour remettre cette missive, il prétend rapporter des nouvelles de diverses amours qu'il a vues à la Cour. Curieuse, Madonthe insiste pour qu'il lui donne la lettre qu'il prétend avoir trouvée (II, 6, 335). Il avoue enfin qu'il aime la jeune fille. Madonthe est offensée par sa hardiesse (II, 6, 337). Elle lui pardonne pourvu qu'il prouve discrètement son amour (II, 6, 340).

Comme Léontidas les surveille de près, Damon compose un sonnet pour se moquer de ce « fascheux Argus » (II, 6, 341).

Les jeunes gens sont plus discrets (II, 6, 342). On donne quand même à Madonthe une dame de compagnie, Lériane. Damon s'en méfie (II, 6, 343). Pour gagner Lériane à leur cause, les jeunes gens sont particulièrement aimables avec elle.

Lériane croit que Damon l'aime (II, 6, 343). Le chevalier voudrait que Madonthe aussi se méfie de Lériane (II, 6, 344). Non seulement la jeune fille reste persuadée de l'innocence de cette femme, mais encore elle reproche à Damon sa froideur. « Voyez combien la bonne opinion que nous avons d'une personne, a de force sur nous » (II, 6, 345).

Lériane envoie une lettre passionnée à Damon. Comme il la repousse sans ménagements (II, 6, 346), l'amour se tourne en haine. Lériane cache ses sentiments parce qu'elle craint que le chevalier ne montre les lettres qu'elle lui a envoyées. Madonthe regrette que Damon ne lui ait pas montré la lettre de Lériane pour la convaincre de se méfier (II, 6, 347).

Lériane remarque que Tersandre aime Madonthe. La jeune fille le traite comme un « domestique » (II, 6, 348). Pour encourager Tersandre, Lériane le persuade que Madonthe l'aime et qu'elle est importunée par Damon (II, 6, 350).

Le jour de l'an, Lériane dit à Tersandre d'offrir des gants à Madonthe. Elle découd un doigt et y dissimule une lettre (II, 6, 352). Damon remarque cette lettre. Madonthe se retire et la lit (II, 6, 353). Offensée, elle la jette au feu et prétend ne l'avoir pas vue (II, 6, 354).

Lériane décide de rendre Madonthe jalouse : « Un cœur genereux ressent plus le mespris que toute autre offence » (II, 6, 355). Elle ordonne à sa nièce, Ormanthe, de se montrer particulièrement aimable avec Damon (II, 6, 356). Elle lui fait croire que le chevalier a l'intention de l'épouser. La conduite d'Ormanthe étonne tout le monde. Madonthe l'apprend. « Sa beauté, ce sembloit, n'esgaloit point celle de mon visage, ainsi que mon miroir m'asseuroit, sur lequel la voyant je jettois bien souvent les yeux pour en faire comparaison » (II, 6, 358). D'après Lériane, le chevalier aime Ormanthe et feint d'aimer Madonthe.

Madonthe éclate en sanglots quand elle se retrouve seule avec Lériane. Elle lui avoue son amour pour Damon et les promesses que le chevalier lui a faites. Lériane la console en parlant d'« une humeur de jeunesse » qui aurait distrait Damon (II, 6, 361). Elle conseille à Madonthe de faire semblant de s'éloigner du chevalier, « Amour est un enfant qui s'offense de peu de chose » (II, 6, 361). Tersandre cependant, heureux que Madonthe lui adresse la parole, « commença de se relever plus que de coustume » (II, 6, 365).

Damon remarque le changement de Madonthe et comprend qu'il est dû à Ormanthe. Il fuit cette jeune fille (II, 6, 362). Ormanthe un jour lui saute au cou. Elle explique au jeune homme scandalisé qu'elle se conforme aux instructions de Lériane (II, 6, 366). Damon ne tue pas Tersandre pour ne pas nuire à la réputation de Madonthe (II, 6, 366). Damon prévient la jeune fille des manœuvres de Lériane (II, 6, 370). Il la blâme d'aimer Tersandre, un homme indigne d'elle. Madonthe n'a pas le temps de s'expliquer. Il lui remet les lettres de Lériane. Madonthe lui dit seulement : « La verité sera tousjours la plus forte » (II, 6, 371).

Lériane fait copier une bague de Madonthe puis la donne à Tersandre en prétendant agir au nom de la jeune fille. Elle s'assure que Damon assiste à la scène (II, 6, 372).

Madonthe désire rompre avec Lériane et avec Tersandre (II, 6, 374). Elle se rend au temple avec la Reine. Au milieu du sacrifice, Damon se met debout et demande à Dieu en criant de punir « l'ame la plus perfide et la plus cruelle de toutes celles qui sont au monde » (II, 6, 374). Madonthe est contente d'avoir le visage voilé : personne ne l'a vue rougir.

Damon envoie un défi à Tersandre, le laisse grièvement blessé, prend la bague, puis quitte la ville avec son écuyer, Halladin (II, 6, 377). Le soir même, Halladin revient raconter à Madonthe et Lériane ce qui s'est passé. Damon, avant de se jeter dans le fleuve, a chargé son écuyer de remettre la bague et une lettre à Madonthe. Il envoie un mouchoir plein de son sang à Lériane (II, 6, 379).

Madonthe tombe malade et chasse Lériane, « peste des humains » (II, 6, 384).

Tersandre guérit. Il rapporte à Madonthe les agissements de Lériane. À cause d'elle, Léontidas et son épouse croient maintenant que Madonthe aime plusieurs hommes (II, 6, 386).

Ormanthe est alors enceinte des œuvres de Damon ; « elle n'estoit point si laide, ny luy si degousté », note la narratrice en guise de commentaire (II, 6, 387). Le dessein de Lériane est de faire croire que l'enfant qui va naître est le fruit de l'union de Madonthe et de Tersandre.

Lériane ordonne à Ormanthe de cacher sa grossesse et de n'en parler à personne (II, 6, 387). La jeune femme révèle à sa tante que Madonthe passe des heures seule dans un cabinet, et qu'elle a commandé à ses suivantes de la remplacer dans le lit d'apparat que voient les visiteurs. La nourrice de Madonthe reste dans cette pièce (II, 6, 388).

Lériane dit à la femme de Léontidas que Madonthe est enceinte de Tersandre (II, 6, 390) : le tuteur pourra obtenir du Roi les biens de la criminelle (II, 6, 392).

Ormanthe est dans le lit de Madonthe quand elle accouche en déguisant sa voix pour tromper la sage-femme (II, 6, 393). Lériane a éloigné la nourrice de Madonthe. Madonthe elle-même entend seulement un cri d'enfant (II, 6, 394). Un peu plus tard, la nourrice revient et s'étonne de ne pas retrouver Ormanthe dans le lit (II, 6, 397).

Lériane et la sage-femme prennent l'enfant à Léontidas et à sa femme. Elle leur demande de permettre à Madonthe de s'enfermer avec les druides ou les vestales après leur avoir fait don de tous ses biens. Son dessein est de laisser passer quelques jours avant la confrontation de l'accusée (II, 6, 396). L'enfant d'Ormanthe est mis en nourrice.

Une vieille demoiselle et un vieux chevalier doivent examiner Madonthe. Lériane a pris soin d'éloigner la nourrice de la jeune fille. Elle leur montre un lit qui porte les marques d'un accouchement. Ils regardent par le trou de la serrure Madonthe étendue dans son cabinet (II, 6, 396).

Six semaines après, Ormanthe, qui a prétendu être rentrée chez elle, reparaît. Elle explique à Madonthe qu'elle n'a pas voulu la déranger en lui demandant la permission de partir (II, 6, 397).

Lériane, « ne craignant plus qu'on la peust convaincre de mensonge », prétend que Madonthe ne veut plus se retirer dans un couvent et renoncer à ses biens. Elle dit à Léontidas et à sa femme que ses cousins vont maintenir par les armes que Madonthe et Tersandre sont coupables (II, 6, 399). Elle réunit des témoins qui accablent Madonthe devant les juges (II, 6, 402). La jeune fille risque le bûcher.

Léontidas voudrait se battre contre Tersandre, mais sa femme et Lériane l'en empêchent (II, 6, 399). Devant le Roi et la Reine, les deux cousins de Lériane doivent se battre contre quiconque soutiendrait la cause de Madonthe (II, 6, 400).

Madonthe est arrêtée et conduite devant le Roi et la Reine (II, 6, 401). Quand elle entend l'accusation portée par Lériane, elle se jette aux pieds de la Reine. Le Roi, plus sensible à la pitié, menace Lériane. Celle-ci prouve ce qu'elle avance par des témoins et par des armes (II, 6, 401). La sage-femme et la nourrice de l'enfant d'Ormanthe témoignent, puis la vieille demoiselle et le vieux chevalier. Madonthe s'empare d'un charbon ardent pour prouver son innocence (II, 6, 402). Les juges sont impressionnés, mais Lériane les convainc qu'il s'agit d'un artifice (II, 6, 403). La mère de la jeune fille meurt de chagrin.

Quinze jours après, la preuve de la culpabilité de Madonthe doit se faire par les armes. Parce que la position prise par Léontidas est connue (II, 6, 404), personne ne se présente pour défendre Madonthe. Les chevaliers de la Cour considèrent que la jeune fille leur a préféré Tersandre (II, 6, 405). Tersandre lui-même ne peut se battre que pour sa propre cause (II, 6, 405). Il affronte les deux cousins de Lériane (II, 6, 405). Il est blessé et sans force, lorsqu'un chevalier inconnu survient (II, 6, 407). Il tue les cousins de Lériane (II, 6, 408).

Madonthe demande au chevalier de se nommer et de l'accompagner chez elle. Le chevalier refuse de se nommer (II, 6, 409), mais accepte de l'escorter.

Entre-temps, la nourrice de Madonthe pleure dans la chambre. Ormanthe pour la consoler lui dit que Lériane lui a assuré que Madonthe ne mourrait pas (II, 6, 410). Quand la nourrice explique que Madonthe sera brûlée, Ormanthe confesse que c'est elle qui a eu un enfant. Elle se rend devant les juges avec la nourrice (II, 6, 410).

Le nom du père n'intéresse personne.

Madonthe est innocentée. Lériane avoue ses fautes, demande pardon et se jette dans le bûcher (II, 6, 411). Ormanthe est enfermée dans un couvent. Le Roi et la Reine ordonnent que Madonthe soit mise en liberté et qu'elle s'éloigne de Léontidas et de sa femme (II, 6, 412).

Le chevalier inconnu se retire. Il fait dire à Madonthe qu'il sera au Mont-d'or et qu'il gardera les mêmes armes. La jeune fille apprend alors qu'elle a été sauvée par le Chevalier au tigre (II, 6, 412). Elle avoue que depuis elle est « amoureuse d'un visage armé » (II, 6, 413).

Madonthe se rend au Mont-d'or avec sa nourrice et Tersandre. Quand la nourrice meurt, Madonthe rencontre Tircis, Hylas et Laonice. Tersandre et elle s'habillent en bergers. Un oracle recommande à Tircis et Laonice de se rendre en Forez. Madonthe et Tersandre les accompagnent (II, 6, 414).

Madonthe pleure en racontant son histoire. Phillis et elle s'endorment tandis que Diane, Astrée et Laonice veillent (II, 6, 419).

Quand les bergers se préparent à ériger le vain tombeau de Céladon, Madonthe accompagne Astrée, Silvandre et Tersandre au temple de la Bonne Déesse (II, 8, 538).

Madonthe fait partie du tribunal que Léonide consulte pour juger Doris, Palémon et Adraste (II, 9, 593).

Madonthe est avec les bergères qui écoutent les informations données par les bergers qui ont rendu visite à Adamas (II, 12, 887).
Hylas la nomme quand il énumère les femmes qu'il a aimées (II, 12, 888).

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Madonthe Présente dans : I, II, III, IV
Première mention : III, 1, 16 verso. Écrit aussi Madonte.

Caractéristiques : « Ceste mal-avisée, tel estoit le nom que luy donnoit Halladin », déclare Damon d'Aquitaine (III, 6, 256 recto). « Elle estoit veritablement tres-vertueuse, et modeste », pense Silvandre (III, 11, 462 verso).


Souffrante, Madonthe n'apparaît sur la scène du roman que dans les deux derniers livres.

Dans le pré devant le temple d'Astrée, sous les yeux de Paris caché derrière un arbre, Damon d'Aquitaine et son écuyer, Halladin, parlent de Madonthe. L'écuyer désire que son maître se défende des calomnies qui l'ont séparé de sa maîtresse (III, 1, 16 verso). Halladin explique que Madonthe s'est presque évanouie lorsqu'elle a appris la mort de Damon (III, 1, 18 recto). Le chevalier pense qu'il s'agit de compassion et que la jeune fille le hait. Il faut quand même aller vers elle, affirme Halladin, et mourir devant ses yeux. Damon refuse et rappelle que Madonthe s'est enfuie avec Tersandre.

En entendant le nom de Tersandre, Paris reconnaît que la Madonthe dont on parle est celle qu'il a vue avec les bergères (III, 1, 18 verso).

Halladin dit à Damon qu'il devrait vivre au moins pour se venger de Tersandre (III, 1, 19 recto).

Paris s'éloigne pour mettre en garde Tersandre et Madonthe (III, 1, 21 recto). En présence de Diane et de Silvandre, Paris apprend par Laonice que Madonthe est souffrante et que Tersandre lui tient compagnie. Silvandre, « parce qu'il estimoit fort la vertu de Madonthe », se charge de prévenir les jeunes gens du danger (III, 1, 22 verso).

Daphnide rappelle « l'accident de Damon et de Madonthe » en racontant sa propre histoire (III, 4, 141 recto).

Hylas nomme Madonthe en évoquant les femmes qu'il a aimées (III, 5, 182 recto).

Pendant que les hôtes d'Adamas se promènent dans les jardins, Laonice, voyant Silvandre seul, s'approche et lui demande si sa tristesse est due à l'amour et au départ de Madonthe (III, 5, 196 recto). Elle affirme savoir que cette jeune fille lui plaît plus que Diane, et offre de l'aider. Silvandre, au lieu de nier, lui demande de garder la chose secrète quelque temps encore. Laonice fait semblant de le croire (III, 5, 197 recto).

Damon voit au loin le château de Marcilly, qui lui rappelle le château où demeurait Madonthe (III, 6, 218 verso). Quand il entend un chevalier insulter les femmes en chantant, il juge qu'accepter cela, ce serait offenser Madonthe (III, 6, 220 recto). Il se bat donc contre Argantée.

Le chevalier va consulter l'oracle de Bélénus avec Galathée. Il raconte d'abord son histoire aux nymphes (III, 6, 233 recto).

Suitte de l'histoire de Damon et de Madonthe

Après avoir décrit la cour des rois Wisigoths sous Torrismond, le chevalier voudrait cacher son nom et celui de sa maîtresse (III, 6, 234 recto).

Galathée proteste.

Damon se nomme et nomme Madonthe.

Galathée l'interrompt. Elle résume l'Histoire de Damon et de Madonthe jusqu'à la condamnation de
Lériane (III, 6, 234 verso).
Elle a été informée par les messages de Torrismond à Amasis
(III, 6, 257 verso).

Damon rappelle qu'après son duel avec Tersandre il a envoyé à Madonthe la bague qu'elle avait donnée à son rival (III, 6, 235 recto).

Le Druide qui sauve le chevalier après sa tentative de suicide l'entend soupirer le nom de Madonthe (III, 6, 240 recto).
Quand Halladin revient près de son maître, il décrit le chagrin de Madonthe au moment où elle a appris la mort de Damon (III, 6, 242 recto) ; il est choqué d'entendre son maître souhaiter le bonheur de la Dame (III, 6, 242 verso).
Damon dit des vers en regardant du côté où réside Madonthe (III, 6, 244 verso). Halladin lui conseille d'essayer de reprendre celle à laquelle il est encore si attaché (III, 6, 246 verso).

Quand Damon entend parler du scandale de la Dame célibataire qui a eu un enfant, il pressent qu'il s'agit de Madonthe (III, 6, 250 recto). L'écuyer confirme la chose. Bien qu'il pense Madonthe coupable, Damon l'aime trop pour ne pas soutenir sa cause. Halladin considère que c'est offenser Dieu que « de prendre une querelle tant injuste » (III, 6, 252 verso). Rien n'y fait, Damon se couvre d'armes noires et prend le nom de Chevalier du Tigre (III, 6, 253 verso).

Damon arrive à point nommé dans la ville des Tectosages pour prouver par les armes l'innocence de Madonthe (III, 6, 254 recto). Victorieux, il ne se nomme pas, parce qu'il attend de savoir si la jeune femme a aimé Tersandre. Il s'éloigne après avoir chargé un homme de dire à Madonthe qu'il serait « du costé du Mont-d'or » si elle avait besoin de lui (III, 6, 254 verso). Il donne cette information pour fausser les pistes, afin que le Roi ne puisse pas le faire suivre. Il ne va pas au Mont-d'or. Rentré auprès du Druide, Damon envoie demander des nouvelles de Madonthe : elle a quitté la Cour avec sa nourrice et Tersandre blessé (III, 6, 255 recto).

Désespéré, Damon part à l'aventure. Il apprend que Madonthe, « ceste mal-avisée », a quitté sa maison avec sa nourrice et Tersandre (III, 6, 256 recto). Il consulte un oracle qui lui dit un seul mot « Forest » (III, 6, 257 verso). Il parcourt donc en vain les forêts.

Galathée explique à Damon qu'il est en Forez, et que Madonthe pourrait aussi y être (III, 6, 258 recto). Le chevalier pense pourtant que Madonthe n'est pas au monde pour lui (III, 6, 261 verso).

En 1619 seulement, Hylas raconte qu'il se rend au Mont-d'or où il tombe amoureux de Madonthe
(III, 7, 331 verso).

Hylas passe en revue ses anciennes maîtresses et les femmes présentes. Madonthe, dit-il, « ressemble trop à Diane » (III, 9, 378 verso).

À Montverdun, l'oracle de Bélénus traite Damon de « parfaict amant » et prédit que le chevalier sera sauvé par celui dont il désire se venger (III, 11, 458 recto).

Comme Madonthe a été malade quelques jours, Silvandre a oublié de lui dire qu'un chevalier étranger poursuivait Tersandre (III, 11, 462 recto). Madonthe et Tersandre, inquiets, pensent que les parents de la jeune fille cherchent vengeance. Silvandre a pitié de Madonthe qui sanglote. La fortune la poursuit de sa haine, où se cachera-t-elle ?

Fortune revient 14 fois au livre 6, dans le récit de Damon, puis 4 fois dans les épisodes où figure Madonthe dans les livres 11 et 12.
Elle est remplacée au dénouement par « la sage providence »
(III, 12, 502 verso).

Silvandre propose de protéger Madonthe contre l'étranger en faisant appel à des camarades. Laonice survient et conseille à son amie de rentrer dans sa patrie, mais de se laisser accompagner par Silvandre et ses acolytes jusqu'aux limites du Forez. Parce que Tersandre objecte, Silvandre seul va escorter Madonthe (III, 11, 463 recto). La bergère déguisée s'en va après avoir demandé à Laonice de présenter ses excuses à ses hôtesses. Elle compte se faire vestale ou druide en Aquitaine (III, 11, 463 verso).

Phillis se demande où est Silvandre. Laonice répond qu'un grand malheur lui est arrivé : Madonthe est partie. Le berger, ne pouvant supporter ce départ, l'a suppliée à genoux de le laisser l'accompagner (III, 11, 478 recto). D'après Laonice, Silvandre aurait confié à Madonthe que la gageure l'obligeait à faire semblant d'aimer Diane (III, 11, 478 verso). Phillis doute de ce qu'elle entend, mais Diane affirme qu'elle a vu des signes de cette affection. Astrée pose une question à Laonice, puis, convaincue, déclare : « J'ay remarqué que tousjours il a grandement affectionné Madonthe » (III, 11, 479 recto). Diane et Astrée condamnent Silvandre et dénigrent Madonthe. Phillis ne nie pas les défauts de la bergère déguisée mais continue à juger que Silvandre ne l'aime pas.

Tersandre et Madonthe parviennent dans la plaine de Montverdun au moment où Damon se bat contre trois chevaliers de Polémas. Ils ne reconnaissent ni Damon ni son écuyer (III, 12, 492 verso). Bien qu'habillé en berger, Tersandre se saisit de l'épée d'un des vaincus pour secourir le chevalier étranger agressé maintenant par plusieurs soldats. Mortellement blessé, Tersandre tombe à terre. Madonthe s'approche, suivie de près par Adamas. Ils bandent les plaies du jeune homme dont la tête est sur les genoux de Madonthe. À l'article de la mort, Tersandre se soucie du destin de la Dame « dans ces bois si dangereux [et] effroyables » (III, 12, 494 verso). Il aurait voulu la remettre entre les mains du Chevalier du Tigre. Damon s'approche du blessé et doute de ce qu'il voit. Comme son écu est posé par terre, Tersandre aperçoit l'insigne du Chevalier du Tigre. Il s'écrie que Tersandre se réjouit de pouvoir confier Madonthe à celui qu'elle aime sans le connaître. En entendant ces noms, Damon reconnaît sa maîtresse et son compagnon déguisés en bergers. Il se met à trembler, puis court vers Madonthe. « Outree de cette prompte joye », elle s'évanouit (III, 12, 496 recto). Tersandre rend l'âme en bénissant le couple. Madonthe revient à elle. Quand elle voit Damon blessé, elle le croit mort ; désespérée, elle se lamente. Le chevalier ouvre les yeux et cherche en vain Madonthe. Elle accourt et l'embrasse, puis le remercie de l'avoir sauvée sous l'armure du Chevalier du Tigre. Madonthe justifie toutes ses actions en quelques mots : elle jure que tout ce qu'elle a fait, elle l'a fait pour Damon (III, 12, 498 recto).

Elle ne lui reproche pas de ne pas l'avoir attendue au Mont-d'or.

Adamas emmène Madonthe et Damon blessé chez lui. Galathée les suit en chariot. Le corps de Tersandre est emporté à Marcilly. Madonthe marche près du brancard. Les blessures ne sont pas mortelles. Madonthe est ravie que les chirurgiens lui demandent de rester près du chevalier parce qu'ils connaissent l'influence de la joie sur la santé. Madonthe raconte toutes ses aventures « si naifvement, que tous ceux qui l'ouyrent, jugerent qu'[elle] estoit veritable » (III, 12, 502 recto). Un pressentiment, affirme-t-elle, lui a inspiré « une certaine affection qui n'estoit pas commune » pour le Chevalier du Tigre (III, 12, 502 verso). L'oracle qui l'aurait fait venir en Forez est celui qui a parlé à Tircis et Laonice, ce qu'elle ne précise pas.

Daphnide et Alcidon viennent saluer leurs compatriotes. Amasis même prévenue par Galathée arrive aussi chez Adamas. Elle remercie Damon d'avoir secourue sa fille. À son tour, celui-ci rend grâce aux combats qui lui ont permis de retrouver Madonthe. Amasis, « aiant desja esté informee de la qualité de Madonthe, l'alla embrasser et caresser, comme elle meritoit » (III, 12, 504 verso). La Dame du Forez invite les Aquitaniens à venir à Marcilly et à quitter leurs habits de bergers (III, 12, 550 recto). Damon et Madonthe voyageront dans une litière. Avec Adamas et Léonide, ils parviennent à Marcilly le lendemain avant dix heures.

Quand Léonide a pris congé des bergères, elle a appris que Diane ne sortait plus de chez elle depuis le départ de Madonthe (III, 12, 552 recto).

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Madonthe Présente dans : I, II, III, IV
Première mention : IV, 1, 109.

Caractéristique : « Cette coureuse », dit Phillis (IV, 1, 152). Elle « n'a rien qui merite d'este estimé », renchérit Silvandre (IV, 2, 195).


Une scène de la troisième partie
(III, 11, 478 recto)
hante les bergères et la feinte druide.

Diane est le personnage qui nomme le plus souvent Madonthe parce qu'elle reste longtemps obnubilée par les calomnies de Laonice. Elle est persuadée que Silvandre aime Madonthe (IV, 1, 109).
Le jeune homme en est extrêmement amoureux, affirme Diane pour répondre à Alexis qui a demandé qui était Madonthe (IV, 1, 125). Pour elle, tous les gestes décrits par Laonice témoignent de l'amour que le berger porte à cette dame.

Alexis demande pourquoi Silvandre aurait feint d'aimer Diane, que Madonthe soit présente ou absente (IV, 1, 132), et pourquoi il aurait dit adieu à la dame en public avec tant d'effusions.

Phillis confronte Silvandre pour rendre service à Diane (IV, 1, 150). Pourquoi a-t-il préféré Madonthe alors que la bergère est plus belle quand elle pleure que la dame quand elle rit ?

Phillis conseille à Silvandre d'avouer qu'il aime Madonthe (IV, 2, 172) ou d'expliquer pourquoi il l'a quittée avec tant de protestations d'amour. Elle lui rappelle que Madonthe a ménagé Tersandre et que lui de même n'aurait pas dû rendre Diane jalouse. Phillis rapporte la scène décrite par Laonice. Silvandre s'explique : quand il a annoncé à Madonthe qu'un chevalier étranger était dans la région, elle a décidé de s'éloigner rapidement. Il a voulu l'escorter pour la protéger. Il n'a pas eu le loisir de demander son congé à Diane. Il est déçu de constater que la bergère n'a pas compris que, s'il avait aimé Madonthe, il aurait agi autrement. D'ailleurs, il aurait commis une grave faute de jugement en préférant Madonthe. Comment aimer une femme qui erre à la recherche d'un chevalier (IV, 2, 196) ?

Hylas inclut Madonthe dans l'énumération des femmes qu'il a aimées (IV, 3, 393). Il lui aurait donné le cœur de Criséide, celle qui l'a précédée, et il aurait donné à Laonice le cœur de Madonthe.

Diane reste persuadée par les discours de Laonice (IV, 3, 424). Pourtant, note Alexis, Silvandre aurait suivi Madonthe hors du Forez s'il l'avait aimée. Astrée et Phillis partagent l'opinion d'Alexis.

Silvandre a du mal à comprendre que Diane ait pu croire qu'il aimait Madonthe (IV, 3, 494).

Après avoir surpris une confidence de Laonice à Tircis, Diane reconnaît que Silvandre n'a pas accompagné Madonthe par amour (IV, 3, 556).

Pour protéger l'honneur de Diane, Phillis explique à Silvandre qu'elle a inventé la jalousie de la bergère et le prétendu amour du jeune homme pour Madonthe (IV, 3, 606).

Madonthe et Damon ont accompagné Adamas à Marcilly (IV, 5, 916). On a installé Madonthe dans une chambre près de celle du chevalier. Elle a reçu des habits semblables à ceux des nymphes.
4
Mahortius Présent dans : II
Première mention : II, 11, 759.

Personnage historique : Les généraux Mavorce puis Sigisvulte sont envoyés en Afrique par Placidie (Calmet, VI, p. 117)

Nommé dans : Histoire de Placidie, racontée par Adamas à Léonide, Alexis, et un groupe de bergers.

Capitaine de l'armée romaine.


Adamas, devant les portraits réunis dans sa galerie, raconte :

Histoire de Placidie

Placidie envoie Mavorce en Afrique avec son armée. Il se bat contre Boniface. Défait, il est remplacé par Sigisvulte (II, 11, 759).


Adamas n'estime pas Mavorce.
Il ne lui accorde ni portrait ni titre de capitaine.

2
Majoranus Présent dans : III

Première mention : III, 7, 300 verso.

Personnage historique : Majorien (empereur de 457 à 461). « Vaillant prince », écrit Fauchet qui l'appelle Majorian (p. 103). Nommé grâce à l'appui de Ricimer, il meurt sans doute parce que Ricimer le désirait (Voir ce site, 10 mai 2013). Sidoine Apollinaire affirme que Ricimer a fait assassiner Majorien le 7 août 461 et que cet Empereur aurait multiplié les impôts à Lyon (Lettre IV. Voir ce site, 10 mai 3013).

Nommé dans : Histoire de Cryseide et d'Arimant racontée par Criséide et rapportée par Hylas dans l'Histoire de Cryseide et d'Hylas.



3
Malthee Présente dans : I
Première mention : I, 4, 89 recto.

Remarque sur le nom : Ce nom rappelle le nom de l'île de Malte et donc les chevaliers de Malte (Henein, p. 37).

Nommée dans : Histoire d'Astrée et Phillis, racontée par Astrée.

Bergère du Lignon. Fille de Forelle.


Histoire d'Astrée et Phillis

Elle participe au Jugement de Pâris avec ses rivales, Astrée et Stelle (I, 4, 89 recto).

Comme son père désire la marier avec Céladon, elle fait au jeune homme « toutes les honnestes caresses » qu'elle peut (I, 4, 112 recto).


1
Mandrague Présente dans : I
Première mention : I, 2, 23 recto.

Caractéristique : Magicienne « qui à surmonté en ceste science tous ses devanciers », dit Adamas (I, 11, 375 recto).

Remarque sur le nom : Honoré d'Urfé fait l'éloge de la mandragore dans ses Epistres morales (Henein, p. 93). Voir ci-dessous la représentation de cette plante.

Nommée dans : Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.

Magicienne du Forez. Son antre se trouve dans un bois, dans le palais d'Isoure.

Relations

Mandrague a fait peindre une de ses mésaventures sur la fontaine de la Vérité d'amour, tombe d'une bergère qui est morte parce qu'elle n'espérait plus être aimée de celui qu'elle aimait.

Les six tableaux qui décorent la fontaine, décrits par Adamas, constituent l'Histoire de Damon et Fortune telle que l'entendent Galathée, Léonide, Silvie et Céladon.

Histoire de Damon et de Fortune

Mandrague, vieille et laide, tombe amoureuse du jeune et beau Damon qu'elle voit se baignant. Pour le séparer de Fortune, la bergère qu'il aime, elle envoie au jeune homme et à sa maîtresse des songes néfastes qui les engagent à douter de la fidélité de leur partenaire (I, 11, 375 recto). Mandrague enchante la fontaine de la Vérité d'amour pour que les eaux merveilleuses trompent les bergers en confirmant leurs songes. Damon se tue. Fortune meurt. Mandrague « maudit son art » (I, 11, 378 recto), mais fait peindre l'aventure par ses « esprits » (I, 11, 368 verso).

Mandrague doit son nom à une plante fort étrange. La voici gravée par Abraham Bosse dans une image où les maléfices de la plante, de la femme et de la sexualité se mélangent (Hyde, p. 283) :

mandragore
BnF. Exposition consacrée à A. Bosse dans ce site (11 mars 2017)

1
Maradon Présent dans : I
Première mention : I, 11, 375 verso.

Nommé dans : Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.

Berger du Lignon.

Relations

À Isoure, Maradon figure sur un des six tableaux qui décorent la fontaine de la Vérité d'amour, et qui sont décrits par Adamas pour Galathée, Léonide, Silvie et Céladon.

Histoire de Damon et de Fortune

Pour séparer Damon de Fortune, Mandrague, par ses enchantements, montre au berger l'image de Maradon près de Fortune dans un songe, puis dans la fontaine de la Vérité d'amour.


1
Marciante Présent dans : III
Première mention :  III, 8, 338 verso.

Remarque sur le nom : Déformation du mercante italien. L'étymologie de Marciante (merx, mercis, marchandise), rappelle Mercure, dieu des marchands dans les Epistres morales (III, 3, p. 379). Voir J. Bonnet, pp. 58-59 et 84-88.

Nommé dans : Suitte de l'histoire de Cryseide et d'Arimant racontée par Criséide et rapportée par Florice.

Pseudonyme imaginaire attribué par Bellaris à son maître, Arimant, parce que celui-ci s'est déguisé auparavant en marchand gaulois (III, 7, 317 verso).


Florice rapporte ce que Criséide lui a raconté à Lyon (III, 8, 333 verso).

Suitte de l'histoire de Cryseide et d'Arimant

Bellaris se présente dans les jardins de l'Athénée, alors que Criséide se promène avec les autres prisonnières. Il accoste la jeune fille en se disant le serviteur de ses parents. Il ne l'aurait abandonnée que pour suivre Marciante, noble et généreux chevalier qui serait mort. Criséide se prête au jeu et prétend à son tour que Marciante et son serviteur seraient « par delà les Pyrenees » (III, 8, 338 verso).


3
Marie Présente dans : I
Première mention : Elle figure dans l'édition de 1607 (I, 8, 239 verso).

Remarque sur le nom :
     « Marie, qui voudroit vostre nom retourner
     Il trouveroit aymer : aymez-moy donc, Marie,
     Puisque vostre beau nom à l'amour vous convie
     Il faut vostre jeunesse à l'amour donner ».
Belleau commente ainsi ces vers de Ronsard η : « Cette façon de tourner les noms, et d'i rencontrer quelques divises ou presages de fortune, n'est point moderne, ains fort ancienne ».
(Ronsard, éd. de 1560, II, f° 23 verso sq.).

Nommée dans : Histoire de Hylas, racontée par Hylas.

Marie est une femme que l'inconstant inclut dans la liste de ses maîtresses en 1607, et qui disparaît ensuite.

1
Martian Présent dans : II
Première mention : II, 12, 804.

Personnage historique : Marcien. 392 ? - 457. Empereur d'Orient. Avant d'accéder au trône, il a été prisonnier de Genséric. Le roi voit voler un aigle sur la tête du captif et l'interroge. « Celui-ci répondit qu'il était secrétaire d'Aspar, ce que les Romains, dans leur langue, appellent domestique. Genséric alors, pesant la valeur du présage donné par l'aigle, et le grand crédit dont Aspar jouissait à Byzance, fut convaincu que Marcien était un homme appelé à de grandes destinées » [...] « Ce fut un prince habile et distingué dans son administration, si ce n'est qu'il négligea entièrement ce qui concernait l'Afrique » (Procope, IV, 1)

Caractéristique : « Un vieux capitaine » (II, 12, 804), dit Ursace.

Nommé dans : Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Époux de Pulchéria. Empereur de l'Empire d'Orient.


Silvandre rapporte puis complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe

Quand Théodose II meurt, Pulchéria, sa sœur, épouse Marcien et le fait élire empereur (II, 12, 804).

Une vision de Genséric se réalise ainsi. Il a vu l'aigle romaine sur la tête de Marcien (II, 12, 804).

La conduite de Marcien empêche Attila d'attaquer Constantinople (II, 12, 822).

Marcien refuse de secourir Valentinien parce qu'il croit qu'Attila désire seulement la main d'Honorique (II, 12, 844).

Après la mort de Valentinien et l'invasion de Genséric, Eudoxe envisage de se retirer auprès de Marcien (II, 12, 849). Ursace lui rappelle que ce Prince est l'ami de Genséric (II, 12, 860)


Voir Galerie des portraits.
2
Maxime Présent dans : II
Première mention : II, 10, 640. Appelé aussi Petronius Maxime (II, 12, 845).

Personnage historique : Petronius Maximus. ? - 450.
« Maximus fait Empereur, prend à femme Eudoxe vefve de son predecesseur contre son voulloir laquelle marrie de l'outrage receu par ce nouveau Empereur (qui se vantoit d'avoir fait tuer son mary, pour l'amour qu'il luy portoit) appelle en Italie Genzeric Roy des Vendales [...] Maximus mis en pieces par les gens d'Eudoxe, ou tué par Ursace Romain et les pieces de son corps jetees dans le Tibre, trois mois apres la mort de Valentinian » (Fauchet, p. 100). « Quant à Maxime, il prit la fuite ; mais il fut tué par un certain Ursus, soldat romain » (Jordanès, ch. XLIV).

Caractéristiques : « Fort ambitieux » (II, 12, 807), dit Ursace. « Le plus cruel Tyran, qui fut jamais en Rome », dit Eudoxe qui le hait (II, 12, 858).

Nommé dans : Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Consul romain puis Empereur d'Occident.

Eudoxe

Céladon entend Ursace se plaindre de « la Tyrannie de Maxime » (II, 10, 640).

Quand Adamas nomme Ursace, Silvandre demande s'il s'agit de celui qui a tué Maxime (II, 11, 754).

Ensuite, Silvandre rapporte et complète le récit d'Ursace.

Histoire d'Eudoxe

Quand Valentinien veut marier Isidore, il choisit Maxime, parce qu'il habite Rome et parce qu'il est riche et ambitieux (II, 12, 807). Isidore est contente d'épouser un homme qui a été deux fois consul (II, 12, 808).

Maxime, en jouant avec l'Empereur, perd son argent et même la bague qui lui sert de cachet. Valentinien cède sa place au jeu et commande que l'on joue contre Maxime jusqu'à ce qu'il se renfloue (II, 12, 808). Il envoie Héracle chez Isidore avec la bague.

Isidore, se croyant appelée par son mari, retrouve Valentinien dans un cabinet. L'Empereur prétend que la bague lui prouve que son mari autorise cette rencontre (II, 12, 810).

Isidore déclare que puisque « ce des-honoré » époux l'a mise entre les mains de Valentinien (II, 12, 812), elle compte sur la générosité de l'Empereur. Elle lui promet de l'épouser si Maxime et Eudoxe meurent (II, 12, 815). Le discours pathétique d'Isidore fléchit Valentinien.

L'eunuque Héracle, âme damnée de l'Empereur, intervient. Il explique que, quoi qu'il arrive, si Maxime apprend que sa femme était avec Valentinien il croira qu'elle s'est donnée à lui (II, 12, 817).

Valentinien viole Isidore. Pour la consoler et pour qu'elle n'en parle pas à son époux, il lui dit que Maxime n'est pas au courant de l'usage qu'on a fait de sa bague (II, 12, 819). Isidore se réjouit et demande le secret.

Isidore raconte à Maxime le viol, lui montre la bague et le sang d'Héracle qui était tombé sur elle. Maxime « aimoit ceste femme pour sa sagesse, et pour sa beauté » (II, 12, 821). Il lui demande de ne pas se tuer pour ne pas déplaire à Dieu. Il lui promet de la venger. Mari et femme vont feindre en attendant un moment propice. Isidore rend la bague à Valentinien pour qu'il la remette lui-même à Maxime (II, 12, 822).

Ursace et Eudoxe s'étonnent de la nouvelle mélancolie d'Isidore, que rien ne justifie puisque Maxime la traite bien (II, 12, 834).

Maxime va assassiner Valentinien. Après la mort d'Attila, il veut affaiblir l'Empereur en faisant disparaître Ætius. Il s'adresse à Héracle et lui décrit la prétendue trahison d'Ætius qui s'entend avec les barbares (II, 12, 840). Héracle à son tour persuade Valentinien. Le jour même, l'Empereur ordonne à des eunuques de tuer Ætius (II, 12, 840).

« Le vindicatif Maxime » (II, 12, 847) s'entend ensuite avec Thraustila, capitaine de la garde de Valentinien et ami d'Ætius. Quand Maxime sera empereur il favorisera Thraustila. Les deux hommes assassinent Valentinien et Héracle (II, 12, 847). Isidore meurt de joie près du cadavre de l'Empereur (II, 12, 848).

Ursace, le narrateur, blâme l'action de Maxime : Ce n'est pas au sujet de châtier son maître (II, 12, 847).

Maxime se fait élire empereur (II, 12, 848). Eudoxe, qui craint que Maxime ne continue à venger Isidore en s'en prenant à elle, s'enfuit avec ses filles (II, 12, 849). Maxime les rattrape le lendemain (II, 12, 851). Dix ou douze jours après la mort de Valentinien, Maxime oblige la veuve à l'épouser pour que son règne semble plus légitime (II, 12, 852).

Maxime autorise Eudoxe à rendre visite à Ursace blessé (II, 12, 854). Elle dit au chevalier qu'elle compte se venger : Maxime a confessé que c'est pour l'épouser qu'il a lui-même tué Valentinien (II, 12, 858). Ursace conseille à Eudoxe de demander l'aide de Genséric, le roi des Vandales (II, 12, 859).

On annonce l'approche des Vandales. Maxime se cache (II, 12, 861). Ursace le retrouve et le fait tomber de cheval. Ses compagnons achèvent Maxime (II, 12, 862).

Genséric quitte l'Italie en emmenant Eudoxe et ses filles. Ursace et Olimbre les poursuivent. Un naufrage les arrête à Marseille. Ils ne donnent pas leur nom à ceux qui les secourent de peur que quelqu'un ne prévienne les amis de Maxime (II, 12, 873).


2
Maxime (vestale)
Présente dans : III

Première mention : III, 2, 27 recto.

Remarque sur le nom : Le Pontifex maximus est le grand Pontife, renseignement que donne Du Choul (p. 238). Honoré d'Urfé attribue à la supérieure des vestales dans le couvent de Bonlieu un nom dérivé de maxima, très grande, supérieure.
« SUPERIEUR, se dit aussi de celuy qui a autorité dans une Communauté » (Furetière). On dit aujourd'hui dans les pensionnats la mère supérieure ou la digne mère.

Caractéristique : La première des Vestales.


Maxime est l'homologue de la druidesse Chrisante dans le Temple de la Bonne Déesse.
Quand les bergers arrivent à Bonlieu, les jeunes filles seules assistent au sacrifice fait à Vesta. La Vestale Maxime officie (III, 2, 29 verso). Elle prononce la prière à Vesta (III, 2, 30 verso). Voir Temple.

3
Melampe Présent dans : I, II
Première mention : I, 1, 2 verso.

Caractéristique : « Chien tant aimé de sa Bergère », dit d'Urfé (I, 1, 2 verso).

Remarques sur le nom : Nom donné par Ovide à un des chiens d'Actéon (Henein, p. 7). C'est aussi le nom du chien chez Montemayor et dans Le Sireine (p. 61), ainsi que dans le Pasteur fidèle de Guarini. « Melampe, c'est-à-dire ayant les pieds noirs » (Conti, p. 541), ce que confirme la description du chien dans la deuxième partie (II, 5, 292).

Le chien d'Astrée fait fête à Céladon.

1
Melampe Présent dans : I, II
Première mention : II, 5, 291.

Dans le portrait d'Astrée, agrandi par les soins d'Adamas, Mélampe est couché aux pieds de sa maîtresse (II, 5, 291). Diane décrit en une dizaine de lignes cet animal blanc et noir (II, 5, 292).

Avant que Céladon entre en scène travesti, Mélampe disparaît ;
Driopé aussi.
Une certaine vraisemblance est respectée.

Les graveurs qui montrent ce chien n'indiquent pas la couleur de ses pattes.
2
Melandre Présente dans : I, II
Première mention : I, 12, 391 recto. Écrit aussi Mellandre.

Caractéristique : Elle devient le Chevalier triste, « tant beau, mais tant triste » (I, 12, 383 recto), dit Amasis.

Remarque sur le nom : L'étymologie de ce nom η est homme triste (Henein, p. 299).

Les femmes travesties portent souvent des noms menteurs. Mélandre n'est pas andros, Filidas n'est pas filius, Criséide n'est pas la Criséide du Roman de Troie, Callirée n'est pas Callirhoé, une jeune fille métamorphosée en fontaine parce qu'elle a préféré mourir que se marier (Henein, p. 306).

Nommée dans : Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.

Dame d'Angleterre.


À Isoure, Amasis rapporte à Adamas et Galathée des nouvelles que lui a apprises un envoyé de Clidaman.

Histoire de Lydias et de Melandre

En se battant dans les armées de Mérovée, Clidaman fait un prisonnier qui lui raconte son histoire (I, 12, 384 recto).

Le Chevalier triste est en fait Mélandre, « fille d'une des bonnes maisons de Bretaigne » (I, 12, 384 recto).

En Grande-Bretagne, Lydias, un Neustrien, courtise Mélandre pendant deux ans (I, 12, 384 recto).

Lydias va à Calais pour se battre, mais se retrouve prisonnier du gouverneur, Lypandas. Celui-ci lui donne un mois pour trouver un champion qui défendrait sa cause par les armes (I, 12, 386 recto).

Mélandre l'apprend et se travestit pour aller prévenir les parents de Lydias. Elle attend quinze jours un bateau, et puis la traversée la rend malade (I, 12, 387 recto).

Devenue le Chevalier triste, Mélandre se bat contre Lypandas et croit avoir obtenu la libération de Lydias.

Mais, au moment où le Chevalier triste devient prisonnier de Clidaman, il apprend que Lypandas ne respecte pas sa parole (I, 12, 391 recto).

Clidaman fait libérer la jeune fille qui retourne à Calais où elle apprend que Lypandas prétend ne libérer Lydias que si le Chevalier triste prend sa place en prison. Le Chevalier triste accepte et demande à Lydias de rejoindre le camp des Francs (I, 12, 393 verso).

Clidaman révèle à Lydias l'identité du Chevalier triste.

Lydias communique à Clidaman un moyen de prendre Calais pour libérer la jeune fille. Mérovée, le roi des Francs, décide d'attaquer la ville. Calais est pris. Lydias et Mélandre s'en vont (I, 12, 395 recto).


1
Melandre Présente dans : I, II

Première mention : II, 10, 665. Écrit aussi Mellandre.


Fleurial raconte à Léonide et Silvie ce qu'il a vu et entendu à Paris (II, 10, 662).

L'écuyer de Lindamor lui a expliqué que Lindamor a été blessé lors des combats des Francs contre les Neustriens (II, 10, 664). Fleurial résume alors en une dizaine de lignes les aventures de Lydias et Mélandre : Lydias est prisonnier de Lypandas, Mélandre travestie se bat pour le délivrer (II, 10, 665). La jeune fille quitte Calais parce qu'elle croit que le Ligdamon mort en Neustrie est Lydias. Le vrai Lydias la suit, Lypandas aussi (II, 10, 666)

Comme Fleurial a oublié les noms des protagonistes, Léonide le corrige en riant.

Honoré d'Urfé compose des vers attribués à Mélandre, mais ne les inclut pas dans son roman (Voir Poèmes).

2
Melinde Présente dans : I
Première mention : I, 11, 377 verso.

Caractéristique : « Bergere belle à la verité », dit Adamas (I, 11, 377 verso).

Nommée dans : Histoire de Damon et de Fortune, racontée par Adamas.

Bergère du Lignon.


Melinde est appelée « Melide » dans l'édition de 1607.

À Isoure, Melinde figure sur un des six tableaux qui décorent la fontaine de la Vérité d'amour, et qui sont décrits par Adamas pour Galathée, Léonide, Silvie et Céladon.

Histoire de Damon et de Fortune

La bergère aime en vain Damon. La magicienne Mandrague, pour séparer Fortune de Damon, par ses enchantements, montre à Fortune l'image de Melinde près de Damon dans un songe puis dans la fontaine de la Vérité d'amour.

1
Meril Présent dans : I
Première mention : I, 1, 7 verso.

Caractéristiques : Céladon à moitié réveillé voit « le petit Meril, de qui la hauteur, la jeunesse, la beauté, les cheveuz frisez et la jolie façon luy firent juger que c'estoit Amour », écrit d'Urfé (I, 2, 28 recto). « Il a assez de discretion pour son aage », dit Galathée (I, 3, 53 recto).

Page de Galathée. Fils de sa nourrice.


Meril est avec Galathée, Léonide et Silvie à Isoure, lorsqu'elles hébergent Céladon.

Meril sert Céladon malade. Il lui révèle que Galathée a pris le sac de lettres qu'il avait dans la poche (I, 3, 48 recto). Il lui nomme les compagnes de Galathée (I, 3, 54 verso).

Messager sans le savoir, il rend le sac à Céladon, mais avec un billet de Galathée (I, 3, 51 verso).

Meril raconte aux nymphes les plaintes que Céladon fait pendant la nuit.

Il annonce à Céladon et Léonide l'arrivée d'Amasis à Isoure (I, 12, 380 verso), puis il annonce à Adamas le travestissement du berger (I, 12, 381 verso).

1
Merindor Présent dans : IV
Première mention : IV, 2, 228

Caractéristiques : « Je prendray tousjours part à vos desplaisirs, et à vos contentements », dit-il à Dorinde et à son père (IV, 2, 252). « Ce mocqueur de Merindor », dit Dorinde (IV, 4, 646), qui ne comprend pas la conduite du chevalier η.


À la demande de Diane, Dorinde, habillée en bergère, raconte son histoire. Diane et Phillis, Astrée et Alexis, Florice, Palinice et Circène l'écoutent (IV, 2, 228).


Chevalier des rives de l'Arar, Mérindor voit Dorinde, sa voisine, quand il revient d'un long voyage (IV, 2, 248). Il la recherche discrètement parce que la jeune fille a déjà deux prétendants : Périandre, soutenu par son père, Arcingentorix, et Bellimarte, soutenu par le Roi Gondebaud.

Un matin, dans le temple, il se met à genoux près d'elle (IV, 2, 252). Il lui pose une question spirituelle qu'elle ne comprend pas, mais elle le laisse déclarer ses sentiments. Mérindor se confie au prudent Euphrosias qui lui conseille de ne pas se battre contre Périandre parce que la mort de son rival n'augmentera pas ses chances avec Dorinde. Il vaut mieux se faire aimer : « Ayme, ose et continuë η » (IV, 2, 263). Mérindor persévère. Dorinde doit épouser Périandre. Mérindor prédit que ce chevalier sera infidèle.

En juillet, Dorinde attrape la petite vérole (IV, 2, 270). Périandre s'éloigne, mais non Mérindor qui fait chanter à la porte de la jeune fille. Arcingentorix donne à Dorinde la permission de rompre avec Périandre. Même quand il voit la jeune fille sans masque ni gants, Mérindor reste inébranlable (IV, 2, 294). Dorinde est touchée. Arcingentorix approuve la recherche de ce chevalier.

Bellimarte demande et obtient les même droits que Mérindor parce qu'il est soutenu par Gondebaud (IV, 2, 302). Mérindor reste le préféré parce qu'il n'est pas d'origine étrangère. Arcingentorix cependant n'ose pas contrecarrer la volonté du Roi. Le père et la fille sont conquis par les présents de Bellimarte. Ce chevalier obtient la main de Dorinde. Mérindor se plaint en chantant sous les fenêtres de la jeune fille.

Se croyant seul dans sa chambre, Mérindor déclare qu'il va se battre contre un rival (IV, 2, 328). Une seconde fois, Euphrosias, qui dormait sur le lit, calme le jeune home. Mérindor le prend pour un esprit. Euphrosias conseille au jeune homme de faire parler au Roi. Gondebaud répond qu'il ne peut pas se dédire.

Le jour des noces, il s'avère que Bellimarte était déjà marié (IV, 2, 340). Mérindor revient à Dorinde et demande sa main. Au printemps, la beauté de la jeune fille revient, ce qui fait plaisir à Mérindor. Il part chercher le consentement de sa mère.

Trois mois après un de ses frères arrive avec une étrange lettre (IV, 2, 360). Mérindor écrit qu'il ne peut pas épouser Dorinde parce qu'il est le fils de sa mère. Il souhaite que la jeune fille épouse le frère qu'il lui envoie. Dorinde et son père, offensés, rejettent le frère.

Des soldats essaient d'enlever Dorinde (IV, 3, 365). Trois chevaliers s'interposent. Secondés par des amis et des parents, ils remportent la victoire. Il s'agit de Périandre, Mérindor et Bellimarte. Mérindor déclare que tous les trois aiment sincèrement Dorinde (IV, 3, 378). Bellimarte, le frère de Mérindor et un cousin de Périandre meurent des suites de leurs blessures. Dorinde embrasse les survivants.

Périandre et Mérindor laissent la jeune fille se remettre avec ses amies et vont s'occuper de leurs compagnons infortunés (IV, 3, 383). On trouve le frère de Mérindor entouré d'ennemis morts. Blessé au bras et à l'épaule, son cheval tué l'a écrasé. Des druides accourent pour s'occuper des morts et des vivants. Les chevaliers morts sont mis en terre alors que les assaillants sont brûlés (IV, 3, 388).

Périandre, Mérindor et l'ami de Bellimarte reviennent dans la cabane pour raconter à Dorinde ce qui s'est passé. Périandre va à la rencontre d'Hylas, tandis que Mérindor reste près de la jeune fille (IV, 3, 389).

Périandre explique la situation à Hylas et nomme les chevaliers qui l'accompagnent (IV, 3, 393). Tous vont défendre Dorinde.

Diane rappelle à ses compagnes que Mérindor a trompé Dorinde sans raison aucune (IV, 3, 410).

Dorinde et ses compagnes arrivent à Marcilly avec les chevaliers et quelques bergers (IV, 3, 483).

Les chevaliers se rendront le lendemain de bonne heure au château pour saluer le druide Adamas et le prier de les présenter à Amasis. Ils demanderont à la dame du Forez quand elle pourra recevoir Dorinde (IV, 4, 634).

Dorinde continue son histoire devant les trois dames lyonnaises.

Dorinde se trouve dans la suite de la princesse Clotilde. Elle se croit débarrassée de Mérindor et de ses rivaux, Périandre et Bellimarte devenu veuf (IV, 4, 645). Ils lui reviennent. Mérindor, son préféré, est celui qui la déçoit le plus à cause de la lettre de rupture qu'il lui a envoyée. Il explique à la jeune fille qu'il est maintenant libre de l'aimer. Dorinde réplique qu'elle l'aurait renvoyé à sa sœur si elle en avait une, puisque lui l'a donnée à son frère (IV, 4, 655).

Dorinde renvoie de manière aussi spirituelle ses deux autres prétendants. On rapporte au Roi ces reproches si ingénieux. Il tombe amoureux de la jeune fille (IV, 4, 657).

Gondebaud se demande s'il peut se servir des trois chevaliers pour avancer sa cause (IV, 4, 672).

Dorinde considère que le Roi sera aussi inconstant que Mérindor et ses rivaux (IV, 4, 686). C'est à Mérindor surtout qu'elle adresse des reproches. Devant Clotilde, le chevalier chante un sonnet où il se plaint de l'infidélité de Dorinde (IV, 4, 709).

Quand les trois chevaliers voient que Dorinde les repousse, ils deviennent amis (IV, 4, 711). Lors des Bacchanales, Mérindor, Périandre et Bellimarte participent à un tournoi.

Balthazar Baro supprime cet épisode.
Il aurait dû se trouver au livre 7, après la page 707.

Tous trois sont habillés en sauvages et chantent des stances pour dire leur amour : si nous sommes déguisés c'est que nous ne sommes pas notre déguisement (IV, 4, 716).

Merindor escorte Dorinde à la chasse (IV, 4, 718). Il s'éloigne à la demande de Gondebaud pour revenir avec la gouvernante et un cheval en bon état.

Gondebaud, pour punir Dorinde qui espère épouser Sigismond, compte la marier à Périandre ou Mérindor (IV, 4, 861). Clotilde transmet à la jeune fille le commandement du Roi. Dorinde refuse.

Mérindor chante trois fois seul
(IV, 2, 276 ; IV, 2, 318 ;
IV, 4, 709)
et une fois avec ses rivaux
(les vers des Sauvages).

4
Merovee Présent dans : I, II, III
Première mention : I, 3, 56 verso. Écrit aussi Meroüé.

Personnage historique : Mort en 458. Roi des Francs, 447-458. Il participe à la bataille des Champs Catalauniques.

Caractéristiques : « La delice des hommes, et le plus aggreable Prince qui vint jamais en Gaule », dit Guyemant, cité par Léonide (I, 3, 63 verso). « Prince remply de toutes les perfections qui sont requises à un conquerant », dit Égide (I, 11, 355 verso).

Nommé dans : Histoire de Silvie, racontée par Léonide ;
Histoire de la tromperie de Climanthe, racontée par Climanthe ;
Histoire de Galathée et Lindamor, racontée par Léonide ;
Histoire de Ligdamon, racontée par Égide ;
Histoire de Lydias et de Melandre, racontée par Amasis.


Lindamor (I, 3, 56 verso) et Guyemant (I, 3, 64 verso) quittent les armées de Mérovée dans l'Histoire de Silvie.

Clidaman et Guyemant rejoignent les armées de Mérovée (Histoire de Silvie, Histoire de la tromperie de Climanthe, Histoire de Galathée et Lindamor, Histoire de Ligdamon, Histoire de Lydias et de Melandre).

Lindamor, Ligdamon et d'autres chevaliers foréziens les rejoignent auprès de Mérovée (Histoire de Silvie, Histoire de la tromperie de Climanthe, Histoire de Galathée et Lindamor, Histoire de Ligdamon, Histoire de Lydias et de Melandre).

Ce sont des combats que rapportent les narrateurs qui nomment le plus souvent Mérovée (Histoire de Silvie, Histoire de Ligdamon, Histoire de Lydias et de Melandre).

Deux victoires ont une importance particulière : les Champs Catalauniques (Histoire de Silvie, I, 3, 64 recto) et Calais (Histoire de Lydias et de Melandre, I, 12, 395 recto).

Les chevaliers foréziens participent à la bataille de Calais (Histoire de Lydias et de Melandre) et à une autre bataille contre les Neustriens dont l'issue est d'abord incertaine (Histoire de Ligdamon).

Aucun chevalier forézien ne participe à la bataille des Champs Catalauniques (Histoire de Silvie).

1
Merovee Présent dans : I, II, III
Première mention : II, 6, 328. Écrit Meroüee.

Personnage historique : ? - 458. Fauchet donne peu de renseignements dans son Recueil des Antiquitez : « Merovee fils ou cousin de Cloion lui succeda au Royaume : duquel on ne trouve gueres de choses dignes de memoires » sinon qu'il régna du temps de Théodose II, soit en 450 (Fauchet, f° 45 verso). « Tel estoit l'estat des Gaules l'an CCCCLVIII que mourut le Roy Merovee : duquel nostre Gregoire [de Tours] ne dit autre chose, sinon, qu'il fut de la race de Cloion, et pere de Childeric » (Fauchet, f° 97 recto).
Mérovée « se donna la premiere loy de se promener hardiment par la Gaule » (Pasquier, I, p. 25). Dans son Histoire de la monarchie françoise, Sorel est sévère pour Mérovée. Lors du siège de Paris, « il réduisit les habitants à une telle famine par un long siège, qu'ils furent assez heureux de se rendre » (p. 63).

D'Urfé raconte la situation difficile de Paris au Ve siècle sans parler de siège et sans nommer Mérovée
(I, 7, 207 recto).

Caractéristiques : « Ce grand Merovee » (II, 10, 657), dit Silvie. « Ce vaillant Meroüee » (II, 12, 823), dit Ursace.

Nommé dans : Histoire de Damon et de Madonthe, racontée par Madonthe à Diane, Astrée, Phillis et Laonice ;
Suite de l'histoire de Lindamor, racontée par Silvie à Léonide ;
Histoire de Placidie, racontée par Adamas à Léonide, Alexis, et un groupe de bergers ;
Histoire d'Eudoxe, Valentinian et Ursace, racontée par Ursace, puis répétée par Silvandre à Léonide, Adamas, Alexis, et un groupe de bergers.

Roi des Francs. Père de Childéric.


Adamas, devant les portraits réunis dans sa galerie, raconte :

Histoire de Damon et de Madonthe

Mérovée, aux côtés de Thierry et Ætius, s'est battu contre Attila. Le roi des Francs était responsable de l'aile droite de la bataille (II, 6, 328)

Amasis apprend la mort de Mérovée et annule les festivités qu'elle avait prévues, dit Léonide à Céladon (II, 7, 484).

Silvie vient chez Adamas pour donner à Léonide des nouvelles de Marcilly

Adamas raconte :

Histoire de Placidie

Les Francs qui ont franchi le Rhin sous Clodion s'établissent « où ils sont maintenant » sous Mérovée, dit Adamas (II, 11, 747).

Silvandre rapporte le récit d'Ursace :

Histoire d'Eudoxe

Attila fait des promesses à Mérovée (II, 12, 823).


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Merovee Présent dans : I, II, III

Première mention : III, 3, 59 recto. Écrit Meroüee, Merouee.

Personnage historique : Fauchet donne plus de place à Mérovée dans ses Antiquitez que dans son Recueil.
Après quelques hésitations, il « prend la hardiesse » de rapporter la conception légendaire de ce Roi : « Comme la mère de ce Roy accompagnée de son mary se fut despouillée pour se baigner en la mer, il en sortit une beste en forme de Taureau qui luy courut sus. Or soit qu'elle conceust de la beste ou de son mari, l'enfant qui en vint fut nommé Merovée, pour la Mer, ou pour les taches qu'il avoit au visage, ressemblans à celles d'un veau marin, appellé Merveich, ainsi que d'autres disent. Il le croira qui voudra » (Fauchet, p. 101).
Du Haillan explique qu'après la bataille des Champs Catalauniques, « Merovee n'ayant plus les traverses de la prudence et experience d'Ætius, et voulant jouyr du fruict de ses victoires, ce pendant que les affaires des Romains estoient fort brouillez en Gaule, se faire Roy, qui estoit son seul but et desseing, se saisit des villes de Sens, de Paris et d'Orléans » (p. 25).
Certains historiens pensent que Mérovée pourrait être ce Franc anonyme qu'Ætius aurait adopté quand il était enfant (Voir ce site, 15 avril 2013).

Remarque sur le nom : Le chevalier de Lindamor explique : « Le Roy Meroüee, qui par la grandeur de ses faicts s'est acquis ce nom parmy les Francs, parce qu'en leur langage Merveich η signifie, Prince excellent, et non pas comme quelques-uns ont osé dire pour le Monstre Marin, qui attaqua Ingrande sa mere [...] lors qu'elle se vouloit baigner dans la Mer, que les Francs aussi nomment Merveich η, et duquel ils ont voulu faire croire qu'il avoit esté engendré » (III, 12, 507 recto).

Caractéristique : « La delice du peuple », dit le chevalier de Lindamor (III, 12, 507 recto).

Nommé dans : la description de la galerie d'Adamas et dans l'Histoire de Childeric, de Silviane, et d'Andrimarte racontée par un chevalier de Lindamor.

Roi des Francs, époux de Méthine et père de Childéric.


Après l'édition de 1619, dans la galerie du druide, à côté de la carte de la seconde Belgique, figurent les portraits des quatre premiers chefs Francs, Pharamond, Clodion et Mérovée, suivis par Childéric sans couronne
(III, 3, 59 recto).

Chez Adamas, Amasis prie le chevalier de Lindamor de répéter les nouvelles qu'il apporte, et qui lient le sort des seigneurs foréziens à celui de Childéric et de Guyemant (III, 12, 506 recto).

Histoire de Childeric, de Silviane, et d'Andrimarte

Mérovée, fils de Bellinus et d'Ingrande, et petit-fils de Pharamond, épouse Méthine, la fille de Stuffard, roi des Huns. Ils engendrent Childéric.

Pour comprendre l'alliance avec les Huns, il faut se rappeler que les Francs sont à l'origine des Sicambriens.

Pendant ses douze années de règne, Mérovée a été le meilleur des rois. Ses armoiries illustrent sa politique extérieure et intérieure η. Son fils ne se montre pas digne du titre qu'il porte. Les seigneurs foréziens sont déçus, mais ils ne quittent pas la Cour (III, 12, 508 verso).

Le narrateur passe aux événements antérieurs qui expliquent la situation présente.

Plusieurs jeunes gens ont grandi dans la Cour de Mérovée. Gaulois et Francs se mêlent et fréquentent les Dames de la suite de la Reine.
Le jeune Andrimarte tombe amoureux de Silviane, petite-fille du Duc de la Gaule Armorique, qui fait partie de la suite de Méthine.

Après l'édition de 1619, il est dit que la Reine réside à Paris parce que la déesse Isis a prédit que cette ville serait à la tête de la Gaule quand un Gaulois étranger y résidera.
Mérovée et ses Francs, se considérant comme d'anciens Gaulois, jugent que cet oracle s'applique à eux (III, 12, 510 verso).

Andrimarte et Silviane s'aiment. Childéric recherche la jeune fille. Andrimarte craint que sa compagne soit aveuglée par le prestige du fils de Mérovée (III, 12, 516 verso).
Lorsqu'Andrimarte est adoubé, Méthine autorise Silviane à mettre son épée au nouveau chevalier. La jalousie de Childéric déplaît au Roi et à la Reine (III, 12, 522 verso).
Mérovée charge Andrimarte de se battre contre Renaud et Alberic, les fils de Clodion, mécontents d'avoir été spoliés. Pendant ce temps, Mérovée doit se battre contre des ennemis que les Romains lui suscitent (III, 12, 523 verso).

Le grand-père de Silviane, Semnon, Duc de la Gaule Armorique, est un allié de Mérovée. Celui-ci se réjouit donc de l'alliance de Silviane et d'Andrimarte. Childéric au contraire déclare à son père que son rival n'est pas digne de cet honneur, car Semnon a été, avec Gyweldin, chef des Éduois, un des premiers alliés des Francs (III, 12, 526 recto). « Le sage pere » condamne vigoureusement l'hypocrisie de son fils (III, 12, 529 verso).
Les seigneurs foréziens sont alors près de Mérovée qui vient de conquérir la Seconde Belgique (III, 12, 532 verso).

Quand Childéric parle d'amour à Silviane, la jeune fille lui répond que Mérovée l'a donnée à Andrimarte, et que le prince ne contredirait pas son père. Childéric réplique qu'il contredirait même Tautatès (III, 12, 533 verso).

Le mariage se fait. Quelques jours après, Mérovée meurt (III, 12, 534 verso). Méthine se retire dans la ville des Remois pour s'éloigner de Childéric ; il se conduit de plus en plus mal depuis la mort de son père.

Silviane craint la violence du nouveau Roi alors qu'Andrimarte, ne pense pas que le fils de Mérovée pourrait être aussi criminel (III, 12, 536 verso)

Après la fuite de Childéric, Gillon est désigné pour le remplacer. Cet homme a longtemps servi Mérovée (III, 12, 535 verso).


3
Methine Présente dans : III, IV

Première mention : III, 12, 507 recto.

Personnage historique : ? Fauchet et Du Haillan ne nomment pas l'épouse de Mérovée.

Certains historiens appellent cette femme Chlodeswinthe Verica (418-449), fille d'un roi burgonde, parce que Sidoine Apollinaire mentionne l'union de cette femme avec un prince étranger
(Voir ce site, 15 avril 2013).
D'autres l'appellent Clodoswinthe de Francie (418-449), fille de Clodion (Voir ce site, 15 avril 2013).

Caractéristique : « La bonne Royne », dit le narrateur (III, 12, 543 verso).

Nommée dans : Histoire de Childeric, de Silviane, et d'Andrimarte racontée par un chevalier de Lindamor.

Épouse de Mérovée, roi des Francs, et mère de Childéric.


Histoire de Childeric, de Silviane, et d'Andrimarte

Méthine est la fille de Stuffard, roi des Huns.

Pour comprendre cette alliance, il faut se rappeler que les Francs sont à l'origine des Sicambriens.

Childéric est le seul fils qu'elle donne à son époux, Mérovée. Gaulois et Francs se mêlent dans la Cour et fréquentent les Dames de la suite de la Reine (III, 12, 509 recto).
Dans cette Cour, le jeune Andrimarte, tombe amoureux de Silviane, petite-fille du Duc de la Gaule Armorique. Elle fait partie de la suite de Méthine. Tous les deux escortent la Reine quand elle se promène sur les rives de la Seine après le souper.

Après l'édition de 1619, il est dit que Méthine réside à Paris parce que la déesse Isis a prédit que cette ville serait à la tête de la Gaule quand un Gaulois étranger y résidera
(III, 12, 510 recto-506 verso).

Andrimarte et Silviane découvrent qu'ils s'aiment pendant une de ces promenades (III, 12, 510 verso).
Lorsqu'Andrimarte est adoubé, Méthine autorise Silviane à mettre son épée au nouveau son chevalier. La jalousie de Childéric déplaît au Roi et à la Reine (III, 12, 522 verso). Méthine accepte qu'Andrimarte demande Silviane en mariage (III, 12, 524 verso). Méthine et son époux se réjouissent que le grand-père de la jeune fille donne son accord. Méthine supervise la signature des articles (III, 12, 534 verso).

Après la mort de Mérovée, Méthine se retire dans la ville des Remois pour s'éloigner de Childéric et pour se rapprocher de Remi, un religieux qui aide les affligés (III, 12, 536 verso).

Pour écarter Andrimarte, Childéric l'envoie vers Méthine (III, 12, 543 verso).

Après la fuite de Childéric, Méthine fait soigner Lindamor, blessé en soutenant le Roi disgracié (III, 12, 548 recto).


3
Methine Présente dans : III, IV
Première mention : IV, 4, 866

Caractéristique : « Necessiteuse d'ayde et d'assistance », dit Dorinde qui cite Clotilde (IV, 4, 865).

Nommée par Dorinde et par Galathée.
Dorinde raconte son histoire aux dames lyonnaises (IV, 4, 638) :


Clotilde considère que Dorinde doit quitter les états de Gondebaud.

La fugitive ne peut pas chercher refuge auprès de la reine Méthine parce que celle-ci est trop faible pour prendre le risque d'indisposer un roi voisin (IV, 4, 866).

Galathée explique à Léonide que Lindamor blessé est soigné par la Reine Méthine dans la cité des Rhémois (IV, 5, 929).
4
Mire Présent dans : II
Première mention : II, 1, 44.

Nommé dans : Histoire de Célidée, Thamyre et Calidon, racontée par Thamire à Léonide, Paris, et aux bergers.


Histoire de Célidée, Thamyre et Calidon

Lorsque Calidon tombe malade, Thamire engage un médecin de ses amis. Ce Mire qui a près de quatre-vingt-dix ans a beaucoup d'expérience (II, 1, 45). Il examine le jeune homme et constate le changement de son pouls au moment où Célidée apparaît (II, 1, 49). Il recommande à Thamire de demander la main de la jeune fille pour Calidon (II, 1, 49) ; le berger guérira.


2
Mucutune Présente dans : IV
Première mention : IV, 4, 640.

Personnage historique : Fille aînée de Chilpéric et sœur de Clotilde. Après la défaite et la mort de son père, « Macutine [...] entra en religion », écrit Fauchet (p. 112). « Mucutuna, Mucutina ou Corona », sœur de Clotilde, fait bâtir un monastère (Plancher, I, p. 86). Selon les historiens modernes, Gondebaud confia à sa mère les filles de Chilpéric. Elles furent élevées dans le monastère Saint-Michel de Lyon (Gascogne, p. 13).

Nommée par Dorinde
À Marcilly, Dorinde raconte son histoire aux dames lyonnaises et commence par leur rappeler la situation de la famille du roi des Bourguignons, Gondebaud (IV, 4, 638).


Gondebaud assassine ses frères, Godomar et Chilpéric. Il épargne les filles de Chilpéric à cause de leur jeune âge (IV, 4, 640). Mucutune est enfermée chez les Vestales (IV, 4, 641).

Sigismond parle à Clotilde des crimes de Gondebaud et lui rappelle l'emprisonnement de sa sœur, Mucutune (IV, 4, 841).

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Multiade Présent dans : III

Première mention : III, 12, 523 verso.

Personnage historique : ?

Nommé dans : Histoire de Childeric, de Silviane, et d'Andrimarte racontée par un chevalier de Lindamor.

Roi des Tongres.


Histoire de Childeric, de Silviane, et d'Andrimarte

Mérovée chasse les fils de Clodion. Renaud, l'aîné, duc d'Austrasie, épouse Hasemide, la fille de Multiade, roi des Tongres (III, 12, 523 verso).


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